En 2012, quatre fois plus de groupes du CAC 40, soit près de la moitié de l’indice phare, communiquent sur la part de leur chiffre d’affaires issue d’offres responsables (base : 2009), selon le 6ème baromètre annuel Capitalcom sur la performance responsable au sein de l’indice phare de la bourse de Paris. Cette très forte accélération du business responsable fait la part belle à l’innovation avec le développement de l’éco-conception et l’extraordinaire percée d’objectifs chiffrés couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, des fournisseurs aux consommateurs finaux. Cette évolution est essentiellement motivée par l’exacerbation de la compétition à l’échelle mondiale et la nécessité, pour y faire face, d’accroître le rythme d’intégration des enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux aux enjeux économiques et financiers. «Première année d’application de l’article 225 de la Loi Grenelle II, 2013 est une année de mutation profonde. Au delà de l’évolution réglementaire, la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) s’intègre désormais dans le business model de nos entreprises. Ce changement de paradigme accélère l’innovation – voire la différenciation – pour accroître leur compétitivité mondiale à moyen et long terme. L’émergence de la performance responsable (sociale et financière) constituerait-elle le socle fondateur d’un nouveau modèle de croissance, de valorisation et de gouvernance pour nos entreprises ? » s’interroge Caroline de La Marnierre, Présidente de Capitalcom, à la veille de l’ouverture de la 4ème édition de la semaine de l’Investissement Socialement Responsable (ISR).Trois indicateurs majeurs traduisent la montée en puissance de la prise en considération de la RSE au sein de la gouvernance, depuis 2008 : premièrement, six fois plus de groupes du CAC 40 indexent la rémunération variable de leurs dirigeants sur des critères RSE ; deuxièmement, le nombre de comités RSE a triplé au sein des Conseils d’Administration/Surveillance ; troisièmement, la publication d’objectifs chiffrés sur l’état d’avancement global de la démarche RSE est en très forte augmentation.Si le CAC 40 reste encore relativement timide quant à la prise en compte des attentes des parties prenantes dans l’évolution de leur business model (moins d’un quart des sociétés publient une matrice de matérialité), il semblerait que le mouvement vers le rapport intégré soit enclenché. Plus d’un tiers des groupes de l’indice national inscrivent leur rapport dans une approche prospective, proposant une vision plus équilibrée et complète de la création de valeur pour l’entreprise et pour ses parties prenantes sur le court, moyen et long terme. L’IIRC (International Integrated Reporting Council) présentera ses travaux, à ce sujet, mi-décembre 2013.