L’autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié sur son site, mercredi 22 juin une position – recommandation (*) sur la rédaction des questions/réponses desexamens destinés à vérifier les connaissances minimales des acteurs de marché. A partir des textes de référence (article 313-7-3 du règlement général) dont l’objectif est de préciser la forme et le contenu pédagogique des examens certifiés par l’AMF portant sur les connaissances professionnelles minimales et transversales, l’Autorité rappelle sa position : - La question doit conduire à la vérification objective d’une connaissance de base professionnelleet par conséquent, elle doit avoir un intérêt pour la pratique professionnelle.- Elle ne doit pas faire appel à des notions subjectives. Les rédactions du type : « de votre pointde vue » ainsi que les questions sous forme de cas pratique faisant appel à un jugement ou àune interprétation sont à éviter. Enfin, la question ne doit pas porter sur une expertise dans telou tel domaine ou à une technicité trop spécifique.- La rédaction de chacune des questions doit être claire et sans ambiguïté : l’objectif n’est pas demettre inutilement les candidats en difficulté ou de les induire délibérément en erreur mais devérifier leurs connaissances de base sur des sujets transversaux.- La formulation de la question ne doit pas contenir les éléments de la réponse.Pour sa part, la recommandation rappelle que :- Une question ne devrait pas dépasser 2 ou 3 lignes et les réponses devraient être brèves.- Il est souhaitable que les QCM ou QRU ne proposent pas plus de 4 réponses et que lesquestions offrant un choix entre deux réponses seulement représentent une part maximum del’ordre de 10 % du questionnaire d’examen.- Lorsque la question appelle plusieurs bonnes réponses, il est suggéré d’indiquer au candidat lenombre de réponses à cocher.- Il est préférable que la question soit sous forme interrogative et que les questions négatives oules doubles négations soient évitées.- Une seule connaissance par question devrait être ciblée. Aucune réponse ne devrait paraîtresuffisamment aberrante pour pouvoir être rejetée par le candidat comme évidemment fausse.- Plus du tiers du questionnaire d’examen portant sur des questions de nature réglementaire, ilest recommandé de rédiger les questions/réponses en suivant le plus possible la lettre destextes en vigueur afin d’éviter toute ambiguïté et toute difficulté d’interprétation (les termesutilisés étant les termes reconnus d’un point de vue juridique). Lorsque le texte applicable à laconnaissance ciblée par la question est issu de la transposition d’une directive européenne, ilest recommandé de s’inspirer directement du texte législatif ou règlementaire français.- Il est opportun de limiter les abréviations ou sigles à des cas largement usités (par exemple,OPCVM, ACP, AMF, SICAV, FCP), ou à des sigles étrangers usuels par exemple, KYC, KID,ESMA).Par ailleurs l’AMF a publié, le même jour, une nouvelle instruction n° 2007-01 du 6 mars 2007 relative aux cartes professionnelles (modifiée) qui peut être consultée en cliquant sur le lien suivant : http://www.amf-france.org/documents/general/7671_1.pdf (*) Position - recommandation AMF n°2011-09