Face à l’opposition du Trésor britannique, qui détient encore 80% de son capital, RBS a renoncé à présenter lors de sa prochaine assemblée générale une résolution autorisant les bonus jusqu'à 200% de la rémunération fixe. Malgré plus de 8 milliards de livres de pertes brutes en 2013, l'établissement verse au titre de 2013 quelque 576 millions de livres de bonus. RBS souligne que ce montant s’inscrit en recul de 15% comparé à 2012.
Le titre Deutsche Bank abandonnait jusqu'à 2,5% en matinée en Bourse, alors que la sous-capitalisation persistante de la première banque allemande comparée à ses pairs refait les gros titres de la presse depuis quelques jours. Vendredi matin, le Handelsblatt affirmait que les dirigeants du groupe étudiaient une augmentation de capital de 5 milliards d’euros, sans qu’aucune décision n’ait encore été prise. Jeudi, le FT évoquait le souhait de plusieurs actionnaires de Deutsche Bank d’un renforcement des fonds propres en amont des tests de résistance menés cette année en Europe.
La banque britannique va payer 280 millions de dollars (202 millions d’euros) pour régler deux litiges avec le régulateur américain du financement hypothécaire au sujet de dérivés de crédit vendus aux deux agences américaines, a annoncé hier soir la Federal Housing Finance Agency (FHFA).
Près d’un quart des actionnaires de la banque réunis en assemblée générale, dont Standard Life, a voté contre le plan de rémunération 2013, qui fixe une hausse de 10% des bonus.
Réunis aujourd’hui en assemblée générale, 24% des actionnaires de Barclays ont désapprouvé lors d’un vote consultatif le plan de rémunération accordé au titre de 2013. Celui-ci accorde une hausse de 10% des bonus malgré une baisse de près d’un tiers des bénéfices. Devant les actionnaires, le président de la la banque britannique, Sir David Walker, a justifié cette mesure par la nécessité d'éviter un exode massif de collaborateurs au plus haut niveau, en particulier aux Etats-Unis. A cette occasion, le directeur général de Barclays, Anthony Jenkins, a aussi prévenu d’une diminution «significative» des bénéfices tirés du trading obligataire au Royaume-Uni.
L’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama), l’association européenne du capital investissement (Evca) et la fédération européenne des bourses de valeurs (Fese) ont salué l’adoption, le 17 avril par le Parlement européen, du rapport sur les fonds d’investissement européens de long terme (ELTIFs) Dans un communiqué publié le 23 avril, les trois associations européennes, qui militent activement pour l’investissement de long terme, ont notamment apprécié la flexibilité introduite dans le texte adopté par le Parlement. C’est ainsi que les PME jusqu'à concurrence de 1 milliard d’euros de capitalisation entrent dans le périmètre des investissements éligibles.Le texte introduit également une flexibilité supplémentaire pour les investisseurs professionnels et un statut amélioré pour les investisseurs semi-professionnels. La création de fonds de long terme professionnels et retail séparés permettra de disposer de véhicules d’investissement appropriés pour les deux catégories en donnant aux gestionnaires professionnels la possibilité de ne pas prendre en compte les dispositions plus particulièrement adaptées aux investisseurs retail. En outre, l’introduction d’une troisième catégorie, les investisseurs semi-professionnels, reflète le besoin du marché d’acteurs qui affichent un plus grand intérêt dans l’investissement dans des projets de long terme. Sur un point essentiel toutefois, à savoir la possibilité pour les investisseurs dans les ELTIFs retail de racheter leurs parts avant l'échéance du fonds, le texte du Parlement européen ne crée pas un cadre adéquat. Ce droit devrait être laissé à la discrétion du gérant du fonds qui devrait disposer d’un certain nombre d’outils de rachat tout en ayant parallèlement l’obligation de transparence sur les outils retenus vis-à-vis des investisseurs dans les fonds de long terme.
L’Agefi Hebdo publie un dossier exclusif réalisé avec la participation de cabinets de chasse de têtes qui ont collecté des données sur les salaires et les bonus des professionnels de la finance de différents métiers, exerçant dans des banques françaises et étrangères basées à Paris.
Saga compte annoncer la semaine prochaine son intention d’entrer en Bourse de Londres, une opération qui pourrait le valoriser 3 milliards de livres (3,6 milliards d’euros), ont confié hier à Reuters deux sources proches du dossier. La société, propriété des fonds Permira, Charterhouse et CVC, lèverait au moins 750 millions de livres. Le groupe vient de refinancer sa dette en prévision de son IPO.
L’assureur italien Generali a lancé hier une émission de dette subordonnée à 12 ans d’un milliard d’euros. Barclays, Mediobanca, Morgan Stanley, UBS et UniCredit mènent la transaction. Les premières rumeurs de marché faisaient état d’un spread à 230 pb au-dessus des swaps. Les fonds levés serviront à refinancer, d’une part, un prêt subordonné de 500 millions d’euros remboursé à Mediobanca le 7 avril, et d’autre part, une ligne senior de 500 millions arrivant à maturité dans un an.
Réunis hier en assemblée générale, les actionnaires d’Axa ont approuvé à plus de 94% la rémunération du PDG Henri de Castries et du directeur général délégué Denis Duverne au titre de l’exercice 2013. Un vote confome aux dispositions du code Afep-Medef de juin 2013.
Bank of New York Mellon étudie un projet de cession de sa division de services aux émetteurs, rapporte Bloomberg de sources proches du dossier. La première banque dépositaire au monde travaille avec Goldman Sachs en vue de dénicher des acquéreurs. L’opération pourrait atteindre au moins 2,5 milliards de dollars, glisse l’une des sources. La division compte 3.500 employés dans 61 bureaux et administre 12.000 milliards de dollars de dette pour ses clients.
Ulrich Sieber, renvoyé en novembre 2013 du directoire de Commerzbank pour des motifs de réduction de coûts, a obtenu gain de cause devant un tribunal de Francfort. La justice allemande a considéré que le licenciement de l’ancien DRH n'était pas recevable. La banque allemande devrait interjeter appel de cette décision, précise la publication allemande sur son site internet.
Le quotidien financier cite plusieurs grands actionnaires de la banque allemande, dont Pimco, pour lesquels le plan de la direction en matière de fonds propres, qui passe par une fonte du bilan et des réductions de coûts, est à la fois trop peu et trop tard. Ces investisseurs plaident en faveur d’un «plan B», à savoir une autre augmentation de capital. Le ratio core tier one s’est nettement amélioré, à 9,7% fin 2013 (contre 5,9% il y a moins de deux ans), mais les concurrents ont eux aussi progressé. Selon des actionnaires sondés par le journal, la dilution de leurs propres titres serait un maigre prix à payer en contrepartie d’une solvabilité renforcée.
La banque espagnole Bankinter a dégagé un résultat net de 60 millions d’euros au premier trimestre 2014, légèrement inférieur aux attentes du consensus des analystes. L'établissement, qui revendique un ratio de solvabilité de 12% sous Bâle 3, continue d’afficher un taux de créances douteuses (5,05%) bien inférieur à la moyenne du secteur (13,4%).
L’assureur britannique Saga compte annoncer la semaine prochaine son intention d’entrer en Bourse de Londres, une opération qui pourrait le valoriser 3 milliards de livres (3,6 milliards d’euros), ont déclaré mercredi à Reuters deux sources proches du dossier. La société, propriété des fonds Permira, Charterhouse et CVC, lèverait au moins 750 millions de livres. Le groupe vient de refinancer sa dette en prévision de son IPO.
L’assureur italien Generali a lancé mercredi une émission de dette subordonnée à 12 ans d’un milliard d’euros. Barclays, Mediobanca, Morgan Stanley, UBS et UniCredit mènent la transaction. Les premières rumeurs de marché faisaient état d’un spread à 230 points de base au-dessus des swaps. Les fonds levés serviront à refinancer, d’une part, un prêt subordonné de 500 millions d’euros remboursé à Mediobanca le 7 avril, et d’autre part, une ligne senior de 500 millions arrivant à maturité dans un an.
Le ministre britannique chargé des entreprises Vince Cable a écrit aux présidents des comités de rémunérations des groupes du FTSE 100 pour les avertir qu’une pression en faveur d’une action gouvernementale « se produirait inévitablement » s’ils ne limitaient pas les hausses de rémunérations des dirigeants, rapporte le Financial Times. Dans sa lettre, il indique : « les rémunérations excessives et disproportionnées dans les entreprises entrave la confiance du public (...) ». Sa missive fait suite à un discours le mois dernier dans lequel il avait prévenu que les entreprises pourraient être obligées de consulter leurs salariés sur les rémunérations si ces dernières n’étaient pas mieux alignées sur les performances.
Morningstar UK, une filiale du cabinet de recherche américain du même nom, et UBS Delta, filiale de la banque suisse spécialisée dans les solutions de gestion des risques et d’analyses des performances, ont annoncé ce 22 avril la signature d’un accord de collaboration afin de fournir aux gestionnaires d’actifs un outil de calcul du risque de marché et des exigences en en capitaux, le fameux SCR (Solvency Capital Requirement), dans le cadre de la directive Solvabilité 2. Concrètement, Morningstar proposera des données sur les portefeuilles de fonds ainsi que des outils de classification conformes à la directive européenne Solvabilité 2. Pour sa part, UBS Delta fournira des calculs du SCR en se basant sur son expertise de l’analyse des risques et sur les données fournies par Morningstar. Ces calculs constitueront ainsi un ensemble de données supplémentaires à celles existantes chez Morningstar et seront disponibles pour les gestionnaires d’actifs à travers une solution de reporting.
Le risque transfrontalier s’étend aux clients frontaliers, et plus seulement à ceux de la gestion privée, rapporte L’Agefi suisse . La semaine passée, la Handelszeitung révélait que la Banque cantonale de Zurich (ZKB) avait décidé de fermer les comptes salaires de ses clients frontaliers. Les comptes titres peuvent également être fermés, la ZKB se réservant le droit de clôturer les positions et de verser le solde sur un compte existant. «Difficile de ne pas voir derrière une telle décision la volonté de ne plus être associé de près ou de loin avec la clientèle française ou allemande, dans le contexte de forte pression internationale sur les banques suisses», estime le quotidien suisse qui évoque également le cas de la Banque cantonale de Genève qui a récemment envoyé un courrier à tous ses clients non résidents, leur recommandant de régulariser leur situation sur le plan fiscal. Et là encore, aucune distinction n’est faite entre les frontaliers et les clients des services de gestion privée.
L’autorité des services financiers de l’Afrique du Sud (FSB) et le Trésor sud-africain viennent de publier son projet de réglementation des hedge funds. Le texte, qui est ouvert à la consultation jusqu’au 23 mai 2014, a tenu compte des très nombreux commentaires reçus à l’issue de la publication d’une première mouture en septembre 2012.Un communiqué souligne que la finalisation de la réglementation reste programmée pour le deuxième trimestre de cette année. Mais, en fonction de la teneur des commentaires dont le nouveau texte fera l’objet, les autorités se réservent la possibilité de finaliser la version définitive de la réglementation dans le courant du troisième trimestre.Les actifs sous gestion des hedge funds sud-africains s'élèvent actuellement à environ 31 milliards de rand, soit un peu plus de 2 milliards d’euros.
En visite à Lyon, les ministres de l’Economie et des Finances, Arnaud Montebourg et Michel Sapin, ont appelé hier les banques à être «plus civiques» et à se mettre «au service de l'économie réelle». «Le système bancaire s’est un peu trop détourné des petites entreprises, il doit s’intéresser davantage à l'économie de nos PME et pas seulement aux marchés mondiaux, notre travail est de l’y ramener», a notamment déclaré Arnaud Montebourg, cité par l’AFP.
National Bank of Greece prévoit d'émettre demain 750 millions d’euros d’obligations de 3 à 5 ans, selon des sources de marché citées par IFR. Bank of America Merrill Lynch, Citigroup, Goldman Sachs, HSBC et Morgan Stanley, en charge de la transaction, ont entamé hier des présentations aux investisseurs. Une transaction à 5 ans constituerait la plus longue maturité trouvée par une banque grecque depuis 2009 et le début de la chute de la Grèce.
L'arrêt de l'activité caution et la prochaine absorption de Covéa Re par MMA IARD répondent aux contraintes posées par les nouvelles règles de solvabilité
Selon la chaîne de télévision britannique, plus de 90% des actionnaires de la banque qui ont enregistré leur vote à l’avance soutiennent le projet de l'établissement visant à verser à l’avenir jusqu'à deux fois le niveau de rémunération des employés sous forme de bonus dans le cadre des nouvelles règles européennes. Mais ils s’opposent pour un quart d’entre eux au plan de rémunération relatif à 2013.
Officialisé hier, le projet d’accord avec KKR et Alvarez & Marsal portant sur des prêts aux entreprises déjà restructurés constitue une initiative originale dans la défaisance d’actifs bancaires non stratégiques, entre les simples cessions d’actifs et la création de «bad banks» publiques.
Les informations à retenir : Au 31 décembre 2013, les encours d'épargne salariale se sont établis à 104,4 milliards d’euros. Les actifs sont en hausse de 10 % par rapport au 31 décembre 2012 en raison d’un effet de marché très favorable, compte tenu de la bonne tenue des marchés actions en 2013 (+18% pour le CAC 40). Pour lire la suite, consultez les pièces jointes
En visite à Lyon, les ministres de l’Economie et des Finances, Arnaud Montebourg et Michel Sapin, ont appelé mardi les banques à être «plus civiques» et à se mettre «au service de l'économie réelle». «Le système bancaire s’est un peu trop détourné des petites entreprises, il doit s’intéresser davantage à l'économie de nos PME et pas seulement aux marchés mondiaux, notre travail est de l’y ramener», a déclaré Arnaud Montebourg, cité par l’AFP. Quant à Michel Sapin, évoquant la crise financière, il a estimé que «ceux qui se sont trompés et ont perdu des plumes mais ont su trouver l’Etat pour sauver le système financier et bancaire doivent aujourd’hui se dire que c’est le moment de rendre la monnaie de la pièce et de prendre des risques avec des entreprises innovantes». Toujours en verve, Arnaud Montebourg a ajouté: «dans la finance comme le cholestérol, il y a la bonne et la mauvaise. La mauvaise est spéculative, la bonne s’intéresse aux placements à long terme, fait crédit aux PME et soutient les chefs d’entreprise».