La Commission européenne défend dans les colonnes des Echos ses propositions sur la mise en place d’une taxe sur les transactions financières (TTF) dont le principe a été accepté par 11 pays européens, entre autres la France et l’Allemagne. La Commission estime par exemple que son texte prévoit déjà de contrer l'éventualité d’un exode massif évoqué par les professionnels. Notamment par le principe de résidence de la société de gestion ou de l'établissement financier impliqué par cette transaction. « Si une banque suisse achète des actions d’une entreprise d’un pays, même s’il est non participant auprès d’une banque française, la taxe est due par la banque française mais aussi par la banque suisse. Cela rend peu intéressant la délocalisation », explique Rolf Diemer, chef d’unité à la Commission européenne. Ensuite par le principe d'émission qui a été ajouté par rapport à la première version du projet de taxe il y a un an. Ainsi seront taxées toutes les opérations qui concernent un émetteur dont le siège social est dans un des 11 pays. Par exemple, si une banque chinoise achète des actions Total à une banque japonaise, chacune devra payer une taxe de 0,1 % sur la transaction. « Ces banques ne renonceront pas à négocier avec les entreprises européennes, sinon c’est se priver des grands leaders mondiaux », estime la Commission qui ajoute que des articles « anti-abus » ont été introduits.
La députée au Parlement européen Sharon Bowles a déposé un amendement à la directive Prips sur la distribution des produits d’investissement de détail qui propose la création d’une calculette en ligne afin de permettre aux investisseurs de connaître la valeur de leurs fonds après frais et commissions, rapporte Money Marketing.Présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Sharon Bowles a pris l’initiative de cet amendement après avoir été approchée par le groupe de pression True and Fair Campaign qui milite pour la transparence des frais et commissions des fonds.Une calculette de ce type existe déjà aux Etats-Unis et il est envisagé de la mettre à disposition sur le site internet de l’Association européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma).
L’Agefi rapporte que John Paulson, l’investisseur américain, dont la fortune est estimée par le magazine Forbes à 11,2 milliards de dollars, a envisagé de renoncer sa nationalité américaine à la faveur d’un exil vers Porto Rico pour échapper à la loi fiscale des Etats-Unis, selon des sources concordantes.
Mary Jo White qui prend la relève de Mary Schapiro à la tête de la Securities Exchange Commission a, hier, devant la Commission bancaire du Sénat, donné des gages d’intransigeance, rapporte L’Agefi. Elle entend s’attaquer de manière agressive aux fautifs et prévenir les pratiques malhonnêtes et illégales a-t-elle expliqué. Tout en se gardant de rentrer dans les détails, Mary Jo White a indiqué aux sénateurs que sa feuille de route contiendrait en bonne place les enjeux liés à la structure de marché (trading haute fréquence, algorithmes, dark pools). Elle a également pointé du doigt l’importance d’une étude attentive de l’impact économique de toute nouvelle régulation, et cela, «dès le commencement».
Les sénateurs vont étudier ce soir en commission le projet de réforme bancaire, rapporte L’Agefi. Parmi les premiers amendements déposés hier, figurent certains visant à clarifier ou élargir les pouvoirs des régulateurs, notamment ceux de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Elle serait notamment autorisée à suspendre les souscriptions-rachats des organismes de placements collectifs (Sicav, FCP, etc) pour éviter qu’en cas de baisse brutale de la valeur ou de perte de liquidité des fonds, certains épargnants restent bloqués.Le règlement de l’AMF pourrait aussi prévoir que les opérateurs de marché aient des mécanismes destinés à traiter des volumes élevés d’ordres, une structure tarifaire qui décourage l’annulation des ordres, ainsi que des coupe-circuits. D’autres amendements souhaitent encadrer plus largement le trading à haute fréquence, indique le quotidien.
Oppenheimer & Co, filiale d’Oppenheimer Holdings et qui n’est pas liée à Oppenheimer Funds, accepte de payer 2,8 millions de dollars pour obtenir l’arrêt des poursuites entamées par la SEC sur une affaire de gonflement frauduleux de la valorisation d’un fonds de private equity en 2009. La société va également payer plus de 130.000 dollars au régulateur du Massachusetts, qui avait aussit intenté une action.
L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) a publié le 11 mars les commentaires à sa consultation sur les indices financiers lancée le 11 janvier dernier et suscitée notamment par le scandale du Libor. Plus d’une cinquantaine de réponses ont été reçues par l’organisation internationale qui compte présenter ses recommandations finales dans les prochains mois.
Le groupe bancaire britannique, dont l’Etat détient 39% du capital, a fait part lundi de la cession de 20% du capital de la société d’investissement St James’s Place. Cette opération rentre dans le cadre de ses efforts de restructuration et vise à simplifier la structure de la société et à concentrer son activité sur la clientèle.
Le conseil a décidé de coopter Thierry Francq et Delphine d’Amarzit en tant que membres du conseil d’administration, afin de pourvoir au remplacement d’Olivier Bourges et Hervé de Villeroché, démissionnaires. Cette décision a pris effet lundi. Leur nomination définitive sera proposée à la prochaine assemblée générale.
Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, a bénéficié l’an dernier d’une rémunération de 2,87 millions d’euros (et touché effectivement 1, 93 million d’euros). Ce package qui comprend les salaires fixe et variable, les jetons de présence et avantages en nature est en hausse de 42 % par rapport à l’exercice précédent. Jean-Laurent Bonnafé était alors directeur général délégué, avant d’être promu le 1er décembre 2011. Son salaire fixe, qui n'était que de 820.000 euros en 2011, a été porté de 1,05 million d’euros à 1,25 million d’euros le 1er juillet dernier. Sa rémunération totale a quant à elle progressé de 31%, pour atteindre 3,18 millions d’euros. Elle comprend une enveloppe de rémunération à long terme passée de 399.000 euros en 2011 à 311.000 euros en 2012. Ce mécanisme réservé aux mandataires sociaux du groupe est lié à la performance du cours de Bourse de BNP Paribas. Jean-Laurent Bonnafé a également négocié avec la banque une révision de ses droits éventuels en cas de départ du groupe, dans une convention signée le 25 janvier dernier qui sera soumise à l’assemblée générale.
Crédit agricole S.A. signera la cession du courtier Cheuvreux à Kepler Capital Markets le 22 mars et prend à sa charge un plan de restructuration de la filiale à hauteur de 100 millions d’euros, a déclaré à Reuters une source proche du courtier actions. La valeur de l’opération devrait ainsi être négative à hauteur de 70 millions pour la banque verte, a-t-elle ajouté. CASA avait prévenu au troisième trimestre que la cession de Cheuvreux se traduirait par une charge exceptionnelle de 181 millions d’euros, sans donner davantage de détails. «Ce montant atteint en réalité 192 millions d’euros. Il y a la perte de Cheuvreux au titre de 2012, soit 92 millions, et 100 millions pour la restructuration qui interviendra cette année», a expliqué la source. La somme prévue dans le plan de restructuration servira notamment à financer 290 départs au sein de Cheuvreux en France, une structure qui compte près de 360 personnes.
La Commission de régulation bancaire chinoise pourrait interdire à certaines banques de poursuivre leurs activités de gestion de fortunes si elles échouent à améliorer la qualité et la transparence de leurs produits (« wealth management products ») qui sont utilisés comme relais de la finance de l’ombre en Chine, selon le China Securities Journal qui ne cite pas de source.
Les prêts octroyés par la banque chinoise Industrial and Commercial Bank of China au secteur de l’industrie des services a atteint 1.100 milliards de yuans (136 milliards d’euros) à la fin de l’année 2012, soit une hausse de 41% sur un an, selon le quotidien qui est publié par la Banque Populaire de Chine (PBOC).
Des fonds d’investissement Blackstone, Lone Star et Starwood Capital ont manifesté leur intérêt pour racheter tout ou partie d’Eurohypo, la branche immobilière de la Commerzbank, dans le cadre d’une opération estimée à 5 milliards de livres (5,72 milliards d’euros), selon le quotidien qui cite des sources proches du dossier. Barclays serait chargée de l’opération. La valorisation de 5 milliards de livres représente la valeur nominale des prêts d’Eurohypo au Royaume-Uni. Une cession n’est toutefois pas la seule option envisagée, la banque allemande préférant conserver ses créances jusqu'à leur terme plutôt que les céder avec une forte décote.
Dans un entretien accordé au journal, l’ancien vice-président de la Réserve fédérale américaine (Fed) et actuel membre de la Banque d’Angleterre (BoE), Donald Kohn, estime que RBS et Lloyds Banking Group, dont l’Etat britannique reste actionnaire à 83% et 40% depuis leurs sauvetages en 2008 et 2009, ont besoin d’«un chemin clair et crédible» vers le retour à un actionnariat privé.
Les premiers amendements déposés sur la loi bancaire débattue aujourd’hui modifient peu, en revanche, le principe de séparation des activités des banques.
Crédit agricole S.A. signera la cession du courtier Cheuvreux à Kepler Capital Markets le 22 mars et prend à sa charge un plan de restructuration de la filiale à hauteur de 100 millions d’euros, a déclaré à Reuters une source proche du courtier actions. La valeur de l’opération devrait ainsi être négative à hauteur de 70 millions pour la banque verte.
Madrid n’a pas l’intention de fusionner les trois banques espagnoles nationalisées, a déclaré lundi le ministre de l’Economie Luis de Guindos, alors que l’Union européenne impose au gouvernement de les privatiser d’ici 2017. Selon Reuters, l’Espagne envisageait une fusion, partielle ou totale, entre Bankia et Catalunya Banc à la suite de l'échec d’une procédure de vente de cette dernière.
La Grande-Bretagne pourrait contraindre ses banques à séparer leurs activités de détail de leurs activités d’investissements, si l’une d’entre elle ne respecte pas les nouvelles règles élaborées pour protéger les contribuables, ont dit lundi un groupe de parlementaires. La commission parlementaire sur la Réforme bancaire a également déclaré que le régulateur britannique devait obtenir le pouvoir de déterminer dans quelle mesure les banques peuvent exploiter leur capital pour réaliser des investissements et des prêts.
La Commission sud-coréenne des services financiers (FSC) a autorisé fin février l’introduction des ETF synthétiques sur le marché coréen, rapporte la presse locale.Les premiers ETF synthétiques pourraient être lancés dans le courant du premier semestre.
A en croire la Réserve fédérale, une crise financière comme celle de 2008 ne pourrait plus survenir aux Etats-Unis, rapporte Les Echos. Les banques sont désormais suffisamment armées pour surmonter des conditions économiques extrêmes, telles un chômage à 12 % et une chute des actions de 50 %. Sur les dix-huit plus grands établissements américains, 17 ont passé avec succès les «stress tests» de la Fed. Seul Ally Financial, encore sous tutelle de l’Etat, sombrerait dans la faillite.
L’ex-gérant allemand de hedge funds Florian Homm, recherché depuis cinq ans par la justice américaine, a été arrêté, le 8 mars, par la police italienne à Florence, selon un communiqué du FBI, rapporte Les Echos. L’homme est accusé d’avoir « orchestré une manipulation de marché destinée à améliorer artificiellement les performances de ses fonds, une fraude qui a provoqué au moins 200 millions de dollars de pertes à des investisseurs partout dans le monde ». Selon le FBI, l’homme âgé de cinquante-trois ans est le fondateur et l’ancien directeur des investissements d’Absolute Capital Management, un conseil en investissement basé dans les îles Caïmans et qui a géré neuf « hedge funds » de 2004 jusqu’en septembre 2007.
Le gestionnaire activiste allemand Florian Homm a été arrêté ce week-end lors d’une visite au musée des Offices à Florence, apparemment sur un renseignement fourni par un agent du FBI en poste au consultat américain de Milan, rapporte Die Welt. L’Allemand, qui dirigeait la société de gestion alternative Absolute Capital Management, aurait escroqué ses clients de plusieurs centaines de millions d’euros et la SEC lui réclame 56 millions de dollars pour des infractions à la loi sur les valeurs mobilières. Il risque d’être extradé aux Etats-Unis.
La banque irlandaise souhaite retarder voire annuler la vente de sa filiale d’assurance vie et d'épargne retraite, ont confié des sources au Sunday Business Post. Cette opération est imposée par la réglementation européenne sur les aides d’Etat. L'établissement serait inquiet d’assister à une cession avec une décote trop importante, qui affecterait son plan de retour aux bénéfices.
John Byrne, responsable du redressement de l’assureur auto Geico à la fin des années 1980, est décédé à l'âge de 80 ans. Warren Buffett, qui a repris le groupe en deux phases, l’avait loué pour sa «brillance managériale». Après son passage chez Geico, John Byrne avait rejoint White Mountain Insurance Group.
Le réassureur se porte au chevet de la foncière cotée MRM, dont il prend le contrôle par augmentation de capital, en précisant déjà la stratégie à suivre