L’or a atteint un nouveau record mardi, dépassant pour la première fois les 3.500 dollars l’once au comptant. L’argent est à un plus haut de quatorze ans. Tous deux bénéficient de la recherche d’actifs refuges face aux risques géopolitiques et politiques et à l’incertitude économique.
Le rendement des Gilts à 30 ans se tend à 5,7%, un plus haut depuis 1998, dans un contexte mondial de craintes sur les dettes publiques. Les investisseurs s'interrogent sur la capacité de la ministre des Finances britannique à tenir ses engagements budgétaires.
Le marché primaire obligataire corporate euro a démarré en trombe, dominé par les entreprises tricolores. Les bonnes conditions de financement et la perspective d’une nouvelle impasse politique en France les incitent à accélérer leurs transactions.
La perspective d’une Fed plus accommodante a soutenu les places boursières, notamment Wall Street. Mais les interrogations sur l’indépendance de la Fed et l’imbroglio politique en France ont pesé sur les marchés de taux.
Les places boursières européennes sont stables après un début d’année en fanfare et ont quasiment effacé leur surperformance face à Wall Street. La dynamique de croissance n’est plus en leur faveur. Le risque est même légèrement baissier.
Le président de la Fed a indiqué dans son dernier discours à Jackson Hole, consacré à l’emploi et à l’inflation, qu’une baisse en septembre était désormais possible. Une déclaration très attendue et vivement saluée par le marché.
Les taux longs japonais continuent d’être sous pression après l’inflation de juillet et l’échec du parti au pouvoir aux élections estivales à la Chambre haute. La baisse de la demande internationale pèse aussi sur ces obligations.
Le PIB a reculé de 0,3% en rythme trimestriel entre avril et juin, en raison notamment de la forte baisse de la production industrielle. Les économistes doutent du rebond de l’économie allemande cette année.
Les achats d’option pour se couvrir contre le risque extrême d’une chute de ces valeurs (disaster put) ont fortement augmenté. Même les investisseurs particuliers sont moins enthousiastes.