Dans son rapport sur les patrons les mieux payés d’Amérique, l’association américaine de défense des actionnaires As you sow a estimé que les sociétés de gestion de fonds indiciels cotés (ETF) étaient les premières responsables des excès des rémunérations, rapporte Les Echos. Selon elle, les principaux fournisseurs d’ETF, qui détiennent entre 5 et 10% du flottant des grandes capitalisations, n’ont pas assez souvent voté contre des rémunérations qu’elle juge excessives. Elle note ainsi, qu’en 2019, BlackRock n’a voté que dans 8% des cas «excessifs», et Vanguard 10%, contre 15% chez State Street et 17% chez Fidelity. L’association a également regretté des stratégies de vote illisibles chez certains, comme BlackRock, qui voterait plus souvent contre des packages de rémunération inférieurs à 5 millions de dollars, que contre des packages supérieurs à 10 millions.
Les premières années après le lancement d’Amundi ont été les plus difficiles, selon son directeur général, Yves Perrier, qui a été interrogé par le Financial Times fund management. Les leçons apprises à cette époque ont facilité les acquisitions qui ont suivi. Le patron indique qu’il a d’abord eu du mal à convaincre les employés de la légitimité de sa conviction selon laquelle le secteur devait passer par une période d’industrialisation. Yves Perrier compare le secteur de la gestion d’actifs à celui de la fabrication de voitures, où les composants cœurs, comme les actions et les obligations, sont développés par les gérants et intégrés dans des produits ou véhicules d’épargne, puis distribués aux clients par le biais d’un vaste réseau de canaux de vente. L’accent mis sur la réduction des coûts a inévitablement conduit à d’importantes suppressions d’emplois lorsque des sociétés ont été rachetées et des doublons éliminés. L’opération Pioneer a conduit à la suppression de 600 postes. Yves Perrier indique que la meilleure manière d’éviter un abattement des troupes est de sélectionner les meilleurs et de les garder, quelle que soit l’entreprise d’où ils viennent, afin que la direction ne soit pas accusée de favoritisme. Il faut aussi agir vite pour limiter l’anxiété. Enfin, Yves Perrier préfère éviter la culture du gérant star. Il souligne qu’il n’y a pas de vedette chez Amundi, à part Amundi.
Le fournisseur d’ETF WisdomTree a annoncé ce 2 mars le lancement d’un véhicule qui permet de s’exposer à la chaîne de valeur des technologies de stockage d’énergie, notamment les batteries électriques. Le WisdomTree Battery Solutions UCITS ETF (VOLT) visera la réplication de la performance de l’indice WisdomTree Battery Solutions. Ce dernier est élaboré en partenariat avec la société d'étude de conseil dans la transition énergétique Wood Mackenzie. Pour être inclues dans l’indice, les sociétés doivent être actives sur un ou plusieurs maillons de la chaîne de valeur, c’est-à-dire les matières premières, l’industrie manufacturière, les facilitateurs (technologies associées et solutions complémentaires) ou les technologies naissantes. Le total des frais sur encours s'élève à 0,40%.
La Banque Postale va marcher sur deux jambes dans la gestion d’actifs. «Nous avons la chance d’avoir deux projets», a déclaré lundi Rémy Weber, président du directoire de La Banque Postale, lors de la présentation de ses résultats annuels. Déjà annoncé, le premier voletvise à regrouper en fin d’année les gestions de taux (obligations, crédit) de La Banque Postale Asset Management (LBPAM) et d’Ostrum, la principale filiale d’asset management de Natixis. Le futur ensemble servira principalement des assureurs-vie, à commencer par CNP Assurances, fournisseur historique de La Banque Postale et de BPCE (la maison-mère de Natixis). Il espère contrebalancer, par un effet de taille,l'érosion continue des marges sous l’effet des taux d’intérêttrès bas. Le deuxième projet porte sur les 51 milliards d’euros d’actifs «de conviction» de LBPAM, beaucoup plus rentables, qui ne seront pas transférés au sein du futur Ostrum. Ce LBPAM nouvelle version, baptisé «LBPAM Alpha» en interne, comptera notamment 16 milliards d’euros investis en actions thématiques ISR (investissement socialement responsable) ou de conviction (dont 4 milliards dans la filiale Tocqueville Finance), 5 milliards en dette privée (dont infrastructures), 16 milliards en fonds diversifiés, 7 milliards en smart beta actions(mêlant gestion active et passive) ou encore 2 milliards de produits structurés, énumère Emmanuelle Mourey, présidente du directoire de LBPAM. Le tout avecun ADN commun, la «finance durable». Sur les 235 milliards d’euros d’encours totaux de la société de gestion actuelle, 60% sont déjà ISR. Acquisitions en France et en Europe Pour le futur LBPAM, «l’objectif rapide est de monter à 100 milliards [d’euros] par croissance organique et externe», annonce Rémy Weber, sans fixer d'échéance précise. En organique, «les taux bas sont une opportunité fantastique de capter la diversification des investisseurs institutionnels et la collecte des particuliers en unités de compte (pour l’assurance-vie, ndlr) et leur demande forte pour des produits qui ont du sens», explique Emmanuelle Mourey. En matière d’acquisition, «on va tout regarder en France et en Europe», assure Olivier Lévy-Barouch, directeur de la stratégie de La Banque Postale. Ce travail se fera «en coordination avec Natixis» pour faire croître également le futur Ostrum. Ce dernier totaliserait 445 milliards d’actifs (au 30 juin dernier), dont environ 180 milliards de LBPAM (sur la base des chiffres à fin 2019). «Nous serons très vite à 500 milliards, 700 milliards et si on arrive à 1.000 milliards ce sera bien», avance Rémy Weber. «Nous étions un peu dans une impasse de taille critique sur la gestion d’actifs assurantiels, complète-t-il. L’essentiel du volume est lié à CNP, avec une rentabilité très difficile. Nous avons choisi de mettre un place, avec BPCE et Natixis, une plate-forme à vocation européenne sur ces métiers pour aller chercher du volume.» Nouvelle gouvernance Pour mener à bien ces deux projets, LBPAM va créer une holding regroupant d’une part ses 45% dans le futur Ostrum, et d’autre part «LBPAM Alpha». Contrairement aux annonces initiales, Emmanuelle Mourey pourrait ne pas devenir le numéro deux de Philippe Setbon, le nouveau directeur général d’Ostrum. Après le départ de Mirela Agache Durant, qui remplace Philippe Setbon dans son ancienne maison Groupama AM, le directoire de LBPAM compte seulement Emmanelle Mourey et Vincent Cornet, le directeur de la gestion. «Nous allons mettre une troisième personne dans le directoire et elles vont se partager les rôles le moment venu», déclare Rémy Weber. Les équipes de front office de «LBPAM Alpha» seront regroupées dans de nouveaux locaux avec BPE, la banque privée du groupe, dans le quartier du Louvre. Le reste des 270 collaborateurs - sans doute la majorité - rejoindra les locaux d’Ostrum près de la gare d’Austerlitz. La future société commune sera en effet le prestataire de services des gestions de conviction de La Banque Postale. Sa plate-forme informatique deviendra une division à part entière, destinée à gagner de nouveaux clients. «Il y a de la place en Europe entre Aladdin (laplate-forme de BlackRock, ndlr), Simcorp et Amundi Services», estime Emmanuelle Mourey. Profits non consolidés La course à la taille doit permettre au futur Ostrum de devenir plus rentable, mais La Banque Postale ne consolidera plus la gestion assurantielle dans ses résultats. Certes, elle continuera à détenir 70% de LBPAM, au côté de l’assureur néerlandais Aegon (à 25%) et du groupe de prévoyance Malakoff Humanis (5%). Mais LBPAM étant lui-même minoritaire (45%) dans le futur Ostrum, celui-ci contribuera à hauteur de 31,5% seulement au bénéfice du groupe. En 2019,La Banque Postale atiré 9% de son résultat net part du groupe dela gestion d’actifs, soit 32 millions d’euros (après rétribution des actionnaires minoritaires),alors que le métier comptait pour 2,7% dans le produit net bancaire, avec 155 millions d’euros de revenus.
Le fonds Tages Helios II vient d’effectuer son deuxième closing à 252 millions d’euros. «L’objectif est d’arriver à 350-400 millions d’euros», indique Umberto Quadrino, président de Tages et gérant clé des fonds de Tages Capital SGR, interrogé par Il Sole 24 Ore. «Nous continuerons à investir dans les énergies renouvelables. Outre le solaire, nous regarderons aussi l’éolien et la petite hydro et nous continuons à confirmer un taux interne de rendement supérieur à 7 %», poursuit-il. «Nous voulons accompagner la transition énergétique de l’Italie», affirme Umberto Quadrino. Enfin, le dirigeant estime que «pour donner une véritable secousse à l’Italie, il faut un maxi-fonds qui investisse dans de nouvelles infrastructures».
Ross Garon va quitter la direction de Cubist Systematic Strategies, une filiale de Point72 Asset Management dédiée à la gestion quantitative, rapporte le Wall Street Journal, citant une note interne. L’intéressé, qui avait rejoint la société en 2009, partira dans le courant de l’année et sera remplacé.
Fidelity International et Goldman Sachs Asset Management (GSAM) rejoignent le club très sélect des gestionnaires d’actifs autorisés à démarcher les fonds de pension mexicains (Afores). Selon Citywire Americas, les deux sociétés ont chacune vu leurpremierfonds mutuelêtre inclus dans la liste des fonds autorisés pour investissement des Afores. L’Amafore dresse la liste de ces fonds et conduit les due diligences sur les gestionnaires en fonction des critères stricts établis par le Consar, l’autorité de régulation des pensions au Mexique Seuls 80 fonds de 18 sociétés de gestion ont été jusqu’alors approuvés, dont 15 pour Amundi Asset Management.
La néo-banque espagnole MyInvestor, qui fait partie du groupe Andbank, va commercialiser des fonds indexés de Vanguard, iShares (BlackRock) et d’Amundi auprès de ses clients. Les produits concernés répliquent les principaux indices des classes d’actifs actions et obligataires dans différentes devises. MyInvestor a indiqué avoir conclu un accord privé avec Vanguard et iShares afin de supprimer les barrières d’entrée de ces produits. Habituellementun minimum de 100.000 euros est requis pour investir dans les fonds de Vanguard tandis que les parts des fonds iShares nécessitent un ticket d’entrée allant de 5.000 euros à un million d’euros.
PGIM Real Estate a réalisé 954 transactions pour plus de 35 milliards de dollars à travers le monde pour le compte de ses clients investisseurs internationaux en 2019. Sur ce total, 14,8 milliards de dollars ont concerné des acquisitions et des cessions en immobilier direct, tandis qu’un montant record de 20,5 milliards de dollars a été investi en dette immobilière. Le gros des transactions a été réalisé sur le continent américain, tant en termes de volumes que de nombre d’opérations: 29 milliards de dollars pour 849 transactions. Ce montant se répartit entre 11 milliards de dollars en immobilier direct et 18 milliards de dollars en dette. L’Europe a représenté 3,5 milliards de dollars (46 transactions) et l’Asie Pacifique 2,7 milliards de dollars (59 transactions). PGIM, la filiale de gestion d’actifs de Prudential Financial gérait plus de 1.300 milliards de dollars d’actifs au 31 décembre 2019.
La société de gestion américaine BlackRock a annulésonévénement annueldédié aux investisseurs espagnols, le Iberia Investment Day 2020, qui devait se tenir ce mardi 3 mars à Madrid en raison de la propagationdu coronavirus Covid-19, rapporte le journal Cinco Días. Le gestionnaire d’actifs a indiqué qu’il s’agissait d’une décision difficile à prendre mais qu’elle était la plus pratique tant pour ses clients que pour ses employés. L'événement sera reporté à une date ultérieure. D’autres sociétés de gestion ont également annulé différents événements en Espagne à l’instar de Degroof Petercam AM et Muzinich & Co. L’Italie est aussi touchée par des annulations ou reports de grands rendez-vous de gestionnaires. Par exemple, le Salone del Risparmio, événement incontournable de la gestion d’actifs en Italie prévu initialement à Milan du 31 mars au 2 avril, se déroulera finalement du24 au 26 juin prochain. En France, CPR AM vient d’annuler une rencontre pour présenter un de ses fonds. En revanche, d’autres événements sont pour le moment maintenus à l’instar de la conférence européenne de la gestion d’actifs organisée mi-mars par l’association de l’industrie des fonds à Luxembourg(Alfi) ou encore le Sustainable Investment Forum Europe 2020 du 10 mars à Paris.
LombardOdierInvestmentManagers (LOIM) vient d’annoncer le renforcement de son équipe d’obligations convertibles. En complément du recrutement de Natalia Bucci, nommée gérante de portefeuille senior dans l’équipe Obligations convertibles mondiales, la firme suisse a promu DiegoFesta au poste d’analyste crédit senior. Ce dernier a intégré l’équipe «Revenu fixe à haut rendement» de LombardOdier fin janvier. Les deux recrues sont basées à Londres et sont rattachées à NathaliaBarazal, responsable des équipes obligations convertibles et revenu fixe au sein de LOIM. DiegoFesta a travaillé du côté buy-side dans l’origination et le structuring d’obligations en tant que senior vice-président chez Standard Bank, et comme analyste de notation pour Standard&Poor’s. Il a rejoint LombardOdier en2017 en tant que responsable de l'équipe de recherche buy-side.
Après son mariage dans les taux avec Ostrum, La Banque Postale veut doubler la taille de ses stratégies actions et thématiques via la croissance organique et des acquisitions.
La société de gestion de fortune suisse Vontobel vient de promouvoir Andreas Heinrichs au poste de directeur des opérations (chief operating officer, COO) de Bank Vontobel Europe AG, la plateforme chargée des relations commerciales en Allemagne, dans l’Union européenne, et dans l’Espace économique européen. Andreas Heinrichs, qui prendra ses nouvelles fonctions en septembre prochain à Munich, est un vétéran de Vontobel. Il a rejoint la société en 1999, après huit années comme co-directeur actions au sein de la banque privée Sal. Oppenheim jr. & Cie. Il est membre du comité de directeur de Bank Vontobel Europa AG depuis 2009 et dirigeait jusqu’ici le département de courtage.
Le hedge fund de Ramon Vega, l’ancienne star du football suisse, va être liquidé, suite à des pertes, rapporte Financial News. Ramon Vega, qui a joué pour les Tottenham Hotspurs et le Celtic FC, a embrassé une carrière dans la finance après avoir arrêté le foot. Il a co-fondé Duet Asset Management en 2002. En 2018, il a fondé Vega Swiss Asset Management, société spécialisée dans les changes et l’obligataire. Mais la société basée à Mayfair a connu des difficultés ces derniers temps, selon une source proche du dossier citée par Financial News. Le nombre d’investisseurs et les rendements ont baissé.
Prelios SGR, société italienne spécialisée dans la gestion d’actifs actifs immobiliers, a recruté Patrick Del Bigio en tant que directeur général. L’intéressé est un ancien de BlackRock, où il était gérant de portefeuilles crédits alternatifs à Londres. Il a aussi travaillé pour Morgan Stanley, Merrill Lynch International, SNB Stabfund/UBS à Londres et New York. Patrick Del Bigio succède à Sergio Cavallino, le directeur financier, qui avait pris temporairement la direction de Prelios SGR en octobre 2019 après le départ d’Andrea Cornetti. «La nomination de Patrick, à la lumière de son expérience, répond au choix stratégique de faire de Prelios SGR une plate-forme de gestion d’actifs alternatifs moderne capable de répondre aux exigences des investisseurs institutionnels et privés», a commenté Riccardo Serrini, directeur général du groupe Prelios, maison-mère de Prelios SGR. «Patrick Del Bigio peut compter sur une équipe de gestion de fonds solide et éprouvée dans l’immobilier dirigée par Alessandro Busci (…) et sur une équipe de gestion crédit en forte croissance», poursuit-il. Prelios SGR gère 32 fonds pour un total de 4 milliards d’euros d’encours.
La société de gestion autrichienne C-Quadrat a annoncé en fin de semaine dernière l’acquisition de sa compatriote Ariqon Asset Management. La cible gère 200 millions d’euros d’encours en multigestion pour le compte de banques privées et assureurs autrichiens. Elle sélectionne de manière quantitative des fonds sur les segments actions, obligations et alternatifs, ainsi que des ETF. Suite à cet achat, qui doit encore être approuvé par le régulateur autrichien, les encours sous gestion de C-Quadrat vont dépasser les huit milliards d’euros.
GAM vient de recruter deux professionnels de La Financière de l’Echiquier afin de renforcer sa présence en Italie, annonce un communiqué diffusé le 2 mars en Italie. Alessandro Arrighi rejoint la société en tant que responsable des distributeurs retail et Massimo Corneo arrive en tant que commercial senior, sous la responsabilité du premier. Alessandro Arrighi vient de La Financière de l’Echiquier où il était responsable de l’Italie. Avant cela, il a occupé des postes similaires chez Ethenea et Carmignac. Massimo Corneo vient aussi de LFDE où il était précédemment commercial senior. Il a aussi travaillé pour Invesco, DWS et BlackRock. «Le renforcement de notre équipe confirme l’importance que le marché italien revêt pour GAM», commente Riccardo Cervellin, responsable de l’Italie pour GAM (Italia) SGR. Contactée par NewsManagers, La Financière de l’Echiquier indique que la présence de la société française en Italie reste assurée par Davide Bersan, Rossella Ferrini et Anna Maria Arduini. Une réorganisation éventuelle de l'équipe italienne sera envisagée ultérieurement. «LFDE n’abandonne bien sûr pas l’Italie», souligne une porte-parole.
Ninety One a annoncé lundi que la fourchette de prix de son introduction en Bourse a été fixée entre 190 pence et 235 pence. Cela valorise l’ancien Investec Asset Management entre 1,753 milliard de livres et 2,168 milliards de livres. Ninety One maintient son introduction en Bourse le 16 mars, malgré la volatilité actuelle sur les marchés. La société de gestion, qui se désolidarise du groupe Investec, sera cotée à la fois à Londres et à Johannesburg. L’offre mondiale devrait permettre de lever entre 181,9 millions de livres et 226,1 millions de livres. Après l’introduction en Bourse, Ninety One s’attend à disposer d’un flottant compris entre 60 % et 65 % de son capital émis. Le prospectus de l’opération sera publiée dans le courant de la journée de lundi.
Morgan Stanley n’exclut pas d’autres acquisitions après celle d’E-Trade, sa plus grande opération en dix ans, rapporte l’agence Bloomberg. La banque continuera à rechercher des acquisitions mais de moindre importance afin de renforcer son activité de gestion d’actifs, a déclaré le directeur financier Jon Pruzan lors d’une conférence d’investisseurs jeudi. Les activités en gestion de patrimoine seront «hors de question pour un certain temps», alors que la firme cherche à finaliser le rachat pour 13 milliards de dollars de E*Trade Financial Corp, a-t-il indiqué. Mais Morgan Stanley pourrait chercher à acquérir des sociétés pour compléter l’offre ou l’exposition régionale de sa division de gestion d’actifs, indique Bloomberg.
Alors que le groupe BNP Paribas avait indiqué lors de la présentation de ses résultats annuels qu’il allait procéder à d’importantes cessions d’actifs immobiliers, un compromis aurait été signé pour le «14 Bergère» dans le 9e arrondissement, le siège actuel de BNP Paribas Asset Management, un des immeubles historiques du groupe. Selon la lettre CFnews, reprise par Les Echos, l’immeuble a été mis mis en vente pour 500millions d’euros. Plusieurs autres immeubles du groupe pourraient être vendus en raison de la multiplication du télétravail et du flex-office. La banque entend dégager 500millions d’euros de plus-values exceptionnelles en 2020.
Le média Citywire Americas relève que le site internet de la deuxième plus grosse société de gestion au monde Vanguard a planté vendredi matin à l’ouverture des marchés aux Etats-Unis. Le crash a provoqué l’indignation de plusieurs investisseurs sur les réseaux sociaux. Le site était cependantà nouveau disponible durant la première heure de négociation sur les marchés. Vanguard s’est excusé dans la journée vis-à-vis de cet incident technique.
L’assureur allemand Allianz a annoncé le lancement d’une gamme de cinq fonds espagnols qui seront gérés par Inversis Gestión, filiale de gestion d’actifs du groupe Inversis. Ces produitsincluentquatre fonds profilés investis en actions internationales et espagnoles ainsi qu’un fonds obligataire comprenant plusieurs stratégies dynamiques de gestion alternative.
Hilbert IS, société spécialisée dans spécialisée dans les produits structurés, a recruté François Zagamé, ancien directeur de la recherche financière chez Old Mutual, au poste de responsable de la recherche en France et en Angleterre. François Zagamé a débuté sa carrière dans le groupe AIG Global Investment, en tant qu’analyste financier et gestionnaire d’actif, avant de rejoindre UBS Wealth Management, puis Insight Investment, où il s’occupe de la recherche en investissement. Il endosse ensuite la direction de la recherche financière chez Old Mutual.
L’industrie des fonds espagnols a collecté 3,41 milliards d’euros depuis le début de l’année 2020, soit plus du double de la collecte nettetotale observée en2019, selonInverco, l’associationde la gestion d’actifs en Espagne. En février, les fonds espagnols ont attiré des souscriptions nettes à hauteur de1,90 milliard d’euros. Les fonds obligataires mixtesont été plébiscités par les investisseurs hispaniques avec une collecte nette de948,1 millions d’euros, suivis par les fonds obligataires (+487,1M€) et les fonds globaux(+383,9M€). Les fondsactions internationales et actions mixtesont également collecté. Les fonds monétaires et actions espagnoles onten revanchesubi les plus fortes décollectes le mois dernier avec des retraits respectifs de 185,5et 149,2 millions d’euros. Les stratégies de gestion passive,de performance absolue ainsi que les fonds garantis ont aussi décollecté en février. Les encours sous gestion des fonds espagnols atteignaientun nouveau point haut fin février à 280,1 milliards d’euros.
Columbia Threadneedle et RBC Global Asset Management accentuent leurs efforts pour améliorer la diversité des genres dans les entreprises publiques, rapporte le Financial Times fund management. Les deux sociétés de gestion s’engagent à voter contre les administrateurs des entreprises qui échouent à promouvoir des femmes à des postes élevés. RBC GAM indique qu’il votera contre tous les membres des comités de nomination ou de gouvernance lors des assemblées générales des entreprises où les femmes ne représentent pas un quart des conseils. La politique s’appliquera aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande, en Australie et en Nouvelle Zélande. Columbia Threadneedle prévoit de cibler les sociétés qui manquent de femmes aux postes de direction. La société votera contre le président des comités de nominations des entreprises du FTSE 350 qui sont trop lentes à répondre au manque de femmes aux postes de direction.
La Française Investment Solutions (LFIS), gérant quantitatif comptant 12 milliards d’euros d’encours sous gestion, a annoncé la commercialisation du fonds LFIS Vision - Global Derivatives Opportunities (GDO), une stratégie d’arbitrage diversifiée axée sur les produits dérivés et visant à tirer profit des dislocations sur les paramètres implicites afin de générer des rendements absolus. Le fonds investira dans les actions, les taux d’intérêt, les devises et les matières premières dans diverses zones géographiques, y compris les États-Unis, l’Europe et l’Asie et divers instruments, dont des options vanilles, des swaps de variance et divers instruments dérivés sur mesure. La Française explique que la stratégie GDO a été lancée en réponse à la demande croissante des clients pour une solution exposée de manière pure aux stratégies de primes implicites présentes dans les fonds Premia de LFIS, pour lesquels la société compte près de 5 milliards de dollars d’actifs. GDO cherche à générer des rendements stables avec une faible corrélation aux marchés traditionnels et une volatilité annualisée cible pouvant atteindre 10 % (dans des conditions de marché normales, il n’existe aucune garantie que le fonds atteindra ses objectifs). Depuis son lancement en août 2019, le fonds a enregistré une performance nette positive conforme à ses objectifs. LFIS Vision – Global Derivatives Opportunities est un fonds SIF (fonds d’investissement spécialisé) avec une liquidité mensuelle et disponible à la commercialisation en Europe.
Jupiter a accusé des rachats nets de 4,5 milliards de livres en 2019, soit quasiment le même montant qu’en 2018 (4,6 milliards). Cette décollecte nette est «principalement le résultat du départ programmé d’un gérant clé de notre stratégie European Growth», explique Andrew Formica, le directeur général de la société de gestion britannique. La stratégie European Growth a essuyé 4,3 milliards de livres de sorties après que le gérant, Alexander Darwall, a annoncé qu’il partirait en avril. Les encours sous gestion ont terminé l’année à 42,8 milliards de livres, un niveau stable par rapport à fin 2018. Ces encours vont augmenter à 65 milliards de livres grâce à l’acquisition de Merian Global Investors, annoncée récemment. Le bénéfice sous-jacent avant impôt est ressorti à 162,7 millions de livres, en repli de 11 % par rapport à 2018.
Après l’ouverture d’un bureau permanent en novembre dernier, le CFA Society France poursuit sa montée en puissance. Selon nos informations, l’association vient de recruter Bernard Coupez, le président du Haut Conseil Certificateur de Place, pour diriger la représentation des intérêts de ses 1.200 membres. Le nouveau managing director «head of advocacy affairs» sera notamment chargé des relations avec les régulateurs et organisations professionnelles en France et en Europe. Son périmètre thématique comprend l'éthique et les standards professionnels, la promotion des pratiques et des marchés financiers équitables et transparents, et la protection des investisseurs. Spécialiste de la régulation financière, Bernard Coupez est président du Haut Conseil Certificateur de Place depuis 2017. A ce titre, il supervise le contenu académique de l’examen de l’Autorité des marchés financiers (AMF), plus connu sous le nom de «Certification AMF», dont l’obtention est nécessaire pour exercer de nombreuses professions dans le domaine des services d’investissement. Il fut également membre du Collège de l’AMF entre 2015 et 2019.