Le nombre et le rythme des changements de réglementation constituent le principal défi auquel sont confrontés les gestionnaires de patrimoine, selon la 17ème édition du World Wealth Report 2013. La complexité et le manque d’uniformité, l’augmentation des coûts liés à la mise en conformité et le retentissement négatif des changements sur l’expérience client sont à l’origine des difficultés rencontrées par les gestionnaires de patrimoine. De nombreuses entreprises effectuent des investissements tactiques pour répondre à ces évolutions, mais elles devront prendre des décisions plus stratégiques pour réussir leur transformation et se développer, tout en limitant l’impact des changements sur les clients.Les entreprises implantées dans plusieurs pays éprouvent des difficultés à offrir des services compatibles avec toutes les réglementations. Certaines grandes entreprises pourront choisir de quitter certains marchés en raison du coût ou de la complexité de leur mise en conformité, tandis que les petites et moyennes entreprises peineront à surmonter ces difficultés en raison de leur manque de moyens. Le rapport indique que les grandes entreprises, en particulier les leaders du marché qui jouissent d’une solide réputation, seront mieux à même de limiter les impacts négatifs de l'évolution réglementaire sur les clients et de rentabiliser leurs investissements dans la mise en conformité, tout en continuant à investir dans d’autres domaines stratégiques.Les gestionnaires de patrimoine devront investir dans le domaine pendant de nombreuses années, ce qui aura un impact continu sur le rapport coûts/résultat déjà élevé et sur leur rentabilité. Les coûts de mise en conformité sont liés aux investissements dans l’expertise juridique, ainsi que dans l’infrastructure technologique, mais les gestionnaires de patrimoine subissent également une perte de chiffre d’affaires en raison d’une baisse de la productivité des conseillers. En outre, le non-respect des réglementations génère un ensemble de coûts pour l’entreprise qui doit s’acquitter d’amendes et de frais juridiques et préserver sa réputation. Le World Wealth Report recommande aux gestionnaires de patrimoine d’utiliser la technologie comme un levier leur permettant de réduire le coût des services, surtout lorsque les clients souhaitent gérer leurs avoirs en ligne et intervenir eux-mêmes.Selon le World Wealth Report, les gestionnaires de patrimoine devront tout particulièrement veiller à limiter les répercussions des évolutions juridiques sur l’expérience client : les gestionnaires de patrimoine doivent collecter un volume croissant d’informations et de documents auprès de leurs clients, en particulier lors du processus d’intégration de nouveaux comptes, tout en disposant de moins de temps pour répondre à leurs besoins.De nombreux changements de réglementation ont une incidence sur les modèles d’exploitation et de génération de chiffre d’affaires traditionnels, ce qui oblige les gestionnaires de patrimoine à réévaluer les éléments de leur offre, y compris les segments de clients qu’ils servent et les marchés sur lesquels ils choisissent d’opérer. Certaines entreprises pourraient ainsi être amenées à se repositionner vers le haut de gamme pour améliorer leurs résultats ou à se retirer complètement du marché, ce qui aboutirait à une consolidation du marché et/ou à une offre de services plus restreinte pour certains particuliers fortunés.
Le gouvernement suédois a placé avec succès 260 millions d’actions de Nordea, la première banque nordique, à la faveur d’une privatisation partielle qui lui rapporte 19,5 milliards de couronnes (2,27 milliards d’euros). La cession de cette tranche de 6,4% du capital de Nordea s'était effectuée au prix unitaire de 75 couronnes, soit une décote de 4,8% par rapport au cours de clôture de mardi. A la Bourse de Stockholm, le titre Nordea perdait 4% à 75,6 couronnes dans la matinée.
Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale, a réaffirmé son intérêt pour la Russie, un « marché cœur » où le groupe bénéficie d’une présence historique (depuis 1989). Faisant référence à l’inculpation du directeur général de sa filiale locale, Rosbank, « c’est un cas individuel qui ne change en rien notre stratégie », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au siège de la filiale à Moscou. La réorganisation des activités locales du groupe commence d’ailleurs à porter ses fruits : le coefficient d’exploitation, qui s’élevait à 72,9 % pour la Société Générale en Russie fin 2012 est tombé à 69 % au premier trimestre de cette année. Le résultat net est pour sa part de 39 millions d’euros, contre 3 millions un an auparavant. Enfin, le ROE de 12 % à la fin du premier trimestre 2013 devrait atteindre au moins 15% en 2015.
Cité par L’Argus de l’assurance, le président de la troisième mutuelle santé française indique être en quête de partenaires afin de «booster» le développement. Mandaté par le conseil d’administration, le directoire devrait livrer à la rentréeune palette de prétendants parmi les mutuelles45 et les groupes de protection sociale.
Danske Bank vient d'être contrainte par sa tutelle à durcir le calcul de ses actifs pondérés du risque, jugé trop laxiste, et à muscler ses fonds propres
La banque centrale indienne prévoit de publier dans les deux prochaines semaines un compte-rendu de discussions qui proposent des changements drastiques dans le paysage bancaire du pays, indique le journal qui cite des sources officielles. Parmi les propositions, une consolidation du secteur qui se réduirait à deux ou trois gros établissements, des licences spécifiques, et l’installation de plus petites banques.
Le lancement du mécanisme unifié de supervision bancaire dans la zone euro, première étape vers l’union bancaire, risque d'être différé de trois mois, de juillet à septembre 2014, en raison de problèmes de calendrier. Les dirigeants de la zone euro se sont entendus pour que la BCE prenne en charge la supervision des banques afin d’assurer un meilleur suivi des grands établissements transfrontaliers.
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) a mis en garde le public des activités d’une entité nommée Kremer Moyse AG (site Web : www.kremermoyse.eu) qui prétend être un établissement de crédit situé au Luxembourg.La CSSF informe que la société Kremer Moyse AG n’a pas obtenu l’autorisation requise pour proposer des services bancaires et financiers du Luxembourg ou au sein du Grand-Duché.
La facture de la crise des crédits « subprime » de 2007 dégonfle très lentement. Six ans après le début de la crise, plus de 1.000 milliards d’euros d’actifs douteux ou illiquides restent stockés dans des « bad banks », rapporte Les Echos. Détonateur de la bombe financière européenne, elle laisse une facture que les banques et les Etats européens, donc les contribuables, devront supporter encore plusieurs décennies. En Allemagne, les actifs toxiques ou non stratégiques à liquider atteignent 600 milliards. Le franco-belge Dexia n’est pas en reste, sa « bad bank » abritant fin mars 266 milliards d’euros d’actifs résiduels, que l'établissement devrait mettre 63 ans à liquider en totalité.
BlackRock, Fidelity, KBC, Amundi et Union Investment ont ensemble dépensé 700.000 euros pour du lobbying l’année dernière, selon le Financial Times fund management, qui cite les registres de transparence de la Commission européenne. Les associations de fonds sont aussi très actives pour défendre les intérêts du secteur de la gestion d’actifs : celles du Royaume-Uni, des Pays-Bas, d’Italie et d’Irlande ont consacré plus de 1 million d’euros l’an dernier au plaidoyer, tandis que l’association européenne Efama y a alloué près de 2 millions d’euros.Ces actions de lobbying inquiètent les associations d’investisseurs, qui n’ont pas les mêmes moyens…
Dans le courant des années 2000, la part de marché des quatre principales sociétés de gestion d’actifs en Suède a diminué de 80 % à 50 % des encours sous gestion, relève Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds d’investissement, à l’occasion de la publication d’un rapport sur la concurrence dans le secteur financier par l’autorité de la concurrence. C’est notamment l’effet de l’arrivée sur le marché de sociétés étrangères mais aussi de structures indépendantes.Toutefois, le durcissement de la réglementation européenne complique la création de nouvelles sociétés de gestion, déplore l’association. En outre, plusieurs initiatives suédoises ont dégradé les conditions de la libre concurrence.Pour améliorer les choses, Fondbolagens Förening appelle de ses vœux trois changements. Elle souhaite que les sociétés de gestion puissent offrir aux épargnants des comptes d’épargne d’investissement, que la fiscalité soit la même pour tous les acteurs de la finance et qu’il y ait une plus grande ouverture sur les rétrocessions. Elle ne prône toutefois pas une interdiction dans ce dernier domaine.
Contrairement à toute attente, la saison 2013 des Assemblées Générales s’est déroulée dans un contexte plutôt serein, à quelques exceptions près. La bonne tenue des marchés financiers et la politique généreuse de distribution des dividendes y contribuent certainement pour une large part, ainsi que la richesse du dialogue entre les groupes et leurs actionnaires – marqué par des interventions de plus en plus didactiques et accessibles, selon la 8ème édition du Bilan des Assemblées Générales 2013 communiqué par Capitalcom.Le climat plutôt serein des Assemblées Générales 2013 s’est reflété dans le vote des résolutions. Seules 7 résolutions ont été rejetées en 2013, contre 9 en 2012, essentiellement des résolutions non agréées par le Conseil. En ce qui concerne les résolutions sensibles, c’est-à-dire votées à moins de 75%, seules 13 résolutions sont concernées en 2013, qui portent pour moitié sur les attributions d’actions gratuites et d’actions de performance aux dirigeants mandataires sociaux. L’amélioration du niveau d’approbation des résolutions témoigne du renforcement du dialogue en amont de l’AG entre actionnaires et émetteurs. A titre d’exemple, hors CAC 40, le plafond global des autorisations financières soumises au vote lors de l’AG Natixis a été modifié en séance, passant de 3 à 1,5 milliards d’euros suite aux observations de certains de ses actionnaires. Le quorum des Assemblées Générales suivies reste stable à 65,9%, contre 65,7% en 2012, avec toutefois de fortes variations, le quorum de Renault progressant de +13,8 pts à 69,47% par exemple. Avec un calendrier très dense, marqué par les ponts du mois de mai, la fréquentation des AG a reculé de -11% à 955 actionnaires en moyenne, contre 1 073 en 2012.Très attendue, compte-tenu de l’actualité autour du Say on Pay, la thématique des rémunérations des dirigeants aura finalement peu retenu l’attention des actionnaires cette année avec seulement 4% des questions posées, contre 7% en 2012 et 16% en 2011. Les efforts de pédagogie considérables engagés l’an dernier auront sans doute porté leurs fruits, d’autant que les émetteurs se sont davantage investis, cette année, dans la dynamique de progrès de leur gouvernance. Près d’un tiers d’entre eux ont présenté des évaluations concrètes et sincères du fonctionnement de leurs Conseils.« Les Assemblées Générales 2013 se sont focalisées, cette année, sur les axes de différenciation des entreprises et en particulier sur leurs principaux atouts, face à une compétitivité particulièrement rude à l’échelle internationale. La nécessaire mutation des business models pour s’adapter au plus près des évolutions - profondes et extrêmement rapides - des écosystèmes a également été au coeur des exposés. Enfin, la performance sociale et la qualité de la gouvernance ont largement été abordées et débattues avec les actionnaires, toujours aussi soucieux du respect des valeurs et des codes éthiques au sein des entreprises. Des Assemblées Générales, somme toute, de plus en plus ouvertes à de nouveaux publics, de plus en plus pédagogiques et de plus en plus sereines... », selon Caroline de La Marnierre, président et fondatrice de Capitalcom.
Des avancées cruciales dans la mise en place au niveau mondial de l'échange automatique d’informations, clé de voûte de la lutte contre l'évasion fiscale, peuvent être réalisées d’ici mi-2014, selon un rapport remis ce mardi par l’OCDE aux dirigeants du G8 en Irlande du Nord.Dans ce document intitulé «Un tournant pour la transparence fiscale», l’Organisation de coopération et de développement économiques identifie quatre étapes «pour pouvoir instaurer un système vraiment multilatéral sécurisé et efficace en termes de coûts d'échange automatique de renseignements fiscaux».La première est l’adoption d’une législation-cadre de vaste portée pour faciliter l’extension du réseau à l’ensemble des pays du monde. Ce pas peut être réalisé «assez vite et dans beaucoup de cas dès 2013", selon l’OCDE.La deuxième étape est la définition d’un socle juridique de l'échange de renseignements. L’organisation estime que sa propre convention multilatérale sur l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale doit être ce socle. Un modèle d’accord pour ensuite activer l'échange automatique entre signataires «peut être disponible dès la seconde moitié de 2013", assure l’OCDE. La troisième étape concerne l’harmonisation des obligations d’information. Des lignes directrices peuvent être finalisées d’ici mi-2014.Enfin, la dernière étape porte sur la définition de normes et standards communs ou compatibles. Là aussi, l’OCDE entrevoit des avancées d’ici la fin de l’année.Selon le club des pays riches, fer de lance institutionnel de la lutte contre les paradis fiscaux, «le modèle proposé doit avoir une portée planétaire et ne pas simplement se limiter à déplacer le problème au lieu de le résoudre».Le secrétaire général de l’organisation, Angel Gurria, a ainsi défendu, selon un communiqué, «un système à la fois sûr et efficace par rapport à son coût, reposant sur une norme unique à l'échelle mondiale pour l'échange automatique de renseignements».
Danske Bank recule fortement en Bourse après s'être vu ordonner par les autorités de régulation de modifier sa méthode de calcul de la solvabilité et d’augmenter les capitaux mis en réserve. La première banque danoise, affaiblie par l'éclatement d’une bulle immobilière au Danemark et par la crise irlandaise, a précisé que l’injonction des autorités de supervision du secteur financier (FSA) se traduirait par une hausse de ses besoins de capitaux de huit milliards de couronnes (1,07 milliard d’euros). Le titre Danske chutait de 6,54% à 104,40 couronnes dans la matinée.
Commerzbank, la deuxième banque allemande, va supprimer plus de 5.000 emplois dans le cadre de son programme de réduction des coûts, rapporte Reuters. La direction de Commerzbank a conclu un accord préalable avec les syndicats sur la mise en oeuvre du programme, selon deux sources. La banque s’est abstenu de tout commentaire
La chambre basse du parlement suisse a refusé d’examiner le projet de loi censé mettre un terme au différend avec les Etats-Unis sur le rôle présumé des banques helvétiques dans l'évasion fiscale. La décision du Conseil national réduit le délai déjà bref dont dispose le Conseil fédéral, l’exécutif, pour faire adopter le projet de «loi urgente» avant la fin de la session d'été du Parlement, vendredi. Le texte prévoit d’autoriser les banques à communiquer aux autorités américaines des données sur leurs clients étrangers visés par des enquêtes fiscales.
La banque portugaise Banco Espirito Santo et l’espagnole Bankinter (associée à Apollo) sont en lice pour le rachat de BSI, la filiale de banque privée suisse de Generali, selon Reuters. L’opération pourrait être annoncée fin juin ou début juillet. BSI a une valeur comptable d’environ 2,3 milliards d’euros.
Selon un rapport de Moneyval, un groupe d’experts du Conseil de l’Europe mandaté par l’Eurogroupe, les banques chypriotes ne prennent pas suffisamment en compte les risques de blanchiment d’argent auquel elles sont exposées. Les évaluateurs ont pu enquêter auprès de 13 banques représentant 71% des dépôts.
Les autorités tunisiennes ont indiqué au FMI qu’elles pourraient dépenser plus d’un milliard de dollars (ou 2,6% du PIB) afin de recapitaliser ses établissements bancaires publics. Selon un courrier rendu public, le gouvernement se prépare à «mobiliser toutes les ressources nécessaires» afin d’accomplir cet effort au cours des deux prochaines années.
Le réassureur allemand s’attend à une perte liée aux inondations en Allemagne, Autriche et République tchèque comprise entre 100 et 200 millions d’euros. Le groupe estime ainsi que le budget affecté aux pertes majeures pour le premier semestre ne devrait pas être totalement utilisé. Il réaffirme son objectif de bénéfice d’environ 800 millions d’euros pour 2013.
La holding, contrôlée par Bernard Arnault, a retenu BNP Paribas, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC, HSBC, ING, Natixis et la Société Générale afin d’arranger une facilité de crédit revolving destinée à refinancer un prêt de 500 millions d’euros arrivant à échéance en juillet 2014. L’information a été révélée par Bloomberg qui cite deux sources proches de l’opération.
Cela s’annonce comme l’un des plus gros plans sociaux en France en 2013. Le Crédit immobilier de France (CIF) présente ce matin aux partenaires sociaux du groupe les conditions du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) rendu nécessaire par sa restructuration. Le gouvernement a décidé de soumettre d’ici à la mi-juillet à la Commission européenne un plan de résolution ordonnée du prêteur immobilier, qui a dû être secouru par l’Etat en 2012 faute de pouvoir se refinancer sur les marchés. Sur 2.300 collaborateurs, environ 1.300 seraient ainsi contraints au départ en 2014. Les syndicats du CIF brandissent déjà la menace d’un mouvement de grève le 19 juin si les conditions de la réorganisation proposée ne leur donnent pas satisfaction. Le PSE sera ouvert à tous les collaborateurs, et devrait permettre la suspension du contrat de travail pour chercher un CDI à l’extérieur sans renoncer aux bénéfices du plan, et prévoira un soutien renforcé pour les personnes fragiles et les plus bas salaires.
Le courtier en assurances a lancé un plan de restructuration dont la finalité, selon le rapport du cabinet Sacef, est de gonfler les résultats 2014 et 2015 qui serviront de base à la valorisation du groupe. L’Américain Willis dispose en effet en 2016 d’une option d’achat de Gras Savoye.
Le quotidien relève que ce n’est qu’en 2076 que la banque franco-belge pourrait avoir cédé tous ses actifs, de 266 milliards d’euros à fin mars dernier. En Europe, la «bombe» des actifs douteux ou illiquides restant stockés dans des «bad banks» pèse selon le quotidien quelque 1.000 milliards d’euros, dans le sillage de la crise des crédits subprimes. Dont 600 milliards en Allemagne. Un fardeau que les contribuables devront encore supporter pendant quelques décennies. Ces 1.000 milliards «ne constituent toutefois que la partie émergée de l’iceberg» aux côtés de «centaines de milliards de créances douteuses et de fonds communs de créance» figurant dans les livres des banques.