Les régulateurs internationaux du secteur bancaire ont appelé mercredi les autorités nationales à accélérer les réformes destinées à venir en aide aux banques en difficultés, notamment les établissements d’importance systémique. « De nombreux pays n’ont pas les outils législatifs nécessaires pour démanteler une institution financière en difficulté », a estimé le Comité de Bâle de supervision bancaire dans un rapport d'étape. Certains Etats ne disposent pas des moyens légaux pour terminer des contrats, pour vendre des actifs et transférer des passifs. Cette situation « risque de rendre difficile et coûteux le démantèlement des activités d’un établissement financier », a souligné le Comité de Bâle. Le Comité, qui a notamment élaboré les nouvelles normes prudentielles de Bâle III destinées à rendre les banques plus résistantes face à de futurs chocs, a estimé que « beaucoup de travail doit encore être accompli pour une mise en place complète » des réformes du secteur bancaire, notamment pour des établissements dont l’activité est transfrontalière. En septembre 2010, les régulateurs ont mis en place un nouveau cadre réglementaire dit de Bâle III devant s’appliquer à toutes les banques et qui prévoit notamment que le ratio de fonds propres durs des banques (capital social et bénéfices mis en réserve) soit égal à au moins 7% des engagements des établissements bancaires. Le 25 juin, le Conseil des gouverneurs des banques centrales s’est mis d’accord sur un texte proposant des mesures pour mieux encadrer les établissements financiers d’importance systémique, en relevant jusqu'à 2,5% supplémentaires leur ratio de fonds propres.
Le marché français de la réassurance voit les acceptations de ses membres baisser par le fait d’un effet sur le secteur de la santé. L’Apref s’inquiète toujours de la perte d’attractivité de Paris sur le marché mondial. La réassurance en France enregistre au titre de l’année 2010 un léger recul en primes encaissées. En 2010, selon les chiffres de l’Association des professionnels de la réassurance en France (Apref), le montant des acceptations en France a atteint 4,451Mds d’euros, soit une baisse de 3,2% par rapport à 2009. Ce montant, net de la part prise par la Caisse centrale de réassurance (CCR) qui bénéficie de la garantie de l’Etat, est en baisse principalement à cause du secteur de la santé, qui fait partie de la réassurance vie. Les acceptations en santé se font sur des rythmes courts, de un ou deux ans, et les variations peuvent donc être fortes a expliqué en substance François Vilnet, président de l’Apref. Les non-renouvellements, ainsi que les rétentions en non vie des assureurs, notamment sur les branches auto (dommages et RC) et sur les risques techniques, engendrent une baisse en réassurances non vie de 3,3% à 2,707Mds d’euros hors garantie d’Etat. Reste que la place parisienne, sujet cher à l’Apref, poursuit sa descente dans le classement des hauts lieux de la réassurance. Pour l’association qui fédère près de 95% des réassureurs exerçant en France, le Luxembourg en 2009 et même l’Irlande en 2010 sont devenus des concurrents contre lesquels il devient difficile de résister. La France occupait en 2009 le 7eme rang des réassureurs locaux, avec un montant des primes nettes de 5,9Mds de dollars quand le Luxembourg, 6eme après une progression de 62%, cumulait sur son petit territoire 6,2Mds de dollars de primes. L’attractivité de Paris est en berne. Le coût du travail et la fiscalité locale désavantagent la France qui sera dépassée par l’Irlande dans le classement 2010 « malgré la crise financière » selon François Vilnet. A l’approche de réformes comme Solvabilité II qui devrait inciter les assureurs à se tourner plus volontiers vers la réassurance, il devient urgent d’agir pour l’Apref.
Selon une source proche du dossier, Dexia et Axa vont annoncer ce matin un accord de distribution d’assurance-dommages en Turquie. A l’issue des discussions évoquées par Les Echos le 27 juin, les deux parties ont convenu que l’assureur français fournira pendant 15 ans une large gamme de produits à DenizBank, le réseau turc de la banque franco-belge. La transaction, qui devrait être bouclée d’ici à la fin de l’année, consolidera les positions d’Axa, déjà numéro un du marché turc en dommages. Elle apparaît aussi comme un lot de consolation pour le groupe français qui a dû s’incliner face à MetLife dans l’autre volet des négociations. L’assureur américain vient en effet de racheter DenizEmeklilik, l’assureur vie turc de Dexia, pour 162 millions d’euros. En parallèle, il a aussi noué un accord de distribution de 15 ans en assurance vie, pension, accident vie privée et perte d’emploi avec le réseau d’agences de DenizBank (L’Agefi Quotidien du 28 juin).
Un panel d’arbitrage de la FINRA (Financial Industry Regulatory Authority) a sommé une filiale de Merrill Lynch de verser 63,7 millions de dollars à Rosen Capital afin de compenser des appels de marge qui avaient entraîné des pertes pour deux hedge funds.
Le nombre de faillites, essentiellement des TPE, a crû de 10% en mai, première hausse à deux chiffres depuis l’automne 2009, constate Coface. Soit une baisse de 4% des défaillances sur les douze derniers mois. Le coût des défaillances restant à la charge des fournisseurs progresse de 9%, mais recule toujours, de 11% sur douze mois glissants.
Près d’un tiers des banques de l’Union européenne soumises aux tests de résistance pourraient avoir besoin d’un soutien extérieur, estime Moody’s. L’agence de notation «s’attend à ce que les banques qui échouent aux tests de résistance de l’ABE soient celles qui sont le moins bien notées, ou celles qui ne sont pas du tout notées et qui ont été sélectionnées par l’ABE pour passer ces test».
Le fonds de Singapour a cédé respectivement 1,502 et 5,188 milliards d’actions de China Construction Bank et Bank of China pour 3,62 milliards de dollars
Le quotidien allemand de source proche anonyme avance que Lone Star est en discussions exclusives avancées avec la banque de la rue d’Antin concernant la vente, totale ou partielle, de son homologue allemande. BNP Paribas aurait achevé il y a quelques semaines l’examen des comptes d’IKB Deutsche Industriebank. Après avoir sauvé cette dernière, l’Allemagne l’a vendu au fonds texan pour 137 millions d’euros mais continue à fournir jusqu’à l’an prochain une garantie de 9,5 milliards d’euros. Lone Star se trouve ainsi sous pression du fait de difficultés prévisibles de refinancement en l’absence d’une garantie de l’Etat allemand.
Le quotidien indique que le courtier, coentreprise entre Morgan Stanley et Citigroup, a égaré le mois dernier, à l’occasion d’un envoi à destination des autorités fiscales new-yorkaises, deux disques compacts contenant des informations personnelles de quelque 34.000 clients investisseurs. Le courtier en a informé ses clients par courrier le 24 juin.
C’est l’une des premières plaintes déposées depuis que la loi Dodd-Frank de 2010 interdit aux entreprises les représailles contre les dénonciateurs d’irrégularité «whistelblowers), note The Wall Street Journal. Roseanne Ott, qui gérait le fonds Alger Health Sciences, a porté plainte à New York contre Fred Alger Management pour avoir autorisé le CEO Daniel Chung et d’autres dirigeants à opérer à leur propre profit, en avance, les mêmes transactions que le fonds qu’elle gérait. Le dispositif exige en effet que la gérante déclare au préalable ses projets et les fasse valider par d’autres gérants de portefeuille avant d’exécuter la transaction pour le fonds. Ce qui aurait nui à la performance du fonds et profité aux autres gérants de portefeuille.
Il y a un an, le gestionnaire alternatif FrontPoint Partners affichait 10 milliards de dollars d’actifs. Actuellement, son encours est tombé à 1,5 milliard, constate The Wall Street Journal. Entre-temps, en novembre, il y a eu le scandale du «médecin français» et l’affaire de délits d’initiés. La chute des encours montre que même si FrontPoint n’a pas lui-même été mis en cause dans la procédure, les fonds de pension n’apprécient absolument pas les délits d’initiés. Il a fallu liquider le fonds vedette et neuf autres fonds plus petits.
Cass Business School vient d’annoncer qu’elle était la première école britannique à devenir partenaire académique du Chartered Alternative Investment Analyst (CAIA) Association. Ce partenariat assure aux étudiants de Cass de recevoir une formation qui répond précisément aux critères et pratiques professionnels dans le secteur des alternative investments (hedge fund, private equity, real estate, commodities et structured products). Un avantage concurrentiel certain pour les étudiants de Cass qui souhaitent faire carrière dans ce secteur.Cass Business School, déjà partenaire du CFA (Chartered Financial Analyst) Institut, ajoute une nouvelle corde à son arc avec ce partenariat qui confirme l’adéquation du MSc (Master of science) en Investment Management de Cass Business School avec les pratiques des professionnels de l’investissement. «En tant que qualification indépendante et internationalement reconnue, la désignation CAIA est une valeur sûre dans le domaine des investissements alternatifs», déclare Susan Roth, directrice des programmes MSc de Cass. Créée en 2002, l’association CAIA délivre une certification professionnelle mondialement reconnue dans le domaine des alternative investments. La certification CAIA est la seule au monde à attester de la maîtrise des concepts, outils et pratiques essentiels pour comprendre les alternative investments et à certifier l’adhésion à des critères de conduite professionnelle très élevés. «Les investissements alternatifs représentent un des secteurs les plus dynamiques dans l’industrie d’investissement et nous voyons un intérêt grandissant pour ce secteur chez les étudiants», explique Nick Motson, maître de conférence en finance à Cass. «La désignation CAIA valorise notre objectif de préparer les étudiants au mieux pour réussir dans le secteur financier et répondre à la demande croissante de l’industrie pour des experts des investissements alternatifs ».
La nouvelle norme IAS 19 publiée le mois dernier qui tente de clarifier les états financiers des sociétés sur le sujet des coûts générés et des risques causés par les régimes de retraite pourrait pousser les sociétés à revoir leur stratégie d’allocation des actifs couvrant leurs engagements sociaux, et les investisseurs à revoir l’impact des risques liés aux régimes de retraite sur les sociétés, estime le cabinet Mercer.Mercer constate avec satisfaction que l’accent est mis sur les questions de gestion des risques et fait remarquer que les nouvelles règles, qui entreront en vigueur à compter de 2013, pourraient encourager les sociétés à ajuster la manière dont elles investissent les milliards de dollars d’actifs de couverture de leurs engagements sociaux.Selon Eric Morin, consultant senior au sein de l’activité Internationale de Mercer, « les investissements des actifs de couverture des régimes de retraite en actions n’entraîneront plus mécaniquement une hausse des profits des sociétés, même si les actions génèrent des rendements d’actifs supérieurs sur le long terme conformément au consensus des analystes. » Mercer estime que ce phénomène viendra renforcer la tendance des nombreuses sociétés qui se demandent si la prise de risques en matière de régimes de retraite crée de la valeur pour les actionnaires. Une allocation d’actifs faisant moins de place aux actions et plus aux obligations tend à accroître la stabilité des indicateurs clés de performances. « Globalement, ce changement comptable pourrait encourager les sociétés à adopter une meilleure gestion des risques liés aux engagements de retraite » poursuit Eric Morin. La norme IAS 19 sous sa forme révisée transformera la manière dont sont traités les engagements de retraite dans les états financiers de nombreuses sociétés. Tandis qu’un régime de retraite est en substance une entité indépendante de la société, le passif découlant d’un régime de retraite et les rendements de ses actifs sont reflétés dans les états financiers de la société. À l’heure actuelle, il existe plusieurs options de présentation, ce qui rend difficile la comparaison des états financiers de sociétés n’utilisant pas les mêmes options. Les nouvelles règles introduites par la norme IAS 19 révisée imposeront le même traitement des régimes de retraite à tous, ce qui représentera un changement pour de nombreuses sociétés à travers le monde. Ainsi, les sociétés ne pourront plus utiliser les investissements dans les régimes de retraite pour améliorer leur résultat net. Ces modifications permettront également de remettre au coeur des enjeux les nombreux risques auxquels sont confrontés les régimes de retraite. Mercer conseille également aux sociétés d’accorder une attention particulière à leurs communications avec les investisseurs. Un bon nombre d’entre elles connaîtra une baisse de résultat en raison de ces modifications, même si aucun changement n’est visible au niveau du passif afférent. Selon Eric Morin, « même si les analystes en placement, les agences de notation de crédit et les investisseurs avertis ont généralement conscience de ce problème et ont déjà modifié leurs attentes en conséquence, de nombreux autres investisseurs peuvent encore en ignorer les répercussions. »
Le Comité de Bâle a publié le 5 juillet un document pédagogique qui vient répondre aux questions les plus fréquemment posées sur la mise en œuvre du dispositif Bâle III.Cette publication qui se présente sous la forme de questions/réponses est la première d’une série périodique, précise le Comité de Bâle dans un communiqué. Cette livraison inaugurale porte plus précisement sur la définition des fonds propres et les problématiques liées à la liquidité.
Même si selon François Baroin, le ministre des Finances, les régulations mises en place depuis la crise n’ont pas entravé la croissance économique, rapporte L’Agefi, tous les projets de réforme voulus par le G20, notamment Bâle 3, affecteront le financement de l'économie européenne, a averti hier Gérard Mestrallet, le président de Paris Europlace, et PDG de GDF Suez.Ce dernier s’inquiète des conséquences des nouvelles régulations, dont Solvabilité 2 pour les assureurs, sur le financement à long terme, en particulier en actions. Et, prévient-il, dans les années à venir, sur le marché obligataire, compte tenu des besoins des banques et des Etats, «nous observerons un accès plus limité au marché pour les corporates», a-t-il relevé. Pour sa part, Frédéric Oudéa, PDG de Société Générale souhaite que l’on accorde au secteur bancaire une période de transition de trois à quatre ans. Enfin, deux pans de la nouvelle régulation bancaire inquiètent particulièrement Michel Pébereau, président de BNP Paribas. «Le ratio de liquidité à court terme dans Bâle 3 et les règles pour les SIFI (établissements financiers d’importance systémique, ndlr) qui auront des conséquences graves sur la croissance, l'économie et l’emploi».
François Baroin, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, a consacré sa première sortie officielle aux rencontres Paris Europlace, qui ont réuni un parterre de quelque 1.500 professionnels de la finance. A cette occasion, il a réaffirmé que le gouvernement français prendra «tous les moyens nécessaires» pour que le déficit public soit contenu pour cette année dans la limite de 5,7 %, soit trois dixièmes de point en-dessous de l’engagement pris dans le programme de stabilité.Il a souhaité aussi que le G20 progresse dans le domaine de la régulation des hedge funds, des financements parallèles et des matières premières.Après s'être félicité du projet de fusion des places boursières, notamment entre Paris et Francfort, le ministre a estimé que cette opération présente une chance pour la place française dans les domaines des actions, des obligations et d’une compensation innovante.Enfin, François Baroin a indiqué que la transposition en droit français de la directive OPCVM IV sera bouclée «dans le courant de cet été». Elle aurait dû l'être, rappelons-le, au 1er juillet.Le ministre a salué les initiatives nouvelles lancées par la place de Paris, notamment dans le domaine obligataire, avec le rapatriement des émissions et le lancement de nouvelles plates-formes obligataires de marché secondaire (BondMatch par NYSE Euronext, Galaxy par TradingScreen et Credit MTS par MTS Group). Il rappelle l’objectif de développer l’accès des PME aux marchés, avec la création d’ici la fin de l’année d’un fonds de place de 200 millions d’euros dédié aux PME et ETI cotées, financé par la Caisse des Dépôts et des investisseurs institutionnels.
L’agence Fitch a attribué la notation «AA-" à BNP Paribas Securities Services. Une notation qui reflète la forte probabilité de soutien de BNP Paribas si nécessaire compte tenu de l’intégration de BNP Paribas Securities Services dans le groupe et de l’importance stratégique du pôle au sein de BNP Paribas. La note est assortie d’une perspective stable. De son côté, Standard & Poor’s a attribué les notes «AA/A-1+" à BNP Paribas SS mais avec une perspective négative, reflétant la situation du groupe.
La banque privée saint-galloise Wegelin a confirmé le 5 juillet qu’elle allait se séparer de ses clients américains en raison de la nouvelle réglementation fiscale en préparation aux Etats-Unis, qui rend, selon elle, le suivi de ces clients non rentable, rapporte L’Agefi suisse. «Avec l’entrée en vigueur en 2013 des nouvelles règles (Fatca, Foreign account tax compliance act) il faut se poser la question (...) s’il est encore rentable d’avoir des clients américains en raison de l’important travail régulatoire», a précisé à l’AFP Albena Björck, membre de la direction. «Si on ne peut plus mener une activité de manière acceptable par rapport aux coûts et aux revenus, il faut s’en séparer», a-t-elle ajouté, confirmant une information parue dans le quotidien Tages-Anzeiger.
Les modifications apportées dernièrement aux Normes comptables internationales pourraient pousser les sociétés à revoir leur stratégie d’allocation des actifs couvrant leurs engagements sociaux, et les investisseurs à revoir l’impact des risques liés aux régimes de retraite sur les sociétés, explique Mercer. En effet, l’IASB, organisme définissant les normes comptables internationales, vient de publier, le 16 juin 2011, une nouvelle approche normative de la comptabilisation des engagements sociaux : la norme IAS 19 révisée. L’objectif poursuivi est une clarification des états financiers des sociétés sur le sujet des coûts générés et des risques causés par les régimes de retraite. Elle devrait aussi permettre de comparer plus facilement les comptes des sociétés entre elles. Lire la suite dans le communiqué de presse ci joint
Le directeur financier de La Poste, Bernard Delpit, va remplacer, fin août, celui de Crédit Agricole SA, Bertrand Badré, qui quitte le groupe, selon un communiqué publié mardi. Diplômé de Sciences-Po, licencié en droit, énarque et inspecteur des finances, M. Delpit a été conseiller économique du président de la République de 2007 à 2009, spécialisé dans les finances publiques et la fiscalité. Précédément, il avait passé sept ans au sein du groupe automobile PSA Peugeot Citroën. M. Delpit, qui prendra ses fonctions le 29 août, sera placé sous la responsabilité de Michel Mathieu, directeur général délégué de Crédit Agricole SA. Les départs de M. Delpit de La Poste et celui de M. Badré du Crédit Agricole sont inattendus. Crédit Agricole SA, entité cotée du groupe, a fait savoir que le remplacement de M. Badré correspondait à la volonté du directeur général Jean-Paul Chifflet d’impulser une nouvelle dynamique alors que le groupe a présenté mi-mars son plan stratégique à horizon 2014. La banque a également précisé que cela ne remettait pas en cause la qualité du travail accompli par M. Badré. Intronisé à la tête de la direction financière en 2007, il a exercé ses fonctions durant l’une des périodes les plus tourmentées de la banque, marquée par la crise financière.
Conformément à ses statuts, l’Association française de l’assurance qui regroupe la FFSA et le GEMA, vient de renouveler sa présidence. Le 5 juillet 2011, le Conseil de l’Association française de l’assurance a confié à Gérard Andreck, président du Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (GEMA), la présidence de l’association. Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) qui occupait cette fonction jusqu'à alors, en devient le vice-président. Les statuts prévoient, en effet, que la présidence et la vice-présidence sont assurées pendant trois ans alternativement par les présidents du GEMA et de la FFSA. Constituée en juin 2007, l’Association française de l’assurance a pour objet d'étudier les questions d’intérêt professionnel et d’exprimer publiquement les positions communes des sociétés membres de la FFSA et du GEMA. En quatre ans d’existence, elle s’est fait entendre sur de nombreux sujets de fond, notamment l’indemnisation du dommage corporel, la protection juridique, la différenciation tarifaire hommes/femmes, le développement durable et le changement climatique, l’organisation et les modalités du contrôle du secteur, la déontologie.
Près de 400 sociétés de gestion ont été créées entre 2001 et 2010, dû à la qualité reconnue internationalement des gérants français. Pour accélérer le développement de ces jeunes sociétés de gestion entrepreneuriales, le principal besoin qu’elles expriment est de trouver des capitaux à gérer dès leur création (seed money).
Temasek a récolté cette nuit quelque 28,2 milliards de dollars de Hong Kong, l’équivalent de 2,5 milliards d’euros, en cédant des titres de deux trois plus importantes banques chinoises, China Construction Bank et Bank of China. Le fonds souverain singapourien a cédé respectivement 18,8 et 9,4 milliards de dollars d’actions de ces deux banques, à un prix unitaire correspondant à des décotes de 3,4 et 6,0% par rapport aux cours de clôture d’hier, sous la houlette de Morgan Stanley. D’autres actionnaires internationaux des banques chinoises, à l’image de Bank of America, Goldman Sachs ou Royal Bank of Scotland, ont récemment cédé des titres des banques chinoises afin de renforcer leur capital face aux exigences croissantes des régulateurs. Ce mois-ci prend fin une période d’engagement de conservation de titres Bank of China par des actionnaires comme Standard Chartered ou Qatar Investment Authority.
Le réassureur a indiqué que le coût exceptionnellement élevé des catastrophes naturelles survenues au premier trimestre l’amenait à émettre à hauteur de 75 millions d’euros d’actions afin de renforcer ses capitaux propres, dans le cadre d’un mécanisme automatique de protection. Le réassureur a précisé que «l’accumulation exceptionnelle de catastrophes naturelles au premier trimestre 2011» se traduirait, dans ses comptes du deuxième trimestre, par une hausse de 10 à 15 millions d’euros des pertes nettes avant impôt.
Le quotidien cite le rapport annuel 2010 non public de la banque de David de Rothschild qui laisse apparaître une progression de 21% du résultat net à 85 millions d’euros, grâce à la reprise du marché des fusions-acquisitions et de la gestion. Cela «après deux années de vaches maigres» relève le quotidien. Les revenus ont également gagné 21%, à 301 millions d’euros.