Dans le cadre de sa stratégie de protection des consommateurs et à l’approche de la mise en œuvre des nouvelles règles issues de la RDR (Retail Distribution Review), la FSA britannique vient de publier son premier examen des risques découlant du comportement des sociétés avec les consommateurs, le «Retail Conduct Risk Outlook (RCRO), qui avec le «Prudential Risk Outlook» à paraître, vont remplacer le traditionnel «Financial Risk Oulook».Le rapport met notamment l’accent sur les DIF (distributor influenced funds), des fonds structurés comme des OEIC (open ended investment companies) dans le cadre desquels le distributeur, généralement une société de conseil, exerce un certain niveau de contrôle sur l’architecture et la gestion du fonds. Selon la FSA, il existe au moins une quarantaine de firmes proposant de tels DIF à leurs clients. Les actifs sous gestion de ces fonds s'élèvent à environ 2 milliards de livres. Le contrôle, même partiel, exercé par les firmes de conseil sur les fonds, présente un certain nombre de risques, entre autres le risque de conflit d’intérêts puisque les firmes de conseil distribuant des DIF ont souvent un intérêt financier direct dans ces produits pour lesquels ils sont censés proposer du conseil. Le rapport évoque par ailleurs la popularité croissante de produits d’investissement complexes, notamment les ETF, «des produits relativement nouveaux» tant pour les particuliers que pour les sociétés de conseil. Outre le risque de contrepartie et le risque de collatéral, la FSA mentionne les conflits d’intérêts liés à la structuration des ETF ou encore les problèmes juridiques liés à la domiciliation des sous-jacents. Le marketing et la promotion de ces ETF complexes ne reflètent pas toujours de façon appropriée les différents risques liés à ces produits et la FSA souligne avoir intensifié sa surveillance dans ce domaine et se déclare prête à intervenir si nécessaire.