Selon l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui organisait une conférence vendredi, il ne faut pas s’attendre à une entrée en vigueur avant janvier 2015 de Solvabilité 2, soit au moins un an de retard sur le calendrier originel, rapporte L’Agefi. L’ACP a néanmoins appelé les assureurs à ne pas ralentir leurs efforts. L’enquête 2012 dite de préparation du marché, dont les résultats ont été dévoilés vendredi dernier, montre notamment que, sur les exigences quantitatives, la gouvernance et le contrôle, et enfin la communication des informations au superviseur, le degré de préparation progresse sensiblement dans les deux premiers piliers. Un point d’achoppement entre l’ACP et le secteur concerne le modèle interne (possibilité de calculer le SCR - capital réglementaire requis - à l’aide d’un modèle propre), précise le quotidien. Le régulateur craint l’attentisme des organismes désireux de déposer une demande d’autorisation.
Le régulateur irlandais - Central Bank of Ireland - a indiqué le 18 octobre que la société Walten Pichler (UK & Luxembourg) qui offre des services d’investissement aux particuliers irlandais n’est pas autorisée à le faire en Irlande en tant qu’entreprise d’investissement.L’autorité irlandaise rappelle qu’il est interdit pour une entreprise d’investissement d’opérer dans le pays, sans son autorisation.
Le European Systemic Risk Board serait en train d’étudier un projet controversé visant à interdire aux gestionnaires de fonds monétaires de renflouer les investisseurs si leur fonds accuse une perte, révèle le Financial Times Fund Management. Seuls deux fonds monétaires ont perdu l’argent des investisseurs. Mais, selon Moody’s, 62 fonds monétaires ont été renfloués par leurs sponsors ou maisons mères pendant la crise financière pour un coût d’au moins 12,1 milliards de dollars.
Ce point d'étape me paraît d'autant plus nécessaire aujourd'hui qu'il est devenu plus difficile. En effet, l'actualité européenne a été riche en rebondissements depuis le début des discussions sur la Directive Omnibus 2. Celle-ci devait initialement adapter Solvabilité 2 à la nouvelle architecture de supervision européenne et introduire des mesures transitoires. Cependant, la discussion du projet a été l'occasion pour les co-législateurs européens membres du « trilogue » - la Commission, le Conseil et le Parlement européen - de proposer de nouveaux dispositifs, sur lesquels un accord n'a toujours pas été trouvé.
A fin septembre 2012, le volume total des fonds de placement recensés dans la statistique de Swiss Fund Data SA et Lipper représentait 709,8 milliards de CHF. Le mois précédent, la valeur comparative se situait encore à 702,4 milliards de CHF. Des quelque 710 milliards de CHF, 277,9 sont revenus aux fonds pour investisseurs institutionnels. «Les fonds bénéficient depuis le début de l’année de l'évolution positive des marchés des actions les plus importants, dont les performances progressent chaque mois ou presque. Leur volume total repose maintenant clairement au-dessus de 700 milliards de CHF. L'évolution de la bourse pourrait se répercuter positivement sur la confiance des investisseurs, parvenant à augmenter leur propension au risque, bien que leur majorité soit toujours dans l’expectative dans leurs engagements en actions. Les désinvestissements constatés dans les fonds du marché monétaire sont un autre indice allant dans ce sens. En périodes incertaines, ces fonds sont utilisés avant tout comme valeur refuge, ce qui semble moins être le cas maintenant», dit en substance Matthäus Den Otter, directeur de la Swiss Funds Association SFA. A titre de comparaison, considérons le développement d’indices choisis: Dow Jones +2,65%, S&P 500 +2,42% et SMI +1.69%. Le franc suisse a progressé de 0,62% par rapport à l’euro. En revanche, il a continué à perdre du terrain envers le dollar US (-1,83%). Les entrées nettes de fonds ont représenté 284,5 millions de CHF en septembre 2012. A l’instar du mois précédent, le plus d’argent frais a été placé dans des fonds obligataires (+2,5 milliards de CHF). au détriment des fonds du marché monétaire enregistrant des désinvestissements massifs (-2,4 milliards de CHF). Durant le mois sous revue, les autres catégories de fonds n’ont pas présenté des modifications importantes.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des neuf premiers mois de 2012 est de 84 milliards d’euros (97,6 milliards sur les neuf premiers mois de l’année 2011). Les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des neuf premiers mois de 2012 s'élèvent à 89,1 milliards d’euros (81,2 milliards sur les neuf premiers mois de l’année 2011). Depuis le début de l’année, l’assurance-vie enregistre une collecte nette négative de 5,1 milliards d’euros. Le mois de septembre enregistre une collecte nette négative de 100 millions d’euros. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1 373,5 milliards d’euros soit une progression de 2 % sur un an.
La banque espagnole va créer avec le spécialiste des paiements Elavon, filiale d’US Bancorp, une société commune pour traiter les paiements par cartes sur le lieu de vente en Espagne. Santander apporte des actifs valorisés 165 millions d’euros à cette structure dont il détiendra 49%. La transaction se traduira par un gain en capital de 123 millions d’euros.
La Société Générale a annoncé la vente de sa filiale grecque Geniki Bank, déficitaire, à Piraeus Bank pour un million d’euros, une transaction qui se soldera par une perte d’environ 100 millions dans ses comptes du troisième trimestre. La banque française a précisé que cette opération, attendue par les marchés depuis plusieurs semaines, n’aurait pas d’impact significatif sur ses ratios prudentiels. La cession intervient au surlendemain de l’annonce par le Crédit Agricole de la vente de sa filiale grecque Emporiki à Alpha Bank. La Société générale et Piraeus Bank étaient entrés en discussions exclusives le 3 octobre. Le groupe bancaire français souligne qu’il investira 444 millions dans Geniki: 281 millions sous forme d’avances converties en capital, et 163 millions en souscrivant des obligations émises par Piraeus Bank.
Commerzbank étudie différentes options pour accélérer la cession des actifs de sa structure de défaisance et les réduire de moitié d’ici à 2016, à 80 milliards d’euros, rapporte Reuters. La deuxième banque d’Allemagne espère ainsi améliorer ses résultats et éviter les dépréciations. Commerzbank a refusé de commenter ces informations.
ING a annoncé qu’il vendait ses filiales d’assurance à Hong Kong, Macao et en Thaïlande à l’homme d’affaires Richard Li, fils de Li Ka-shing, l’homme le plus riche d’Asie, pour 2,14 milliards de dollars (1,64 milliard d’euros) en cash. La transaction doit encore recevoir les autorisations officielles et doit être close au premier trimestre 2013, lit-on dans le communiqué de l’assureur néerlandais.
Moody’s a confirmé la perspective négative attribuée au secteur bancaire allemand. L’agence évoque des pressions sur les marges sur fond de vive concurrence, de croissance limitée du crédit, de récession en Europe et de détérioration de la qualité des actifs.
Le groupe suisse prépare une nouvelle vague de suppressions de postes dans son activité européenne de banque d’investissement. Un effort qui visera le segment actions et les produits de taux. Ces réductions d’effectif concerneront au total 400 postes, soit 10% des employés de front office dans la région, a indiqué Bloomberg. Le bénéfice avant impôt de la banque d’investissement a chuté de 55% au premier semestre.
L’assureur dommages américain a réalisé un bénéfice opérationnel record au troisième trimestre à la faveur d’une hausse des tarifs sur l’ensemble de ses lignes de métiers et d’une forte baisse des pertes liées aux catastrophes naturelles. Le bénéfice net est ressorti à 867 millions de dollars contre 333 millions il y a un an.
La banque a encore provisionné 700 millions de livres pour couvrir les litiges liés à d’anciennes pratiques contestables en matière de commercialisation de polices d’assurance. Ces provisions atteignent au total 2 milliards de livres. Barclays a toutefois précisé que son bénéfice ajusté du troisième trimestre au 31 octobre, qui exclut les provisions PPI, devrait être «globalement en ligne» avec les prévisions des analystes, qui visent un chiffre de 1,7 milliard de livres.
Le géant de Wall Street, très actif dans le trading de matières premières, estime que le cycle haussier du pétrole est arrivé à son terme, mettant fin à des années de recommandations positives. La banque évoque l’augmentation de l’offre de pétrole non conventionnel aux Etats-Unis et au Canada. Goldman Sachs, qui a été l’établissement le plus optimiste des grands analystes du marché, a estimé hier que les contrats longs sur le Brent pourraient rester ancrés autour des 90 dollars le baril. La banque a également revu en baisse sa prévision 2013 pour le baril de Brent pour livraison à court terme de 130 à 110 dollars le baril, contre près de 112 dollars jeudi. Goldman avait été l’un des premiers à pronostiquer le boom des cours du brut en 2003-2008, en pariant sur l’explosion de la demande en Asie. En 2008, il avait fait grand bruit en prédisant un baril à 200 dollars mais la crise économique a fait dégringoler les cours de l’or noir.
Le courtier en assurances, sous LBO depuis 2009 (Astorg et familles fondatrices Gras et Lucas), «lève le voile sur son avenir». Son directeur général François Varagne confie au quotidien que «l’objectif reste bien que Willis prenne 100% du capital». Le courtier anglo-américain détient aujourd’hui 31,8% de Gras Savoye, qui est déjà davantage qu’une participation financière selon François Varagne.
Les négociations salariales ont débuté dans les réseaux bancaires avec BNP Paribas qui a tenu hier sa deuxième réunion de négociation salariale entre syndicats et direction qui a vu la banque proposer non pas une augmentation de salaire, mais la prise en charge d’une partie de la cotisation de base de la mutuelle, équivalent à 176euros net pour tous annuellement, selon le journal. La banque a aussi revu ses propositions de primes. Au lieu d’une prime de 300euros lors de la première réunion, elle s’orientait hier vers un complément d’intéressement allant de 350 à 925euros selon la grille des salaires, à verser fin décembre2012.
SIX Exchange Regulation, le département de SIX Swiss Exchange S.A. chargé de la surveillance et du respect des obligations des émetteurs, a annoncé avoir ouvert une enquête à l’encontre de la société Banque Profil de Gestion S.A. «pour violations éventuelles des dispositions relatives à la publicité événementielle». L’enquête concerne la publication du rapport annuel 2011 le 24 avril 2012.» La durée de la procédure d’enquête est indéterminée, précise SIX Exchange Regulation qui ajoute que le public sera informé de l’issue de cette procédure mais «aucun renseignement ne sera communiqué au cours de l’enquête.
Gérard Mestrallet, le président directeur général de GDF Suez et président de l’association Paris Europlace souligne dans une tribune publiée dans Le Monde du 19 octobre, que «la soumission des revenus de l'épargne à l’impôt sur le revenu, s’ajoutant à la taxation des dividendes et au relèvement des charges sociales sur l'épargne salariale annoncés en juillet, toutes mesures affectant l'épargne investie en actions, va à l’encontre de l’objectif recherché de développement de l'épargne longue». Il demande dans un premier temps «l’abandon de toute rétroactivité pour les mesures fiscales proposées, la suppression de taux excessifs pour la taxation des plus-values et dividendes et une approche plus favorable pour les dispositifs favorisant l'épargne investie par les ménages et les salariés en actions des entreprises».Gérard Mestrallet propose aux pouvoirs publics de calibrer la fiscalité en fonction du couple «durée-risque», un renforcement du financement des entreprises en reconduisant à l’identique, les dispositifs FIP-FCPI, et la mise en place d’instruments de financement en fonds propres des PME, y compris pour accompagner la création de la bourse de l’entreprise et enfin une souveraineté financière préservée. «Les autorités françaises ont d’abord un combat majeur à mener aux plans communautaire et international pour éviter de casser la banque universelle. Au-delà, elles doivent promouvoir un système financier qui assure le financement de la croissance et de l’emploi», souligne-t-il.
La Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) a annoncé hier avoir exclu la société d’investissement EKN Financial Services en raison de nombreuses violations en matière de conformité. La société a également autorisé son directeur général, Anthony Ottimo, à agir en tant que superviseur alors que celui-ci avait été empêché d’exercer à ce titre par la Securities and Exchange Commission (SEC) en juin 2008. De fait, FINRA a exclu Anthony Ottimo du secteur des valeurs mobilières et a interdit l’ancien président de l’entreprise, Thomas Giugliano, d’agir en tant que dirigeant. Ce dernier a été exclu de l’industrie des valeurs mobilières pendant un an et a été condamné à payer une amende de 150.000 dollars. EKN, par l’intermédiaire des deux cadres a également violé de nombreuses règles de la NASD (*)/ FINRA et de la SEC et des lois fédérales sur les valeurs mobilières, dont la lutte contre le blanchiment d’argent (AML). (*) National Association Of Securities Dealers
Le gouvernement a transmis hier soir aux députés un amendement adopté hier par la Commission des Finances de l’Assemblée, rapporte L’Agefi. Le texte qui sera examiné cet après-midi en séance entérine le fait que les plus-values sur les cessions d’entreprises réalisées en 2012 ne seront pas soumises l’année prochaine à l’impôt sur le revenu. Elles seront néanmoins imposables à un taux forfaitaire qui passera de 19% à 24% majoré des cotisations sociales de 15,5%. A partir du 1er janvier prochain, les plus-values réalisées seront comptabilisées dans le revenu imposable mais des exemptions et des abattements seront mis en place pour les entrepreneurs qui cèdent leur entreprise après l’avoir eux-mêmes développée.
Au minimum 90 000 euros. Le collège de l’Autorité des marchés financiers a réclamé à la commission des sanctions une pénalité d’au moins 90 000 euros, à la fois contre la société de droit luxembourgeois Gilaspi et contre son principal actionnaire, Marc Eisenberg, pour non-déclaration de franchissement de seuil, rapporte Les Echos. Durant les années 2009 et 2010, la société Gilaspi aurait par trois fois omis d’indiquer au marché qu’elle avait franchi à la hausse ou à la baisse le seuil des 5% du capital de la société Altran Technologies.
La Securities and Exchange Commssion (SEC), le régulateur américain, vient de soumettre à consultation de nouvelles propositions d’encadrement des produits dérivés, rapporte L’Agefi. La SEC s’est félicitée d’avoir publié voire adopté presque toutes les règles sur les dérivés, dont celles qui identifient les «swap dealers» et celles qui définissent les produits dérivés qui ont l’obligation d'être compensés. Dans le détail, l’autorité fixe la quantité de capital que les utilisateurs de produits dérivés devront détenir. La SEC se propose également d'établir les besoins de collatéral pour les courtiers et les établissements qui traitent des dérivés non compensés.
L’assureur dommages américain a réalisé un bénéfice opérationnel record au troisième trimestre à la faveur d’une hausse des tarifs sur l’ensemble de ses lignes de métiers et d’une forte baisse des pertes liées aux catastrophes naturelles. Le bénéfice net est ressorti à 867 millions de dollars (661 millions d’euros), soit 2,21 dollar par action, contre 333 millions de dollars (79 cents par action) un an auparavant.
La banque a encore provisionné 700 millions de livres sterling (862,65 millions d’euros) pour couvrir les litiges liés à d’anciennes pratiques contestables en matière de commercialisation de polices d’assurance. Ces provisions atteignent au total 2 milliards de livres. Barclays a toutefois précisé que son bénéfice ajusté du troisième trimestre au 31 octobre, qui exclut les provisions PPI, devrait être «globalement en ligne» avec les prévisions des analystes, qui visent un chiffre de 1,7 milliard de livres.
L’homme d’affaires hongkongais Richard Li est proche d’un accord pour acquérir les filiales d’ING à Hong Kong et en Thaïlande pour plus de 2 milliards de dollars (1,53 milliard d’euros), ont confié à Reuters des sources proches des tractations. ING et Pacific Century Group, la société de Richard Li, sont dans la dernière phase de négociations et la transaction pourrait être annoncée dès vendredi, sinon la semaine prochaine.
La banque espagnole Bankinter a publié un bénéfice cumulé sur les neufs derniers mois de 72,3 millions d’euros, en baisse de 51% par rapport à 2011. Son produit net d’intérêts a progressé de 31% sur un an, à 514 millions d’euros.