Des paradis fiscaux comme les îles Bermudes ou les îles Caïman coopéreront plus étroitement avec la Grande-Bretagne et quatre autres Etats européens, dont la France, pour combattre l'évasion fiscale, a annoncé le 2 mai dans un communiqué le ministre britannique des Finances, George Osborne.Plusieurs territoires britanniques d’outre-mer, les Bermudes, les Caïmans, les îles Vierges, Anguilla, Montserrat, les îles Turques-et-Caïques et l'île de Man, devront désormais fournir automatiquement des précisions sur les propriétaires de comptes bancaires. Il a précisé que Gibraltar avait pris les mêmes engagements.Détaillant les efforts consentis par ces territoires, il a expliqué qu’ils avaient «accepté de partager automatiquement des informations, de manière bilatérale avec le Royaume-Uni et multilatérale avec les pays du G5 (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Espagne)». Selon cet accord, ces cinq pays vont recevoir automatiquement «les noms, adresses, date de naissance» de leurs contribuables détenant des comptes ainsi que «les numéros de compte, leur solde et le détail des versements effectués», a précisé M. Osborne. Le partage de ces informations concernera également les trusts, entités qui permettent de masquer l’identité des détenteurs de fonds dans ces paradis fiscaux.Les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey, autres centres financiers offshore majeurs, ne sont en revanche pas concernés. Les deux centres offshore ont accepté de communiquer avec le Royaume-Uni mais n’ont pas étendu cette mesure aux autres pays. George Osborne a précisé que Guernesey avait «exprimé un intérêt clair» pour étendre la diffusion de ses informations aux pays du G5.