Les dirigeants de sociétés de gestion britanniques opérant au Royaume-Uni font face à un risque accru d’être poursuivis en justice personnellement pour des activités dont ils n’ont pas connaissance, estime Simon Morris, un avocat spécialisé cité dans le Financial Times Fund Management. Cela fait suite à la lettre «Dear CEO» envoyée par le régulateur britannique, Financial Services Authority, demandant aux dirigeants d’attester personnellement que leur entreprise gère les conflits d’intérêt en conformité avec les règles de la FSA.
Les hedge funds ne sont pas assez transparents en ce qui concerne la restitution d’actifs sous conservation dans l’hypothèse de la défaillance d’un établissement conservateur, rapporte le site Prohedge. De nombreux gestionnaires de fonds sont trop négligents sur ce sujet, considérant bien souvent que les conservateurs ne présentent aucun risque, estime le président d’Odey Asset Management, David Fletcher."Même si le modèle de conservation est plus sûr que le modèle traditionnel de prime brokerage, il n’est pas complétement étanche, que ce soit pour des raisons de fraude ou des problèmes émanant d’autres départements du conservateur. Pensez par exemple aux actifs sous conservation des clients de Lehman, de Peregrine Financial et de MF Global», souligne David Fletcher. Les actifs ségrégés des clients ont souvent été utilisés par les banques comme du collatéral pendant les périodes de crise et le prêt d’actifs constitue également un sérieux défi pour les gérants qui voudraient récupérer leurs fonds dans une période de stress. «Ne pas avoir accès à des actifs pendant plusieurs mois serait destructeur pour la plupart des hegde funds. Le plus gros risque de contrepartie que nous avons est celui envers notre conservateur mais dans le même temps, c’est celui qui a la plus faible probabilité de se produire», ajoute David Fletcher. David Fletcher estime ainsi que gestionnaires de fonds et conservateurs devraient collaborer plus étroitement pour mieux protéger les actifs des clients dans le cadre d’accords de conservation. Si la conclusion de tels accords n’est pas possible, les autorités de tutelle devraient envisager des réponses claires dans le cas d’une défaillance de conservateur et ne pas laisser les problèmes entre les seuls liquidateurs.
BlackRock a envoyé aux régulateurs une lettre présentant ses propositions à la réforme des fonds monétaires, rapporte l’agence Bloomberg.Dans son exposé au Financial Stability Oversight Council, BlackRock estime qu’une valeur liquidative flottante ne protégera pas les investisseurs en cas de demandes de retraits massifs et que l’exigence de capitaux supplémentaires détruirait le produit. BlackRock propose une commission de 1% sur les retraits durant les périodes où la liquidité tombe en dessous d’un certain niveau.
La banque américaine Morgan Stanley qui a mené l’introduction en Bourse de Facebook, a écopé d’une amende de 5 millions de dollars de la part de l’Etat du Massachussetts pour avoir donné aux analystes des informations chiffrées qui n'étaient pas disponibles pour l’ensemble des investisseurs, rapporte L’Agefi. La SEC est également en train de mener son enquête, précise le quotidien.
Le comité permanent chargé d'évaluer les mesures fiscales du gouvernement concernant l'écologie, un outil promis lors de la conférence environnementale en septembre, débute ses travaux ce mardi, a indiqué le 17 décembre le ministère de l’Ecologie.Ce comité permanent, réunissant différents acteurs (Etat, associations, syndicats, entreprises, collectivités), se réunira à un rythme trimestriel, avec deux rendez-vous importants: la loi de finances et un rapport annuel, a expliqué à l’AFP son président, l'économiste du climat Christian de Perthuis.
Malgré les réformes, l’ensemble des régimes de retraite affichait encore, l’an dernier, un besoin de financement de 14 milliards d’euros, rapporte Les Echos. Si rien n'était fait d’ici à la fin du quinquennat, le déficit atteindrait 18,8 milliards en 2017. Le Conseil d’orientation des retraites vient de finaliser ces projections, qui englobent les 35 régimes obligatoires, qu’ils soient de base ou complémentaires, qu’ils concernent les salariés du privé, les indépendants ou les fonctionnaires. Ces chiffrages seront examinés demain par les 39 membres du Conseil, partenaires sociaux, parlementaires, experts, etc. Ils serviront de base à la réforme promise par François Hollande pour l’année prochaine.
Harvest Global Investments (HGI) fait partie d’une liste de neuf sociétés ayant obtenu le mois dernier le statut d’investisseurs institutionnel étranger qualifié (QFII) auprès de l’autorité des marchés chinoise (CSRC), rapporte Asian Investor. Cette augmentation est liée à l’assouplissement de la réglementation, avec notamment un abaissement des barrières à l’entrée pour les sociétés de gestion.Les autres établissements financiers ayant obtenu le statut de QFII le mois dernier sont APS Asset Managaement, : JP Morgan Asset Management Taiwan; Aegon USA Investment Management; CDH Investment Advisory; Skandinaviska Enskilda Banken AB; Greystone Managed Investments; Uni-President Asset Management Corporation; et Daiwa SB Investments. A fin novembre, la CSRC avait accordé 201 licences QFII. Au total, 36 milliards de dollars de quotas QFII ont été attribués à 165 détenteurs de licences.
Un accord avec les républicains semble à portée de main, rapporte L’Agefi, après les propositions formulées hier par Barack Obama qui, de surcroît, ne constituent pas sa dernière offre. Le président démocrate propose désormais de prolonger les exonérations d’impôts pour tous les contribuables, excepté ceux dont le revenu annuel est égal ou supérieur à 400.000 dollars, contre un seuil de 250.000 dollars jusque-là. Cela dit, pour leur part, les républicains rejettent toute hausse d’impôts pour les revenus inférieurs à un million de dollars. Le président a aussi fait un pas en direction de ses adversaires politiques : la part qu’il souhaite accorder à la hausse des revenus fédéraux dans le plan à 10 ans de réduction du déficit budgétaire est désormais de 1.200 milliards de dollars de recettes supplémentaires contre 1.400 milliards précédemment.
Deux anciens gérants de hedge funds ont été reconnus coupables de délit d’initié aux Etats-Unis, rapporte le Financial Times. Il est reproché à Anthony Chiasson, co-fondateur de Level Global, et Todd Newman, un ancien gérant de Diamondback Capital, d’avoir négocié des actions de Dell et Nvidia après avoir obtenu des informations secrètes sur les résultats de ces sociétés par le biais d’un cercle d’amis. Ce sont les 70ème et 71ème individus reconnus coupables de délit d’initié depuis octobre 2009 outre-Atlantique.
American International Group a retiré 6,45 milliards de dollars (4,89 milliards d’euros) de la cession de sa participation résiduelle dans son ex-filiale AIA Group, l’assureur américain sortant ainsi totalement du capital d’une société qu’il avait contribué à fonder il y a près d’un siècle. Les 13,69% d’AIG restants dans AIA, soit 1,65 milliard d’actions, ont été cédés au prix unitaire de 30,30 dollars de Hong Kong, un prix situé dans le haut de la fourchette fixée par AIG, entre 29,65 et 30,65 dollars de Hong Kong.
Les créances douteuses des banques espagnoles ont une nouvelle fois augmenté en octobre, alimentant les inquiétudes concernant la santé du secteur qui pourrait recevoir jusqu'à 41 milliards d’euros d’aide de l’Union européenne. Selon les données de la Banque d’Espagne, ces créances atteindraient 189,6 milliards d’euros en octobre, soit 11,2% de l’ensemble du portefeuille de prêts des banques. Cela représente une augmentation de 7,4 milliards d’euros par rapport à septembre, quand ce taux s'établissait à 10,7%.
Le Trésor américain envisage de vendre les actions qu’il possède dans les deux tiers des banques ayant bénéficié des fonds prêtés par l’Etat dans le cadre du plan TARP (Troubled Asset Relief Program) et dont il ne s’est pas déjà désengagé, a rapporté le Wall Street Journal. Ce programme, mis en place après la crise financière de 2007-2008, a mobilisé l’argent public pour venir en aide aux banques et constructeurs automobiles américains. L’Etat américain dispose toujours d’actions de 218 banques.
Le président de la BCE a salué l’accord sur l’union bancaire qui, selon lui, contribuera à restaurer la confiance dans le secteur bancaire de la zone euro. Le mécanisme de supervision unique «contribuera à raviver les prêts interbancaires et les flux de crédit transfrontaliers, avec des effets tangibles sur l'économie réelle», a déclaré Mario Draghi lors d’une audition au Parlement européen.
La banque américaine, qui a mené l’introduction en Bourse de Facebook, a écopé d’une amende de 5 millions de dollars de la part de l’Etat du Massachussetts pour avoir donné aux analystes des informations chiffrées qui n’étaient pas disponibles pour l’ensemble des investisseurs. Mais cet accord ne signifie pas la fin des ennuis pour Morgan Stanley dans cette affaire. La SEC est en train de mener son enquête.
L’organisme de tutelle des mutuelles des Etats-Unis poursuit à nouveau JPMorgan Securities et Bear Stearns pour des valeurs mobilières adossées à des créances hypothécaires qui auraient été vendues à des mutuelles et les auraient plongées dans la faillite. La National Credit Union Administration (NCUA) avait déjà porté plainte contre JPMorgan pour le même motif en juin 2011. L’affaire est en attente de jugement.
L’assureur vient d’acquérir l’ensemble immobilier le « Sequana », développant 19.940 m² de bureaux au 83-93, quai Panhard et Levassor, dans le 13ème arrondissement parisien. Construit en 2005, le « Sequana » se situe au sein de la ZAC Rive Gauche, le nouveau quartier d’affaires parisien, à proximité immédiate de la Bibliothèque François Mitterrand. BNP Paribas Real Estate est intervenu comme conseil.
Le fonds de restructuration bancaire espagnol a dévoilé une valorisation négative pour trois banques renflouées par l’Etat, respectivement -3,09, -6,67 et -6,34 milliards d’euros pour NCG Banco, Catalunya Banc et Banco de Valencia. La valorisation de Bankia n’a pas été publiée par le Frob, qui a reçu la semaine dernière 40 milliards de fonds européens pour redresser le secteur bancaire.
L’absorption de ses filiales Banesto et Banif se traduira par la fermeture de 15% des agences du groupe en Espagne d’ici à 2015 et 10% de baisse des coûts.
Le régulateur bancaire allemand a demandé à 36 banques de lui fournir d’ici un an des plans de restructuration qui pourraient être mis en œuvre rapidement en cas de difficultés. La BaFin ne publiera pas les noms des établissements concernés mais Deutsche Bank, Commerzbank, Hypovereinsbank, DZ-Bank ainsi que les grandes banques régionales font partie du lot.
Jean-Michel Riou, directeur de Coface pour l’Europe de l’Ouest et la France, décrit un contexte favorable pour l’assurance crédit et table, «très logiquement» selon le quotidien sur «une remontée des prix pour 2013», sans en préciser l’ampleur attendue. Recentré sur cette activité, le groupe souhaite selon le quotidien «mettre les bouchées doubles sur le plan commercial en Europe».
Didier Bonneau est depuis toujours sensible aux problématiques du développement durable. Cette sensibilité semble d'ailleurs avoir servi de fil conducteur à sa carrière « Avant d'entrer dans le secteur de la protection sociale, j'ai travaillé pendant 20 ans dans un grand groupe international, précise-t-il.
La première banque de Dubai, Emirates NBD, a soumis l’offre la mieux-disante pour reprendre les activités de détail de BNP Paribas en Egypte, dans le cadre d’une transaction qui rapporterait de 400 à 500 millions de dollars (304-380 millions d’euros) à la banque française, a rapporté Reuters de trois sources informées. La banque centrale égyptienne doit encore examiner les termes de l’offre avant d’approuver la transaction.
L’assureur vient d’acquérir l’ensemble immobilier «Le Sequana», développant 19 940 m² de bureaux au 83-93, quai Panhard et Levassor, dans le 13ème arrondissement parisien. Construit en 2005, «Le Sequana» se situe au sein de la ZAC Rive Gauche, le nouveau quartier d’affaires parisien, à proximité immédiate de la Bibliothèque François Mitterrand. BNP Paribas Real Estate est intervenu comme conseil.
Le marché « First Quotation Board » à la Bourse de Francfort, assimilable au marché libre parisien, a fermé ses portes vendredi soir en raison de la présence avérée d’escrocs sur ce marché, rapporte Les Echos. L’opérateur boursier allemand Deutsche Börse, à l’origine de cette décision, va contraindre environ 300 valeurs cotées sur cette plate-forme non réglementée à migrer vers un segment plus exigeant en termes de transparence, l’Entry Standard, ou bien à quitter les marchés.
La Lituanie deviendra le douzième pays membre de l’Union européenne à adopter la taxe sur les transactions financières (TFF, a indiqué le 14 décembre le nouveau Premier ministre social-démocrate lituanien Algirdas Butkevicius.Algirdas Butkevicius a précisé devant la presse avoir promis au commissaire européen aux Affaires fiscales Algirdas Semeta, en visite à Vilnius, que son gouvernement de centre gauche prendrait en janvier une décision formelle dans ce sens. «Le gouvernement en discutera au début de janvier et je suis convaincu que cela sera décidé», a déclaré Algirdas Butkevicius, investi jeudi par le Parlement à la tête de l’exécutif après la victoire de son parti aux législatives d’octobre, perdues par la coalition sortante de centre droit.Onze pays européens ont jusqu’ici adhéré à cette initiative qui vise à faire contribuer les banques à l’effort général face à la crise. Le Parlement européen y a donné mercredi son feu vert, malgré les incertitudes entourant l’affectation des fonds récupérés. La France, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l’Autriche, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la Slovaquie et l’Estonie sont les premiers signataires de cette coopération renforcée.