«Le dégroupage («unbundling») résultant de l’interdiction des commissions aux intermédiaires avec la nouvelle réglementation RDR est une bonne chose. Le prix public de la gestion d’actifs va pouvoir baisser en direction de la vérité des prix, tout en améliorant la performance. De plus, cela va réduire l'écart entre le taux de chargement des produits de gestion active et les ETF. En outre, les clients vont devenir plus exigeants, ils vont pouvoir bénéficier d’un meilleur conseil, mais le corollaire sera que beaucoup d’IFAs vont disparaître», a indiqué Thomas Balk, président de Fidelity Worldwide Investments (260 milliards de dollars d’encours et 40 milliards sous administration) lors d’un séminaire de presse à Londres.Pour sa part, Ed Dymott, head of business development, a rappelé que le nombre de «qualified IFAs» est tombé d’environ 85.000 en 2008 à 32.000 en septembre 2013, sans compter que Barclays, Santander et HSBC sont sortis «post-RDR» du conseil, réduisant ainsi l’effectif des conseillers de quelque 2.000 personnes en l’espace de six mois.D’après Fidelity, la commission de gestion moyenne pour un fonds d’actions s’est réduite de moitié, à 75 points de base, et l’intensité de la concurrence fait aussi baisser les tarifs pratiqués par les plates-formes, qui occupent une place centrale dans la distribution au Royaume-Uni. En revanche, il est clair que les commissions de conseil ont tendance à augmenter, de sorte que le coût global supporté par l’investisseur, à prestation égale par rapport au régime pré-RDR, a «certainement» augmenté. Mais, là encore, il est probable que la concurrence finira par écraser les taux de chargement.Les gagnants du RDR sont les «financial planners», qui fonctionnaient déjà sur la base d’honoraires, les fournisseurs d’allocations stratégiques, qui étaient déjà très orientés sur les financial planners, et les promoteurs de produits indiciels/passifs, qui ont déjà intégré la dimension RDR, ainsi que les ETF.Dan Hedley, head of regulatory policy de Fidelity Worldwide Investments, a estimé pour sa part que, compte tenu du calendrier politique et législatif, des changements analogue pourront se généraliser sur le Continent sous environ deux ans. Néanmoins, les Pays-Bas ont déjà entamé le processus et interdiront les rétrocommissions à partir du début 2014.