«Une année contrastée». C’est ainsi que Pierre Valentin, président du directoire d’Ecofi Investissements, a qualifié 2019, «selon que l’on regarde la performance des fonds ou la collecte». Côté performance, le dirigeant s’est félicité d’une «excellente» année où 75 % des fonds gérés de manière discrétionnaire ont fait mieux que leur indice de référence. Les fonds actions ont été particulièrement performants avec trois d’entre eux dépassant les 35 % de rendement l’an dernier alors que leur indice de référence était plutôt autour de 30 %. Côté collecte, en revanche, l’heure est à la déception: les encours moyens se sont établis à 7milliards d’euros contre 9milliards d’euros l’année précédente. Si la collecte sur les fonds action a progressé de 26%, toutes les autres classes d’actifs ont décollecté et plus particulièrement le monétaire. «Seules les grandes entreprises animent aujourd’hui le marché des fonds monétaires. Les entreprises de taille moyenne, qui sont habituellement nos clientes, arrivent à avoir des solutions alternatives avec leur banque avec bien souvent des dépôts à des taux de 0%, ce qui est toujours mieux qu’un fonds monétaire en ce moment», explique Pierre Valentin. Mais le groupe a aussi été confronté à un désaveu sur les fonds de taux qui ont perdu près d’un milliard d’euros et sur les fonds multi-actifs qui ont perdu 300 millions. La filiale du crédit coopératif a aussi enregistré des rachats nets sur les fonds garantis arrivés à échéance. Le dirigeant a par ailleurs indiqué que la clientèle externe au Crédit Coopératif représentait 70 % des encours, alors qu’en 2014-2015 les clients du Crédit Coopératif représentaient 70 % des encours. «Cela correspond à l'époque où les fonds monétaires et les fonds garantis se vendaient mieux dans le réseau du Crédit Coopératif», a-t-il expliqué. La société de gestion n’a toutefois pas l’ambition d’accroître la part des clients externes, au contraire. « Je pense que nous sommes arrivés à un plancher. Nous réfléchissons même plutôt à une reconquête des clients du Crédit Coopératif en segmentant mieux la clientèle même si on sait qu’elle est très averse au risque», explique-t-il. Pour 2020, la société va aussi poursuivre la rationalisation de sa gamme de fonds actions commencée en 2019. « L’objectif et qu’ils atteignent une taille suffisante pour intéresser les investisseurs institutionnels», explique Pierre Valentin. Ainsi, deux fonds small et mid cap seront fusionnés, de même que le fonds Action Croissance Euro va absorber un autre fonds. La société compte aussi renforcer son approche thématique à l’image de la création du fonds Ecofi IA Responsable sur l’intelligence artificielle (Ecofi pense désormais à une offre climat ou social), et développer la gestion auprès des institutionnels avec une offre de services renforcée, l’intégration de nouveaux critères ESG (l’offre est à 100% ESG depuis l’an dernier) et la poursuite de la labellisation des fonds. A noter qu’Ecofi se distingue des autres gestionnaires ISR en ayant voté en 2019 contre 43% des résolutions des entreprises dans lesquelles il est investi. Il a voté à 312 assemblées générales pour un total de 4.746 résolutions. Ces résolutions concernaient essentiellement les nominations des administrateurs et les rémunérations des dirigeants.
Ofi Asset Management a enregistré une collecte nette de 1,2 milliard d’euros en 2019, a indiqué à NewsManagers Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions du groupe. En ajoutant un effet marché positif de 4,8 milliards d’euros, les encours sont passés à 72 milliards d’euros à fin 2019. A périmètre comparable par rapport aux chiffres communiqués en décembre dernier, les 72 milliards d’euros auraient été 75,88 milliards fin 2019. L'écart résulte de la sortie des encours d’Infravia, qui n’est plus une filiale du groupe depuis mars 2019, mais une participation. L’année 2020 s’annonce difficile sur les marchés, alors que ces derniers ont abordé la nouvelle année avec des niveaux d’optimisme record.
Lancé en avril 2018, Bridge 4, le dernier programme de dette infrastructures d’Edmond de Rothschild Asset Management (Edram), a levé 1,25 milliard d’euros, dépassant l’objectif initial de 750 millions d’euros. Cette levée de fonds porte à 2,6 milliards d’euros les actifs levés auprès d’investisseurs sur la plateforme Bridge, née en août 2014. Dans le cadre de cette levée de capitaux, Bridge 4 a recherché des engagements tant pour des instruments de dette senior (800 millions d’euros) que de dette junior (450 millions). En 2019, l’équipe Bridge de 13 collaborateurs basée à Londres et à Genève, dirigée par Jean-Francis Dusch, a déployé environ 600 millions d’euros investis dans une quinzaine d’actifs en Europe. L’année 2020 marquera le lancement de Bridge 5.
La banque va proposer à ses clients privés des supports d’investissement «actifs» dans la lutte contre le réchauffement climatique, en partenariat avec CPR AM, Amundi et Omnes Capital.
La Française Real Estate Managers (REM) a a annoncé ce 28 janvier l’acquisition d’un ensemble immobilier de 15.000m² auprès de Batipart. Cette acquisition a été réalisée pour le compte de la Société Civile de Placement Immobilier Epargne Foncière. Dénommé le Galaxia, situé à Blagnac au sein de la zone aéroportuaire de la région toulousaine, le bien comporte 3 bâtiments de bureaux et est entièrement loué. Certifié BREEAM In-Use Good, il présente des consommations énergétiques et des émissions de GES inférieures à la moyenne du benchmark de l’OID. Par ailleurs, il offre une gamme de services étendue à ses utilisateurs avec notamment un restaurant inter-entreprise, une cafétéria et une conciergerie. Dans cette opération, La Française REM était conseillée par l’office notarial Oudot & Associés et le cabinet Jeantet ; Batipart était conseillé par l’office notarial Cheuvreux. Les deux parties étaient conseillées par BNP Paribas Real Estate.
Keys AM a annoncé ce 28 janvier l’acquisition d’un portefeuille de trois actifs commerciaux d’une surface totale de 13.750 m² auprès de la Compagnie de Phalsbourg, pour le compte de deux de ses fonds. Les biens sont situés en périphérie de Lyon, de Marseille et de La Rochelle. Dans cette transaction, le groupe Keys Asset Management était assisté par l’Etude 1768 et ICECS sur les aspects techniques. Le vendeur était conseillé par l’étude 14 Pyramides. Savills conseillait les deux parties. Le financement de l’opération a été assuré par la Caisse d’Epargne et de Prévoyance Aquitaine Poitou Charentes.
AXA Investment Managers a nomméAndreas Hecker au poste de responsable de la clientèle wholesale en Allemagne et en Autriche, avec effet au 2 janvier 2020. Il remplace Uwe Diehl, qui a quitté la société de gestion en août 2019.Andreas Hecker est rattaché àAndré Thali, responsable de la clientèle allemande pour le groupe pour l’Allemagne, l’Autriche et en Suisse. Avant de rejoindre AXA IM, Andreas Hecker travaillait chez BNP Paribas AM en qualité de senior sales manager et directeur de l'équipe wholesale pour l’Allemagne. Il a également exercé les fonctions de senior sales manager chez BlackRock et de directeur des ventes retail au sein de l'équipe de due diligence en Allemagne. Andreas Hecker a également passé 14 ans chez Crédit Suisse.
Amundi et LCL ont levé 130 millions d’euros pour le premier closing du fonds de dette privée Amundi LCL Leveraged Midcap Loans. L’objectif est d’atteindre 250 millions d’euros. LCL est investisseur en fonds propres dès ce premier closing, assurant un alignement d’intérêt avec les autres investisseurs du fonds. Le montant investi est de 50 millions d’euros. Le fonds ALL Midcap Loans est le premier compartiment d’un fonds commun de titrisation destiné exclusivement aux investisseurs professionnels. Il sera investi en euro dans des créances senior (premier rang) bénéficiant de garanties sur les actifs des sociétés financées. Il accompagnera des PME et ETI essentiellement en France (80 %), en répondant à leurs besoins généraux, de refinancement, d’acquisitions et de développement. Le portefeuille cible devrait comporter environ 30 transactions, couvrant tous les secteurs à l’exception des sociétés financières. Le fonds a vocation à répondre aux critères d’éligibilité du label « Fonds de Prêts à l’Economie ». La gestion du portefeuille vise à générer un rendement brut de l’ordre de 4% à 4.2% au-delà de l’Euribor 3 mois. Le fonds bénéficie «d’un accès privilégié au sourcing de LCL, 1er financeur de dette LBO de moins de 250 millions d’euros depuis 2015 en France, et de la sélectivité rigoureuse ainsi que de la capacité d’exécution d’Amundi en dette privée», selon le communiqué.
Aviva Investors a annoncé ce 28 janvier le lancement d’un fonds européen crédit haut rendement, dénommé AI European High Yield Bond. Le fonds investira dans des obligations à haut rendement notées B ou BB, ou dans des obligations moins bien notées par le biais d’une allocation tactique. L'équipe de gestion, qui comprend Sunita Kara et Chris Higham, effectuera une analyse ESG et appliquera des filtres d’exclusion pour les producteurs de tabac et d’armes controversées. Le fonds sera distribué auprès de clients institutionnels en Allemagne, en Autriche, en Finlande, en France, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Espagne et au Royaume-Uni.
Asoka Wöhrmann fait le point dans Financial News sur ses premiers mois en tant que directeur général de DWS. «L’important pour nous a été de retrouver une véritable culture de la performance. J’ai été directeur mondial des investissements et à ce titre je défendais la performance. En tant que CEO, je veux la même culture», affirme-t-il. L’une de ses premières décisions en tant que directeur général a été de stopper un accord d’administration de fonds avec BNP Paribas Securities Services seulement six mois après son annonce. «Je trouvais que cela augmentait la complexité, et ne la réduisait pas», commente-t-il. Il souligne le besoin d’avoir une certaine taille pour survivre et concurrencer les rivaux mondiaux. Christian Sewing, le directeur général de Deutsche Bank, veut que la société de gestion devienne l’un des dix principaux fournisseurs au monde. Pour cela, Wöhrmann devra croître les actifs de DWS et renforcer sa présence sur les marchés de croissance comme l’Asie. DWS devra exploiter davantage sa participation de 30 % dans Harvest Fund Mangaement. «DWS a oublié de s’appuyer sur cela. Nous réfléchissons à comment nous pouvons bâtir quelque chose en Chine». DWS a déjà repoussé deux opérations, avec UBS AM et Allianz Global Investors, selon des sources. «Beaucoup de gens sont venus. Mais nous ne voulons pas être dans le top 10 en faisant des choses stupides. J’ai vu trop de choses qui n’ont pas bien marché ou qui ont pris beaucoup trop de temps à produire des résultats».
Lancé en avril 2018, Bridge 4, le dernier programme de dette infrastructures d’Edmond de Rothschild Asset Management (Edram), a levé 1,25 milliard d’euros, dépassant l’objectif initial de 750 millions d’euros. Cette levée de fonds porte à 2,6 milliards d’euros les actifs levés auprès d’investisseurs sur la plateforme Bridge, née en août 2014. Dans le cadre de cette levée de capitaux, Bridge 4 a recherché des engagements tant pour des instruments de dette senior (800 millions d’euros) que de dette junior (450 millions).
Ofi Asset Management a enregistré une collecte nette de 1,2 milliard d’euros en 2019, a indiqué à NewsManagers Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions du groupe, en marge d’une conférence de presse. En ajoutant un effet marché positif de 4,8 milliards d’euros, les encours sont passés à 72 milliards d’euros à fin 2019.
Ofi Asset Management a enregistré une collecte nette de 1,2 milliard d’euros en 2019, a indiqué à NewsManagers Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions du groupe, en marge d’une conférence de presse. En ajoutant un effet marché positif de 4,8 milliards d’euros, les encours sont passés à 72 milliards d’euros à fin 2019. A périmètre comparable par rapport aux chiffres communiqués en décembre dernier, les 72 milliards d’euros auraient été 75,88 milliards fin 2019. L'écart résulte de la sortie des encours d’Infravia, qui n’est plus une filiale du groupe depuis mars 2019, mais une participation. «Nos clients sont allés massivement sur le monétaire et le non coté», détaille Jean-Marie Mercadal. En revanche, ils ont délaissé les actions malgré «une année boursière 2019 exceptionnelle», selon le dirigeant. Des marchés vulnérables L’année 2020 s’annonce difficile sur les marchés, alors que ces derniers ont abordé la nouvelle année avec des niveaux d’optimisme record. «Tout va un peu mieux, mais tout est un peu cher», résume Jean-Marie Mercadal. «La conjoncture s’est améliorée, mais les marchés ont déjà monté. Tout est intégré dans les cours», précise-t-il. En conséquence, «les marchés sont vulnérables et la moindre mauvaise nouvelle inattendue peut les faire déraper», analyse Jean-Marie Mercadal. Les turbulences de ces derniers jours provoquées par le virus chinois en sont un très bon exemple. En bref, «nous nous attendons à une année où il ne se passera pas grand-chose», a indiqué Jean-Marie Mercadal. «Ce sera une année de stabilité, de stock picking, de marchés peu volatils», ajoute-t-il. Sur les actions, le segment des micro-caps européennes et les valeurs value, cycliques et financières pourraient toutefois surperformer légèrement. Côté taux, Ofi AM anticipe une relative stabilité des rendements obligataires 10 ans US (autour de 2 %) et allemands (autour de 0 % pour le Bund). La société estime que les spreads investment grade et les obligations high yield sont devenus chers globalement. Les obligations émergentes sont les plus attrayantes, en restant sélectifs. Le risque d’inflation pourrait refaire surface Enfin, sur les devises, Jean-Marie Mercadal anticipe un dollar sans grande tendance. Les devises émergentes pourraient dès lors se stabiliser. Trois éléments sont toutefois à surveiller, selon Jean-Marie Mercadal. Le premier est l’environnement politique et géopolitiques, et notamment l’élection présidentielle américaine. «Une défaite de Trump pourrait provoquer une correction très violente», estime-t-il. Ce scénario est toutefois peu probable, selon lui. Les deux autres risques sont ceux liés à l’endettement et à la qualité du crédit et le risque d’inflation. «Ce dernier pourrait refaire surface dans un contexte de plein emploi aux Etats-Unis», selon Eric Bertrand, directeur adjoint des gestions en charge des gestions taux, diversifiées et quantitatives.
Trente-cinq sociétés de gestion ont répondu à l’appel d’offres pour la création de fonds de Place dédiés au Climat, indiquait lundi la Caisse des dépôts à l’Agefi. Lancé en novembre dernier par 10 investisseurs institutionnels français*, sous l’impulsion de la CDC, cet appel d’offres concerne deux véhicules investis en actions européenneset un troisième exposé auxobligations européennes «investment grade». Tous devront intégrer la lutte contre le réchauffement climatique dans leur gestion financière. Ces produits pèseront à eux trois, 500 millions d’euros.Ces 35 maisons de gestion ont agi seules ou en groupement. 32 offres en actions et 15 en obligations (soit 47 au total) ont été déposées. Ces véhicules devraient être montés en février ou mars. *La Caisse des Dépôts, EDF, Allianz France, Aviva France, Axa France, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Macif, Maif et Société Générale Assurances.
Les investisseurs espagnols ont connu une baisse de moral pour le deuxième trimestre d’affiléeen perdant 2,13 points lors du quatrième trimestre 2019, selon l’indice de confiance trimestriel deJPMorgan Asset Management. 41% des participants au sondage de JPM AM pensent qu’une chute des marchés actions devrait intervenir dans les prochains mois, tandis que 21% des sondés voient davantage une hausse des marchés actions. Les facteurs affectant le plus la confiance des investisseurs espagnols sont la crainte d’une prochaine récession (40.5%) et le climat d’instabilité politique en Espagne (33.2%).
BlackRock a lancé le Global Unconstrained Equity Fund, un fonds actions non contraint. Le portefeuille sera concentré autour de 20 à 30 valeurs avec un faible taux de rotation. Les titres détenus au sein du portefeuille devront «avoir une solide position sur le marché, des atouts structurels, des rendements élevés et des équipes de direction efficaces», indique un communiqué. Le fonds ciblera les marchés développés, en particulier l’Europe et les États-Unis, et ne prendra pas en compte les indices de référence lors de la sélection des investissements. Conformément à l’engagement de BlackRock d’intégrer la durabilité dans tous les investissements, le fonds adoptera également une approche ESG fondée sur une stratégie d’exclusion et intègrera les critères ESG directement dans le processus d’investissement. Le fonds est géré par Alister Hibbert et Michael Constantis.
L’autorité des marchés financiers en Espagne, CNMV, a publié un document dans lequel elle demande expressément aux gestionnaires d’actifsd’envoyer à leurs clients un rapport annuel détaillant les coûts de leurs fonds d’investissement et ce, d’ici le 31 mars 2020. Les gestionnaires doivent ainsi expliquer en termes absolus à leurs clients ce qu’ils paient pour la gestion de leurs fonds. La mesure, qui se veut en ligne avec la directive MiFID II, était déjà en vigueur l’an dernier mais seule une poignée de sociétés de gestion s’y étaient pliées.
Santander Asset Management, filiale de gestion de Banco Santander, a confié le poste nouvellement crééde responsable de la stratégie de marché et ESG pour l’Europe à Ana Rivero. Elle sera rattachée àJosé Mazoy, directeur des investissements internationaux de Santander AM. Entre autresmissions, elle devra produire des rapports d’informations sur les marchés et coordonner l'équipe ESG de la société. Jusqu’alors, Ana Rivero occupait le poste de directrice de la stratégie au sein du gestionnaire espagnol.
Marc Romano va rejoindre Rothschild & Co Merchant Banking pour y gérer un nouveau fonds de private equity d’impact. Il travaillera avec Mireille Klitting, managing partner de Five Arrows Secondary Opportunities au sein du groupe. Marc Romano quitte donc Rothschild & Co Asset Management où il était associé gérant depuis janvier 2016. Contactée par NewsManagers, la société n’a pas indiqué s’il y serait remplacé. Marc Romano avait rejoint le groupe Rothschild en septembre 2012 pour y diriger Rothschild HDF Investment Solutions après avoir été CEO de Schroders New Finance Capital, filiale de Schroders spécialisée dans la multigestion alternative. Par le passé, il a exercé diverses fonctions au sein du groupe Crédit Agricole, dont celles de chief executive officer (CEO) des multigestions de Crédit Agricole Asset Management, deputy CEO de Crédit Agricole Structured Asset Management et managing director de Calyon.
La Finma, le régulateur financier suisse, étudierait le rôle de Tidjane Thiam, le CEO de Credit Suisse, et ceux de ses principaux collaborateurs, dans les affaires d’espionnage de collaborateurs partis à la concurrence, selon deux sources proches du dossiers citées par Reuters. L’enquête n’en est cependant qu'à ses débuts. Selon les conclusions, la Finma pourrait forcer le départ de dirigeants et d’administrateurs de Credit Suisse, s’il s’avérait qu’ils n’avaient pas agi de manière «juste et appropriée». Le régulateur n’a pas encore commenté ce nouvel épisode du feuilleton des filatures, qui a notamment impliqué l’ex-star Iqbal Khan, parti chez UBS. Selon la défense de Credit Suisse, Tidjane Thiam ne fut jamais au courant de ces pratiques, qui ont forcé le directeur des opérations Pierre-Olivier Bouee à démissionner. L’enquête interne de la banque suisse avait permis de déterminé que ce dernier, un proche de Thiam, avait cherché à savoir si M. Khan cherchait à recruter des ex-collègues. Un événement isolé, selon les mots de M. Thiam.
Axa IM, BNP Paribas Asset Management, Mirova et Sycomore Asset Management lancent un appel à manifestation d’intérêt en vue de développer et mettre en œuvre un outil de mesure de l’impact des investissements sur la biodiversité. «Cet appel vise à faire émerger un acteur capable de réaliser une notation à grande échelle en matière d’impact biodiversité», expliquent les sociétés de gestion dans un communiqué commun. A ce jour, les outils de mesure des impacts des investissements restent principalement axés sur la problématique climatique. «La préservation des espèces et des écosystèmes est pourtant également cruciale, et les scientifiques sont unanimes : 1 million d’espèces sont menacées d’extinction. Le rôle de la biodiversité est essentiel et son effondrement mettrait en péril l’avenir de nos sociétés. C’est donc pour sensibiliser la communauté financière à ce sujet et développer les outils nécessaires qu’AXA IM, BNPP AM, Mirova et Sycomore AM s’unissent aujourd’hui sur ce thème», indique le communiqué. Cette coalition d’investisseurs souhaite travailler avec un fournisseur de données ESG capable de développer et de mettre en œuvre une méthodologie permettant de mesurer l’impact des activités des entreprises sur la biodiversité, afin de créer à terme une base de données spécifique. Afin de fournir une évaluation la plus significative et utile possible pour les investisseurs, la méthodologie devra répondre aux principes suivants : - Mesure de l’impact : la méthodologie devra fournir un indicateur « physique » (ex : l’indice kilométrique d’abondance, la part d’espèces potentiellement disparues, etc…). - Approche « cycle de vie » : la méthodologie devra prendre en compte toute la chaîne d’approvisionnement, l’utilisation et la fin de vie des produits. - Estimations par secteur : des grilles d'évaluation sectorielles devront permettre de réaliser des estimations adaptées aux spécificités de chaque secteur. - Facilité d’utilisation, à des fins variées : communiquer les impacts sur la biodiversité, offrir un reporting plus large, etc. - Flexibilité et transparence : la méthodologie devra pouvoir être intégrée dans les taxonomies publiques existantes et dans les systèmes internes d'évaluation environnementale déjà utilisés, qu’ils soient propriétaires ou open-source. - Agrégation et communication : les données fournies devront simplifier l'évaluation de la performance d’un portefeuille par rapport à un indice. - Champ d’application : la méthode devra être appliquée aux sociétés présentes dans les principaux indices de marché (actions cotées et titres à revenu fixe) et idéalement être compatible avec d’autres classes d’actifs (actions cotées et non cotées, titres à revenu fixe, infrastructures, immobilier…). - Matérialité financière : le niveau d’exposition des sociétés aux enjeux de biodiversité sera évalué en complément de l’impact physique. Les fournisseurs de données intéressés seront évalués sur la qualité et la transparence de leur approche et leur expérience du traitement de données environnementales. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 mars prochain.
Le fonds indépendant allemand Digital Leaders Fund a annoncé ce 27 janvier la signature d’un partenariat avec Patriarch Multi-Manager GmbH afin d'être commercialisé auprès de conseillers indépendants et de courtiers en Allemagne et en Autriche. Patriarch Multi-Manager est un multigérant et TPM spécialisé dans les gestions actives. Le fonds Digital Leaders, lancé il y a deux ans, investit exclusivement dans des actions profitant de la digitalisation. Il gérait près de 40 millions d’euros d’encours au 24 janvier.
Poste Italiane a lancé le fonds Poste Investo Sostenibile, un fonds de sa société de gestion BancoPosta Fondi SGR qui adopte une approche d’investissement responsable et dont la gestion est déléguée à Amundi, rapporte Bluerating. Il s’agit d’un fonds obligataire diversifié. La part actions représente en moyenne 30 % du portefeuille et peut aller jusqu’à 50 %. La poche obligataire est investie principalement en obligations d’Etats et d’entreprises libellées en euros. Des critères ESG sont pris en compte pour la sélection des émetteurs. Le fonds ne prévoit pas de frais d’entrée, ni de commissions de performance. Les frais de gestion sont de 1,20 % par an.
La société de capital-risque allemand Paribus a annoncé, ce 27 janvier, l’acquisition de son homologue MHC Marble House Capital. L’objectif de Paribus est d'élargir son offre de fonds de private equity. Fondée en 2005, MHC a lancé 13 fonds, tant sur les marchés primaires que secondaires, pour 240 millions d’euros investis. A termes, les deux entités doivent fusionner en une seule entreprise, qui sera localisée à Hambourg. L’ensemble des collaborateurs de MHC sont conservés par l’acquéreur. Paribus, qui gère 2,7 milliards d’euros d’encours, investit principalement dans des actifs réels, l’immobilier et le rail, pour le compte d’investisseurs institutionnels. Elle dispose aussi d’une équipe de private equity.
Lancé en avril 2018, Brige IV, le dernier programme d’infrastructures d’Edmond de Rothschild Asset Management, a levé 1,25 milliard d’euros, dépassant l’objectif initial de 750 millions d’euros. Cette levée de fonds porte à 2,6 milliards d’euros les actifs levés auprès d’investisseurs sur la plateforme Bridge, née en août 2014. Dans le cadre de cette levée de capitaux, Bridge IV a recherché des engagements tant pour des instruments de dette senior que de dette junior par le biais de sous-fonds distincts. S’agissant de la dette senior, environ 800 millions d’euros ont été levés ; quant au premier compartiment de dette junior (Bridge Higher Yield), 450 millions d’euros ont été levés, alors que l’objectif initial de cette nouvelle stratégie était de 250 millions d’euros. Par ailleurs, l’équipe Bridge a remporté la gestion d’un fonds dédié significatif pour le compte d’un assureur allemand. Edmond de Rothschild Asset Management a aussi clôturé un premier compartiment de dette junior de 150 millions d’euros destiné aux investisseurs sud-coréens, élargissant son univers d’investisseurs. En 2019, l’équipe Bridge de 13 collaborateurs basée à Londres et à Genève, dirigée par Jean-Francis Dusch, a continué de déployer ses fonds, avec un montant d’environ 600 millions d’euros investis dans une quinzaine d’actifs en Europe répartis dans différents secteurs, regroupant à la fois des opérations de financement d’infrastructure emblématiques et d’autres plus propriétaires. La plateforme a également la possibilité d’investir dans quelques pays de l’OCDE situés en dehors de l’Europe. 2020 marquera le lancement de Bridge V.
Le gérant de fortune zurichois Sound Capital vient recruter un directeur de la gestion de portefeuille en la personne de Christian Luchsinger, a appris Finews. Celui-ci arrive de Falcon Private Bank, où il était gérant senior. La firme a également recruté deux banquiers seniors : Markus Sola, qui proposera du conseil en gestion active, et Peter Silberschmidt, gérant de fortune senior. Le premier arrive d’UBS, où il était conseiller senior en gestion active de portefeuille. Le second était jusqu’ici directeur des investissements de Julius Bär Nomura Wealth Management.
Après l'achat de Sabadell AM par le groupe français, les opportunités de croissance externe pour les gestionnaires étrangers cherchant à s’étendre dans la péninsule ibérique deviennent plus rares.
Legal & General Investment Management vient de lancer à la Bourse de Milan le L&G US Equity (Responsible Exclusions) Ucits ETF, rapporte Bluerating. Cet ETF a été conçu en partenariat avec le fournisseur d’indices londonien Foxberry. Il fait suite au lancement l’an dernier du L&G Europe Equity (Responsible Exclusions) UCITS ETF à la Bourse de Londres et sur Borsa Italian. Le nouvel ETF réplique l’indice Foxberry Sustainability Consensus US Total Return. Il a recueilli 500 millions d’euros de Varma, un institutionnel finlandais.
La société de gestion suédoise AR Scandinavia a recruté Stefan Hilton en tant que responsable de la distribution. L’intéressé vient d’Allianz Global Investors, où il était ces huit dernières années responsable de la distribution en Europe du Nord depuis Stockholm. Il a aussi travaillé pour Barclays Capital, Commerzbank, Citigroup et Fidelity. AR Scandinavia est une boutique qui a été créée en 2017 et qui est basée à Malmö. Elle est spécialisée dans l’investissement thématique sur certains secteurs spécifiques de la technologie comme la réalité augmentée.