Lors de son passage en Espagne en début de semaine, Christian Dargnat, président de l’Association européenne de la gestion financière (Efama), a poussé un cri d’alarme pour l’industrie. « S’il vous plait, nous avons besoin d’une respiration et d’une pause réglementaire », a-t-il déclaré dans un entretien à Funds People.Le président de l’Efama estime justement qu’une sur-régulation excessive constitue le principal défi pour la gestion d’actifs en Europe. « Les réformes sont nécessaires mais il est fort possible que nous sommes aujourd’hui dans une situation de sur-régulation, a jugé Christian Dargnat. 40 % de produits Ucits se vendent en-dehors de l’Europe et nous avons eu 6 réformes sur les Ucits sur les 5 dernières années. Comment peut-on prétendre compter sur une industrie solide quand il faut mettre en place une réglementation et que, déjà, on parle de la suivante ? » Dans un tel contexte, Christian Dargnat plaide pour que l’Europe passe désormais de la régulation à la supervision.Dans cet entretien, le président de l’Efama a également estimé que la consolidation du secteur de la gestion d’actifs devrait se poursuivre et s’accélérer. « Les flux se concentrent sur une poignée d’acteurs, observe Christian Dargnat. Les cinq sociétés de gestion qui ont les encours les plus importants dans le monde détiennent 17 % des actifs sous gestion au niveau global. Avant, il s’agissait d’une industrie fragmentée. Aujourd’hui, tout cela a changé. Dans ce sens, nous pensons que nous allons continuer à assister à un processus de consolidation de l’industrie. »
L’autorité danoise des marchés financiers Finanstilsynet a présenté dix initiatives pour réduire les coûts et améliorer les rendements au sein des sociétés de gestion.Ces propositions, à l’attention des dirigeants, sont les suivantes :1. S’attacher à réduire les coûts variables2. Etablir des objectifs de coûts par rapport à la concurrence3. Chercher à mieux utiliser les économies d’échelle4. Adopter une approche critique lors du choix d’un conseiller5. Avoir une procédure solide pour choisir un conseiller6. Avoir des objectifs de performance par rapport à la concurrence7. Réagir vite à une mauvaise performance8. Déterminer une réponse à une mauvaise performance9. Envisager la gestion passive comme une alternative à une gestion active qui affiche de mauvaises performances10. Evaluer la qualité du conseil dans le cadre du processus d’investissement.L’autorité danoise ajoute avoir constaté que toutes les sociétés de gestion étudiées respectaient plusieurs des dix points, mais aucune ne les respectait toutes.
La Chine a assoupli les règles régissant les fusions-acqusitions sur le marché de l’assurance, estimé à 288 milliards de dollars. La décision pourrait faciliter le déploiement des groupes étrangers dans le pays. Selon la nouvelle règle, les assureurs pourront entrer au capital de plusieurs concurrents, alors que la précédente ne permettait pas plus d’une participation.
Le directeur général de la banque canadienne Bank of Nova Scotia, Brian Porter, a indiqué hier à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires que le groupe allait faire évoluer son objectif de croissance de l’Asie vers l’Amérique latine, afin de se concentrer davantage sur certains marchés. Le dirigeant a identifié le Pérou, la Colombie, le Mexique et le Chili comme cibles prioritaires de croissance.
L’agence de notation a abaissé hier soir la note de Banca Carige, qui s’enfonce un peu plus en territoire spéculatif, évoquant un risque «très élevé» que la banque italienne ne passe pas l'évaluation européenne après sa lourde perte accusée en 2013 et doive faire appel à un soutien extérieur. Moody’s a abaissé la note de long terme de Carige d’un cran, à Caa1 contre B3 auparavant. Carige figure parmi les quinze banques italiennes visées par l'évaluation des bilans des banques européennes réalisée par la BCE cette année.
Thomas Saunier, de Generali France, a été préféré pour le poste de délégué général à Antoine Lissowski, qui reste à ce stade au sein de l'assureur public
L’ancien président de Metro Bank, Anthony Thomson, a selon la chaîne de télévision britannique recruté le directeur général de First Direct en vue du lancement d’une nouvelle banque en ligne, baptisée Atom, à destination des particuliers et des entreprises. La demande d’enregistrement devrait prochainement être soumise au régulateur, la Financial Conduct Authority.
Le numéro un du courtage en Chine continentale entend bien lever «des milliards de yuans» par le biais du lancement d’un fonds immobilier coté à Shenzhen, selon un document interne consulté par le South China Morning Post. Les actifs sous-jacents sont constitués de deux immeubles de bureaux à Pékin et à Shenzhen, d’une valeur de 5 milliards de yuans (585 millions d’euros).
La banque américaine a engagé la réorganisation de son activité de courtage dédiée aux particuliers aux Etats-Unis dans un souci de simplification, selon une note interne citée par le quotidien. Le métier sera désormais scindé, à compter du 1er mai, en deux divisions au lieu de trois, organisées en huit régions plutôt que douze.
Pour le marché français de l’assurance, l’année 2014 sera résolument placée sous le sceau de l’Orsa, ou auto-évaluation prospective des risques et de la solvabilité. En guise d’exercice de préparation, les organismes devront en effet remettre à l’autorité de contrôle, le 24 septembre prochain, leur premier rapport Orsa. Selon une enquête réalisée récemment par PwC auprès d’un panel représentatif du marché (45% de mutuelles, 18% de bancassureurs, 14% d’IP, 9% d’assureurs composites, 9% d’assureurs vie et 5% d’assureurs non vie), le taux d’avancement moyen du marché français sur l’Orsa est évalué à 61% en mars 2014, pour un projet lancé en moyenne 3 ans auparavant. Dans le détail, 45% des sondés disent finaliser leur Orsa et 32%, être en phase intermédiaire. «L'état d’avancement dans l’Orsa reflète la diversité des structures du marché», commente Tristan Eskinazi, directeur chez PwC. Des résultats cohérents avec ceux de l’ACPR Concernant l’appétence au risque, 29% ont formalisé cette notion, qui représente le niveau de risque agrégé qu’un organisme accepte de prendre, 43% sont en train de le faire, et 28% n’ont encore rien fait. Autre enseignement intéressant de l’enquête : 48% des organismes envisagent d’utiliser l’Orsa pour l'élaboration et la conception de nouveaux produits d’ici à fin 2014. Pour mémoire, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) avait prévenu en décembre dernier que l’Orsa avait été en 2013 le parent pauvre de la préparation à Solvabilité 2 : selon son enquête sur le degré de préparation du marché français, menée pendant l'été 2013, seuls 48% des organismes s’estimaient largement avancés, et 20% du marché n’avait toujours pas commencé ses travaux sur le sujet. Des chiffres cohérents avec ceux compilés par PwC, quelques mois plus tard.
La Chine a assoupli les règles régissant les fusions-acqusitions sur le marché de l’assurance, estimé à 288 milliards de dollars. La décision pourrait faciliter le déploiement des groupes étrangers dans le pays. Selon la nouvelle règle, les assureurs pourront entrer au capital de plusieurs concurrents, alors que la précédente ne permettait pas plus d’une participation.
Selon le New York Times, le département américain de la justice et Credit Suisse pourraient prochainement s’entendre sur un règlement négocié dans l’affaire qui les oppose depuis 2011 concernant des placements que la banque suisse aurait proposés à ses riches clients américains pour les aider à échapper au fisc.Le New York Times laisse entendre que le montant de ce règlement négocié serait supérieur aux 780 millions de dollars dont UBS avait du s’acquitter en 2009 pour les mêmes faits. La semaine dernière, Credit Suisse avait fait savoir que ses provisions pour litige avaient été quasiment doublées pour atteindre 895 millions de francs suisse soit un milliard de dollars. Une source proche du dossier rapporte par ailleurs que le régulateur de New York a demandé à Credit Suisse de lui fournir des documents visant à montrer si la banque a menti aux autorités depuis le début de l’enquête.
La Commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a prononcé, lundi 7 avril, à l’encontre de la société Cardif Assurance Vie un blâme assorti d’une sanction pécuniaire de 10 millions d’euros. Il a été reproché à l’entreprise d’assurance d’avoir «tardé à respecter correctement les dispositions de la loi du 17 décembre 2007 relatives à la recherche des bénéficiaires des contrats d’assurance sur la vie non réclamés, qui lui imposaient d’adopter une démarche active d’identification des assurés décédés, notamment par la consultation du Registre national d’identification des personnes physiques (RNIPP), et de recherche des bénéficiaires de ces contrats en cas d’information sur un décès ;Par ailleurs, de ne pas avoir pleinement appliqué les dispositions de cette loi qui lui imposaient de mettre en place un dispositif automatique de revalorisation des sommes dues au titre des capitaux décès."La Commission a estimé que ces insuffisances et ces retards dans la mise en oeuvre des exigences de la loi du 17 décembre 2007 se sont initialement traduits, pour Cardif Assurance vie par «de moindres dépenses au regard de ce qui était nécessaire et par la conservation indue de sommes qui auraient dû être versées aux bénéficiaires. Il en est également résulté, sur un plan plus général, un effet négatif sur la confiance des assurés pour les produits d’assurance vie.»
La Réserve fédérale américaine a accordé le 7 avril deux années supplémentaires aux banques détenant certains produits dérivés complexes pour se mettre en conformité avec la règle Volcker visant à freiner la spéculation financière. Les établissements détenant des CLO (collaterized loan obligations) auront désormais jusqu’en juillet 2017 pour céder ces produits structurés agrégeant des titres de dette émis par des entreprises, a annoncé la Fed dans un communiqué. En vertu de la règle dite Volcker adoptée en décembre, les banques aux Etats-Unis ne pourront plus spéculer pour leur propre compte et ne pourront plus détenir certains produits financiers à titre d’investissement.
Citigroup a annoncé le 7 avril qu’il allait verser 1,12 milliard de dollars à dix-huit investisseurs institutionnels pour régler un litige immobilier. La banque américaine était accusée de les avoir floués en leur vendant entre 2005 et 2008 des prêts immobiliers pourris.L’accord va contraindre l'établissement à passer une charge d’environ 100 millions de dollars sur ses comptes du premier trimestre, précise Citigroup dans un communiqué.
La place financière de Gibraltar met en avant son appartenance à l’Union européenne pour proposer le passeport européen aux gérants suisses, rapporte L’Agefi suisse. Gibraltar veut offrir des solutions transfrontalières aux gérants suisses à la fois pour l’enregistrement des fonds et pour la gestion privée des actifs, leur ouvrant le passeport vers l’Union européenne. Aux yeux de Joey Garcia, associé du cabinet d’avocats Isolas, la LPCC implique les mêmes charges que l’AIFMD mais sans permettre d’en obtenir les mêmes avantages car l’ouverture à l’Europe ne se fera, dans le meilleur des cas, qu’à partir de 2015, si tant est que l’Union européenne accepte sans délai - et sans difficultés - l’équivalence des normes suisses. La redomiciliation d’un fonds ou d’un gérant non-européen dans une juridiction européenne parait dans ces conditions une solution avantageuse. Surtout si elle peut se faire de manière rapide et peu onéreuse.
Pour la première fois depuis 2008, les relèvements de notes d’entreprises non financières l’ont emporté au premier trimestre sur les révisions à la baisse dans la région Europe, Moyen Orient, Afrique (EMEA/EMOA), a indiqué le 8 avril l’agence d'évaluation financière Moody’s.Cette évolution confirme les bonnes perspectives globales pour la plupart des secteurs d’activité pour les douze prochains mois, estime Moody’s qui relève toutefois que la concurrence sectorielle et les aléas de la conjoncture internationale, comme l’a montré la crise de l’Ukraine, constituent des risques réels pour la solvabilité des entreprises.
La Financial Conduct Authority a identifié d’importants manquements parmi les conseillers financiers concernant la transparence sur les frais, rapporte le Financial Times. Les gérants de fortune et les banques privées font pire que les autres. Selon le régulateur, 73 % des sociétés de conseil n’ont pas fourni l’information requise sur le coût du conseil financier. 58 % n’ont pas donné aux clients des informations de départ sur combien le conseil coûterait, et la même proportion n’a pas donné d’informations supplémentaires sur les frais.
Sur proposition conjointe de Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), de Thierry Martel, président de la Fédération française des sociétés d’assurances mutuelles (FFSAM) et de Claude Tendil, président de la Fédération française des sociétés anonymes d’assurances (FFSAA), la commission exécutive de la FFSA a validé ce jour la nomination de Thomas Saunier au poste de délégué général. Il succède à Jean-François Lequoy, parti chez Natixis pour chapeauter les activités d’assurance de la filiale de BPCE. Membre du comité de direction générale de Generali France, Thomas Saunier y était jusqu’à présent en charge des directions des particuliers, professionnels, entreprises, des opérations d’assurances, de l’indemnisation, des partenariats et des Dom-Com.
Les équipes de la Banque Postale ont entamé une tournée des investisseurs qui devrait se poursuivre jusqu’au 10 avril afin de vendre une émission de dette hybride tier 2. Barclays, BNP Paribas, la Société Générale et UBS ont été mandatées pour diriger ce placement en euros.
Le volume total des crédits à la consommation aux Etats-Unis a selon la Réserve fédérale progressé de 16,5 milliards de dollars en février, une hausse plus marquée que prévu par les économistes sur fond d’une demande soutenue de prêts étudiants et automobiles.
La commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et résolution (ACPR) a indiqué hier avoir prononcé un blâme assorti d’une sanction pécuniaire de 10 millions d’euros à l’encontre de Cardif Assurance Vie, filiale de BNP Paribas. L’ACPR reproche au fautif d’avoir «tardé à respecter correctement les dispositions de la loi du 17 décembre 2007 relatives à la recherche des bénéficiaires des contrats d’assurance sur la vie non réclamés qui lui imposaient d’adopter une démarche active d’identification des assurés décédés». L’Autorité estime en outre que la société n’a pas «pleinement appliqué les dispositions de cette loi qui lui imposaient de mettre en place un dispositif automatique de revalorisation des sommes dues au titre des capitaux décès». Une porte-parole de BNP Paribas Cardif a indiqué que le groupe «prenait acte de la procédure» de l’ACPR, soulignant avoir «mis en place un certain nombre de mesures, techniques et humaines, dans la recherche des bénéficiaires».
La banque allemande pourrait être contrainte de provisionner plusieurs milliards d’euros supplémentaires si une proposition des autorités européennes du secteur entre en vigueur, ce qui pourrait affecter sa capacité à renforcer son bilan et compromettre sa politique de dividendes. Des analystes estiment que Deutsche Bank pourrait devoir mettre de côté jusqu'à 2,2 milliards pour respecter la nouvelle règle proposée par l’Autorité bancaire européenne (ABE). Une proposition qui vise à imposer aux banques de nouvelles règles en matière de valorisation de certains actifs figurant à leur bilan et à provisionner les sommes nécessaires pour couvrir d'éventuelles pertes.
L’assureur a annoncé le lancement du placement privé de sa part de 1,8% au capital du groupe de matériaux, valorisée à 459 millions d’euros au cours de clôture d’hier. Groupama voit dans cette opération «une nouvelle étape dans (s)a stratégie de performance» lui permettant «de renforcer ses marges de manœuvres financières et de réduire son exposition aux risques de marché».
La banque américaine a annoncé hier avoir convenu de verser 1,1 milliard de dollars à dix-huit investisseurs institutionnels afin de mettre un terme à des poursuites liées à des titrisations de crédits hypothécaires. Citigroup, soulagée, inscrira une charge voisine de 100 millions de dollars dans ses comptes du premier trimestre.
National Australia Bank est selon l’Australian FinancialReview en discussions avec des groupes mondiaux de services financiers en vue de nouer un partenariat concernant son activité d’assurance vie. La banque australienne ne devrait pas céder totalement cette division, selon le quotidien.
La Commission des sanctions de l’ACPR a prononcé ce lundi à l’encontre de la filiale française de BNP Paribas un blâme assorti d’une sanction pécuniaire pour ne pas avoir respecté la règlementation sur les assurances vie non réclamées
Les équipes de la Banque Postale ont entamé une tournée des investisseurs qui devrait se poursuivre jusqu’au 10 avril afin de vendre une émission de dette hybride tier 2. Barclays, BNP Paribas, la Société Générale et UBS ont été mandatées pour diriger ce placement en euros.
Menacées d’être considérées comme présentant un risque systémique, les grandes sociétés de gestion portent leur combat contre cette mesure à une échelle mondiale, rapporte le Financial Times. Dans une lettre au Conseil de stabilité financière, BlackRock avance que pour identifier les institutions pouvant présenter un risque, il faut d’abord étudier l’effet de levier, et seulement dans un second temps la taille.