L’Autriche va négocier la levée du secret bancaire pour les résidents étrangers détenteurs d’un compte sur son sol, comme le lui demande l’Union européenne, a déclaré le 9 avril le chancelier social-démocrate Werner Faymann."Nous sommes prêts à négocier sur l'échange automatique d’informations exigée par l’Union européenne. Jusqu’ici nous n’avons transmis des données que dans les cas de soupçons fondés, c’est trop peu. Dans la lutte contre la fraude fiscale, nous devons agir plus vite et plus fort», a-t-il déclaré à l’issue du conseil des ministres. Les discussions portent sur l'échange automatique de données bancaires de résidents de l’Union européenne détenteurs d’un compte en Autriche.Mais le secret bancaire, inscrit dans la Constitution, devrait être préservé pour les Autrichiens, a-t-il ajouté. «Nous ne sommes pas un paradis fiscal», a-t-il dit mardi, estimant toutefois que le classement de l’Autriche, en 17ème position, dans le palmarès des paradis fiscaux établi par le réseau «Tax Justice Network», est loin d'être satisfaisant.L’Autriche, ainsi que le Luxembourg, sont les deux seuls pays de l’Union européenne à refuser, au nom du secret bancaire, de transmettre automatiquement des informations sur les comptes de résidents de l’Union sur son sol, au nom du secret bancaire.De leur côté, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Italie ont écrit à la Commission européenne pour demander un échange automatique d’informations bancaires au sein de l’Union européenne, comme l’a annoncé hier le ministre français de l’Economie, Pierre Moscovici, à l’Assemblée nationale, selon l’AFP."Ce matin, j’ai signé avec mes homologues allemand, britannique, italien, espagnol une lettre à la Commission européenne pour qu’il y ait un Fatca européen, pour que ce soit appliqué dans toute l’Union et en particulier en France», a déclaré le ministre en réponse à une question de la députée Europe-ecologie-Les Verts (EELV) Barbara Pompili.