Quel a été l’impact de la réglementation RDR au Royaume-Uni et quelles leçons peut-on en tirer pour les pays de l’Union européenne qui vont devoir appliquer la directive MIF 2 d’ici à 2017 ? Selon une étude commanditée par l’Association luxembourgeoise de l’industrie des fonds (ALFI) et réalisée par le cabinet Fundscape(1), le premier enseignement à tirer de l’expérience britannique, mise en oeuvre depuis le 1er janvier 2013, est que un engagement positif entre toutes les parties facilite le processus d'élaboration de la réglementation qui tout naturellement va beaucoup mieux fonctionner pour l’ensemble des acteurs. «Les régulateurs et les professionnels du secteur doivent travailler ensemble pour que toutes les catégories de clients puissent avoir accès à du conseil et à des produits d’investissement. C’est à cette seule condition que notre secteur pourra dégager une croissance significative et que nous pourrons donner davantage de satisfaction à nos clients», indiqué Marc Saluzzi, président de l’ALFI, le 23 septembre à Luxembourg à l’occasion de la conférence d’automne de l’association professionnelle. L'échec le plus retentissant de la réglementation RDR a été l’inégalité devant le conseil, certains conseillers estimant que le conseil était désormais trop cher ou trop peu rentable pour certains clients, certaines banques décidant par ailleurs d’abandonner cette activité tandis que les clients se montraient peu disposés à payer du conseil. La suppression des commissions de conseil et de gestion qui se finançaient mutuellement était peut-être justifiée, relève l'étude, mais la nouvelle réglementation n’a rien proposé à la place pour minimiser son impact sur la clientèle la moins rémunératrice. L’impact de la réglementation sur la tarification était inévitable mais avec des retombées inattendues. C’est ainsi que les générateurs d’alpha ont pu imposer une prime sur leurs stratégies probantes au-delà du classique 75 points de base. A l’autre extrémité du spectre, les stratégies passives ont été encore moins chères, ce qui a favorisé la collecte de ce secteur. On a également observé une augmentation substantielle des solutions et des produits standardisés tels que les fonds de fonds et les stratégies en fonction du profil de risque qui permettent aux conseillers de fournir un service relativement peu cher. L'étude relève également des changements intéressants dans la chaîne de valeur : les conseillers externalisent leurs investissements auprès des gestionnaires de fortune, tandis que ces derniers se lancent à l’assaut de la sphère retail en uniformisant leur portefeuilles de référence et en fournissant des solutions aux conseillers et à d’autres distributeurs. L’intégration verticale est de retour au Royaume-Uni, les assureurs créant à nouveau ou renforçant leur offre d’investissement, tout en développant des plateformes et en achetant d’autres formes de distribution. Pour Marc Saluzzi, il est urgent de tenir compte de l’expérience britannique. «Alors que les concepts de la RDR sont adoptés plus largement en Europe, le secteur de la gestion a l’opportunité d’accroître sa notoriété s’il veut bien tirer les leçons des expériences britannique et néerlandaise. Le message principal est que, pour anticiper et éviter les pièges, nous devons nous engager et encore et encore avec les responsables politiques, avec les régulateurs, avec les distributeurs et, last but not least, avec les consommateurs». Faute de quoi, la catastrophe pourrait être au bout du chemin... (1) «Navigating the post-RDR landscape in the UK; assessing the potential impact of an RDR regime on the European fund industry»
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) publient une mise à jour de la liste des sites Internet et entités proposant en France, sans y être autorisés, des investissements sur le marché des changes non régulé (forex). Ce communiqué est la dixième alerte émise par l’ACPR et l’AMF depuis le 7 juillet 2011. La nouvelle liste qui annule et remplace celle publiée le 2 juillet 2014 figure ci-dessous : - www.4xp.com/fr / Forex Place Limited- www.astonforex.com / Marketrade Ltd- www.bancmarkets.com / Marketing Accounting Ltd- www.bforex.com / BFOREX Limited- www.brokerandco.com / Sisma Capital Limited- www.cfxmarkets.com / CFB International Ltd- www.colbertcap.com / Colbert Capital- www.elyseescapital.com / Elysees Capital- www.eurobondfx.com / Eurobond Ltd- www.euromaxfinance.com / Euromax Finance Limited- www.finanzasforex.com / Evolution Market Group Inc- www.finchmarkets.com / Finch Markets- www.forextrada.com / Forextrada- www.forextradition.com / Forex Tradition- www.fxbtrade.com / AXA Assets LTD- www.fxcast.com / Surplus Finance SA- www.fxntrade.com / Genus Group Ltd- www.gcitrading.com / GCI Financial Limited- www.haussman-invest.com / Haussman Invest- www.ibcfx.com / IBC Capital Ltd- www.ihforex.com / Investment House International- www.ikkotrader.com / IP International service- www.instaforex.com / InstaForex Companies Group- www.integralbroker.com / IB International Ltd- www.investcapitalmarkets.com / ICM Worldwine Ltd- www.itcfx.com / Investment Formula Corporation- www.itnfx.com / International Traders Network FX- www.jbc-pro.com / JBC Pro Limited- www.justrader.com / MT Capital Partners- www.kd-markets.com / Globstate Assets Holdings Ltd- www.metatrada.com / Meta Trada - www.motionforex.com / Motion Forex Ltd- www.nakitrade.com / Nakitrade- www.netotrade.com / Neto Trade Global Investment- www.obroker.com / Landkey Enterprises Inc- www.privilegetrading.com- www.sunbirdfx.com / Sunbird Trading limited- www.tmarkets.com / T Markets- www.tradaxa.com / Sisma Capital Limited- www.tradect.com / Investment House Limited - www.traderplace.com / Trader Place- www.tradmaker.com / Trading Technologies Limited- www.trader369.com / IP International Service – AJ - www.triomphecapital.com / Triomphe Capital- www.youtradefx.com / Youtrade Capital Market PTY
L’association Swiss Sustainable Finance (SSF) a tenu lundi à Berne sa première assemblée générale en tant que nouvelle plateforme nationale pour toutes les questions portant sur la finance durable en Suisse, indique Le Temps. Le comité est composé de : Eric Borremans, Sustainability Specialist, Pictet Asset Management; Jean-Philippe de Schrevel, directeur général, Bamboo Finance; Angela de Wolff, Founding Partner, Conser Invest and Co-Founder Sustainable Finance Geneva; Philipp Aeby, directeur général, RepRisk; Nicola Battalora, directeur de la gestion d’actifs et des marchés de capitaux, BSI; David Bresch, Global Head Sustainability, Swiss Re; Ladina Caduff, Head Sustainability, Raiffeisen; Hubert Niggli, directeur du département finance, Suva; Klaus Tischhauser, directeur général, ResponsAbility; Daniel Wild, Head of Sustainability Investing Research and Development, RobecoSAM; Beatrice Zwicky, membre du Board et membre du comité d’investissement, Fondation de placement Nest. Par ailleurs, Klaus Tischhauser, fondateur et directeur général de ResponsAbility, a été élu président de l’association.
L’AMF a indiqué mardi 23 septembre qu’un site internet se présentant comme « l’Autorité et contrôle des marchés financiers » utilise frauduleusement des contenus de l’Autorité des marchés financiers. Il détourne également l’identité visuelle, la charte du site de l’AMF, les codes visuels et en partie ses logos. Le vrai faux site propose notamment via des formulaires à compléter en ligne, d’aider les épargnants à récupérer des sommes investies sur différentes plateformes. «Il s’agit d’un détournement frauduleux du service de médiation de l’Autorité des marchés financiers : l’AMF ne procède en aucun cas directement au recouvrement de sommes perdues par des épargnants ni même via des mandataires, et rappelle que la médiation est un service public gratuit», indique un communiqué. En conséquence, l’Autorité demande aux particuliers qui seraient contactés ou tentés de remplir un formulaire de ne pas donner suite aux sollicitations du site.
La Securities and Exchange Commission (SEC) enquêterait depuis plusieurs mois sur l’ETF Pimco Total Return. Le régulateur américain des marchés boursiers soupçonnerait, selon des sources proches du dossier, le géant obligataire d’avoir artificiellement gonflé la valorisation de cet ETF majoritairement adressé à un public retail, qui pèse 3,6 milliards de dollars, indique le Wall Street Journal. Pimco aurait acquis les obligations pour l’ETF à un prix bas pour ensuite calculer la valorisation de ces investissements d’une manière à faire croire à une rapide croissance de cette dernière.
Selon deux sources relayées par le quotidien britannique, de grands investisseurs font pression sur Royal Bank of Scotland (RBS) pour qu’elle abaisse le prix d’introduction en Bourse de sa filiale amériaine Citizens Financial Group. RBS a retenu une fouchette indicative de 23 à 25 dollars, lui permettant de lever jusqu'à 3,5 milliards de dollars. Cette IPO s’inscrit dans le cadre du retrait de la banque britannique du marché américain des particuliers. Les investisseurs ont souligné des objectifs «ambitieux» dans un environnement concurrentiel déjà relevé. Certains d’entre eux ont réclamé un abaissement du prix d’au moins un ou deux dollars.
Le tribunal de grande instance de Paris a débouté hier deux particuliers qui réclamaient à leur banque et à leur assureur la restitution d’une part des bénéfices générés par leur contrat d’assurance emprunteur souscrit dans le cadre d’un crédit, a fait savoir UFC-Que Choisir. L’organisation de défense des consommateurs, qui les soutenait dans leur démarche, et les deux plaignants vont faire appel de cette décision.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable au titre du mois d’août 2014 a été négative de 0,35 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux bancaires, pour le quatrième mois consécutif. Sur le seul Livret A, les retraits nets ont atteint 0,48 milliard. Sur les huit premiers mois de l’année, la collecte nette des deux produits d'épargne réglementée s’élève encore en montant cumulé à 2,36 milliards d’euros. L’encours total atteint ainsi 369,6 milliards.
La Financial Conduct Authority britannique a infligé hier une amende de 37,7 millions de livres à Barclays. Le gendarme du secteur financier reproche à la banque de n’avoir pas correctement assuré la protection et la conservation des actifs de certains clients de sa banque d’investissement. Les fonds déposés par les clients auraient ainsi pu se retrouver en risque en cas de faillite de la banque. Ces failles se sont déroulées entre novembre 2007 et janvier 2012 et ont concerné 95 comptes dans 21 pays, pour un total d’encours de 16,5 milliards de livres. Le même jour, Barclays Capital a écopé d’une amende de 15 millions de dollars de la part de la Securities and Exchange Commission, coupable de ne pas avoir mis en place un système de conformité interne adéquat après l’acquisition d’une partie des activités de Lehman Brothers durant la crise financière de 2008. La filiale devra également engager un consultant en conformité indépendant.
La filiale française de la banque britannique a fait part de la nomination de Laurence Rogier au poste de directeur financier. Elle rejoint le comité exécutif de HSBC France et remplace dans ses fonctions Matthieu Kiss, qui est nommé directeur financier mondial pour la banque de particuliers et de gestion de patrimoine du groupe HSBC. Laurence Rogier était depuis 2012 en charge des opérations à la direction financière de HSBC France.
Le conglomérat chinois a lancé une offre publique d’achat concurrente sur Espirito Santo Saude, la branche santé du groupe portugais Espirito Santo, en surenchérissant sur les autres groupes en lice, le mexicain Angeles et le portugais José de Mello. L’assureur portugais Fidelidade, détenu à 80% par Fosun, offre un prix de 4,72 euros par action, ce qui valorise Espirito Santo Saude 451 millions d’euros.
Le parquet de Munich a décidé hier de poursuivre Jürgen Fitschen, coprésident du directoire de Deutsche Bank, ainsi que plusieurs anciens dirigeants de la banque pour leur rôle présumé dans la faillite du groupe de presse Kirch. Selon le droit allemand, le tribunal de Munich désigné par le parquet devra décider si les charges retenues sont suffisantes pour valider les poursuites, une procédure qui pourrait prendre plusieurs mois.
Lloyds Banking Group pourrait lancer une deuxième opération de cession d’actions TSB dans la semaine à venir, espèrent des sources bancaires citées par Reuters, même si rien n’est n’est fixé pour l’instant. La période de restriction (lock-up) arrivait à expiration hier à la clôture. Lloyds a vendu en juin 38,5% du capital de TSB, septième établissement de crédit britannique, à 260 pences par action. La demande des investisseurs à été 11 fois supérieure à l’offre.
Le président de l’Autorité bancaire européenne (EBA) Andrea Enria s’est dit inquiet hier d’une déconnexion croissante entre le niveau toujours plus élevé du travail réglementaire et le manque de ressources de l’EBA. «Nous luttons vraiment», a déclaré le responsable devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen. La Commission européenne a proposé de geler le budget de l’EBA pour 2015 à environ 33,6 millions d’euros.
Sur proposition de Bernard Spitz, président de la FFSA, et de Pascal Demurger, président du GEMA, les instances de ces organismes ont souhaité le renforcement des missions de l’Association française de l’assurance (AFA) au travers de la mise en place de nouvelles commissions de travail. L’organisation de l’AFA est également amenée à évoluer avec la création des postes de délégué général et de secrétaire général. Trois commissions seront ainsi prochainement créées au sein de l’AFA et concerneront le numérique, les assurances de personnes et les assurances de biens et de responsabilité ; ces deux dernières commissions se substituant à celles existant actuellement à la FFSA et au GEMA. Ces nouvelles commissions viennent compléter les instances et les structures professionnelles de l’AFA déjà en fonctionnement : le Conseil, la Commission déontologie, la Commission développement durable et la direction des statistiques. Ce renforcement des instances de l’AFA s’accompagne de la nomination d’Arnaud Chneiweiss, secrétaire général du GEMA, au poste de délégué général de l’AFA et de Gilles Wolkowitsch, secrétaire général de la FFSA, au poste de secrétaire général de l’AFA. Pour Bernard Spitz et Pascal Demurger, président et vice-président de l’AFA : « Ces mesures témoignent d’une volonté commune à la FFSA et au GEMA de renforcer l’efficacité de notre action professionnelle au service du secteur de l’assurance, dans le respect de l’identité de nos deux maisons. Après la création de l’AFA en 2007, il s’agit ici d’une évolution naturelle à nos yeux tant les sujets de convergence entre nos organismes sont nombreux. »
Lloyds Banking Group pourrait lancer une deuxième opération de cession d’actions TSB dans la semaine à venir, espèrent des sources bancaires citées par Reuters, même si rien n’est n’est fixé pour l’instant. La période de restriction (lock-up) arrive à expiration mardi à la clôture, et TSB entrera ensuite dans une nouvelle phase de restriction avant ses résultats du troisième trimestre prévus le 24 octobre. Lloyds a vendu en juin 38,5% du capital de TSB, septième établissement de crédit britannique, à 260 pences par action. La demande des investisseurs à été 11 fois supérieure à l’offre.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable au titre du mois d’août 2014 a été négative de 0,35 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux bancaires, pour le quatrième mois consécutif. Sur le seul Livret A, les retraits nets ont atteint 0,48 milliard. Sur les huit premiers mois de l’année, la collecte nette des deux produits d'épargne réglementée s’élève encore en montant cumulé à 2,36 milliards d’euros. L’encours total atteint ainsi 369,6 milliards. Le taux de rémunération des deux livrets a été abaissé à 1% le 1er août, à un plus bas historique, pour tenir compte de la faiblesse de l’inflation.
Le parquet de Munich a décidé mardi de poursuivre Jürgen Fitschen, coprésident du directoire de Deutsche Bank, ainsi que plusieurs anciens dirigeants de la banque pour leur rôle présumé dans la faillite du groupe de presse Kirch. Selon le droit allemand, le tribunal de Munich désigné par le parquet devra décider si les charges retenues sont suffisantes pour valider les poursuites, une procédure qui pourrait prendre plusieurs mois.
Le tribunal de grande instance de Paris a débouté mardi deux particuliers qui réclamaient à leur banque et à leur assureur la restitution d’une part des bénéfices générés par leur contrat d’assurance emprunteur souscrits dans le cadre d’un crédit, a annoncé UFC-Que Choisir. L’organisation de défense des consommateurs, qui les soutenait dans leur démarche, et les deux plaignants vont faire appel de cette décision. Depuis 2007, l’association dénonce «la conservation indue par les établissements financiers des bénéfices colossaux de l’assurance emprunteur sur la période 1995-2007», qu’elle estime à 11,5 milliards d’euros pour les prêts immobiliers et 4,5 milliards pour les crédits à la consommation.
L’association allemande des gestionnaires d’actifs, la BVI, le club AMPERE soutenu par l’Association Française de la Gestion (AFG) et l’association britannique des gestionnaires d’actifs (IMA) annoncent avoir adopté un cadre commun pour la normalisation des échanges d’informations entre sociétés de gestion et assureurs dans le cadre de la directive Solvabilité 2, dont la transposition est programmée pour 2016. L’objectif poursuivi est de gagner en efficacité opérationnelle, de limiter le risque et d’améliorer la qualité des données échangées entre les différents acteurs.
L’Association internationale de la gestion alternative (AIMA) a annoncé la constitution d’un nouveau comité directeur. Les nouveaux membres élus du «Council» sont Karl Wachter, general counsel chez Magnetar Capital, Eva Sanchez, general counsel chez Citadel Europe, et Choo San Yeoh, director chez Albourne Partners (Asia). L’ancienne membre de la Securities & Exchange Commission (SEC), Kathleen Casey, reste en place en qualité de «non executive chairman».
Une filiale de l'établissement américain Wells Fargo a écopé d’une amende de 5 millions de dollars faute d’avoir mis en place des contrôles adéquats visant à empêcher un employé de commettre un délit d’initié, rapporte L’Agefi. La SEC reproche également à Wells Fargo Advisors d’avoir fourni un «document altéré» lié à la revue de conformité des opérations de courtage.
La cour d’appel de Paris a confirmé lundi l’ordonnance des juges français imposant à UBS une caution de 1,1 milliard d’euros dans l’enquête sur un blanchiment de fraude fiscale présumé, rapporte l’agence Reuters qui cite une source judiciaire.La décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris est conforme aux réquisitions de l’avocat général. La banque suisse avait fait appel de cette caution, qui correspond à 42,6% de la dernière année de bénéfice après impôt d’UBS et à 2,8% de ses fonds propres et dont elle conteste «le fondement juridique» aussi bien que «la méthode de calcul».Après sa mise en examen pour blanchiment aggravé de fraude fiscale en juillet, la banque, déjà mise en examen pour démarchage illicite, a vu sa caution portée de 2,875 millions, une somme déjà versée, à 1,1 milliard d’euros. Les juges soupçonnent la banque d’avoir mis en place un système de blanchiment permettant à des résidents français de dissimuler leurs avoirs au fisc. Le blanchiment présumé aurait eu lieu de 2004 à 2012, une pratique aggravée par son «caractère habituel», selon les enquêteurs.UBS encourt en cas de procès une amende de 3,75 millions d’euros pour démarchage illicite et de la moitié de la valeur des fonds sur lesquels ont porté les opérations présumées frauduleuses pour blanchiment.
L’AMF dresse le bilan positif de l’information donnée et des pratiques en matière de gouvernement d’entreprise d’un échantillon de 60 sociétés cotées se référant au code Afep-Medef publié en juin 2013. Le rapport 2014 sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants identifie toutefois des améliorations possibles. L’édition 2014 du rapport annuel de l’AMF sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants est l’occasion de constater une nouvelle amélioration des pratiques en matière de gouvernance et de transparence. Le rapport présente également les débats européens en cours, et notamment le projet de révision de la directive Droits des actionnaires qui pourrait conduire à un say on pay obligatoire.Le constat est ainsi fait d’un grand nombre de sociétés ayant nommé un administrateur référent (59% de sociétés à structure moniste, contre 31% en 2010), d’une plus grande diversité au sein des conseils d’administration et d’une amélioration de l’information liée aux rémunérations variables (plafonnement et clé de répartition entre les différents critères de performance). L’AMF relève toutefois que 43% des sociétés n’appliquent pas l’ensemble des critères relatifs à l’indépendance des administrateurs et en particulier celui de la perte d’indépendance après 12 ans d’exercice.Premier bilan depuis la publication du nouveau code Afep-Medef et la mise en place du Haut comité de gouvernement d’entreprise, le rapport 2014 de l’AMF est aussi l’occasion d’évaluer la mise en oeuvre des nouvelles recommandations de ce code. Ainsi, toutes les sociétés de l’échantillon ont mis en oeuvre le say on pay. Les résolutions soumises ont été adoptées avec des taux d’approbation très élevés (91,4% pour le CAC 40 et 92,6% sur l’échantillon). S’agissant du cumul des mandats, 4 dirigeants ne respectent pas formellement le nouveau plafond préconisé par le code.Afin d’améliorer encore la transparence de l’information donnée par les sociétés, l’AMF émet ou réitère ses recommandations relatives aux critères d’indépendance des administrateurs, en particulier quant à l’exercice de mandats depuis plus de 12 ans et quant à l’appréciation du caractère significatif de leurs relations d’affaires, aux rémunérations pluriannuelles et aux conditions de départ des dirigeants.Cette année encore, avec la volonté d’obtenir une transparence plus importante et de contribuer à une amélioration des pratiques en matière de gouvernance, l’AMF émet ou rappelle ses pistes de réflexion sur diverses précisions que le code Afep-Medef pourrait apporter sur les critères relatifs aux relations d’affaires, sur le président du conseil d’administration ou sur l’encadrement des rémunérations pluriannuelles, notamment celles donnant droit à terme à une rémunération en espèces.Enfin, compte tenu des récentes opérations ayant nourri le débat sur les modes de protection des actionnaires minoritaires et la bonne gouvernance, l’AMF estime qu’il serait utile que le Haut comité de gouvernement d’entreprise mis en place par l’Afep et le Medef contribue à la réflexion sur les modes de cession des actifs essentiels d’une société ou d’un groupe coté.
Une caisse de pensions suisse fribourgeoise est sous le coup d’une enquête pénale. Selon L’Agefi suisse, cinq des membres de son conseil de fondation sont soupçonnés de gestion déloyale, voire d’abus de confiance. Ce conseil a confié en 2009 un mandat de gestion de fortune au directeur d’une société anonyme à Lausanne, qui aurait fait ensuite des investissements à risque à l’étranger, a indiqué hier le Ministère public fribourgeois.
La Financial Conduct Authority (FCA), l’autorité de régulation britannique, alerte les sites de notation de fonds tels que Morningstar OBSR et FE Trustnet au sujet de leurs classements qui n’intègrent pas les fonds de gestion passive, rapporte Fundweb citant des informations du Financial Times. Le quotidien britannique estime par ailleurs qu’il peut être parfois compliqué de déterminer quelles sont les meilleures et les moins bonnes options au sein d’un secteur en raison de l’absence de certains «trackers» dans les classements des sites spécialisés.
Le conglomérat chinois Fosun a lancé une offre publique d’achat concurrente sur Espirito Santo Saude, la branche santé du groupe portugais Espirito Santo, en surenchérissant sur les autres groupes en lice, le mexicain Angeles et le portugais José de Mello. L’assureur portugais Fidelidade, détenu à 80% par Fosun, offre un prix de 4,72 euros par action, ce qui valorise Espirito Santo Saude 451 millions d’euros. Le groupe de services de santé mexicain Angeles avait relevé la semaine dernière le prix de son offre à 4,50 euros par action, après une proposition initiale de 4,30 euros par action annoncée le 19 août. José de Mello Saude propose 4,40 euros par action.
La filiale française de la banque britannique a annoncé la nomination de Laurence Rogier au poste de directeur financier. Elle rejoint le comité exécutif de HSBC France. Elle remplace dans ses fonctions Matthieu Kiss, qui est nommé directeur financier mondial pour la banque de particuliers et de gestion de patrimoine du groupe HSBC. Laurence Rogier était depuis 2012 en charge des opérations à la direction financière de HSBC France.