L’ancien responsable mondial des changes de Citigroup, Anil Prasad, essaie de redresser la barre de son hedge fund après une année 2018 difficile, rapporte le Financial Times. L’intéressé a vu le fonds principal de sa société d’investissement Silver Ridge Asset Management perdre 11,6 % l’an dernier, selon des chiffres envoyés aux investisseurs et lus par le Financial Times. Le fonds a abandonné 1,4 % le mois dernier mais il est toujours en hausse de 5 % depuis le début de l’année. Anil Prasad cherche maintenant diverses idées d’investissement, comme la stabilisation de l’économie chinoise et l’inclusion de l’Arabie saoudite dans de grands indices actions, pour muscler la performance du fonds.
C’est le taux d’endettement du secteur privé (ménages et entreprises) en zone euro fin 2018. Il baisse de 0,1 point en un an. Par pays, il fléchit nettement en Espagne de 5,3 points et dans une moindre mesure en Italie (- 0,8 point). En revanche, il augmente de 0,9 point en Allemagne et fait un bond de 4,2 points en France (après + 2 points en 2017). La France détient désormais le ratio dette privée/PIB le plus élevé de la zone avec 132,3 % devant l’Espagne (128,9 %). Cela vaut aussi bien pour les entreprises que les ménages.
PHALLOCRATIE Si la question de savoir quel sera le successeur de Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) est prise très au sérieux par les analystes de marché et les économistes, celle de la féminisation du Conseil des gouverneurs ne prête plus à sourire. Avec une femme (Sabine Lautenschläger, membre du directoire) sur les 25 membres de ce conseil, la gouvernance de la BCE est loin d’être exemplaire. Le plafond de verre est diaphane et pour l’aider à le rendre plus translucide, l’agence Bloomberg a dressé une liste d’une dizaine de banquier(es) central(es) aux capacités professionnelles reconnues et de différentes nationalités, pouvant intégrer le conseil à l’occasion de prochains changements. On y trouve Margarita Delgado, sous-gouverneur de la Banque d’Espagne, Sylvie Goulard, son homologue à la Banque de France, Claudia Buch, de la Bundesbank, Elisa Ferreira de la Banque du Portugal, Sharon Donnery, sous-gouverneur de la Banque d’Irlande, Emma Navarro, vice-présidente de la Banque européenne d’investissement (BEI), Natacha Valla du département de la politique monétaire à la BCE, Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE, l’Italienne Lucrezia Reichlin et la Grecque Pinelopi Koujianou Goldberg. La liste des candidates potentielles de Bloomberg n’est pas exhaustive. Aux hommes politiques européens de faire un effort.
Auditionné par la commission bancaire du Sénat américain, le vice-président de la Réserve fédérale Randal Quarles (photo), a balayé d’un revers de main l’idée que les leveraged loans, un marché de 1.200 milliards de dollars, puissent représenter un risque pour le système financier, rapporte l’agence Bloomberg. Mais les éléphants du Sénat ont de la mémoire. Et le sénateur Sherrod Brown de l’Ohio, lui a rappelé qu’en 2006 il était venu assurer, toujours au Sénat mais en tant que haut fonctionnaire du Trésor, que les prêts subprimes étaient sans danger. Constance et persévérance.
Le mouvement des gilets jaunes ne change rien à l’affaire. L’image de la France ne cesse de s’améliorer auprès des investisseurs internationaux. La France accroît son pouvoir d’attractivité. Paris est redevenue la capitale mondiale des congrès internationaux avec 212 manifestations (classement ICCA 2018), loin devant Vienne, deuxième, (172). Autre classement, la France intègre pour la première fois le top 5 mondial des pays les plus attractifs pour les investissements directs étrangers (indice FDICI du cabinet A.T. Kearney). Reste à la place financière à se mettre au diapason…
L’information émane du site du New York Times : les dirigeants de Deutsche Bank ont refusé en 2016 et 2017 de saisir les services américains de lutte contre le blanchiment d’argent concernant des transactions suspectes de sociétés contrôlées par Donald Trump, dont sa fondation. Le site cite des employés de la banque déclarant que la direction a sciemment rejeté les faits et refusé d’informer les autorités fédérales compétentes. Certains d’entre eux ont depuis été virés. Deutsche Bank s’est fendu d’un démenti catégorique concernant les informations sur des employés mutés ou licenciés. Pour le reste…
CONQUÊTE Ostrum AM, affiliée de Natixis Investment Managers avec 265,6 milliards d’euros d’encours, va installer sa première équipe de gestion dédiée à New York. Consacrée au crédit structuré, cette nouvelle activité sera exercée par sa filiale Ostrum AM US, qui émettra notamment un premier CLO (collateralized loan obligation) d’ici à fin décembre. En Europe, le gestionnaire possède déjà une expérience de plus de 15 ans sur cette classe d’actifs. Se tourner vers les marchés américains offrirait de la valeur, ces derniers étant jugés selon Matthieu Duncan (photo), directeur général d’Ostrum AM « plus larges et plus liquides que le marché européen » (Les Echos). La société de gestion a recruté Brian Yorke (anciennement Bardin Hill Partners) pour lancer cette activité outre-Atlantique. Il deviendra responsable de la dette structurée aux Etats-Unis le 1er juin.
Cette coquette somme a été mise sur la table par BlackRock pour le rachat de l’éditeur français eFront. Spécialisé dans les solutions de gestion de portefeuille et l’analyse de gestion des risques, eFront avait été racheté en 2015 par Bridgepoint pour 300 millions de dollars. Le géant américain de la gestion, déjà promoteur de la solution Aladdin, intégrera dans son offre l’expertise d’eFront. Créé en 1999, ce promoteur de solution compte plus de 700 clients dans le monde répartis dans 48 pays, pour l’essentiel des fonds de private equity, d’infrastructure, d’immobilier... ouvrant le champ des actifs illiquides à BlackRock.
Après Walmart et Macy’s, c’est au tour de l’association des fabricants et des distributeurs de chaussures de sport de présenter leurs doléances à la Maison Blanche. La FDRA compte 173 membres, dont Nike, Under Armour et bien d’autres qui ont bâti leur succès sur le made in China, quitte pour certaines marques à faire travailler des enfants dans les usines d’encollage comme dans les années 2000. Ils préviennent : ce sont les consommateurs, joggeurs du dimanche ou marathoniens forcenés, qui feront les frais de la prochaine hausse des tarifs douaniers de 25 %. Un prélèvement de 7 milliards
La bataille du financement de la transition énergétique sera gagnée ou perdue au sein des institutions financières. Or, beaucoup a été fait depuis la COP 21, catalyseur de la prise de conscience universelle quant à l’urgence climatique. Du côté des acteurs européens de la finance, la montée en puissance des plans d’actions verts s’est confirmée, année après année, parfois sous impulsion publique (lire L’entretien), dans d’autres cas sur initiatives privées (lire notre Dossier ESG). Pour autant, cette mobilisation n’a pas éteint les critiques, pas toujours fondées même si les activistes sont dans leur rôle en aiguillonnant les financiers. Il n’est peut-être pas inutile de démêler le vrai du faux quant aux accusations de lenteur dont ils sont l’objet.
L’image des banques suisses s’est améliorée au sein de la population au cours des deux dernières années, selon une enquête d’opinion de l’Association suisse des banquiers (ASB) parue ce 22 maiet menée auprès de 1000 électeurs. C’est la première fois depuis l'éclatement de la crise financière en 2008 que les Suisses sont aussi positifs. Dans cette étude publiée tous les deux ans, 51% des personnes interrogées ont expliqué avoir une opinion «positive» des banques. 7% d’entre elles en ont même une «très positive». Lors de la précédente édition, les scores atteignaient 44% et 5%. Un chiffre n’a pas changé depuis 2017: 29% des interviewés en ont une image «ni positive ni négative». La part d’opinions négatives s’est rétractée à 11%, contre 19% il y a deux ans. Concernant le rôle des établissements dans la société, les banques jouent à jeu égal avec l’industrie chimique et pharmaceutique, le secteur de l’informatique et des télécommunications et le tourisme comme contributeurs à l'économie globale. Une courte majorité de sondés juge que les banques sont des employeurs et des contribuables importants. Dans le même temps, 48% estiment qu’elles sont au coeur du blanchiment d’argent et des scandales financiers et 44% qu’elles font passer le profit avant la responsabilité sociale. De plus, 56% des personnes interrogées trouvent que la place financière suisse est plus compétitive que ses concurrentes de Grande-Bretagne, de Singapour, du Luxembourg et des Etats-Unis. Le principal argument est la stabilité politique et économique de la Confédération.
Swiss banks’ image has improved among the Swiss population in the past two years, according to a survey by the Swiss Bankers Association (SBA) of 1000 citizens released on 22 May. This is the highest opinion the Swiss have had of their banks since the 2008 financial crisis. In this survey, which is conducted every two years, 51% of respondents said they had a “positive” view of banks. 7% of them even have a “very positive view”. These figures are up from 44% and 5%, respectively, in the previous study. One figure that has not changed since 2017: 29% of respondents had “neither a positive nor negative” opinion. Respondents having a negative opinion fell to 11% from 19% two years ago. Regarding societal roles, banks were rated about the same as the chemical and pharmaceutical industries, IT and telecommunications, and tourism as contributors to the global economy. A narrow majority of respondents believe that banks are important employers and taxpayers. Meanwhile, 48% believe that they are at the heart of money laundering and financial scandals, and 44%, that they place profits ahead of social responsibility. 56% of respondents believe that the Swiss financial market is more competitive than its rivals in the UK, Singapore, Luxembourg and the US, with most of them citing Switzerland’s political and economic stability.
Le Boston Consulting Group anticipe une dégradation de la capacité bénéficiaire des sociétés de gestion d’ici quatre ans. En cause, la pression à la baisse des investisseurs institutionnels sur les frais dans la gestion alternative, et l’éviction de la gestion active au profit de la gestion passive. Le docteur Carsten Gubelt, partner et managing director chez BCG en Allemagne, a présenté les résultats d’une étude sur les tendances dans l’industrie de la gestion d’actifs, lors d’une conférence organisée par l’association des investisseurs institutionnels allemands (die Bund institutioneller Investoren, BII) qui se tenait à Leipzig ce lundi 20 mai. Selon le docteur Gubelt, le taux de marge des gérants d’actifs pourrait dégringoler jusqu’à 25% d’ici 2023, contre 36% aujourd’hui. Dans le meilleur des scénarios, il pourrait cependant gagner trois points. Une fourchette alarmante qui devrait pousser les sociétés de gestion à réagir. Pour le consultant allemand, les asset managers doivent accélérer la digitalisation de leurs processus d’investissement et leurs back offices s’ils veulent réduire efficacement les frais d’administration imputés à leurs clients. La pression sur la marge bénéficiaire provient principalement de la capacité des investisseurs institutionnels à négocier les frais sur les produits alternatifs. Ceux-ci sont passé de 75 points de base (pb) en 2012 à 64 pb en 2016. Un phénomène important puisqu’avec 43% des revenus, les fonds alternatifs représentent la principale source de revenue pour les sociétés de gestion, loin devant la gestion active (21%). L’émergence de la gestion passive est la deuxième cause de l’érosion de la marge bénéficiaire, selon le consultant. Si elle ne représente que 6% des revenus, elle concentre désormais 19% des encours sous gestion (+8 points en dix ans). Au regard de la collecte, cela devrait d’ailleurs s’empirer puisqu’aux Etats-Unis, Vanguard capte près d’un tiers de la collecte positive. Cette tendance nord-américaine devrait s’abattre sur l’Europe d’ici deux à cinq ans.
Aberdeen Standard Investments prépare activement le lancement d’un nouveau fonds, European Long Income Real Estate Fund, une stratégie paneuropéenne qui a pour objectif un rendement défensif de 3% à 4%, a annoncé ce 22 mai Luke Powell, spécialiste senior de l’investissement dans l’immobilier, à l’occasion d’une présentation à Paris. Une initiative qui répond à la forte demande des investisseurs institutionnels pour des sources de revenus alternatifs. Dans ce contexte, Aberdeen Standard Investments a décidé d’adapter une stratégie britannique qui a fait ses preuves à l’Europe continentale. A l’instar de cette stratégie britannique lancée en 2003 et dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 2,5 milliards de livres, le fonds paneuropéen, qui s’adresse avant tout aux institutionnels européens (fonds de pension, compagnies d’assurances), se propose d’investir dans de l’immobilier haut de gamme avec des baux de plus de douze ans, contre trois à sept ans en moyenne dans les fonds immobiliers paneuropéens traditionnels. Le fonds vise un encours de l’ordre de 1 milliard d’euros à horizon cinq à sept ans. Il devrait être lancé dans les six ou sept prochaines semaines.
Allianz Global Investors vient de recruter Marie Navarre au poste d’analyste ISR senior à Paris. L’intéressée arrive d’Amundi où elle était analyste ESG depuis 2009. Chez Allianz GI, Marie Navarre sera rattachée à Isabel Reuss, responsable mondiale de la recherche ISR. Elle va «contribuer à compléter et parfaire la méthodologie et le processus ISR de la société de gestion. Elle se concentrera plus particulièrement sur l’analyse thématique et le dialogue avec les entreprises, dans une perspective de développement de la couverture d’émetteurs sous un angle ISR», détaille un communiqué.
Allianz Global Investors has just hired Marie Navarre as a senior SRI analyst in Paris. Navarre comes from Amundi, where she had been an ESG analyst since 2009. At Allianz GI,Navarre will report to Isabel Reuss, global head of SRI research. She will “help supplement and perfect the investment firm’s SRI methodology and process. She will focus in particular on thematic analysis and dialogue with companies, with a view of expanding coverage of issuers from an SRI point of view”, according to a press release.
A la suite d’un appel d’offres restreint lancéle 24 avril 2018, le FRR a sélectionné 8 prestataires de service d’investissement. Ces derniers devront assurer la gestion financière de mandats de gestion active responsable investis en actions de petites capitalisations européennes et françaises. Les prestataires choisis sur les petites capitalisations européennes sont JP Morgan AM, AXA IM, BNP Paribas AM et Fil Gestion.Du côté des petites capitalisations françaises, le FRR a retenu les offres deHSBC Global AM, Amiral Gestion, Sycomore AM, et BFT IM. Les mandats sont attribués pour une durée de quatre ans reconductibles une fois pour une période d’uneannée. «Le FRR portera une attention particulière à la démarche d’intégration des enjeux ESG dans le processus de gestion des sociétés sélectionnées», avertit l’institution.
A la suite d’un appel d’offres restreint lancéle 24 avril 2018, le FRR a sélectionné 8 prestataires de service d’investissement. Ces derniers devront assurer la gestion financière de mandats de gestion active responsable investis en actions de petites capitalisations européennes et françaises. Sur les petites capitalisations européennes, les prestataires choisis sont JP Morgan AM, AXA IM, BNP Paribas AM et Fil Gestion.Du côté des petites capitalisations françaises, le FRR a retenu les offres deHSBC Global AM, Amiral Gestion, Sycomore AM, et BFT IM. Les mandats sont attribués pour une durée de quatre ans reconductibles une fois pour une période d’uneannée. «Le FRR portera une attention particulière à la démarche d’intégration des enjeux ESG dans le processus de gestion des sociétés sélectionnées», avertit l’institution.
Akram Zaman, le responsable mondial de l’équipe syndicat actions de Bank of America Merrill Lynch, va rejoindre Millennium Management, qui gère 38 milliards de dollars, rapporte Financial News. Il prendra des fonctions similaires dans le hedge fund d’Israel Englander en juillet.
BlackRock vachangersa politique de frais de gestionsur une partie des fonds de sa gamme «BlackRock Strategic Funds» (BSF), rapporteCitywire Selectorce mercredi 22 mai. Dans une lettre adressée à ses porteurs de parts que le media britannique a pu consulter, le géant de l’asset management a indiqué qu’il allait introduire une composante permettant de refléterles performances des fonds pour le calcul de leursfrais de gestion. BlackRock a expliqué que ce changement impliquera que les frais de surperformancepour ces fonds seront proportionnels à leur taille. Il reflétera la différence entre la valeur liquidative de référence et la valeur liquidative du jour (net de frais). Ce changement de calcul devrait intervenir le 1er juin prochain. Il affectera 13 fonds considérés par la firme américaine comme les meilleurs de la gamme BSF. Parmi eux, le fondsBSF Americas Diversified Equity Absolute Return fund, qui dispose actuellement d’un encours de1,2 milliard de dollars ou encore le fondsBSF Emerging Markets Absolute Return fund.