Deuxième recapitalisation depuis qu’Apax Partners (France) est entrée au capital du luxembourgeois IEE (capteurs pour des applications de sécurité) en juillet 2004! Après la mise en place d’un premier refinancement de 105 millions d’euros en 2005, le montant de la nouvelle opération atteint 165 millions d’euros. Dans le contexte difficile sur les marchés de crédit, les conditions financières de la recapitalisation sont plutôt favorables: la dette senior A est ressortie à 225 points de base (pb), la senior B à 275 pb, la senior C à 325 pb. C’est encore plus fragrant pour la mezzanine «pricée» à 950 pb (dont 500 en pay in kind, c’est-à-dire payables in fine), qui plus est sans warrant. Ce financement a été arrangé par l’irlandais AIB, qui avait déjà travaillé avec Apax sur la recapitalisation de Parkeon en 2006 et le deal Prosodie.
Débouclage heureux pour le groupe Pizza Pino. Reprise (à 80%) par Astorg Partners en 1999 après son dépôt de bilan, la chaîne de restauration italienne connaît aujourd’hui une forte croissance, avec un Ebit supérieur à 15%. Astorg a été approché par plusieurs candidats en 2007, le décidant à organiser un processus de cession. Le groupe Bertrand a été retenu début décembre, mais le fondateur André Sfez a fait jouer son droit de préemption prévu dès l’origine dans le pacte d’actionnaire. Si le financement de l’opération n’est pas connu, il restait 11 millions de dette de la recapitalisation montée en 2006 (Natixis étant la banque arrangeuse de l’opération à l’époque).
Le carve-out des activités françaises et belges de Leaf International (qui comprennent la marque-phare de confiserie Lutti) entre typiquement dans la catégorie des «situations spéciales». Acquises par le groupe néerlandais (contrôlé par CVC Capital Partners) en 2005, elles sont revendues à peine trois ans plus tard, en raison de la baisse incessante de la part de Lutti par rapport au chiffre d’affaires réalisé à travers des marques distributeurs. Elles ont donc été quelque peu délaissées par l’actionnaire; par ailleurs, elles avaient souffert de divers échecs commerciaux. Le rachat des titres n’a représenté que quelques millions d’euros – à quoi s’ajoute un crédit bail important sur les actifs immobilier de Leaf France ainsi qu’une dette résiduelle, pour un montant total de 10 millions d’euros.
Après un choc pareil, la Société Générale, éternellement promise à un mariage forcé, serait-elle cette fois si affaiblie qu’un rapprochement défensif serait inévitable ? Sur le papier, la réponse est négative. La recapitalisation annoncée, la solidité de la plupart des métiers de la banque, et les ravages causés par la crise des marchés de crédit au sein du petit groupe des prétendants éventuels incitent, en première analyse, à écarter cette hypothèse. Pourtant, en matière bancaire, tout n’est pas affaire de chiffres. La banque est très fragilisée parce que l’impensable s’est produit en son cœur de métier, au sein du département des dérivés actions, un joyau patiemment taillé. C’est en plein Forum et en plein midi que le scandale est survenu et non, comme pour Barings, dans une lointaine province de l’empire mal surveillée par un procurateur négligent. Le risque de réputation est grand. Aussi la direction, maintenue en place, ce qui n’est pas illogique tant que dure la tempête, aura-t-elle beaucoup de mal à maintenir la cohésion générale dès lors qu’il s’agira, en interne, de tirer les leçons de l’événement tout en faisant face aux clients inquiets et aux rivaux désireux de tirer parti de ce faux pas. Que Groupama ait fait savoir qu’elle souscrirait à l’augmentation de capital, sans exclure de se renforcer, montre que le risque de prévenir les agressions n’est nullement absent de l’esprit des dirigeants de la Société Générale.
La cession d’actifs sous-performants comme YSL Beauté et Surcouf renforce les perspectives de croissance organique de PPR et devrait réduire la décote de holding
Les efforts payent. Ces deux dernières années, Argos Soditic a fait valoir auprès de la communauté des intermédiaires financiers son expertise dans le secteur informatique et son intention de poursuivre ses investissements dans ce secteur. Lorsque Jean-Jacques Parinet, le fondateur d’Orsyp (spécialisé dans la production informatique, qui compte France Telecom et Fedex parmi ses clients), a mandaté Bryan Garnier pour identifier des partenaires pour organiser sa succession, la banque a naturellement pensé à inclure Argos dans le processus, qui a vu également s’affronter deux fonds anglo-saxons et des industriels. Le montant de dette modeste (entre 2,5 et 3 fois l’Ebitda) devrait permettre à la société de poursuivre sa croissance (14% par an en moyenne). Détenant plus de la moitié du marché français, elle souhaite se développer à l’étranger, notamment aux Etats-Unis.
A l’annonce des pertes, on pouvait craindre le pire. Mais la modération était de mise ce matin sur le marché concernant la Société Générale. Si Fitch a déjà abaissé de AA à AA- la note à long terme, S&P a de son côté simplement décidé de placer sous surveillance négative la note de contrepartie à long terme (AA); «L’annonce simultanée par la banque de mesures pour rétablir une position en capital satisfaisante est une élément clé soutenant la note», explique l’agence en faisant référence à l’augmentation de capital prévue, de 5,5 milliards d’euros. Un élément jugé également «rassurant» par Fitch. Les CDS sur la banque ne s'écartaient d’ailleurs «que» de 10 pb à 95 pb et la panique ne s’est pas emparée du marché. l’Itraxx reculait même de 7pb ce matin. Sur les actions, le titre Société Générale cédait environ 6 % vers 12h30. Une réaction qui là encore peut sembler contenue au vu de l’ampleur des pertes. Finalement, pour plusieurs experts, c’est surtout en termes d’images que la banque risque gros.
Le climat des affaires en Allemagne s’est amélioré plus que prévu en janvier au vu de l’indice Ifo, considéré comme un baromètre des tendances économiques à venir, qui est ressorti à 103,4 après 103,0 en décembre. L’institut estime que l’industrie allemande reste solide et que les entreprises du secteur manufacturier sont pratiquement aussi optimistes qu’en décembre quant à leurs perspectives à l’exportation.
«Ce terrible accident dont nous sommes victimes, avec cette fraude exceptionnelle, ne modifiera pas notre stratégie. Nous avons l’intention de la poursuivre, dans la mesure où nous nous attendons à avoir le soutien de nos actionnaires», a déclaré Daniel Bouton le PDG de la Société Générale, lors d’une conférence destinée à faire le point sur la fraude de trading subie par la banque et qui a généré une perte de 4,9 milliards d’euros. Interrogé sur un éventuel rapprochement, il a répondu: «nous ne recherchons pas spécifiquement dans cette direction», ajoutant que la banque a les moyens de continuer «seule».
Le gouvernement brésilien s’oppose à la volonté du géant minier Vale de racheter le groupe anglo-suisse Xstrata, selon un journal brésilien. Le quotidien économique Valor Economico écrit que Brasilia est notamment en désaccord avec la façon dont Vale prévoit de financer le rachat de Xstrata, estimant qu’un trop grand nombre d’actions avec droits de vote se retrouveraient dans des mains étrangères. L’opération pourrait représenter jusqu'à 100 milliards de dollars selon des analystes.
L'économie chinoise a enregistré une croissance de 11,4% en 2007, mais devrait connaître une hausse un peu moins vive cette année en raison d’une probable baisse de la demande mondiale et d’un durcissement des conditions de crédit. Il s’agit de la cinquième année consécutive d’une croissance à deux chiffres pour la Chine, qui est bien parti pour déloger l’Allemagne de la place de troisième puissance économique mondiale.
L’Arabie saoudite envisage de mettre sur pied un fonds souverain de six milliards de dollars pour recycler une partie de ses excédents pétroliers mais elle peut toujours y renoncer en cas de débats sans fin sur des abus présumés. Le royaume par ailleurs ne compte pas modifier sa politique des changes et son ancrage au dollar.
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, tiendra un point de presse à 14h30 au sujet de la Société générale. La Banque de France a annoncé l’ouverture prochaine d’une enquête de la Commission bancaire sur le sujet.
La deuxième banque espagnole, a publié un bénéfice net de 6,13 milliards d’euros, contre 4,74 milliards d’euros. Hors le résultat exceptionnel lié à la vente de la participation de la banque dans Iberdrola, le résultat net a progressé de 18% à 5,4 milliards d’euros. La banque a déclaré qu’elle n’avait pas passé des dépréciations. BBVA a souligné que ses provisions pour créances douteuses avaient augmenté de 29% par rapport à 2006, à 1,9 milliard d’euros.
Le bénéfice d’exploitation du cinquième constructeur automobile européen en termes de capitalisation boursière est ressorti, au niveau du groupe, à 3,233 milliards d’euros et celui de la seule division automobile à 803 millions d’euros. Pour l’année en cours, Fiat a confirmé son objectif d’un bénéfice d’exploitation compris entre 3,4 et 3,6 milliards d’euros ainsi que son objectif d’un bénéfice net compris entre 2,4 et 2,6 milliards.
Carlsberg et Heineken ont jusqu'à vendredi midi pour déposer leur offre sur S&N. Le 17 janvier, Carlsberg et Heineken ont relevé leur offre sur Scottish & Newcastle à 800 pence par action, ce qui représente 7,8 milliards de livres (10,5 milliards d’euros).
Ford a fait état d’une perte nette de 2,75 milliards de dollars, soit 1,30 dollar par action, contre une perte de 5,63 milliards (2,98 dollars) un an auparavant. Le constructeur automobile américain a fait savoir qu’il comptait poursuivre les réductions de coûts en Amérique du Nord, notamment en proposant des départs anticipés aux ouvriers syndiqués de l’United Auto Workers (UAW).
La société de gestion sera rapprochée de KBL France, société de banque privée de KBC dans l’Hexagone. L’entité affichera 5,7 milliards d’euros d’encours
L’effet négatif sur le dollar de la baisse surprise de 75 points de base des taux directeurs de la Fed aura été de courte durée. Après avoir chuté mardi de 1,2 % face à l’euro, la devise américaine s’est raffermie mercredi, profitant d’une extension des craintes à l’ensemble des économies mondiales
L’économie réelle, justement, faiblit en zone euro. L’indice PMI flash des services de janvier, à 52, est tombé à son plus bas niveau depuis juin 2003. Et la prise en compte des turbulences de marché par les directeurs d’achat risque de faire plonger l’indice le mois prochain. Beaucoup craignent dès lors une réaction trop tardive de Francfort, compte tenu du délai de transmission d’une baisse des taux à l’économie.