La Société Générale s’est vu infliger lundi une amende d’environ 1,6 million d’euros par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), pour manquements à la réglementation sur les paiements par carte bancaire. Principal grief soulevé par la DGCCRF: l’application d’un mauvais niveau d’interchange, c’est-à-dire la commission versée par la banque du commerçant à celle du consommateur lors d’une transaction par carte, alors plafonnée à un taux de 0,3% au lieu de 0,2%. La répression des fraudes reproche ainsi à l'établissement un défaut de transparence ayant empêché ses clients commerçants de faire jouer la concurrence. La Société Générale argue de son côté que la différence d’interchange est sans incidence sur la facturation du commerçant. En outre, l’organisme a aussi infligé une sanction de 175.000 euros à la Caisse d’Epargne Loire-Centre pour les mêmes motifs, pour non-respect du plafonnement des commissions d’interchange et pour «absence ou insuffisance de marquages physique et électronique de cartes de paiement à débit immédiat avec option crédit».
C’est un sujet sociétal majeur. Face au vieillissement démographique et au défi que cette évolution pose pour le financement de la perte d’autonomie, les assureurs n’entendent pas rester les bras croisés. « Il est en effet urgent de trouver des solutions pour faire face aux besoins croissants de financement qui pèsent déjà aujourd’hui sur les comptes publics », reconnaît ainsi la Fédération française de l’assurance (FFA), qui regroupe les entreprises d’assurances et de réassurance opérant en France. C’est pourquoi l’organisation propose la création d’un nouveau « contrat complémentaire santé responsable incluant systématiquement une garantie en cas de dépendance lourde ».
La cour d’appel de Paris a renvoyé au 13 décembre sa décision sur le pourvoi de la banque suisse UBS contre sa condamnation par la France à payer 4,5 milliards d’euros pour démarchage bancaire illicite et blanchiment de fraude fiscale aggravé, a rapporté l’agence Reuters.
Les discussions ont abouti. Après plusieurs mois d’échanges, Smacl Assurances et le groupe Maif ont annoncé lundi matin dans un communiqué de presse la création d’une société́ anonyme commune au service des collectivités territoriales. Précisément, les mandataires mutualistes représentants des sociétaires de Smacl Assurances, réunis en assemblée générale extraordinaire vendredi, ont approuvé cette création.
L’autorité suédoise de supervision des marchés financiers Finansinspektionen a annoncé avoir ouvert une enquête à l’encontre de la société de private equity EQT, qu’elle suspecte d’avoir violé les articles 17 et 18 durèglement européen relatif aux abus de marché (MAR). Le régulateur suédois s’intéresse à une opération qui a eu lieu le 7 septembre. Ce jour-là, EQT a annoncé une révision de la clause de lock-up de ses actionnaires de long-terme. Durant la période de lock-up, les actionnaires concernés sont tenus par engagementdene plus céder de titres.Le régulateur suédois soupçonneque des exécutifs de la firme auraient eu des informations privilégiées sur la révision de la clause de lock-up et qu’ils en aient profité pour vendre des actions EQT.
Le Crédit Agricole a offert plus de 100 millions d’euros pour racheter Olinn, spécialiste de la location automobile et d'équipements informatiques, rapporte dimanche le journal Les Echos sur son site internet. Olinn, qui génère 175 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, sert environ 5.300 clients professionnels en Europe pour financer à la fois leur matériel informatique, leurs mobiles, leurs équipements médicaux et la gestion de leur parc automobile Le Crédit Agricole, particulièrement intéressé par le marché du crédit-bail, a offert plus de 100 millions d’euros via Lixxbail, la marque de son pôle de leasing, selon le quotidien, qui cite des sources proches du dossier.
Au nom de son nouveau plan stratégique, BPCE a annoncé vendredi plusieurs nominations au sein de son comité de direction générale. François Codet, directeur général de Natixis Assurances, rejoint le comité de direction générale en charge du pôle assurances du groupe. Une arrivée motivée par le projet de simplification de l’organisation du groupe et du volet relatif aux activités de paiements et d’assurance, explique BPCE. Stéphanie Paix, actuelle directeur général adjoint en charge de l’inspection générale du groupe, est nommée directeur des risques groupe à compter de janvier 2022. Yves Tyrode, directeur général en charge de l’innovation, du digital, de la data prend également la responsabilité de l’activité paiements à compter d’octobre 2021 et de Oney Bank. Géraud Brac de La Perrière, actuellement directeur général adjoint en charge des risques groupe rejoindra le pôle global financial services en tant que senior advisor du directeur général, et en tant que co-président au côté de Nicolas Namias du comité de crédit de Natixis.
Le groupe mutualiste Covéa a annoncé vendredi la nomination de Béatrice Savouré comme directrice assurance vie de Covéa, effective depuis le 1er septembre. Après avoir commencé sa carrière chez CNP Assurances en tant que contrôleur de gestion puis responsable des produits d’assurance vie et responsable marketing, elle a rejoint MMA comme responsable du marché épargne en 2001. Elle était, depuis 2019, directrice de Covéa Affinity, dont Arthur Dénouveaux a été nommé directeur affinitaire et partenariats depuis le 1er septembre. Béatrice Savouré est aussi nommée, à ce jour, directrice générale de MMA vie. Le membre du groupe d’assurances mutualistes Covéa a par ailleurs annoncé vendredi la nomination d’Éric Lécuyer au poste de directeur général.
Au nom de son nouveau plan stratégique, BPCE a annoncé vendredi plusieurs nominations au sein de son comité de direction générale. François Codet, directeur général de Natixis Assurances, rejoint le comité de direction générale en charge du pôle assurances du groupe. Une arrivée motivée par le projet de simplification de l’organisation du groupe et du volet relatif aux activités de paiements et d’assurance, explique BPCE.
Le groupe mutualiste Covéa a annoncé vendredi la nomination de Béatrice Savouré comme directrice assurance vie de Covéa, effective depuis le 1er septembre. Après avoir commencé sa carrière chez CNP Assurances en tant que contrôleur de gestion puis responsable des produits d’assurance vie et responsable marketing, elle a rejoint MMA comme responsable du marché épargne en 2001. Elle était, depuis 2019, directrice de Covéa Affinity, dont Arthur Dénouveaux a été nommé directeur affinitaire et partenariats depuis le 1er septembre.
Un gérant de fonds senior a déclaré mercredi devant des juges à Francfort qu’il s’était embarqué dans un vaste délit d’initié après s’être senti offensé par une augmentation de salaire plus faible que prévu et subi de larges pertes sur ses investissements dans Wirecard, rapporte le Financial Times. L’homme âgé de 45 ans est au centre d’un vaste scandale de délit d’initié qui a choqué la communauté de la gestion d’actifs en Allemagne lorsqu’il a été arrêté par la police il y a un an. L’accusé était gérant de portefeuilles depuis 16 ans au sein de Union Investment. Considéré comme une star montante au sein de la société, il apparaissait souvent dans la presse financière. Entre avril et septembre de l’an dernier, le gérant a commencé à se livrer à des opérations de front running. Il a dégagé un profit personnel de 8,1 millions d’euros. Il a également partagé des informations confidentielles concernant des opérations à venir avec un ami et analyste de Hauck & Aufhäuser, qui a empoché 380.000 euros.
Le groupe Matmut a annoncé jeudi le gel des tarifs des contrats d’assurance santé en 2022. La mesure, qui s’applique aux contrats individuels, dont les contrats particuliers et professionnels, mais aussi aux contrats collectifs, hors contrats collectifs en partenariat ou sur-mesure, concerne 700.000 personnes, hors effet d’âge. Plus tôt dans l’année, l’exécutif avait demandé aux organismes complémentaires une certaine modération sur les augmentations tarifaires. Déjà, la mutuelle affirme avoir remboursé 13.000 consultations/séances avec un psychologue sans surcoût de cotisation dans le cadre de son forfait solidaire soutien psychologique lancé en décembre 2020.
L’agence de notation financière Fitch Ratings a relevé jeudi sa perspective sur la note de crédit de BNP Paribas de «négative» à «stable», estimant que les risques sur les résultats et la qualité des actifs de la banque ont diminué grâce à l’amélioration des perspectives macroéconomiques sur ses principaux marchés, notamment la France, l’Italie, la Belgique et les États-Unis. Fitch a confirmé la note «A+» de BNP Paribas. L’agence a par ailleurs maintenu jeudi la note de Société Générale à «A-», avec perspective stable.
Deutsche Bank va comptabiliser des charges supplémentaires d’un montant total de 700 millions d’euros liées à ses systèmes informatiques, à l’adaptation de ses locaux et à des suppressions d’emplois, a indiqué le directeur financier du groupe allemand, James von Moltke, lors d’une conférence organisée par BofA Global Research. Ces charges devraient être comptabilisées d’ici à la fin de l’année, et une partie d’entre elles le seront au troisième trimestre, a précisé James von Moltke.
Le plus gros investisseur de Generali, Mediobanca, a annoncé jeudi avoir emprunté des actions du premier assureur italien pour s’assurer 17,2% des droits de vote, faisant monter la barre dans une lutte entre actionnaires sur le choix du prochain directeur général. Avec sa participation de 12,9%, Mediobanca est le premier actionnaire de Generali, suivi des milliardaires italiens Francesco Gaetano Caltagirone et Leonardo Del Vecchio. Les deux magnats ont conclu un pacte de consultation sur les décisions concernant Generali. Le conseil d’administration de Generali se réunit lundi pour discuter de l’opportunité de soumettre sa propre liste de candidats, dont l’actuel patron Philippe Donnet, avant une assemblée générale qui doit se tenir au printemps prochain pour nommer de nouveaux administrateurs.
Le groupe Matmut a annoncé jeudi le gel des tarifs des contrats d’assurance santé en 2022. La mesure, qui s’applique aux contrats individuels, dont les contrats particuliers et professionnels, mais aussi aux contrats collectifs, hors contrats collectifs en partenariat ou sur-mesure, concerne 700.000 personnes, hors effet d’âge. Plus tôt dans l’année, l’exécutif avait demandé aux organismes complémentaires une certaine modération sur les augmentations tarifaires.
Boursorama, la banque en ligne de la Société générale, a annoncé ce matin compléter son offre de placements avec un Plan d’épargne retraite individuel (PERin) à moins de 1% de frais par anet 100% Investissement socialement responsable (ISR). Les frais annuels de ce produit nommé Matla se décomposent en 0,5% de frais de gestion, 0,27% de frais d’allocation et 0,22% de frais de gestion des supports au maximum.
La nouvelle opération de refinancement ciblé à long terme (TLTRO 3.9) de la Banque centrale européenne (BCE) a permis à 152 banques européennes d’emprunter avec 97,6 milliards d’euros, «ce qui se traduira par une injection nette de liquidités de 18,3 milliards une fois comptabilisés les remboursements anticipés», indique Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet WM. L’encours total atteint désormais 2.129 milliards, et même 2.156 milliards en incluant les opérations PELTRO lancées en 2020 pour les banques qui prêtent davantage aux collectivités, ce qui est donc un peu moins qu’en juin du fait des remboursements.
Si la finance allemande se porte mal, c’est à cause des régulateurs et des politiques. Ce constat sans appel figure dans un rapport de Deutsche Bank Research, le think tank de la banque, qui propose du même coup un agenda de réformes pour le secteur. Un texte pas très politiquement correct… et retiré à la hâte quelques heures après sa publication, comme l’a constaté la lettre Finanz-szene.de. Deutsche Bank s’est empressée de prendre ses distances avec les conclusions du rapport et avec ses auteurs, dont la « critique inappropriée dans le fond et la forme vis-à-vis des régulateurs et des législateurs » a dû faire tousser en haut lieu. Au moment où la BaFin enquête sur les promesses vertes de DWS, la filiale de gestion de Deutsche Bank, mieux vaut éviter d’agiter le chiffon rouge devant un superviseur qui cherche à donner des gages de sévérité retrouvée depuis le scandale Wirecard.
A chacun son Greensill. La titrisation de créances commerciales, vendue comme produit de placement auprès d’une clientèle privée, vaut à son tour à Banca Generali une bien mauvaise publicité. La filiale de l’assureur a dû racheter à ses clients pour 500 millions d’euros d’obligations assises sur des factures au système de santé italien, et les déprécier à hauteur de 80 millions, rapporte le FT. Certaines de ces factures auraient été émises par des sociétés liées à la Ndrangheta, la mafia calabraise, qui a infiltré des activités comme le transport en ambulances, les centres de réfugiés… et les services funéraires.