La résilience de l’économie, grâce notamment au secteur agricole, a permis aux actifs de rebondir, aidés par l’accalmie sur les tarifs douaniers, mais elle ne semble pas durable. Les conditions monétaires restrictives et la consolidation budgétaire commencent déjà à peser sur l’activité manufacturière.
Les lignes directrices de l’Esma sur la dénomination des fonds ESG, applicables à tous les produits depuis le 21 mai, ont clarifié le statut des obligations vertes au profit de ce marché. Une petite partie des titres émis nécessiterait une analyse plus approfondie.
L’investissement a nettement reculé depuis la crise financière et la pandémie de Covid par rapport aux tendances avant ces événements, indique l'OCDE, avec un impact marqué sur la productivité, sauf pour les Etats-Unis.
L’organisation prévoit désormais une progression de 2,9% du PIB pour l’économie mondiale en 2025 après 3,3% l’an dernier. L’économie américaine est la plus affectée par les droits de douane et l’incertitude qu’ils provoquent.
Le marché euro a enregistré un record mensuel d’émissions avec près de 64 milliards émis par des émetteurs IG et plus de 18 milliards par des émetteurs HY.
Les actifs risqués ont poursuivi leur reprise, soutenus par l’accalmie relative sur les tarifs douaniers et des données économiques favorables, mais l'incertitude criante sur la situation budgétaire aux Etats-Unis a provoqué des remous sur les taux.
Cinq panélistes sur les 31 interrogés par L'Agefi sont redevenus positif sur la classe d’actifs, profitant de la correction qui n’a pas été totalement effacée. Mais certains s’interrogent sur la rapidité du rebond face à des risques toujours présents.