L’Association britannique de la gestion financière (IMA) a vivement critiqué la proposition franco-allemande de taxe sur les transactions financières, rapporte FundWeb.Le président de l’association professionnelle, Richard Saunders, a ainsi estimé que les taxes levées sur les transactions plutôt que sur les sociétés sont en realité des taxes sur les économies des épargnants. «Les responsables politiques doivent bien comprendre que ces taxes ne sont pas payées par les banques et les autres intermédiaires. A l’instar du droit de timbre au Royaume-Uni, elles constituent une charge directe sur les économies des épargnants», a-t-il déclaré.
La Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) a publié le 18 août un communiqué pour attirer l’attention du public sur la publication par l’autorité de surveillance anglaise Financial Services Authority d’un avertissement concernant les activités d’une entité qui prétend être dénommée AC Alternative. Cette entité ne dispose pas de l’agrément nécessaire à la prestation de services financiers au ou à partir du Luxembourg.La CSSF tient à préciser que l’organisme de placement collectif AC Alternative, dûment agréé au Luxembourg conformément à la loi du 20 décembre 2002 et soumis à la surveillance de la CSSF, n’a aucun lien avec l’entité visée par l’avertissement.
Le liquidateur de Bernard L. Madoff Investment & Securities (BLMIS), Irving Picard, a déposé une plainte modifiée mercredi par laquelle il réclame deux milliards de dollars au suisse UBS, rapporte Cinco Días. Il estime que la banque suisse, qui aurait gagné au moins 80 millions de dollars grâce à la pyramide de Ponzi orchestrée par Bernie Madoff, a été complice d’escroquerie en tant que dépositaire de Luxalpha auquel UBS conférait une «aura de légitimité». Il accuse l'établissement d’avoir intentionnellement induit en erreur la CSSF luxembourgeoise ainsi que la SEC américaine sur les liens qu’il entretenait avec Bernard Madoff.
Selon un officiel américain proche du dossier, le Département de la Justice s’est joint à la SEC dans l’enquête visant à déterminer si certaines agences de notation, principalement S&P, ne se seraient pas rendues coupables de fraude en n’effectuant pas suffisamment de recherches pour évaluer et noter de manière adéquates les pools d’hypothèques subprime et d’autres prêts qui ont ensuite été «packagés» dans des obligations hypothécaires, indique The Wall Street Journal. L’enquête, précise l’officiel, a débuté avant l’annonce le 5 août de l’abaissement de la note souveraine des Etats-Unis par S&P.
Li Keqiang, vice-premier ministre de Chine, a annoncé lors d’une conférence le 17 août que le gouvernement de Pékin a l’intention d’autoriser le lancement en Chine continentale d’un ETF sur les actions cotées à Hong Kong, de délivrer des licences à des établissements hong-kongais pour investir 20 milliards de yuans ou 3,2 milliards de dollars en actions A (réservées aux Chinois) et de développer le placement d’obligations en yuans à Hong Kong, rapporte Bloomberg. Cette information a entraîné une forte hausse des valeurs financières hong-kongaises.
Compte tenu des difficultés pratiques et des délais contraints, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué le 18 août qu’elle souhaitait ajuster sa position établie jusqu’à ce jour quant à l’application de l’interdiction des positions nettes courtes pour les positions préexistantes, -c’est-à-dire celles créées avant la décision de l’AMF du 11 août dernier-, construites à partir d’instruments dérivés arrivant à échéance. Ainsi, l’AMF admet qu’un investisseur détenant une position courte nette sur un des titres visés, via des instruments dérivés arrivant à terme, peut procéder à un roulement de position («rolling») conduisant à recréer une position courte nette sur une échéance plus éloignée, à condition que la position courte nette ainsi créée ne dépasse pas celle détenue avant l’échéance.
Compte tenu des difficultés pratiques et des délais contraints, l’AMF a souhaité ajuster sa position établie jusqu'à ce jour quant à l’application de l’interdiction des positions nettes courtes pour les positions préexistantes construites à partir d’instruments dérivés arrivant à échéance. Ainsi, l’AMF admet qu’un investisseur détenant une position courte nette sur un des titres visés, via des instruments dérivés arrivant à terme, peut procéder à un roulement de position (« rolling ») conduisant à recréer une position courte nette sur une échéance plus éloignée, à condition que la position courte nette ainsi créée ne dépasse pas celle détenue avant l'échéance.
La banque de Hesse et de Thuringe (Landesbank Hessen-Thüringen, Helaba) a annoncé la conversion de la participation silencieuse de 1,92 milliard d’euros détenue par le Land de Hesse en fonds propres réglementaires core tier 1 au cours du deuxième semestre. L’opération permettra à l’établissement allemand d’être déjà en conformité avec les règles prudentielles de Bâle 3 en termes de solvabilité. Helaba a également publié un résultat net de 271 millions d’euros au premier semestre, contre 95 millions un an plus tôt.
La Fed de New York a reconnu surveiller la situation des banques européennes et américaines mais a assuré qu’il s’agit d’une procédure tout à fait standard. De récents chiffres, aux Etats-Unis et en Europe, montrent tout de même que les tensions restent fortes sur le marché interbancaire, alimentant la chute des valeurs du secteur.
Darcy Flynn, un des avocats de la SEC, a révélé au sénateur républicain de l’Iowa Charles E. Grassley que le régulateur américain a détruit au moins 9.000 documents concernant des enquêtes sur des maisons de Wall Street et des hedge funds comme Goldman Sachs Group, Deutsche Bank, Lehman Brothers, Citigroup, Morgan Stanley, Wells Fargo, Bank of America, Bernard Madoff et SAC Capital Advisors, rapporte The Wall Street Journal.Ces destructions auraient été systématiques depuis au moins 1993 et jusqu'à juillet 2010, une fois les dossiers classés sans suite. La SEC a reconnu les faits, précisant qu’elle a changé de politique en la matière l’an dernier, mais que la destruction des documents n'était pas illégale et qu’elle était conforme à sa politique.De fait, Darcy Flynn a communiqué l’information au sénateur parce qu’il craint les représailles de la SEC qui aurait mis en place une équipe chargée de réprimer les dénonciateurs d’irrégularités (whistleblowers).
La Banque centrale européenne (BCE) a pour la première fois depuis février accordé un prêt en dollars, d’un montant important et destiné à une seule banque, selon un communiqué sur son site internet, un indice de plus de la fébrilité des banques européennes. La BCE a prêté 500 millions de dollars pour 7 jours à une banque dont l’identité n’est pas révélée, a-t-elle annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi. C’est la première fois depuis février 2011 que cet instrument de politique monétaire, que la banque avait réactivé en mai 2010 en pleine crise sur la dette grecque, est utilisé. En février, la BCE n’avait prêté que 70 millions de dollars et les mois précédents, sporadiquement des sommes équivalentes. Il faut remonter à octobre 2010 et surtout au printemps 2010 pour retrouver une trace de prêts en dollars de grande ampleur, par exemple 5 milliards de dollars le 27 mai 2010, ou 9,2 milliards le 12 mai 2010. Ce prêt important en dollars s’ajoute à une série d’annonces de la BCE relevant la fébrilité des banques, comme par exemple le montant toujours élevé des liquidités que ces dernières confient à l’institution de Francfort, quitte à être faiblement rémunérées, plutôt que de les prêter à leurs consoeurs. Ou le recours toujours massif de certains établissements aux prêts d’urgence en euros de la banque centrale.
La Réserve fédérale américaine s’inquiète de la capacité des filiales aux Etats-Unis de banques européennes à maintenir un niveau adéquat de liquidité, au cas où leurs maisons mères seraient contraintes à rapatrier brutalement des capitaux, affirme jeudi le Wall Street Journal. L’antenne new-yorkaise de la Fed, qui sert traditionnellement d’intermédiaire entre la banque centrale et les marchés, a récemment demandé à ces établissements des précisions sur leur capacité à fonctionner correctement au jour le jour, ajoute le journal, citant des personnes proches du dossier. Selon les données en possession de la Fed, la position de liquidités des banques étrangères aux Etats-Unis a fluctué de manière violente au cours des derniers mois, précise le quotidien économique. La Fed souhaite éviter qu’une éventuelle intensification de la crise en Europe n’impacte par ricochet l’activité économique aux Etats-Unis. Nombre des banques européennes disposent d’importantes activités de « trading » aux Etats-Unis, sans pour autant avoir un réseau de banque de détail qui permet de drainer à bon compte les liquidités indispensables à ce type d’activité. Elles sont donc dépendantes du marché pour se refinancer et ce type de ressource peut se tarir du jour au lendemain en cas de crise.
Swiss Life a dégagé un bénéfice net de 403 millions de francs suisses, en hausse de 50% par rapport au premier semestre 2010. Ce rebond supérieur aux attentes a été favorisé par un élément fiscal de 89 millions de francs. Le groupe a pourtant vu son volume de primes brutes en monnaies locales se contracter de 13% à 10,1 milliards de francs. Il a en outre réduit son exposition à la dette des Etats périphériques de la zone euro à 570 millions de francs, contre 800 millions à fin 2010.
Bank of America (BoA) est entré en discussions exclusives en vue de céder les activités immobilières de sa filiale Merrill Lynch au groupe d’investissement Blackstone pour un montant pouvant atteindre un milliard de dollars, ont rapporté mercredi le Financial Times et Bloomberg, citant des sources proche du dossier. Via cette nouvelle cession d’actifs, BoA se séparera de ses investissements immobiliers en Europe, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud.
La première banque américaine pourrait en outre mettre fin à une enquête concernant ses pratiques en matière de saisies immobilières avec la plupart des procureurs généraux des 50 états américains, d’après Bloomberg. Un éventuel accord, qui pourrait faire enfin rebondir l’action du groupe, exclurait toutefois le procureur général de New York et ceux d’au moins deux autres états qui craignent que cela n’entrave les enquêtes en relation avec ces litiges.
Todd Edgar, qui fut l’une des stars du prop trading chez JPMorgan et qui a rejoint BarCap, ainsi que l’ensemble de son équipe composée d’une douzaine de prop traders sur le marchés des matières premières, feraient partis des prochaines charrettes de départ, selon le Financial Times. Todd Edgar avait attiré les foudres des critiques sur les 30 millions de livres que lui et cinq de ses traders ont négocié en bonus sur deux ans avec BarCap.
Alors que les actions des établissements financiers subissent la méfiance récurrente du marché depuis l'été, leurs responsables y voient une opportunité pour se renforcer au capital. C’est notamment le cas en France chez BNP Paribas.
Alors que le gouvernement chinois vient d’annoncer des mesures visant à renforcer la suprématie de Hong-Kong en tant que première place financière de Chine (lire page 3), la banque d’investissement Citic Securities, déjà cotée à Shanghai, devrait y faire son entrée au mois de septembre pour lever jusqu'à 2 milliards d’euros.
La Banque d’Espagne a déjà donné son feu vert au transfert en Pologne de la division de Citbank España chargée des enquêtes sur les transactions suspectes de type blanchiment de capitaux, rapporte Cotizalia. Cette autorisation a été obtenue parce que la structure polonaise assure déjà ce service pour les activités de banque de gros espagnoles depuis 2008-2009. De fait, la Pologne est la plaque tournante de la surveillance du blanchiment de capitaux pour la plupart des filiales de Citigroup dans la zone Europe/Moyen-Orient/Afrique. En interne, on souligne toutefois que cette délocalisation est surtout une mesure de réduction des coûts.
La Financial Services Authority (FSA) a annoncé avoir infligé une amende de 2,1 millions de livres, soit quelque 3,3 millions d’euros, pour avoir fait de fausses transactions pour couvrir les pertes d’un fonds qui s'était effondré durant la crise financière de 2007-2008. Cette amende est la plus élevée jamais infligée à un gérant.Michel Weiger Visser, CEO de Mercurius Capital Management et gérant du fonds Mercurius International Fund dont les actifs sous gestion s'élevaient à environ 35 millions d’euros entre juillet 2006 et janvier 2008, a délibérément trompé les investisseurs dans ce fonds en manipulant la valeur de l’actif net pour masquer les performances décevantes du fonds et attirer de nouveaux investisseurs.La FSA a également infligé une amende de 100.000 livres à Oluwole Modupe Fagbulu qui était responsable de la déontologie. Sans participer aux décisions d’investissement, il a approuvé des reportings faux et/ou incomplets à destination des investisseurs.Les deux responsables ont également été interdits de toute activité dans les services financiers.
Fitch Ratings a indiqué le 16 août avoir revu ses critères de notation des fonds obligataires.Dans le cadre de sa nouvelle approche, l’agence a notamment pris en compte le risque de concentration, avec l’introduction de différents niveaux de risque, et clarifié le traitement des émetteurs en défaut.Cette mise à jour pourrait entraîner dans les prochains mois des modifications de notation pour certains fonds, précise Fitch dans un communiqué.
L’U.S. Second Circuit Court of Appeals de Manhattan a confirmé mardi la décision d’irving Picard, le liquidateur des affaires de Bernard Madoff, de limiter les remboursements aux victimes de l’escroc au montant des pertes subies, soit 17,3 milliards de dollars sur un sinistre de 64,8 milliards, rapporte The Wall Street Journal. En d’autres termes, les investisseurs qui ont gagné de l’argent en net grâce aux activités de Bernie Madoff ne seront pas habilités à solliciter le remboursement de chaque dollar figurant sur leur extrait de compte.
L'établissement américain Bank of America est en discussion avec le fonds d’investissement Blackstone pour lui céder des actifs immobiliers hérités de la banque Merrill Lynch et représentant jusqu'à un milliard de dollars, a indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier. L’information, que ni Bank of America ni Blackstone n’ont souhaité commenter, avait été rapportée plus tôt par le New York Times. Selon le site internet du quotidien, la transaction porterait sur « une grande partie du portefeuille d’actifs immobiliers » de la banque d’affaires Merrill Lynch, rachetée par Bank of America en septembre 2008, en plein dans la tourmente financière qui avait suivi la faillite de Lehman Brothers. Ces informations interviennent au lendemain de l’annonce par l'établissement de Charlotte (Caroline du Nord, est) qu’il cédait ses activités de cartes de crédit au Canada à TD Bank Group, représentant 8,6 milliards de dollars de prêts. La banque avait aussi indiqué avoir vendu ses cartes de crédit en Espagne le 3 août au fonds d’investissement américain Apollo Capital Management. « Notre stratégie est claire: nous transformons l’entreprise afin de fournir nos services à des groupes de clients dans nos coeurs de métier, et de fortifier dans le même temps notre bilan », avait alors commenté le PDG Brian Moynihan.
La banque de la rue d’Antin envisagerait de déplacer certaines activités de back-office implantées à Bahreïn au profit d’autres régions du Golfe comme Dubaï, Doha et Ryad, suite aux troubles politiques dans le royaume cet hiver, selon des sources Reuters. Le Crédit Agricole a l’intention de déplacer son siège régional de Bahreïn à Dubaï, a rapporté dimanche IFR, un service de Thomson Reuters.