Cette présentation de la nouvelle stratégie monétaire de la BCE se voulait neutre, sans changement sur l’objectif d’inflation symétrique à 2% à moyen terme, ni sur les instruments à utiliser. Le ton a finalement été plus «restrictif», appelant à une action plus «énergique».
Les données sur le crédit restent acceptables par rapport aux normes récentes, mais sont mitigées. La croissance annuelle des prêts aux entreprises a légèrement reculé, celle des prêts aux ménages a ralenti.
Le secrétaire au Trésor américain a annoncé un accord afin d’exclure les multinationales américaines de l'impôt minimum mondial de 15% négocié par 140 pays de l’OCDE en 2021. Un détricotage en règle de la seule vraie mesure applicable de cette convention fiscale.
Les matières premières et l’énergie affichent une légère progression après un début d’année encore volatil. Mais les écarts sont importants entre l’or, qui brille, et le pétrole, qui continue de sombrer.
Entre hausse de production, chute du dollar et rééquilibrage des flux commerciaux, il n’est pas sûr que les produits agricoles souffrent énormément des tarifs douaniers réciproques imposés par les Etats-Unis et la Chine.
Le conseil d’administration de la banque centrale américaine a voté mercredi, à cinq voix contre deux, sa proposition pour réduire l’exigence de levier «renforcée» (eSLR) spécifique aux banques systémiques. Elle serait ramenée de 5% à une fourchette de 3,5%-4,5%. L’idée ? Que cette exigence continue à servir de «filet de sécurité» en complément de l’exigence de fonds propres fondée sur les risques, sans être bloquante pour l’intermédiation du marché des bons du Trésor.
La proposition de révision présentée mardi 17 juin a été plutôt bien accueillie par l’industrie, notamment pour les efforts consentis sur les règles prudentielles, qui peuvent parfois manquer de cohérence. Les deux principales modifications ciblées permettraient d’ajuster un peu mieux la sensibilité des ratios aux risques réels.
L’indice PMI composite continue de bénéficier d’une production manufacturière positive, entre des importations américaines encore vivaces et peut-être le début des effets du plan de relance allemand.