Expansión rapporte que Mapfre a accusé l’an dernier des moins-values brutes de 763 millions d’euros sur son portefeuille obligataire et en raison de l’effet de change, rapporte Expansión ; la perte sur l’obligataire s’est située à 647 millions d’euros, et à 494,5 millions en net. L’assureur, dont Fitch a abaissé la note de solidité financière à A+ contre AA- vendredi, a enregistré un bénéfice brut de 995 millions d’euros qui a renforcé des fonds propres qui se situaient en fin d’année à près de 5,72 milliards, soit seulement 1,8 % de plus que fin 2007. Mapfre va d’ailleurs procéder à une nouvelle augmentation de capital de 179,7 millions, après celle de 150 millions réalisée en fin d’année dernière.A fin 2008, les placements en actions et en fonds d’investissement représentait presque 1,47 milliard d’euros, soit 4,7 % du portefeuille total, contre 8,4 % un an plus tôt.
A l’issue de la séance du lundi 23 février, le Dow Jones a terminé en repli de - 3,41% à 7.114,78 points, soit son plus bas niveau de clôture depuis mai 1997.
J.P. Morgan Chase & Co a réduit son dividende trimestriel de 87 % à un nickel (5 cents) par action afin de regonfler son matelas de liquidités et de pouvoir rembourser plus vite le prêt de 25 milliards de dollars reçu du gouvernement dans le cadre du programme TARP, rapporte The Wall Street Journal. Cela a d’autant plus surpris que la banque passe pour la plus saine des établissements américains et que le PDG Jamie Dimon a encore affirmé à la mi-janvier que la banque n’avait aucun problème pour servir son dividende trimestriel de 38 cents par action. Il vient d’ailleurs de dire que l’abaissement annoncé ne reflète aucun problème inattendu et qu’en fait la banque demeure bénéficiaire plus ou moins dans les proportions attendues par Wall Street. En revanche, cela permettra à J.P. Morgan Chase d'économiser 5 milliards de dollars par an.
La dixième étude annuelle mondiale sur la gestion de trésorerie, réalisée par J. P. Morgan Asset Management avec l"Association of Corporate Treasurers (ACT) fait ressortir logiquement que les trésoriers d"entreprise se sont focalisés sur la crise du crédit et ont manifesté une forte aversion au risque. Le risque de change a été cité par 43 % des participants comme la préoccupation principale pour l"année à venir. D’autre part, pour la première fois depuis le lancement de cette étude annuelle, la majorité des participants ont indiqué augmenter ou maintenir le nombre de leurs relations bancaires, ce qui s’explique sans doute par les «retentissantes faillites d"établissements financiers», qui ont amené les trésoriers à accroître leur réseau afin de diversifier le risque, indique JPMAM. En outre, le nombre de trésoriers pouvant investir dans des titres non «investment grade» est revenu à un niveau proche de zéro.Malgré cette forte aversion au risque, les participants à l"étude continuent de rechercher des rendements élevés, et sont près à accepter un risque de duration supplémentaire pour l"obtenir. «Avec la crise du crédit et ses impacts, les trésoriers d"entreprise estiment que la principale tendance sur les 5 prochaines années sera l"augmentation de l"externalisation», conclut JPMAM.
Selon l’Agefi, citant Morgan Stanley, les pertes des fonds souverains s'étagent entre - 18 et - 25% avec un record pour Temasek (- 31% entre mars et septembre). Du coup, ces véhicules se montrent prudents dans leur allocation actions, relève le quotidien numérique.
Selon l’Agefi, le gouvernement britannique a autorisé Bradford & Bingley à différer le paiement des intérêts sur ses dettes subordonnées qui représentent 850 millions de livres sterling (969 millions d’euros), semant le trouble chez les porteurs de ces dettes lower tier two (LT2). # les porteurs craignent de nouvelles initiatives de la part des gouvernements visant à remettre en question les droits des porteurs obligataires, alors même que des nationalisations de grandes banques sont évoquées#, contextualise notamment le quotidien numérique.
#Le modèle du hedge fund devrait demeurer très puissant#, a déclaré hier le président du Hedge Funds Standards Board, Antonio Borges. A l’occasion d’un séminaire sur l’avenir de la régulation des marchés financiers, Antonio Borges a rappelé que les hedge funds, souvent considérés comme le #maillon faible# du système financier avant l'éclatement de la crise, ont prouvé depuis leur résistance. #Les hedge funds sont des organisations très prudentes. On oublie trop souvent que leur effet de levier est de 1,5 ?jusqu'à 2 il y a deux ans- alors que les banques se sont permis des leviers de 30, 40, voire plus#, a souligné Antonio Borges. #Les investisseurs qui prennent des risques doivent être encouragés, c’est fondamental pour la prospérité économique#, a-t-il insisté en rappelant que les hedge funds sont régulés en Europe. Il a toutefois admis qu’il était peut-être possible d’aller plus loin en mettant en place une charte internationale de dispositions basées sur des principes. #Il me semble que les propositions de Madame Lagarde vont dans ce sens#, a-t-il indiqué.
Le ministère des Affaires sociales a décidé d’octroyer cinq ans au lieu de trois pour se mettre en règle aux fonds de pension dont le taux de couverture est inférieur à 105 %, rapporte Global Pensions. Cette mesure a été prise pour éviter que les fonds concernés n’adoptent des solutions douloureuses comme une réduction des prestations. Selon les statistiques de la Banque centrale (DNB), environ la moitié des quelque 650 fonds de pension du pays sont sous-financés.
Dans un point de vue publié par L"Agefi suisse, Philippe Braillard, professeur à la Faculté des sciences économiques et sociales et à l"Institut européen de l"Université de Genève, et Henri Schwamm, Professeur honoraire de l"Université de Genève, estiment que la Suisse ne peut céder du terrain sur le secret bancaire sans contrepartie. #Si la Suisse devait un jour se résoudre à faire des concessions pour ce qui est de sa pratique du secret bancaire, elle ne saurait s"engager dans cette voie sans contrepartie et sans exiger une réciprocité totale de la part de toutes les autres places financières importantes dans le monde, à commencer par les Etats-Unis avec leurs innombrables sociétés offshore du Delaware ou le Royaume-Uni avec ses trusts. Si elle veut ainsi avoir une chance de parvenir à défendre ses intérêts légitimes face à ses concurrents, la Suisse doit abandonner sans plus attendre son attitude défensive et attentiste (qui confine à une politique de #réduit#) pour adopter une stratégie proactive. Elle doit prendre l"initiative de négociations conduisant à des décisions acceptées par tous et se traduisant par l"adoption de règles d"effet équivalent par tous et permettant de respecter les principes d"une saine concurrence entre places financières#, écrivent les deux universitaires.
Selon La Tribune, le Crédit du Nord a annoncé hier que son profit 2008 est en baisse de près de 26% à 252,7 millions d’euros, suite à des turbulences dans son activité de gestion d’actifs.
Cholet Dupont Partenaires donnera accès aux conseillers en gestion de patrimoine, dès le 2 mars, à la nouvelle version de son extranet. Une des nouveautés proposées est l"intégration d"un outil fourni par Quantalys, permettant une allocation d"actifs en fonction des profils clients, qui peuvent être réalisés en ligne, ainsi que des analyses et des optimisations de portefeuille et la mise à disposition d"un comparateur de fonds, l"ensemble des résultats pouvant être enregistrés.
Au titre de 2008, le groupe VP Bank accuse une perte de 80,3 millions de francs suisses contre un bénéfice net de 161,5 millions pour 2007. L'établissement a en effet dû procéder à des dépréciations d’actifs de 172 millions de francs, dont 117 millions ont pesé sur le compte de résultat. Le bénéfice d’exploitation hors dépréciations d’actifs et autres éléments exceptionnels a diminué de 3 % à 330,7 millions et le coefficient d’exploitation s’est détérioré à 67,8 % contre 46,7 %.La banque précise que son conseil d’administration a décidé le 19 février de prendre dans son portefeuille des titres qui figuraient dans ceux de ses fonds monétaires pour un montant de 293 millions de francs, ce qui s’est traduit par une charge supplémentaire de 68,1 millions de francs, la valeur de ces titres ne correspondant pas à leur valeur comptable. VP Bank compte proposer à l’assemblée générale du 24 avril le versement d’un dividende de 2,50 francs suisses contre 11 francs par action au porteur et de 25 centimes contre 1,10 franc par action nominative. Enfin, les dirigeants de la banque ont l’intention de communiquer à la presse et aux analystes le 10 mars le détail des mesures d'économies qui seront prises cette année et qui sont censées générer une diminution «d’au moins 10 %» des charges.
Selon La Tribune, Nomura a annoncé lundi qu’il allait lancer une augmentation de capital de 36 % d’un équivalent de 2,8 milliards d’euros tandis que la banque Mizuho a émis pour 850 millions de dollars d’actions privilégiées, levant ainsi 4,5 milliards de dollars depuis avril dernier.
Le gestionnaire espagnol de fonds alternatifs Valorica (Valorica Global, Valorica Macro et Valorica Alfa) se prépare à faire son entrée dans le monde de la gestion traditionnelle et va enregistrer ses produits en Irlande, rapporte Funds People. D’autre part, il a recruté Carlos Oses, qui a quitté BNY Mellon Asset Management depuis quelques mois et qui sera le nouveau responsable des relations avec la clientèle. Apparemment, il remplace à ce poste Andrés Lantero Moreno.
Selon le Financial Times, Lord Skidelsky, historien et biographe de John Maynard Keynes, prévoit de quitter le conseil d’administration de Greater Europe, un hedge fund géré par la société allemande Wermuth Assset Management et qui a perdu plus de 90 % l’an dernier après avoir investi dans des actifs russes. Une autre personnalité compte aussi partir : Garret FitzGerald.
Selon le Wall Street Journal, un fonds de hedge funds détenu par le fils et le frère du vice-président Joe Biden était commercialisé exclusivement par des sociétés contrôlées par R. Allen Stanford, le financier accusé d’une fraude de 8 milliards de dollars. Ce fonds de 50 millions de dollars, appelé Paradigm Stanford Capital Management Core Alternative Fund, était le fruit de la collaboration entre Paradigm Global Advisors, la société des membres de la famille de Biden, et Stanford Financial Group. Le fonds a proposé de restituer les 2,7 millions de dollars reçus de la société de Stanford, précise le WSJ.
La branche de capital risque de Lehman Brothers Holdings va devenir une société indépendante, rapporte le Wall Street Journal. L’entité va abandonner le nom de Lehman Brothers Venture Partners pour celui de Tenaya Capital. Elle aura 750 millions de dollars sous gestion.
Le président du Comité européen des régulateurs (CESR), Eddy Wymeersch, ne fait pas mystère de ses revendications. Alors qu’un rapport récent du CESR a une fois de plus bien mis en lumière les disparités d’application des règles, #le CESR peut seulement exposer ces différences#, a déploré hier Eddy Wymeersch à l’occasion d’un séminaire sur l’avenir de la régulation des marchés. Comment le CESR, qui ne dispose d’aucun pouvoir juridique contraignant, peut-il alors être davantage présent dans le champ normatif ? Tout en évoquant les solutions institutionnelles qui pourraient être envisagées (comme la création d’une agence) mais qui ne le seront pas sans une forte volonté politique, le président du CESR a estimé qu’il pourrait être envisagé de donner plus de poids aux recommandations d’application techniques, donc de niveau 3, des mesures de niveau 1 ou 2. Ces recommandations, très appréciées des investisseurs, pourraient même accéder à un statut de rang supérieur en étant homologuées par la Commission, au même titre que les normes comptables IFRS peuvent être validées par la Commission sans pouvoir toutefois être modifiées. Eddy Wymeersch a indiqué au passage que le CESR allait publier à bref délai une recommandation sur les rémunérations incitatives (#inducements#).
Le président du Comité européen des régulateurs (CESR), Eddy Wymeersch, ne fait pas mystère de ses revendications. Alors qu’un rapport récent du CESR à une fois de plus bien mis en lumière les disparités d’application des règles, «le CESR peut seulement exposer ces différences», a déploré hier Eddy Wymeersch à l’occasion d’un séminaire sur l’avenir de la régulation des marchés. Comment le CESR, qui ne dispose d’acun pouvoir juridique contraignant, peut-il alors être davantage présent dans le champ normatif ? Tout en évoquant les solutions institutionnelles qui pourraient être envisagées (comme la création d’une agence) mais qui ne le seront pas sans une forte volonté politique, le président du CESR a estimé que il pourrait être envisagé de donner plus de poids aux recommandations d’application techniques, donc de niveau 3 des mesures de niveau 1 ou 2. Ces recommandations, très appréciées des investisseurs, pourraient même accéder à un statut de rang supérieur en étant homologuées par la Commission, au même titre que les normes comptables IFRS peuvent être validées par la Commission sans pouvoir toutefois être modifiées. Eddy Wymeersch a indiqué au passage que le CESR allait publier à bref délai une recommandation sur les rémunérations incitatives («inducements»).
L"Autorité des marchés financiers (AMF) a publié hier un rapport soumis à consultation jusqu"au 10 avril qui souligne «qu’il ne serait ni réaliste ni opportun de proscrire systématiquement les ventes à découvert mais qu’il convient d’en encadrer l’usage notamment en exigeant de tout donneur d"ordre vendeur à découvert qu"il ait bien pris toutes les dispositions nécessaires pour permettrela livraison des titres vendus en date normale de règlement-livraison (J+3)». Le rapport propose en outre de «pénaliser d"une manière encore plus stricte qu"aujourd"hui le vendeur qui n"aurait pas été en mesure de livrer en date normale de règlement-livraison», d""assurer une transparence du marché par publication des positions nettes économiques à la baisse au-delà d"un seuil tel que 0,25 % du capital d"une société cotée», et d» «exiger des vendeurs à découvert qu"ils informent le régulateur des volumes et prix des emprunts de titres qu"ils contractent, afin que le régulateur soit alerté en temps utile sur les tensions susceptibles de se produire sur le marché du prêt-emprunt de titres». L"AMF souligne en conclusion que «nombre des mesures préconisées ne produiront leur plein effet que si elles font l"objet d"un accord entre les régulateurs des principales places». En attendant, le dispositif en vigueur depuis le 19 septembre 2008 est maintenu.
La supervision macro-prudentielle du système financier par les banques centrales doit être renforcée, estime le gouverneur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. Dans ce domaine, «la BCE et l"Eurosystème ont la capacité technique de jouer un rôle plus important», a déclaré lundi Jean-Claude Trichet à l"occasion d"un séminaire organisé par le Comité européen des régulateurs (CESR) sur l"avenir de la régulation des marchés financiers.La supervision macro-prudentielle comprend la surveillance et l"analyse de la stabilité financière, déjà assurée par la BCE, mais elle inclut aussi la mise en place de systèmes d"alerte précoces. Pour accomplir cette mission, l"accès à des données appropriées est essentiel pour l"évaluation des risques et faiblesses du système financier. Dans cette perspective, les activités des établissements financiers et des marchés doivent faire l"objet d"une plus grande transparence. Par ailleurs, les banques centrales doivent avoir accès aux informations essentielles à l"évaluation de la stabilité financière. Les banquiers centraux et les superviseurs devront travailler ensemble pour que les informations circulent dans les deux sens. Ce qui n"est pas forcément évident en Europe, a relevé Jean-Claude Trichet, «compte tenu de la multitude des acteurs impliqués».La présidente de la Commission des affaires économiques et financières du Parlement européen, Pervenche Berès, s"est également prononcée pour des mesures similaires. Elle a notamment estimé que la surveillance des agences de notation et de la gestion d"actifs devrait revenir au CESR qui devrait être doté d"un vrai pouvoir de supervision. «Un nouveau plan d"action doit être élaboré dans les plus brefs délais. Le législateur a du pain sur la planche. Il ne s"agit pas de surréguler mais on a pu voir que autorégulation ne rimait pas avec meilleure régulation. Il est temps d"agir et d"être ambitieux», a-t-elle lancé. De son côté, l"ancien président de l"AMF, Michel Prada, a mis en garde contre une mise à l"index trop radicale du court-termisme. «Long terme et court sont des réalités de l"existence. Nous n"allons pas éliminer le court terme. De nouvelles formes d"inefficience pourraient apparaître si l"on met trop l"accent sur le long terme. Nous devons parvenir à penser les deux problèmes simultanément», a-t-il souligné.
Selon Investment Week, M&G Investments a enregistré des souscriptions nettes de 3,4 milliards de livres, ce qui représente une contraction de 31 % sur 2007, bien qu’elles aient doublé pour le quatrième trimestre, à 0,7 milliard. Les souscriptions brutes ont en revanche atteint un record de 16,2 milliards (+ 10 %). Quant à l’encours total, y compris les 94 milliards gérés pour le compte de Prudential, il avait diminué fin décembre de 15 % par rapport à fin 2007, à 141 milliards de livres. Les souscriptions nettes pour les fonds retail ont opéré un bond en avant de 62 % l’an dernier, à 1,9 milliard de livres.
Apax Partners a vendu 7,7 % de sa société de gestion à GIC Special Investments, une filiale du fonds souverain de Singapour, et Future Fund, le fonds souverain australien, rapporte le Financial Times. Des discussions sont en cours pour céder 2,3 % supplémentaires du capital. Le produit de la vente sera placé dans un véhicule à capital fixe qui participera aux prochaines levées de fonds d’Apax.
The Herald rapporte que le hedge fund Toscafund, qui a été le catalyseur de la vente d’ABN Amro, a réalisé en 2007 un bénéfice de 158 millions de livres (sur un chiffre d’affaires de 181 millions), année de l’acquisition pour 49 milliards de livres de la banque néerlandaise par un consortium comprenant la Royal Bank of Scotland (RBS), Fortis et le Santander. Toscafund est une filiale de Old Oak Holdings, dont le président est Sir George Mathewson, qui a été CEO et chairman de RBS jusqu’en avril 2006. Toscafund avait déclaré une participation de 1 % dans RBS. Si le fonds a vendu ses parts au consortium victorieux, il a pu réaliser une plus-value de l’ordre de 200 millions de livres en juste six mois.
Selon La Tribune, citant le «Daily Telegraph», Royal Bank of Scotland pourrait être divisée en trois entités. La première comprendrait les banques de détail en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, la seconde des actifs à vendre comme la banque d’investissement venant d’ABN Amro et, enfin, la troisième partie des actifs, toxiques ceux-là, qui seraient assurés par le gouvernement.Le plan de restructuration de RBS sera dévoilé jeudi 26 février.
Le capital-investisseur 3i Group a décidé d’absorber sa filiale cotée 3i Quoted Private Equity (3i QPE), indique le Handelsblatt. Cela permet à la maison mère de récupérer 240 millions de livres de liquidités.
Selon La Tribune, les banquiers centraux des pays d’Europe centrale et orientale ont récemment dénoncé à voix haute la chute de leur monnaie. Sous l’effet de cette action verbale, qui vient conforter un mouvement de réappréciation de ces devises, la couronne tchèque, le forint hongrois et le zloty polonais ont rebondi hier de 1 %.
Selon une étude de Lipper, les recettes de commissions et autres frais des gestionnaires européens ont triplé entre 2001 et 2007, à 18 milliards d’euros, mais elles sont tombées à 15 milliards en 2008 et risquent de baisser à 11 milliards cette année, rapporte Expansion. L'étude montre aussi que la commission de gestion facturée aux particuliers pour un fonds d’actions européennes est passé de 1,3 % en 1994 à 1,6 % en 2008 tandis que celle payée par les investisseurs institutionnels est revenue de 1,5 % en 1995 à un peu moins de 1 % à la fin de l’an dernier. Lipper prévoit aussi que les fusions de fonds provoquées par la crise se traduira par une baisse des commissions comprise entre 5 et 15 points de base.
La crise ? Pour Philippe Baillot, directeur de la banque privée de la Bred, la bonne stratégie du moment, c’est de se constituer des liquidités, et d’attendre de voir comment le vent tournera sur les marchés avant de prendre des risques.Agefi/Newsmanagers.com : Quel est le poids du département banque privée de la Bred ? Philippe Baillot : Notre département gère 3 milliards d"actifs pour le compte de 5.000 familles dont la mise de départ initiale est supérieure à 300.000 euros. - Vos rémunérations ont-elles baissé avec la crise de 2008 ?PB : Nous exerçons quatre métiers : le «coaching», consistant à mettre à jour les besoins de nos clients, dans une forme de maïeutique patrimoniale ; une assistance juridique et fiscale. Ces deux premiers services ne sont pas facturés par la BRED Banque Populaire. La crise actuelle est donc sans conséquence !En revanche, nous percevons des frais pour les services bancaires (cartes, crédits, ?) et, là encore, rien ne change. Enfin, notre quatrième métier est l"allocation et la gestion des actifs.Pour cette activité, nous percevons environ 1 % de commissions. Naturellement, la crise actuelle induit une contraction des actifs mobiliers, doublée d"arbitrages vers des actifs moins rémunérateurs (SICAV monétaires, ?). Pour la banque privée, la crise se traduit donc (temporairement !) par des effets de volume et de marge négatifs. - Pratiquez-vous toujours l"architecture ouverte ? PB : Plus que jamais. Nous ne saurions prétendre exceller sur tous les marchés et modes de gestion. Au demeurant, si nous ne proposions pas, nous-mêmes, des OPCVM de nos concurrents, nos clients pleinement informés iraient souscrire directement.Leur «infidélité» serait encore plus dommageable. Naturellement, la majorité de nos clients détiennent des OPCVM fabriqués par le Groupe, l"idée étant de ne faire appel à l"extérieur que lorsque nous ne disposons pas des meilleures compétences. - Est-ce que la crise de 2008 va changer quelque chose à votre gestion d"actifs ?PB : La crise a provoqué un profond bouleversement. Nos clients sont exceptionnellement dans l"expectative. En premier lieu, nous devons leur apporter du sens et de la transparence. Surtout, nous devons multiplier les contacts proactifs pour les rasséréner. Les clients sont devenus prudents, très prudents.A l"automne dernier, lors de la chute de Lehman Brothers, un sentiment de panique a pu apparaître. Certains nous ont demandé de sortir un à plusieurs millions d"euros en liquide.Dans le même temps, toujours dans une approche exacerbée de diversification des risques, les ventes d"or physique se sont envolées et des lingots sont partis se ranger dans nos coffres.Depuis, cette inquiétude est (pour l"essentiel) retombée mais les «familles» restent prudentes. Elles placent l"essentiel de leurs liquidités en fonds en euros dans le cadre de l"assurance vie, et également, en SICAV monétaires sans risques, en livrets bancaires, certificats de dépôt?Je pense aussi que la gestion d"actifs sera bouleversée par un constat simple: sur quinze ans, qui est généralement l"horizon de définition d"un placement à long terme, les actions n"ont pas produit de valeur ajoutée.Le placement actions va souffrir des mouvements, par trop erratiques des marchés transformés en montagnes russes.De plus, la finance comportementale américaine a démontré ce que nous ressentions de manière intuitive : le premier motif d"aversion au risque est la périodicité de l"information.La communication continue au grand public des cours boursiers s"avère donc, à cet égard, particulièrement dommageable. Il faudra donc du temps et beaucoup de pédagogie pour que les actions redeviennent à la mode chez nos clients. - Quel est l"avenir du département banque privée dans un ensemble vraisemblablement élargi des Banques Populaires, votre Groupe, à l"Ecureuil ? PB : En termes de produits financiers tout d"abord, il n"y aura pas de changement puisque l"essentiel de nos OPCVM sont fabriqués par Natixis AM, maison déjà commune aux deux entités.Pour le reste, je pense que la carte que nous devons jouer consiste, dans une Approche Patrimoniale Globale, à proposer à nos clients une allocation globale d"actifs intégrant : d"une part, leurs caractéristiques personnelles (en termes d"horizons de placement, d"aversion au risque, de complémentarité aux autres actifs détenus) ; d"autre part, toutes les classes d"actifs (actions, taux, private equity, immobilier, ?).Avec, surtout, un nombre toujours croissant de contacts. Plus les occasions de rencontres sont nombreuses, plus BRED Banque Privée se portera bien. - Comment voyez-vous les besoins patrimoniaux de vos clients évoluer sur le long terme?PB : Chaque client exprime un besoin spécifique et il est difficile de faire des généralités. Nous devons industrialiser le «sur mesure».Ce que j"observe, c"est que depuis les 20 dernières années, le ratio travail/capital a favorisé le capital.Rien ne prouve que ce paradigme ne change pas et c"est en fonction de cette problématique qu"il faut se placer. De même, nos clients prenant conscience que les actions n"offrent pas toujours de la valeur ajoutée sur le long terme, il faudra leur proposer des alternatives dont l"immobilier peut aussi faire partie. - Sur quel type de placement l"épargne a-t-elle tendance à se canaliser actuellement ? PB : La mode est aux obligations corporate, mais personne ne se soucie du sous-jacent, du risque, du taux de défaillance des entreprises. Gare, certaines modes peuvent être dangereuses.La bonne idée, à l"heure actuelle ? même si, clairement, les actions sont à des prix «soldés» mais sans que je puisse exclure une «seconde remise» ?, c"est de se constituer des liquidités, et d"attendre de voir comment le vent tournera sur les marchés avant de prendre des risques.
Selon La Tribune, les mid caps, après avoir mangé leur pain noir en 2007, résistent mieux depuis le début de l’année que les grandes valeurs du du CAC 40 avec un recul du CAC Mid & Small 190 limité à - 6 % depuis le début de l’année, contre - 14 %. pour l’indice vedette du palais Brongniart."Les investisseurs en valeurs moyennes ne sont plus prêts à brader leurs actifs à n’importe quel prix, ce qui réduit la pression baissière. (?)», explique notamment Pascal Mathieu, directeur général de Gilbert Dupont, dans les colonnes du quotidien financier.