Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a jugé à la veille du week-end à Londres que l’analyse de Standard & Poor’s, qui a abaissé la note de la France, était incomplète, rapporte l’AFP. «Personnellement je trouve que l’analyse, de ce que j’ai pu en lire, est incomplète», a-t-il déclaré, interrogé lors du déjeuner annuel organisé par la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne."Je dois dire qu’une autre opinion basée sur les mêmes faits aurait conclu que le pays est sur la bonne voie», a-t-il ajouté. Selon Christian Noyer, l’agence d'évaluation financière n’a pas pris en compte ce qui a déjà été fait depuis plusieurs années en terme de réduction du déficit. Il y est peu fait mention de la réforme du marché du travail, a relevé Christian Noyer.S&P avait été la première grande agence internationale à priver la France de la meilleure note possible (le AAA) en janvier 2012, la dégradant alors à AA+. Elle avait été suivie par ses concurrentes, Moody’s et Fitch Ratings.Christian Noyer s’est en revanche félicité qu’il n’y ait pas d’impact sur le système bancaire, S&P ayant maintenu inchangées les notes des grandes banques hexagonales.
La réforme de l’assurance-vie présentée mercredi en Conseil des ministres propose deux produits nouveaux pour réorienter l'épargne des Français vers le financement de l'économie, rapporte Les Echos. La loi de Finances rectificative, qui porte la réforme, crée un premier produit, baptisé « contrat euro-croissance », dont la vocation est d'être un produit grand public. Les épargnants bénéficieront d’une garantie en capital après huit ans de détention, ce qui permettra aux assureurs d’offrir des rendements supérieurs aux contrats en euros (investis en seuls titres de dette). Avantage : ceux qui transféreront une partie de leurs avoirs vers ce produit conserveront l’antériorité fiscale de leurs contrats existants. L’exécutif parie sur le fait que les assureurs investiront les fonds de façon diversifiée afin d’obtenir un rendement attractif.Le second produit, dont le nom n’est pas encore arrêté, vise les plus gros patrimoines, et bénéficiera d’avantages fiscaux. Pour ces contrats, une partie des fonds devra être investie de façon identifiée (en actions et dans le secteur du logement principalement ou de l'économie sociale et solidaire). En contrepartie du risque pris, ces contrats bénéficieront d’un abattement de 20 % sur l’assiette soumise aux droits de succession, y compris pour ceux dépassant le million d’euros, la réforme portant de 25 à 31,25 % les droits de succession de plus de 1 million d’euros par bénéficiaire.
L'équipe qui s’occupe de la liquidation de la banque d’affaires Lehman Brothers a déposé plainte auprès du Tribunal des faillites à New York contre Credit Suisse, selon l’agence Dow Jones. Elle reproche à la grande banque d’avoir gonflé le montant des pertes subies dans la faillite de la banque américaine.Le liquidateur demande que le montant de 1,2 milliard de dollars demandé par Credit Suisse comme dommages et intérêts soit revu à la baisse de plus de 1 milliard de dollars. Il estime en effet que le montant initial est exagéré et juge que les exigences de Credit Suisse ne sont valables que pour un montant de l’ordre de 75 millions de dollars.En outre, il estime que Credit Suisse lui doit au moins 150 millions de francs suisses pour des transactions internationales.
Selon des chiffres fournis par les deux nouveaux régulateurs financiers britanniques, les démissions de la Prudential Regulation Authority (PRA) et de la Financial Conduct Authority (FCA) atteignent respectivement des taux annualisés de 11% et 12% depuis leur création. À titre de comparaison, il était de 6,9% lors de la dernière année d’existence de la FSA, et de 7,8% pendant les cinq précédentes années.
Swiss Life a annoncé que son directeur général Bruno Pfister sera remplacé à compter du 1er juillet 2014 par Patrick Frost, actuellement chargé des investissements au sein du groupe. «Le cap de l’entreprise étant fixé, le moment est venu pour moi de commencer un nouveau chapitre dans ma carrière», déclare le directeur général dans un communiqué. Patrick Frost, qui a précédemment travaillé pour Winterthur, est à la tête de la gestion des investissements chez Swiss Life depuis 2006. La société a également fait état d’une hausse de 6% des revenus des primes, à 13,7 milliards de francs suisses (11,1 milliards d’euros), sur les neuf premiers mois de l’année.
L’assureur allemand a annoncé vendredi que son bénéfice d’exploitation 2013 serait sans doute d’un peu plus de 9,7 milliards d’euros, soit légèrement au-dessus de la fourchette de ses objectifs et dans la ligne des prévisions des analystes. Au troisième trimestre, cet indicateur a diminué de 0,7% à 2,52 milliards, tandis que le chiffre d’affaires a été stable à 25,1 milliards. Le consensus Reuters donnait un bénéfice d’exploitation de 2,42 milliards d’euros.
La banque italienne a publié un bénéfice net en baisse de 40% au titre du troisième trimestre, à 204 millions d’euros, malgré le soutien d’une plus-value de 181 millions dégagée sur la vente d’une filiale d’assurance en Turquie. Le produit net bancaire a baissé de 8,5%.
Le gouvernement a décidé d’anticiper le remboursement d’une dette de 4,5 milliards d’euros due au 31 décembre 2014 liée à la faillite du Crédit Lyonnais en empruntant en décembre sur les marchés financiers. «Nous avons actuellement des conditions de crédit, de financement, exceptionnelles. Il faut en effet mettre ça derrière nous», a expliqué sur France 5 le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici. Le projet de loi de finances rectificative pour 2013 présenté demain en conseil des ministres comportera un article autorisant l’Agence France Trésor à emprunter.
La Commission européenne a annoncé avoir reçu le plan de restructuration de la banque italienne Monte dei Paschi di Siena, qui doit obtenir l’approbation de l’Union européenne pour son plan de sauvetage de 4,1 milliards d’euros par l’Etat. Reuters croit savoir que la Commission devrait donner son feu vert d’ici la fin du mois à ce plan qui passe par une augmentation de capital de 2,5 milliards en 2014.
Le groupe français a indiqué faire son entrée sur un marché colombien de l’assurance en forte croissance grâce à l’acquisition de 51% des activités locales dans le secteur de Grupo Mercantil Colpatria pour 259 millions d’euros. Axa va ainsi devenir le quatrième assureur en Colombie (7% du marché) et le deuxième assureur dommages.
Le titre de l’assureur britannique a chuté hier de 10,5% à Londres après l’annonce d’une enquête sur des soupçons d’irrégularités et de problèmes comptables au sein de sa filiale irlandaise remontant à au moins deux ans. Une annonce ayant conduit RSA Insurance à concéder son deuxième avertissement sur résultats en une semaine.
JPMorgan et HSBC sont en tête des 29 établissements «too big to fail» censés constituer des fonds propres supplémentaires à partir de 2016 en raison de leur taille et de leur influence, selon la liste actualisée dévoilée hier par le Conseil de stabilité financière. Les deux banques devront détenir un matelas de 2,5% de fonds propres durs supplémentaires sur la base des actifs pondérés du risque en plus des 7% imposés à toutes les banques dans le monde d’ici 2019 dans le cadre de Bâle 3. Barclays, BNP Paribas, Citigroup et Deutsche Bank ont été placées dans la catégorie qui se verra imposer une surcharge de 2%. Les deux dernières étaient dans la catégorie des 2,5% l’an dernier. Alors que le Crédit Agricole passe de la catégorie des 1% à celle des 1,5%, BPCE et la Société Générale sont maintenues dans cette catégorie des 1%. Bon nombre de banques ont déjà constitué des matelas conformes à ces exigences.
Plusieurs grandes banques envisageraient d’interdire à leurs traders de participer à des forums de discussion en ligne après l’ouverture d’enquêtes pour manipulation des taux de référence. JPMorgan, Credit Suisse et Citigroup, entre autres selon Reuters, sont en train de revoir leurs règles internes de crainte de voir certains de ces forums considérés par les autorités comme un cadre propice à la manipulation de marché.
Michel Barnier aura préféré ne pas lancer ce chantier avant la fin de son mandat. Bruxelles planche malgré tout sur un texte plus strict que la loi française
Bruxelles voudrait un cadre global pour la reconnaissance réciproque de la régulation financière, mais ne se risque pas à prendre d’engagement sur les dossiers chauds
Le gendarme nippon des marchés, la Financial Services Agency, va selon l’agence Kyodo News, qui ne cite pas ses sources, contrôler la conformité des procédures en place en matière de relations avec le crime organisé au sein des assureurs Tokyo Marine, MS&D Insurance et NKSJ.
Vincent Falantin n'est pas arrivé dans la finance par hasard. Dès son plus jeune âge, il a été attiré par ce monde en observant son père « s'amuser » à investir en boursicoteur passionné. Plutôt matheux, il opte pour un magister en modélisation appliquée à l'économie, diplôme qu'il décroche à Paris X Nanterre en 2000.
La banque basée à Johannesburg a indiqué être en négociations pour la cession d’une participation majoritaire dans ses activités de marchés en dehors du continent africain, et notamment à Londres. Standard Bank avait fait part en juillet de son souhait de renforcer sa coopération en la matière avec son principal actionnaire, le géant bancaire chinois ICBC. Ce dernier a acquis l’an dernier l’essentiel des activités de Standard Bank en Argentine.
La banque américaine devrait avoir mené à bien dès fin 2013, avec un an d’avance, son plan de suppressions de 4.000 postes en banque de détail. C’est ce qu’a indiqué vendredi Gordon Smith, directeur général de Chase Consumer & Community Banking. Le dirigeant estime en outre que le groupe devrait avoir supprimé 11.000 postes dans les services de crédit hypothécaire à fin 2013, le plan prévoyant la suppression de 13.000 à 15.000 postes d’ici à fin 2014.
Le Conseil de stabilité financière (FSB), qui s’est réuni vendredi à Moscou, a remis à jours sa liste des institutions financières jugées systémiques. Il la publiera la semaine prochaine, a-t-il annoncé dans un communiqué. Le FSB publiera également le 14 novembre son étude 2013 sur la finance parallèle (shadow banking). Réalisée sur la base des données à fin 2012 dans 25 pays, cette enquête couvrira 90% des actifs financiers mondiaux.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/Esma) a annoncé le 7 novembre qu’elle avait approuvé l’enregistrement des quatre premiers référentiels centraux dans le cadre de la réglementation EMIR sur les infrastructures de marchés. Les quatre entités enregistrées dans l’Union européenne sont: -DTCC Derivatives Repository Ltd. (DDRL), basée au Royaume-Uni;-Krajowy Depozyt Papierów Wartościowych S.A. (KDPW), basée en Pologne; -Regis-TR S.A., basée au Luxembourg; -UnaVista Ltd, basée au Royaume-Uni.L’enregistrement de ces entités sera effectif le 14 novembre prochain et l’obligation de reporting par les contreparties débutera le 12 février 2014, autrement dit 90 jours ouvrables après la date d’enregistrement.
SIX Exchange Regulation, chargée par SIX Swiss Exchange de la surveillance et de l’application des obligations des émetteurs, a infligé une amende de 20.000 francs suisses à Eastern Property Holdings Limited, Tortola, Iles Vierges britanniques, pour violation des dispositions relatives à la publicité évènementielle. Le 20 décembre 2012, Eastern Property Holdings Limited avait envoyé trop tard l’annonce relative au changement de son actionnaire principal, précise un communiqué publié le 8 novembre.Au cours des trois dernières années, l’émetteur n’a fait l’objet d’aucune sanction de la part de SIX Exchange Regulation ou de la Commission des sanctions. «La violation commise par l’émetteur a été qualifiée de légère et le degré de responsabilité de négligence grave. Au vu de toutes les circonstances, et notamment de la taille économique de l’émetteur, SIX Exchange Regulation a fixé l’amende à 20.000 francs suisses. Eastern Property Holdings Limited a accepté l’ordonnance de sanction», selon le communiqué.
Old Mutual Wealth, qui comprend Skandia et Old Mutual Global Investors, a fait état pour les neuf premiers mois de 2013 d’une progression de 10% ou 6,8 milliards de livres de ses actifs sous gestion qui s'établissaient fin septembre à 76 milliards de livres.Les actifs sous gestion d’Old Mutual Global Investors s’inscrivaient fin septembre à 15,2 milliards de livres, en hausse de 10% par rapport au début de l’année. La collecte brute du troisième trimestre s’est élevée à 2 milliards de livres, soit un bond de près de 80% par rapport au troisième trimestre 2012. La collecte nette du trimestre s’inscrit à 300 millions de livres.Les actifs sous gestion de Skandia affichent une hausse de 16% depuis le début de l’année à 26,2 milliards de livres, grâce notamment à la dynamique créée par la réglementation RDR.
Barbara Novick, membre du comité exécutif global de BlackRock, a déclaré que les régulateurs internationaux ont fixé tant de nouvelles règles que les sociétés internationales doivent désormais dupliquer les données qu’elles publient dans les nombreux pays dans lesquelles elles sont présentes, rapporte Financial News. S’exprimant à l’occasion du Forum de l’Efama, elle indique : «nous sommes en faveur de la transparence, mais nous ne sommes pas en faveur de publier des tonnes de données. Les données, ce n’est pas la même chose que les informations (…)».
L’organisation non gouvernementale Tax Justice Network (TJN) a présenté le 7 novembre son nouvel indice d’opacité financière (financial secrecy index). La Suisse est première à ce palmarès de la honte avec un indice de 1765,2, devant le Luxembourg, (1454,4) et Hong-Kong (1283,3). De fait, le Royaume-Uni , qui est 21ème avec 361,3 points, serait premier si l’on agrégait les territoires de la Couronne et les dépendances du Royaume-Uni outre-mer (Jersey, île de Man, Bermudes, îles Caïman, îles Vierges, Guernesey, Gibraltar, Anguilla Turks & Caicos).Les Etats-Unis se classent en sixième position avec 1212,9 points, l’Allemagne est huitième avec 738,3 points. La France est 43ème avec 190,9 points et l’Italie pointe en 54ème position à 118,9.Le TJN estime entre 21.000 milliards et 32.000 milliards de dollars l'épargne financière privée qui est mise à l’abri du fisc ou légèrement taxée dans des «juridictions opaques» de par le monde. Les flux transfrontaliers illicites se situent entre 1.000 milliards et 1.600 milliards de dollars par an.
L’avenir de Londres en tant que capitale mondiale de la gestion de fonds est assuré pour les trois prochaines années, selon 96 % des sociétés de gestion interrogées par le cabinet d’avocats Nabarro, rapporte Investment Europe. Mais cette domination est menacée sur les 10 prochaines années.En effet, seulement 60 % des sondés pensent que Londres restera un centre prééminent pour la gestion de fonds. Le durcissement de la réglementation, la pression sur les frais et la concurrence des marchés émergents vont pénaliser le secteur et saper le rôle de leader de Londres. La taxe environnementale est aussi perçue comme un handicap.
Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances et Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique, ont profité, jeudi 7 novembre, de leur visite de la société Prêt d’Union, qui vient de réaliser une levée de fonds dans le secteur internet de 10 millions d’euros, pour annoncer un nouveau dispositif fiscal dans le capital-investissement d’entreprise. Ce dernier qui recouvre aussi bien des investissements directs d’une entreprise dans une autre que des investissements indirects via des fonds du type fonds « multicorporate » va bénéficier courant 2014 d’un avantage sous la forme d’un amortissement des investissements effectués dans ce cadre. En pratique, il concernera toutes les entreprises sous conditions qu’elles investissent dans des PME (moins de 250 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros ou le total de bilan n’excède pas 43 millions d’euros) et qui soit consacrent au moins 15% de leurs dépenses à la recherche soit justifient de la création de produits, procédés ou techniques dont le caractère innovant et les perspectives de développement économique sont reconnus par le label Bpifrance.L’Association française de la gestion financière (AFG) s’est réjoui de cette mesure «qui répond aux propositions concrètes qu’elle porte depuis plusieurs années et souligne l’importance qu’elle s’appuie aussi bien sur des fonds collectifs que sur l’investissement en direct», indique un communiqué. L’association souhaite néanmoins qu’après l’annonce dans la loi de finances 2014 en cours de discussion de la création du PEA-PME et d’un amortissement plus rapide de la base imposable des plus-values sur actions, ces différents signes positifs puissent être complétés par d’autres mesures visant à soutenir l’investissement des particuliers dans les PME via les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) et FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation).