Dans un entretien à L’Agefi suisse, Patrick Odier, le président de Swissbanking, estime le projet Fatca (Foreign Account Tax Compliance Act) de l’administration américaine mérite devrait être amendé. Patrick Odier remarque notamment que «la charge administrative est surdimensionnée par rapport au bénéfice que les Etats-Unis pourraient en retirer. C’est-à-dire que les coûts estimés de cette opération sont largement supérieurs aux recettes fiscales escomptées». Dans ce contexte, «la Suisse a joué un rôle actif dans ce projet, notamment en collaborant avec d’autres gouvernements et au sein d’associations faîtières afin de chercher une solution plus simple. Et contrairement à certains autres Etats – qui ont simplement refusé d’entrer en matière –, la Suisse a un message plus constructif : face à ce que vous recherchez, nous voulons vous proposer une solution simplifiée et pragmatique».
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a mis en garde le public sur son site, le 22 septembre, contre les activités de la société Coachtrader dont le siège est situé à Saint-Martin Belle en France. Cette société propose aux investisseurs français des services d’investissements, notamment de conseil en investissement financier et de gestion de portefeuille pour le compte de tiers portant en particulier sur des opérations sur le marché des changes -Forex- et les CFD.L’AMF signale que Coatchtrader ne dispose pas des autorisations requises pour proposer ce type de services en France. En conséquence, l’AMF recommande aux investisseurs de ne pas donner suite aux sollicitations de cette société et de ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit.Par ailleurs, l’AMF rappelle aux investisseurs de vérifier que l’intermédiaire financier qui propose ou conseille des investissements financiers ou des services d’investissement figure bien sur la liste des établissements financiers autorisés à exercer en France (https://www.regafi.fr).(*) La société dispose d’un site internet : www.coachtrader.com.
La banque suisse va procéder dans sa division de banque de financement et d’investissement (BFI) à des coupes qui représenteront entre 5 et 10% des postes dans les activités de conseil, selon plusieurs de ses cadres cités par Reuters. Ces activités incluent le conseil en fusions/acquisitions par client, pays et secteur.
Les dirigeants européens semblent prêts à accélérer les plans de recapitalisation des seize banques ayant presque échoué aux tests de résistance cet été, selon le quotidien qui cite un responsable français. Cette décision devrait surtout concerner des banques moyennes. Sept d’entre elles sont espagnoles, deux sont allemandes, deux grecques, deux portugaises, une italienne, une chypriote et une Slovène. Il s’agit notamment de l’allemande HSH Nordbank et de l’italienne Banco Popolare. «Il est essentiel que l’on continue à travailler à assurer une recapitalisation suffisante des banques européennes» a hier par ailleurs assuré le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn.
Bank of America a selon le quotidien conclu un accord pour céder un portefeuille de créances de 880 millions de dollars dans l’immobilier commercial avec une décote de 20 à 25% par rapport à la valeur faciale. L’affaire aurait été emportée par un consortium formé par Square Mile Capital Management, Invesco et Canyon Capital Realty Advisors.
Elles sont plus lourdement sanctionnées que certaines homologues depuis l'été sur les marchés d’actions et de crédit. La dette souveraine n’est pas la seule cause.
Le quotidien avance de sources proches du groupe bancaire que la rémunération fixe des cadres dirigeants de Crédit Agricole SA et de ses filiales, CA CIB et Predica notamment va être gelée pour 2012. Le quotidien précise que cette restriction de rémunération concerne environ 1.000 personnes.
Sous la menace d’une dégradation par S&P, l’assureur entend économiser 300 millions d’euros sur 2012-2013. C’est son patron Jean Azéma qui a présenté hier en interne selon le quotidien ce vaste plan de réduction des coûts aux cadres du groupe. «Jusqu’au dernier moment», avance le quotidien, le groupe «aura tenté de rassurer S&P sur sa solidité en lui donnant des gages».
Dans un entretien accordé au magazine suisse, Urs Rohner rejette les appels visant à scinder la banque d’investissement. «Ce serait une fausse solution d’arrêter la banque d’affaires ou de s’en séparer. Le conseil d’administration me soutient dans cette position». Et d’ajouter qu’on «ne peut pas mener des affaires de gestion de fortune globales de cette taille sans avoir une banque d’investissement et opérer sur le marché des capitaux».
La filiale d’Axa dans le Golfe a signé un partenariat de distribution avec Wasilah Insurance en Arabie Saoudite. Surtout présent dans l’assurance des entreprises, le groupe français espère ainsi développer ses lignes d’assurance individuelle (auto, habitation, santé...). Le marché de l’assurance saoudine a connu une croissance de 12% l’an dernier, après 33% en 2009.
Avec un mois d’août en diminution de 11 %, le montant des cotisations collectées sur les huit premiers mois de l’année s'élève à 88,3 milliards d’euros, soit une baisse de 12 % par rapport à la même période de l’année 2010, d’après les chiffres de la FFSA et du Gema. Pour lire la suite: cliquez ici
Crée en 2011, le club des 30-60 regroupe d’anciens dirigeants de compagnies d’assurance et de banques. Composée de 30 membres au maximum, âgés d’au moins 60 ans, l’association a vocation à conseiller les entreprises dans différents domaines tels que la stratégie, la finance ou encore l’actuariat. Par ailleurs, les membres de la structure interviennent également en qualité d’arbitre et de médiateur en cas de conflits, et également de formateur. Dans le cadre de leurs missions, et s’ils sont mandatés par une entreprise, leur rémunération se fait sous la forme d’honoraires facturés généralement à travers une structure juridique. N’ayant plus aucune responsabilité opérationnelle dans ces secteurs, ils n’ont aucun conflit d’intérêt et sont totalement indépendants. Voir le site Internet du Club des 30-60: cliquez ici
Fin août 2011, le volume total des fonds pris en compte dans les statistiques de la Swiss Fund Data SA et Lipper s'élevait à 608.3 milliards de CHF, dont environ 217 milliards de CHF revenant aux fonds suisses destinés aux investisseurs institutionnels. La part de ces derniers représente ainsi 36%, comme en juillet déjà. Sous l’effet de la crise monétaire persistante, de la force du franc et des évolutions boursières négatives, les avoirs administrés ont fléchi durant le mois sous revue de 11.2 milliards de CHF environ ou 2%, moins que ces derniers mois. Le désinvestissement net de quelque 3.4 milliards de CHF va en grande partie au compte de prises de bénéfices dans le domaine des obligations. La catégorie Autres fonds a réalisé une performance de +2 milliards de CHF, les fonds obligataires un plus de 1.1 milliard de CHF. En revanche, fait peu surprenant, les fonds en actions ont enregistré la plus grande perte de valeur avec -10.6 milliards de CHF du fait des marchés des actions en baisse, suivi des fonds stratégiques de placement avec -1.1 milliard de CHF. Le plus d’argent frais a coulé dans les autres fonds pour 258.2 millions de CHF. Les matières premières avant tout ont été recherchées. Les fonds du marché monétaire ont vu de nouveaux afflux à hauteur de 154 millions de CHF. Des fonds obligataires, 2.9 milliards de CHF ont été retirés; ceux en francs suisses notamment ont enregistré des sorties de 1.1 milliard de CHF, les investisseurs prenant ici leurs bénéfices. Les fonds en actions ont vu des sorties nettes de quelque 420 millions de CHF, ce chiffre étant à 550 millions de CHF environ pour les fonds stratégiques de placement.
Les fonds monétaires sont des véhicules qui n’investissent que dans des titres à court terme et sont généralement considérés comme l’un des placements les plus sûrs qui existent. A fin juin, environ 1.100 milliards d’euros étaient placés dans l’un de ces fonds monétaires européens, selon Fitch. Depuis mai, ils ont fait passer leur exposition moyenne à l’Italie d’un peu plus de 2% environ à moins de 1% de l’ensemble de leurs actifs fin août. Fitch précise que ce mouvement a particulièrement affecté les banques italiennes, les fonds ne prêtant plus qu'à moins de trois mois et seulement à deux établissements, Intesa Sanpaolo et UniCredit. Quant à l’Espagne, l’exposition est passée de plus de 3% à nettement moins de 2%. Là aussi, les fonds se sont montrés plus sélectifs, se concentrant sur les banques considérées comme systémiques, c’est-à-dire dont la défaillance affecterait l’ensemble des marchés financiers, à savoir Santander et BBVA. Ils ont également réduit la maturité moyenne de leurs placements, plus de la moitié étant investis au jour le jour. Fitch rappelle que les fonds monétaires européens se sont complètement désengagés de Grèce, Irlande et Portugal depuis 2010. Tandis qu’ils réduisaient leur exposition à l’Italie et à l’Irlande, les fonds ont globalement maintenu leur exposition à l’Allemagne, la France et au Royaume-Uni, selon Fitch. En août, les marchés se sont inquiétés de la décision des fonds monétaires américains de réduire leur financement des banques européennes, dont ils étaient jusqu’ici de grands fournisseurs de liquidités en dollars.
L’enquête sur la fraude chez UBS à Londres se poursuit et la FSA examine actuellement plusieurs cas de «transactions non autorisées» dans des banques opérant à Londres, rapporte The Wall Street Journal. Le régulateur constitue des dossiers sur des individus suspects mais il envisage aussi d’engager des actions contre des établissement qui n’ont pas empêché ces transactions d'être opérées.
Mercredi 21 septembre, Zvi Goffer, un ancien trader israélo-américain de 34 ans surnommé «Octopussy» en raison de ses nombreuses sources d’information, a été condamné par la justice américaine à dix ans de prison pour délit d’initié, rapporte L’Agefi. Dans une autre affaire de délit d’initié, Winifred Jiau, consultant, a été condamné à quatre ans de prison ferme. Au cœur de ces deux affaires des pratiques de délit d’initié de la part de traders et de hedge funds.
Un ancien trader de Goldman Sachs et son père sont accusés de délit d’initié par la Securities and Exchange Commission, rapporte le Financial Times. Spencer Mindlin aurait informé son père, Alfred Mindlin, un comptable, des stratégies de couvertures de la banque américaine liées à un ETF, le SPDR S&P Retail ETF. Cela leur aurait permis, fin 2007 et début 2008, de réaliser 57.000 dollars de gains illicites.
Dans un long article sous le titre «Merci, Bernie Madoff», le Wall Street Journal explique que la SEC est sclérosée comme toute organisation à la fin de son cycle de vie, selon le mot de John Kenneth Galbraith et que l’affaire Madoff aura été salutaire parce qu’elle a permis de remettre en question le régulateur et sa présidente Mary Schapiro, qui est une femme du sérail et n'était donc pas la personnalité qu’il fallait pour changer l’institution.Citant plusieurs exemples, comme l’affaire Becker ou l’escroquerie d’Allen Stanford, ou encore un contrat de location de bureaux de 400 millions de dollars passé sans appel d’offres, le journal estime que Mary Schapiro est trop liée aux catégories qu’elle est censée surveiller pour être efficace.Mais elle a de puissants et acharnés défenseurs. Et puis, il sera difficile de lui trouver un successeur capable de remettre en cause l’institution. Pourquoi pas Robert Khuzami, le nouveau chief enforcement officer que Mary Schapiro a choisi? Il bénéficie d’une critique généralement positive. Ce n’est peut-être pas le choix parfait, mais au moins il possède une qualité qui a fait cruellement défaut à la SEC ces derniers temps : il est efficace.
La Banque cantonale de Zurich (BCZ) est aussi dans le collimateur de la justice américaine, en croisade contre l'évasion fiscale, rapporte L’Agefi suisse. Un porte-parole a confirmé le 21 septembre que l'établissement a appris récemment qu’il faisait l’objet d’enquêtes. La BCZ a été informée par l’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma), a précisé le porte-parole.
L’autorégulation des gérants indépendants n’est plus vendable dans le contexte post-crise financière, estime Jean-Baptiste Zufferey, qui s’exprimait hier lors du salon Invest'11 de Genève, rapporte L’Agefi suisse. Membre du conseil d’administration de la Finma, il milite pour une surveillance ciselée pour les besoins des gérants de fortune indépendants et de leurs clients.Une surveillance systématique des gérants de fortune indépendants (GFI) est incontournable en raison des nouvelles couches de réglementation (directives MIF et AIFM notamment). Les indépendants doivent s’attendre à davantage de dispositions contraignantes à l’avenir, en matière de comportement comme de rémunération, et notamment de rétrocessions.
La Suisse et la Russie adaptent leur convention de double imposition aux critères de l’OCDE, rapporte L’Agefi suisse. La ministre des Finances Eveline Widmer-Schlumpf et son homologue Alexeï Koudrine vont signer l’accord révisé le 24 septembre à Washington en marge du sommet du Fonds monétaire international.Le rendez-vous a été confirmé mercredi par le porte-parole du Département fédéral des Finances Roland Meier. Le nouveau texte sera conforme aux normes de l’OCDE en matière d’entraide administrative.
Un tribunal de New York a récemment débouté les plaignants rassemblés dans une vaste action collective d’actionnaires initiée contre UBS en 2008. La plainte, intentée par la ville de Pontiac, une caisse de pension danoise et un fonds d’investissement allemand, accusait UBS d’avoir menti sur son exposition réelle aux subprimes, avant et pendant la crise de 2008, rapporte Le Temps.La décision a été rendue le 13 septembre dernier. C’est l’issue que craignaient les associations suisses d’actionnaires Deminor et Actares, qui avaient envisagé un temps de se rallier à cette procédure, selon le quotidien. La Cour a renoncé à se prononcer sur le fond des griefs, détaillés sur plus de 400 pages, et a débouté les plaignants sur la base d’une jurisprudence récente.Concrètement, il s’agit de l’arrêt dit Morrison, rendu en mars 2010, dans lequel la Cour suprême des Etats-Unis avait exclu l’accès aux tribunaux américains aux investisseurs ayant acquis des titres sur des places étrangères. Depuis cet arrêt, plusieurs groupes d’investisseurs étrangers ont été déboutés de plusieurs procès civils aux Etats-Unis, notamment contre Toyota, Alstom ou la Société Générale.
L’accord signé mercredi 21 septembre à Berlin entre la Suisse et l’Allemagne prévoit une fiscalisation forfaitaire rétroactive de 34 % du revenu postérieur à 2002 des avoirs en Suisse de résidents fiscaux allemands, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cette quasi-amnistie devrait générer selon les calculs du gouvernement allemand des recettes de l’ordre de 10 milliards d’euros. Cependant, comme cet accord doit obtenir l’aval du Bundesrat (Chambre Haute du Parlement allemand), il n’est pas sûr que l’entrée en vigueur s’effectue comme prévu début 2013.A l’avenir, la Suisse pratiquera un prélèvement à la source d’un montant équivalent à celui du prélèvement libératoire et de l’impôt supplémentaire de solidarité, voire également de l’impôt cultuel, allemands.
La collecte de ce livret défiscalisé, recensé à plus de 60 millions d’exemplaires fin 2010 par la Banque de France, a atteint 2,90 milliards d’euros le mois dernier, selon des chiffres publiés par la Caisse des dépôts et consignations. En juillet, la collecte avait déjà bondi à 2,07 milliards, le chiffre le plus élevé depuis 11 mois.
L’agence a dégradé la note de crédit de sept banques italiennes, dont Mediobanca et Intesa Sanpaolo, au lendemain du déclassement de la note de l’Italie. S&P a également revu en baisse sa perspective, de stable à négative, sur huit autres banques, dont UniCredit. Mediobanca a fait état hier d’une perte nette de 50 millions d’euros au quatrième trimestre de son exercice fiscal en raison de dépréciations liées à son portefeuille de titres de dette grecque (pour 109 millions d’euros) et à sa participation dans Telco (pour 120 millions), le premier actionnaire de Telecom Italia.
L’agence de notation a abaissé les notes de crédit de Bank of America (BoA), Wells Fargo et Citigroup au motif que l’Etat fédéral américain pourrait se montrer réticent à voler au secours de grands établissements bancaires en difficulté. Moody’s a dégradé de «A2» à «Baa1» la note de crédit de BoA. La perspective de long terme reste négative.
Zvi Goffer, un ancien trader israélo-américain de 34 ans surnommé «Octopussy» en raison de ses nombreuses sources d’information, a été condamné par la justice américaine à dix ans de prison pour délit d’initié. Winifred Jiau, consultant reconnu coupable dans une autre affaire de délit d’initié, a été condamné quelques heures plus tard par un autre magistrat à quatre ans de prison ferme. Les deux affaires découlent d’une enquête de grande envergure menée par les autorités américaines contre les pratiques de délit d’initié de la part de traders et de hedge funds.