Le syndrome du gardien de but, face au choix cornélien de plonger ou de rester immobile, est le même que celui des investisseurs dans les marchés volatils, dont la meilleure attitude est souvent la patience.
Les volumes en investment grade ont augmenté de 33% sur les six premiers mois de l'année tandis que les émissions high yield atteignent le montant émis sur la totalité de 2023, malgré la crise politique en France.
Les places boursières européennes ont marqué le coup en juin tandis que Wall Street poursuit son rebond grâce aux valeurs technologiques. Les taux restent focalisés sur l’inflation et les banques centrales.
Les actifs les plus affectés par le risque politique en France se sont repris lundi, avec la perspective d’une absence de majorité absolue pour le NFP ou le RN. Le spread de la dette souveraine s’est détendu. Mais le doute demeure sur la pérennité de ce rebond technique.
Le résultat du premier tour des élections législatives, qui place le RN en tête avec plus d'un tiers des voix et une possible majorité absolue au soir du second tour, promet une période de volatilité élevée sur les marchés financiers.
La croissance de 0,7% au premier trimestre a dépassé les attentes et une première estimation. Les gains de pouvoir d’achat devraient stimuler la consommation, ce sera de bon augure pour le prochain gouvernement. Les élections générales ont lieu jeudi 4 juillet.
L’ajustement des perspectives de taux aux Etats-Unis et la force du dollar ont pénalisé les dettes émergentes. Les actions sous-performent les marchés développés.
Dans son rapport annuel, le Club de Paris note des signaux mixtes de pays toujours endettés, mais avec un accès au marché pour certains. Le processus de restructuration, notamment le Cadre commun, doit encore s’améliorer.
Face à la continuité incarnée par la majorité présidentielle, le Rassemblement national a renoncé à des mesures de son programme de 2022 tandis que l’alliance des partis de gauche parie sur la relance keynésienne financée par l’imposition du capital et des plus riches.