L’Autorité bancaire européenne (EBA) devait détailler mardi les critères retenus pour les nouveaux « stress tests » visant à déterminer si les principales banques de la zone sont suffisamment capitalisées pour absorber des chocs économiques, rapporte Les Echos.Selon les informations de Bloomberg et Reuters, les banques européennes seront notamment évaluées sur leur capacité à surmonter une récession en 2014 et 2015, soit une contraction de 0,7% puis de 1,4%. Ainsi, dans le scénario adverse, le produit intérieur brut (PIB) serait inférieur de 2,2 points à la prévision centrale de la Commission européenne en 2014, et inférieur de 3,4 points à cette prévision en 2015. Selon le quotidien économique, le risque déflationniste qui menace la zone euro pourrait également se trouver au centre des « stress tests ». De même, certaines banques s’attendent également à être évaluées sur leur capacité à affronter des scénarios adverses en provenance des marchés émergents.Une évaluation fondée sur la manière dont les banques pourraient survivre si le loyer de l’argent continuait de rogner leurs marges pourrait également être incluse. Analystes et banquiers soulignent par ailleurs qu’ils surveilleront de près les conditions retenues pour la prise en compte des obligations souveraines détenues par les établissements.
Dans la Lettre Conseil, analysant l’assemblée générale des actionnaires du mardi 6 mai 2014 convoquée par Lagardère SCA, la société de conseil en vote aux assemblées générales Proxinvest recommande de s’opposer à la résolution «Say on Pay» sur la rémunération d’Arnaud Lagardère et des dirigeants de la société. «La résolution Say on Pay sur les rémunérations des dirigeants, et notamment Arnaud Lagardère, permet d’observer les rémunérations directes et indirectes liées à une convention avec Lagardère Capital & Management et auquel il convient d’ajouter le dividende statutaire au bénéfice de l’associé-gérant qui atteint cette année le montant record de 13,1 millions d’euros, ce qui porte la rémunération totale d’Arnaud Lagardère à 16,6 millions d’euros. Les rémunérations des DGD de Lagardère n'étant pas non plus exemplaires (montant du fixe, retraite extrêmement généreuse), nous recommandons l’opposition», explique Proxinvest. La société de conseil recommande également un vote négatif sur les comptes sociaux. «La société ne mettant pas au vote le rapport spécial des conventions réglementées qui porte pourtant sur des transferts s'élevant à 25,3 millions d’euros pour 2013 (22,7 millions d’euros en 2012 et 22,1 millions d’euros en 2011), elle ne respecte plus depuis quatre ans l’article 225-40 de la loi applicable aux SCA, lequel prévoit explicitement que les actionnaires votent sur le rapport, souligne Proxinvest. Ledit article stipule que « le président...donne avis aux commissaires aux comptes de toutes les conventions autorisées et soumet celles-ci à l’approbation de l’assemblée générale. Les commissaires aux comptes présentent, sur ces conventions, un rapport spécial à l’assemblée, qui statue sur ce rapport. »
La société de hedge funds Och-Ziff Capital Management a aidé à financer des opérations controversées dans le pétrole et les mines africaines et doit désormais faire face aux autorités américaines, rapporte The Wall Street Journal. La Securities and Exchange Commission et le Département de la Justice enquêtent sur des investissements réalisés par certains de ses fonds dans un certain nombre de sociétés en Afrique pour vérifier si les lois sur la corruption n’ont pas été enfreintes.
Barclays Bank va payer 280 millions de dollars pour régler deux litiges avec le régulateur américain du financement hypothécaire au sujet de dérivés de crédit vendus aux agences Fannie Mae et Freddie Mac, a annoncé le 24 avril la Federal Housing Finance Agency (FHFA).Il s’agit du onzième accord à l’amiable conclu par la FHFA qui, en 2011, avait lancé des poursuites contre 18 établissements au sujet de 200 milliards de dollars de produits structurés au coeur de la crise financière de 2008. La FHFA, qui depuis 2008 exerce la tutelle de Fannie Mae et de Freddie Mac, accusait la banque britannique de les avoir incités à acheter pour 4,9 milliards de dollars d’instruments de titrisation de prêts immobiliers devenus produits toxiques. Barclays versera 227 millions de dollars à Freddie Mac et 53 millions à Fannie Mae.
La Securities & Exchange Commission (SEC) enquête actuellement sur certains mutual funds alternatifs qui répliquent des stratégies risquées de hedge funds pour déterminer si ces véhicules respectent les règles de levier et de liquidité, rapporte l’agence Bloomberg. La SEC envisage de passer en revue environ 25 de ces fonds au cours des prochains mois, a indiqué à l’agence Jane Jarcho, associate director à la SEC.Ces examens permettront de voir la façon dont ces fonds tentent de générer du rendement et sur quels niveaux de risque ils s’engagent. La SEC cherchera également à savoir si les conseils d’administration surveillent correctement ces fonds."Nombre de gérants pilotant ces fonds sont issus de l’univers des hedge funds où ils n'étaient pas confrontés à ces réglementations. Certains boards de mutual funds n’ont pas beaucoup d’expérience sur les stratégies d’investissement alternatives», explique Jane Jarcho.Très populaires auprès des investisseurs en quête de rendement, les mutual funds alternatifs investissent dans des classes d’actifs moins traditionnelles comme l’immobilier et les matières premières, ou emploient des techniques de couverture comme la vente à découvert.Au premier trimestre 2014, les actifs des mutual funds alternatifs ont progressé de 9% à 285 milliards de dollars, selon des chiffres communiqués par Morningstar.
Les rapports entre banquiers suisses et l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) se sont quelque peu détendus, selon Patrick Odier, rapporte L’Agefi suisse. Le président de l’Association suisse des banquiers (ASB) estime que la culture du dialogue s’est améliorée avec le nouveau directeur. «Mark Branson est un professionnel qui sait comment une banque fonctionne», juge le banquier genevois dans un entretien au «Matin Dimanche». Pour mémoire, l’ASB avait salué la nomination par le Conseil fédéral du Britannique, ex-cadre d’UBS, pour succéder début avril à Patrick Raaflaub, choix qui n’avait pas fait l’unanimité. L’ASB espérait ainsi que le secteur bancaire et la Finma pourraient à nouveau entretenir des rapports de confiance.
À l’occasion du forum international de la CIFA, le groupement spécialisé dans la réflexion éthique et la réforme du système financier, deux jeunes Français, Arthur Cohen (35 ans, philosophe) et Emmanuel Rocque (37 ans, fonctionnaire) remettront le 24 juin un rapport d’une centaine de pages, intitulé « Éthique et Finance – Recherches de solutions pratiques pour l’assainissement des comportements financiers et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement » aux représentants des Nations Unies par l’intermédiaire de la CIFA, ONG à but non lucratif avec statut consultatif spécial auprès des Nations Unies.Fruit de trois années de travail et d’une étude qui a mobilisé un nombre impressionnant de professionnels de la finance (parmi lesquels Jean-Claude Trichet, Jacques de Larosière ou Jean Peyrelevade), ainsi que des universitaires, des chercheurs, des philosophes, des historiens, des économistes et des sociologues, le rapport propose une définition originale et précise de la finance éthique et des recommandations concrètes et facilement applicables, qui sont autant de solutions pratiques pour réduire les risques opérationnels et systémiques.
Le rebond du crédit à la consommation observé en février sur le marché français s’est confirmé au mois de mars. La production mesurée par l’Association française des sociétés financières (ASF) auprès de ses adhérents a progressé de 1,5% par rapport à mars 2013, à 2,97 milliards d’euros. Cette évolution porte à 1,2% la croissance de la production du premier trimestre sur un an, à 8,43 milliards. Toutefois, le niveau du marché reste «très faible» de l’aveu même de l’ASF, «puisqu’à fin mars la production cumulée des douze derniers mois était encore inférieure de 22,4% au point haut atteint en septembre 2008». En mars, le crédit à la consommation a été porté par les financements d’automobiles neuves (+11,1%). Mais signe de prudence des ménages, les prêts relatifs aux biens d’équipement du foyer baissent encore (-5,8%), portant à 10% son recul pour l’ensemble du trimestre.
L’action a progressé de 2,38% en matinée à Madrid (à 1,5 euro) et retrouve son cours de clôture du 17 avril, après un recul au cours de la semaine de Pâques. L’établissement nationalisé, formé en 2010 par le regroupement de sept caisses d’épargne régionales en difficulté, a publié un résultat net de 187 millions d’euros au premier trimestre, soit 2,5 fois plus qu’il y a un an, tandis que son produit net bancaire progresse de 36%, à 698 millions. Le taux de créances douteuses et litigieuses recule de 40 points de base, à 14,3%. Si ces performances se sont avérées inférieures à plusieurs consensus d’analystes, comme ceux de Thomson Reuters et de FactSet, les investisseurs n’en ont pas tenu grief.
Le deuxième conservateur d’actifs au niveau mondial a fait état d’un recul de 22% de son bénéfice net au premier trimestre. Les charges d’exploitation du groupe ont progressé de 11%, dont 5% pour les dépenses de personnel, et State Street a aussi enregistré des frais liés aux suppressions de postes annoncées lors des précédents trimestres. Le coefficient d’exploitation du groupe américain est d’environ 80%.
La Banque centrale européenne a publié le règlement-cadre relatif au Mécanisme de supervision unique. Le texte, qui tient compte des réponses à une consultation, pose les fondements des tâches qu’accomplira le MSU en tant qu’autorité de contrôle bancaire de la zone euro à partir de novembre 2014. L’identification des banques importantes, qui seront soumises au contrôle direct de la BCE, se fera selon les critères définis dans le règlement du Conseil établissant le MSU et précisés dans le règlement-cadre. Le résultat de ce processus doit être annoncé en septembre.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) devrait dévoiler demain les hypothèses précises des tests de résistance bancaire auxquels elle va soumettre les principales banques de la région, après la revue des bilans menée par la BCE. Le scénario sera bâti sur les prévisions de croissance de la Commission européenne, qui seront publiées en mai et qui couvriront pour la première fois 2016. Dans un scénario adverse, le PIB serait inférieur de 2,2 points à la prévision centrale de Bruxelles pour 2014, de 3,4 points en 2015 et de 1,4 point en 2016, selon Bloomberg.
Les dirigeants des principales banques françaises ont été conviés à rencontrer le ministre de l’Economie le 6 mai. Au menu des discussions, le financement des PME, pour lequel le ministre a déjà appelé les banques à faire preuve de «civisme», et la forte progression des bonus des patrons de banques au titre de 2013, liée à celle des résultats.
L’ancienne numéro deux de la Commission de contrôle des assurances était depuis 2012 inspecteur général de la filiale bancaire de La Poste. Elle est remplacée à cette fonction par Christophe Van de Walle, qui chapeautait jusqu'à présent le développement des activités collectivités locales et entreprises. Didier Brune, qui s’occupait des questions de régulation européenne et nationale, est nommé directeur de la stratégie et du développement de la banque.
Le titre de la banque allemande a cédé vendredi jusqu'à 2,72% à Francfort, avant de clôturer en repli de 1,88% à 31,245 euros. Vendredi matin, le Handelsblatt affirmait que les dirigeants du groupe étudiaient une augmentation de capital de 5 milliards d’euros, sans qu’aucune décision n’ait encore été prise. La veille, le Financial Times évoquait le souhait de plusieurs actionnaires d’un renforcement des fonds propres en amont des tests de résistance européens.
Royal Bank of Scotland a engagé selon le journal une réflexion afin de fusionner Ulster Bank avec Permanent TSB, Allied Irish Banks ou la filiale irlandaise de Danske Bank. RBS entend bien, avec le soutien de Morgan Stanley, contacter KKR, Blackstone, Carlyle et d’autres acteurs du private equity pour leur proposer d’injecter «des centaines de millions de livres» dans le nouvel ensemble.
L’Association des banquiers britanniques, qui compte parmi ses membres des établissements basés en Ecosse comme Royal Bank of Scotland, ne s’impliquera pas dans le débat concernant l’indépendance de l’Ecosse, au sujet duquel un vote est attendu le 18 septembre prochain. Certains membres ont refusé de se déclarer en faveur du maintien de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni.
Le diable est partout et pas seulement dans les détails... La lettre d’informations de l’AF2i du mois d’avril 2014 est disponible dans son intégralité en pièce jointe.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des quatre premiers mois de 2014 est de 44,9 milliards d’euros (44,4 milliards sur les quatre premiers mois de 2013). Les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des quatre premiers mois de 2014 s'élèvent à 36,7 milliards d’euros (36,3 milliards sur les quatre premiers mois de 2013). La collecte nette s'établit à 8,2 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour le mois d’avril 2014, l’assurance-vie enregistre une collecte nette de 2,1 milliards d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1 492,1 milliards d’euros à fin avril 2014. Lire la pièce jointe.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des trois premiers mois de 2014 est de 33,5 milliards d’euros (33,4 milliards sur les trois premiers mois de 2013) selon les chiffres de la FFSA et du Gema. Les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des trois premiers mois de 2014 s'élèvent à 27,4 milliards d’euros (27 milliards sur les trois premiers mois de 2013). La collecte nette s'établit à 6,1 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour le mois de mars 2014, l’assurance vie enregistre une collecte nette de 2,3 milliards d’euros. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1 484,2 milliards d’euros à fin mars 2014, soit une progression de 5 % sur un an. Lire la pièce jointe.
Les dirigeants des principales banques françaises ont été conviés à rencontrer le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg le 6 mai prochain. Au menu des discussions, le financement des PME, pour lequel le ministre a déjà appelé les banques à faire preuve de «civisme», et la forte progression des bonus des patrons de banques au titre de 2013, liée à celle des résultats, un sujet sur lequel Arnaud Montebourg s’est déjà exprimé aussi.
La Banque centrale européenne a publié vendredi le règlement-cadre relatif au Mécanisme de supervision unique (MSU). Le texte, qui tient compt des réponses à une consultation, pose les fondements des tâches qu’accomplira le MSU en tant qu’autorité de contrôle bancaire de la zone euro à partir de novembre 2014. L’identification des banques importantes, qui seront soumises au contrôle direct de la BCE, se fera selon les critères définis dans le règlement du Conseil établissant le MSU et précisés dans le règlement-cadre. Le résultat de ce processus doit être annoncé en septembre.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) devrait dévoiler le 29 avril les hypothèses précises des tests de résistance bancaire auxquels elle va soumettre les principales banques de la région, après la revue des bilans menée par la BCE. Le scénario sera bâti sur les prévisions de croissance de la Commission européenne, qui seront publiées en mai et qui couvriront pour la première fois 2016. Dans un scénario adverse, le PIB serait inférieur de 2,2 points à la prévision centrale de Bruxelles pour 2014, de 3,4 points en 2015 et de 1,4 point en 2016, selon Bloomberg qui cite des sources proches du dossier. Ce qui équivaudrait à deux nouvelles années de récession, avec une contraction de 0,7% en 2014 et une autre de 1,4% en 2015, suivie d’une faible reprise.
Ulrich Grillo, président du BDI, Pierre Gattaz, président du Medef et Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, ont réaffirmé le 25 avril dans un communiqué commun leur forte préoccupation concernant le projet européen de Taxe sur les Transactions Financières (TTFE), actuellement discuté par onze Etats membres de l’Union Européenne dans le cadre de la procédure de coopération renforcée.Le BDI, le Medef et Paris Europlace insistent sur l’impact négatif qu’aura la TTFE sur l'économie européenne, alors que l’amélioration de la croissance économique de la zone euro demeure fragile. Le projet actuel de TTFE pénaliserait fortement les entreprises non financières en dégradant leurs conditions de financement et cela très précisément à un moment où les crédits bancaires sont contraints tant par les règles internationales de Bâle 3 que par les régulations bancaires européennes."Il y aurait, en particulier, un risque spécifique si les contrats sur produits dérivés utiles à l'économie (i.e sur actions, taux de change, taux d’intérêt, matières premières ou dérivés de crédits) étaient inclus dans la TTFE. Ces contrats sont en effet largement utilisés par les entreprises non financières pour couvrir leurs risques. Accroître leur coût porterait un préjudice grave à la compétitivité de ces entreprises», souligne le communiqué. Taxer les contrats de dérivés provoquerait également une relocalisation massive de ces activités dans des entités financières situées en dehors des Etats participant à la coopération renforcée.Après les avertissements explicites de la BCE, de la BEI, de la Bundesbank, de la Banque de France et de tout un ensemble d’organisations professionnelles sur les conséquences négatives qui en résulteraient, «l’introduction d’une nouvelle et complexe taxe européenne sur le secteur productif et sur les intermédiaires financiers dans onze Etats aurait des conséquences graves tant pour la communauté des entreprises des Etats membres concernés que pour la compétitivité de la zone euro», conclut le communiqué.
De nombreuses sociétés américaines de hedge funds vont cesser de commercialiser leurs produits en Europe, afin de ne pas avoir à se conformer à la directive AIFM qui entre en vigueur le 22 juillet, observe Financial News dans un long article. Les trois quarts des encours sous gestion des hedge funds mondiaux étant gérés par des fonds domiciliés aux Etats-Unis, la directive va drastiquement restreindre le choix des investisseurs européens. Mais cela pourrait en revanche donner un coup de pouce au secteur européen des fonds de hedge funds, qui pourrait donner accès à des gérants américains qui ne sont plus disponibles.
La Banque Postale a annoncé vendredi la nomination de Florence Lustman au poste de directrice financière. L’ancienne numéro deux de la Commission de contrôle des assurances était depuis 2012 inspecteur général de la filiale bancaire de La Poste. Elle est remplacée à cette fonction par Christophe Van de Walle, qui chapeautait jusqu'à présen le développement des activités collectivités locales et entreprises. Enfin, Didier Brune, qui s’occupait des questions de régulation européenne et nationale, est nommé directeur de la stratégie et du développement de la banque.