D’une étude à l’autre, l’impact de Bâle III sur le PIB peut varier de un à huit par rapport aux estimations du Comité de Bâle, du Conseil de stabilité financière ou du FMI, constate l’International Centre for Financial Regulation (ICFR). Cet organisme a donc étudié les hypothèses sur lesquelles les études ont été fondées et identifié quelques-unes des divergences de sensibilité principales concernant quatre ensembles de prémisses.Dans le premier, il s’agit des éléments du régime qui sont supposés être mis en oeuvre dans les modèles, et donc du combien de capital prudentiel les banques auront besoin pour se mettre en conformité.Le deuxième porte sur les stratégies d’ajustement qui seront adoptées par les banques (internalisation du coût ou sa répercussion aux autres agents économiques), en fonction du délai de mise en oeuvre, de la réaction du marché et de la politique monétaire, avec prise en compte de la manière dont ces éléments sont pris en compte dans les différents modèles.En troisième lieu, l’ICFR met en lumière la différence de couverture régionale des différentes études, dans la mesure où les coûts de mise en oeuvre de Bâle III ne seront pas distribués de manière homogène non seulement entre pays industrialisés mais également entre pays industrialisés et pays émergents.Enfin, l'étude réalisée par Stefano Pagliari et Richard Reid prend en compte les avantages découlant de la mise en oeuvre de Bâle III, dans la mesure où certaines études sont allées au-delà les coûts de mise en oeuvre et les ont mesurés en fonction des avantages générés par la nouvelle réglementation.D’une manière générale, l’ICFR souligne qu’il faut être extrêmement prudent dans l’interprétation des résultats. Il souligne aussi que, compte tenu de la dispersion de ces résultats, il faudra éviter que de nouvelles études ne soient utilisées comme prétexte pour retarder l’entrée en vigueur de Bâle III.