La banque suisse Julius Baer serait prête à racheter sa compatriote Sarasin et aurait présenté une offre non contraignante à l’actionnaire principal, banque néerlandaise Rabobank, a annoncé mercredi la presse helvétique. «La banque Sarasin est intéressante pour nous», a indiqué un porte-parole de Julius Baer à l’hebdomadaire économique Handelszeitung à paraître jeudi. «L’activité (des deux établissements) est semblable» et la philosophie d’entreprise» se ressemble», a-t-il précisé, cité par le journal. Rabobank, qui détenait à la fin de l’année dernière 46,1% de Sarasin, n’a pas souhaité commenter cette information, selon Handelszeitung.
Voyez et jugez La chute des cours de bourse des valeurs financières donne une image trompeuse du secteur des banques et des assurances. Les médias ne parlent, depuis quelques semaines, que des malheurs des groupes français cotés en bourse, sans voir qu’une grande partie du secteur financier français ne fait pas parler d’elle parce qu’elle n’est pas cotée. La cotation apporte à la fois du prestige, de la visibilité et de la vulnérabilité, car la moindre annonce ou rumeur entraîne des effets en chaîne sur lesquels les dirigeants ont bien peu de prise. De leur côté, les banques coopératives et les assurances mutualistes, qui ont à gérer peu ou prou les mêmes problèmes que leurs concurrentes cotées, n’ont pas à subir cette pression médiatique qui expose les hommes et sape la confiance dans les entreprises. D’un côté des colosses exposés à toutes les convoitises et à des risques d’image, de l’autre des institutions solides mais discrètes : à chacun de juger. Lire la suite: cliquez ici
Dans une lettre adressée au représentant républicain du Kansas Tim Huelskamp, Warren Buffett (président et CEO de Berkshire Hathaway) a justifié sa campagne pour faire payer davantage d’impôts aux riches, rapporte The Wall Street Journal. Il indique ainsi avoir gagné 62,85 millions de dollars en 2010 mais avoir payé seulement moins de 7 millions de dollars d’impôt, ce qui représente un taux d’imposition effectif de seulement 17,4 %. Cela est inférieur aux 18,2 % payés par les contribuables dont les revenus se situent entre 103.000 et 163.000 dollars.
Co-fondateur d’Incremental Capital, le gérant de hedge funds Michael Kimelman a été condamné mercredi à deux ans et demi de prison après avoir été jugé coupable en juin de complicité dans une affaire de délit d’initié impliquant Zvi Goffer, un ancien trader de Galleon Group et le frère de ce dernier, Emanuel.
The Wall Street Journal a pu établir une statistique selon laquelle les juges fédéraux de New York ont condamné les coupables de délits d’initiés à une moyenne de deux ans et demi derrière les barreaux (sur 108 procès) sur les deux dernières années et demi. La sentence moyenne était de 18 mois durant la dernière décennie et de 11 mois et demi entre 1993 et 1999.
Comme dévoilé par L’Agefi Quotidien (lire l’édition du 6 septembre), le Crédit Mutuel a décidé de renforcer son partenariat avec le groupe coopératif québécois Mouvement Desjardins. Cet accord-cadre couvre notamment la monétique et la banque privée. Il se traduira également par l’ouverture d’un bureau de Desjardins à Paris. Les sociétés de Bourse des deux établissements avaient déjà signé en mars un partenariat dans le courtage actions.
Jean-Luc Dehaene renonce à toute indemnité dont il aurait bénéficié en sa qualité de président du conseil d’administration en 2011, a fait savoir hier la banque franco-belge. L’ancien Premier ministre belge a remboursé les trois versements trimestriels déjà perçus.
Les prêts consentis par les banques japonaises ont baissé de 0,3% au mois de septembre par rapport à septembre 2010 à 455.357 milliards de yens (4.300 milliards d’euros), soit le vingt-deuxième mois consécutif de baisse annuelle, a rapporté
Le volet français du plan de démantèlement de Dexia, présenté mercredi en Conseil des ministres comporte une garantie pour les prêts aux collectivités locales consentis par Dexia Municipal Agency (DexMA) et repris par la Caisse des dépôts, qui prendra une participation majoritaire dans DexMa. La garantie prévoit que si les pertes éventuelles enregistrées sur la restructuration de quelque 10 milliards d’euros de prêts structurés considérés comme risqués excède 500 millions d’euros, l’excédent sera pris en charge à 70% par l’Etat français et à 30% par Dexia. Sous les 500 millions, Dexia prendra les pertes. Le gouvernement français estime que le montant des pertes éventuelles n’excédera pas 500 millions d’euros. Dans son ensemble, le volet français prévoit environ 33 milliards d’euros de garanties de financement. Ces garanties seront rémunérées «au prix du marché», a précisé le ministère de l’Economie. Le texte, un projet de loi de finances rectificative, doit être examiné lundi prochain par l’Assemblée nationale et le mercredi suivant au Sénat.
La banque turque Denizbank a fait savoir que son propriétaire, la banque franco-belge Dexia , étudiait ses options stratégiques concernant sa participation. Par ailleurs, selon Reuters que Dexia Crediop, filiale de Dexia spécialisée dans le crédit au secteur public, serait bientôt mise en vente.
La France souhaite une solution collective européenne» au problème de recapitalisation des banques de la zone euro, a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement français. «Nous n’avons aucun doute sur la solidité des banques françaises mais il existe des turbulences sur les marchés financiers qui font que l’augmentation des capitaux des banques européennes est devenue une nécessité», a dit Valérie Pécresse lors du compte rendu du conseil des ministres. «Nous allons regarder toutes les banques européennes, déceler celles qui ont le plus de fragilités et les aider à se recapitaliser.» Elle a précisé que la France n’entendait pas faire appel au Fonds européen de stabilisation financière (FESF) pour recapitaliser ses banques. «Nous privilégions l’apport de capitaux privés. Maintenant, si des capitaux publics sont nécessaires, eh bien l’Etat français est prêt à faire face à une demande de capitaux publics par les banques.»
Le spécialiste européen du gouvernement d’entreprise et du vote par correspondance ECGS vient d’accueillir un nouveau membre, la société italienne Frontis Governance, a annoncé ECGS le 11 octobre dans un communiqué. Outre Frontis, ECGS compte parmi ses membres le suisse Ethos, l’allemand DWS, le néerlandais Shareholder Support et le français Proxinvest.A noter par ailleurs que depuis le 1er octobre, ECGS recouvre la dénomination Expert Corporate Governance Service, précédemment European Corporate Governance Service.
Un encadrement plus strict des pratiques de rémunération, en particulier au sein des banques européennes, est-il de nature à fausser le jeu de la concurrence en matière de recrutement, s’agissant notamment d’un élément de fidélisation de cadres de haut niveau ? L’Agefi rapporte que cette critique, émise par de grandes banques internationales, a été reprise par des régulateurs européens qui s’en sont ouverts auprès du Conseil de stabilité financière (FSB). Or, dans un deuxième rapport d'évaluation mutuelle sur la mise en place des règles du G20, le FSB note qu’il est difficile d'évaluer l’incidence de ces divergences dans la pratique. Il suggère, néanmoins, qu’en cas de divergences manifestes entre deux juridictions, les superviseurs nationaux travaillent bilatéralement pour vérifier, et si besoin, traiter des craintes spécifiques pour le jeu de la concurrence soulevées par leurs institutions respectives.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) s’inquiète du retard pris par de nombreux pays dans la réforme du marché des dérivés de gré à gré. Dans un rapport d'étape publié le 11 octobre, l’organisme international rappelle que le G20 a fixé à fin 2012 la date butoir de mise en oeuvre d’un nouveau cadre réglementaire dans ce domaine. Selon le FSB, les Etats-Unis sont actuellement le seul pays en mesure de tenir les délais. La loi Dodd-Frank, adoptée mi-2010, est en voie d'être appliquée par les deux agences de régulation des marchés outre-Atlantique, la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), précise le FSB. En Europe, les deux textes sur le marché des dérivés (les directives MIF2 et Emir) n’ont pas encore fait l’objet de propositions définitives de la part de la Commission européenne.
La Caisse des dépôts (CDC) est en train de mettre la dernière main à une charte de l’investissement responsable, a indiqué le 11 octobre Didier Janci, directeur du département études, planification stratégique et développement durable à la CDC, à l’occasion de la conférence annuelle de la Chaire «Finance durable et investissement responsable» (1).Cette charte, qui arrive au terme de son processus de validation interne, encadre l’investissement responsable tant du côté de l’allocation stratégique que de l’ensemble des classes d’actifs, a précisé Didier Janci. Avec cette nouvelle initiative, la CDC vient en quelque sorte formaliser une démarche déjà largement mise en œuvre au cours des dernières années. Investisseur de long terme depuis sa création, la CDC est notamment signataire des Principes pour l’Investissement Responsable (PRI), qu’elle a activement contribué à lancer en 2005 et 2006, sous l’égide des Nations Unies. (1) Cette chaire réunit sous l’impulsion de l’AFG et grâce au soutien d’une quinzaine de sociétés de gestion, les équipes de l’IDEI-Toulouse School of Economics et du département d’économie de l’Ecole Polytechnique.
Deux anciens conseillers de la banque Julius Baer sont dans le collimateur de la justice américaine. Dans un acte d’accusation, dont l’agence AWP a eu connaissance, le procureur de New York reproche aux deux ex-banquiers d’avoir aidé des contribuables américains à frauder le fisc. La banque zurichoise a indiqué à AWP vouloir coopérer avec la justice américaine.Les deux conseillers auraient aidé des contribuables américains et d’autres personnes à dissimuler 600 millions de dollars sur des comptes offshore, leur permettant ainsi d'échapper à l’impôt, selon le procureur américain.
A ce titre, il est rattaché à Yves Brassart, membre du Comité Opérationnel et Directeur Finances et Stratégie de La Banque Postale. Bernard Roy, 43 ans, est ingénieur économiste, diplômé de l’université Paris 1 et de l’Ecole Polytechnique (X D96, doctorat de sciences économiques). Il commence sa carrière en 1991 comme consultant à MG Conseil. Il entre 1992 chez France Telecom. En 1995, il intègre La Poste en tant qu’expert en Economie de la Régulation. Depuis octobre 2010, il était Directeur de la prospective interbancaire et des moyens de paiement, adjoint au Directeur de la Stratégie de La Banque Postale.
L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a annoncé le 11 octobre la dégradation des notes de dix banques espagnoles, dont les deux groupes Santander et BBVA. L’agence se dit pessimiste face au «ralentissement de l'économie espagnole» et au «marché immobilier sinistré». Fitch a de son côté abaissé les notes de six banques.Chez S&P, les notes à long terme de Santander et BBVA passent ainsi de AA à AA-, avec perspective négative. Cette annonce survient quelques jours après l’abaissement de deux crans de la note souveraine espagnole par Fitch Ratings. «La correction des déséquilibres en Espagne va continuer à affecter négativement les profils financiers des banques espagnoles dans les 15 à 18 prochains mois», estime Standard & Poor’s.
Plusieurs courtiers ont revu en baisse leurs prévisions pour la compagnie, qui pourrait devoir déprécier à nouveau son portefeuille d’emprunts grecs au troisième trimestre, mais également certaines lignes actions en fin d’année. CNP se trouve aussi sous la menace d’une dégradaton de S&P.
Le patron de Deutsche Bank aurait retardé de plusieurs mois la tenue d’une réunion annuelle des cadres dirigeants de la banque, et orientée comme chaque année sur la stratégie, afin de se donner le temps de communiquer avec davantage de clarté sur le prochain mode de direction. La réunion, qui devait avoir lieu le 10 novembre, pourrait n’avoir lieu qu’en avril.
Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a rappelé hier que les banques françaises s’étaient engagées à porter leur ratio de fonds propres à 9% de leur bilan, au lieu des 7% attendus en 2013. L’Allemagne adoptera une ligne similaire. «On y parviendra en mobilisant les revenus des banques elles-mêmes, qui gagnent de l’argent, le capital privé et si c’est nécessaire, en dernier ressort, le capital public», a-t-il expliqué à l’Assemblée nationale.
La filiale de Santander, premier établissement ibérique à publier ses comptes du troisième trimestre, a fait état d’un bénéfice net en chute de 83% sur la période, à 11,59 millions d’euros. Handicapée par hausse des coûts de financement, la banque a également vu ses provisions pour créances douteuses grimper à 185,9 millions d’euros, contre 106,2 millions un an plus tôt.