MPC Münchmeyer Petersen Capital AG (dont l’action figure dans le SDax) a annoncé avoir réalisé l’augmentation de capital décidée le 16 janvier par le directoire. L’opération s’est effectuée par l'émission de 19 actions nouvelles pour 50 anciennes à un prix unitaire de 8 euros, ce qui a généré au total 48,5 millions d’euros. Cela porte le capital à 121 millions d’euros et le quotient des fonds propres à environ 50 %. Le flottant se situe à 33,25 %. Le gestionnaire de fortune et d’actifs est contrôlé principalement par MPC GmbH (29,79 %) et le luxembourgeois Corsair III Investments (29,90%).
Afin de ne pas fermer certains de ses fonds monétaires, Union Investment a été obligée d’acheter des parts de ces fonds aux investisseurs désireux de sortir, a indiqué Rüdiger Ginsberg, président du directoire. Les demandes de rachat ont atteint jusqu'à un milliard d’euros par jour en octobre, mois au cours duquel les sorties ont représenté 10 milliard d’euros, précise la Frankfurter Allgemeine Zeitung, ajoutant que la société de gestion des banques populaires allemandes a refusé d’indiquer le montant qu’elle a dépensé pour absorber l’excédent de remboursements.
Après 345 millions pour 2007, le bénéfice avant impôt d’Union Investment a rétréci à 143 millions d’euros (soit une chute de 58,5 %) tandis que l’encours à fin décembre marquait une baisse de 17,7 % à 144 milliards d’euros. La baisse de 31 milliards des actifs sous gestion s’explique pour 6,8 milliards d’euros par des remboursements nets (dont 3,6 milliards pour l’institutionnel et 3,3 milliards pour le retail), alors que l’année précédente s'était soldée par des souscriptions nettes de 12,2 milliards.Le gestionnaire d’actifs des banques populaires allemandes estime sa part du marché allemand des fonds offerts au public à 15,7 % pour 2008 contre 15,1 % pour l’année précédente.
Selon Le Figaro, après le vote négatif des actionnaires quant au rapprochement Fortis/BNP Paribas, le gouvernement belge tente de rassurer sur la solidité de la banque qu’il détient à 100% et les contacts se poursuivent avec l’enseigne française qui, officiellement, n"a pas encore tiré un trait sur son aventure belge. BNP Paribas reste lié à Fortis via un protocole d"accord qui l"enjoint d"alimenter la banque belge en liquidités jusqu’au 28 février prochain, rappelle notamment le Figaro.
L’association de défense des consommateurs VKI prépare une action de groupe contre AWD, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Elle reproche au prestataire allemand de services financiers d’avoir vendu comme particulièrement sûres des actions des sociétés immobilières Immofinanz et Immoeast dont le cours est tombé au voisinage d’un euro, soit à moins d’un douzième de son niveau du premier trimestre 2007. Le Parquet de Vienne a ouvert une enquête à l’encontre des dirigeants d’Immofinanz, auxquels il est reproché d’avoir manipulé le cours pendant des années au moyen d’argent illégal. AWD avait cependant mis en garde dans sa procédure de conseil contre le risque d’une perte totale de l’investissement.
Les enquêteurs de la SEC, de la Finra et du Florida Office of Financial Regulation ont effectué le mois dernier des contrôles dans six des agences de Stanford Financial Group (51 milliards de dollars d’actifs sous gestion), rapporte The Wall Street Journal. Ce groupe offre plusieurs sortes de services financiers, notamment de la gestion de fortune, et il émet des certificats de dépôt par l’intermédiaire de sa banque offshore, Standford International Bank, à Antigua. Dans un courriel aux salariés, jeudi, R. Allen Stanford précise qu’il s’agit de contrôles de routine qui ont probablement été provoqués par les plaintes de deux collaborateurs.
BlackRock a nommé Armando Senra comme responsable de l’Espagne et du Portugal, avec pour mission de développer la clientèle institutionnelle dans ce pays, indique Funds People. Actuellement, 88 % de l’activité en Espagne provient du «retail». Il remplace Delfina Pérez, qui avait assuré l’intérim depuis la démission de Gonzalo Azcoitia. Il partagera son temps entre Madrid et New York.Cette mutation s’inscrit dans le cadre plus vaste d’une réorganisation de la stratégie du gestionnaire américain, avec la création d’un pôle regroupant la Péninsule ibérique et l’Amérique latine, l’Espagne ne dépendant plus désormais de la zone Europe du Sud. Armando Senra et ses sept collaborateurs en Espagne travailleront avec l'équipe de New York chargée de l’Amérique latine. Pour le Chili, le Pérou, le Mexique et le Brésil, BlackRock va désormais faire porter son effort sur la clientèle de particuliers alors qu’il était plutôt axé jusqu'à présent sur les investisseurs institutionnels.
BNP Paribas Securities Services a été retenu par OFI Asset Management (OFI AM) en tant que prestataire pour les fonctions de conservateur, dépositaire, administrateur de fonds et compensateur de dérivés listés liées à ses activités de gestionnaire d"actifs, annonce la banque dans un communiqué.Ce mandat représente 8 milliards d"euros d"actifs dont 18 FCP et 50 mandats.
En 2008, John Locke Investments, société de gestion française née en 2000 à l’initiative de François Bonnin, a enregistré des souscriptions nettes de 400 millions de dollars. Un petit exploit dans l’univers de la gestion alternative. Mais il faut dire que la société est spécialisée dans les CTA (commodity trading advisor, soit du trading sur marchés financiers, taux, indices actions, devises et matières premières), l’une des rares stratégies alternatives à avoir tiré son épingle du jeu l’année dernière. Aujourd’hui, John Locke gère au total 700 millions de dollars, pour une clientèle essentiellement institutionnelle et étrangère. #Les fonds commun d’intervention sur les marchés à terme (FCIMT) sont plus difficiles à commercialiser en France qu'à l'étranger, où les investisseurs suisses et américains se sont montrés très friands de ce type de produits#, explique François Bonnin, président directeur général de la société de gestion alternative. L’entité a d"ailleurs ouvert un bureau de représentation à Chicago, la principale place mondiale pour les marchés à terme, via sa filiale locale John Locke Investments Inc. Cette année, John Locke veut passer à la vitesse supérieure et doubler ses encours sous gestion à 1,3 milliard de dollars d’ici à fin 2009. #Renforcer notre présence chez les institutionnels français est une de nos priorités#, insiste François Bonnin, dont la société propose une gamme de trois fonds en France : Cyril Systematic, Cyril Haute Fréquence et John Locke Commodity Long-Flat. Compte tenu du passage en FCP diversifié de Cyril Haute Fréquence, #la part des investisseurs français dans la collecte devrait s"accroître rapidement#, anticipe-t-il. John Locke Investments veut mettre en avant la transparence des fonds de sa gamme, qui ont tous une liquidité quotidienne et dont l'évolution et la composition peuvent être suivis en temps réel par les souscripteurs grâce à un intranet dédié. La gestion des fonds est assurée par François Bonnin et son associé Marc Botter. Ils sont assistés de treize personnes exclusivement dédiées à la recherche et au développement. Car voici une des caractéristiques phares de la gestion de John Locke : #il s’agit d’une gestion systématique entièrement automatisée sur les principaux marchés à terme de taux, d"indices boursiers, de devises et de matières premières à travers la formalisation de modèles quantitatifs prenant en compte les évolutions historiques de ces marchés et capables d"en capter les tendances haussières ou baissières#, explique le PDG de John Locke. #Nos besoins en recherche et en technologie sont donc importants, car nos modèles reposent sur le traitement intensif d"énormes quantités de données#. A moyen terme, John Locke prépare doucement le renforcement de sa gamme. #Nos réfléchissons actuellement à la création d’un fonds de type #Haute Fréquence# avec une plus forte volatilité et donc un objectif de performance plus important#.
Selon les milieux financiers, Sal. Oppenheim aurait l’intention de réclamer à ses quelque 40 associés une augmentation de capital d’au maximum 200 millions d’euros, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il semblerait que la banque privée ait accusé une perte au quatrième trimestre du fait des turbulences sur les marchés et qu’au total le bénéfice de 2008 soit insuffisant pour doter les réserves.
Trois personnes ont rejoint Swiss Life à la direction du développement des partenariats et CGPI pilotée par Christophe de Vaublanc.Cristina Bonvecchio, ancienne responsable de Privalto au sein du groupe BNP Paribas, prend ainsi la responsabilité du développement des Groupements de CGPI. De son côté, Alexandra Duchesne devient responsable du développement des partenariats bancaires. Elle a précédemment exercé les fonctions de responsable grands comptes au sein de Generali puis d"Axa France Vie. Enfin, Laurent Mercier est nommé responsable du développement grands comptes. Il était arrivé chez Swiss Life en avril 2007, et exerçait jusqu"à présent les fonctions d"Inspecteur CGPI (Ile-de-France).
En 2008, GLG Partners a vu ses encours nets chuter de 39 % à 15 milliards de dollars. En brut, les encours sont descendus de 43 % à 16,5 milliards. Sur l’année, la société de gestion a accusé des rachats nets de 1,2 milliard de dollars. A noter que les chiffres de collecte du dernier trimestre (+0,8 milliard) intègrent un mandat de 3 milliards de dollars de Société Générale Asset Management UK, accord qui s’inscrit dans le cadre de l’acquisition de la société qui gère un total de 8,5 milliards de dollars par GLG.En 2008, GLG a accusé une perte nette de 629,7 millions de dollars, sur un revenu net de 495 millions de dollars sur l’année, en retrait de 52 % par rapport à 2007.
GLG Partners a évité la rupture des covenants sur sa dette de 570 millions de dollars grâce au rachat de la division britannique de SocGen Asset Management, selon le Financial Times. Cela lui a permis de maintenir ses encours au dessus du niveau minimum fixé dans le contrat avec ses banques.
Pour 2008, le bénéfice net de Clariden Leu a plongé de 66 % à 212 millions de francs pendant que le c?fficient d’exploitation se détériorait à 56 %, contre 49 %. Les encours à fin décembre s’inscrivaient en baisse de 27,1 % à 94 milliards de francs et la filiale du Credit Suisse a accusé une sortie nette de 1,1 milliard, contre des rentrées nettes de 2,9 milliards pour 2007, la décollecte de 3,2 milliards dans la gestion d’actifs (3,2 milliards) et du fait du #deleveraging# n’ayant pas pu être compensée totalement par les entrées nettes de l’activité de banque privée.
Pour 2008, le bénéfice net de Schroders s’est situé à 76,7 millions de livres contre 299,7 millions au titre de 2007. Pour sa part, le bénéfice avant impôt et exceptionnels des divisions gestion d’actifs et banque privée s’est situé à 289,5 millions de livres contre 307,8 millions, cependant que le bénéfice avant impôt du groupe après 167,4 millions de livres d’exceptionnels ressort à 123,1 millions contre 392,5 millions. L’encours au 31 décembre se montait à 110,2 millions de livres contre 139,1 millions.Schroders précise avoir subi des sorties nettes de 3,8 milliards de livres contre 10,6 milliards en 2007 dans la branche institutionnelle tandis que celles de la branche «retail» se situaient à 6,2 milliards contre des souscriptions nettes de 8,8 milliards.
La France remet ce vendredi ses propositions pour mieux encadrer l’activité des fonds alternatifs. Christine Lagarde propose de les obliger à se déclarer dans les pays dans lesquels ils sont vendus via un enregistrement auprès des autorités de marché locale. «Il serait possible de mettre en place un enregistrement unique au niveau européen conjugué avec un partage des informations entre les autorités de contrôle nationales», rapporte Les Echos.
La mise en place du dispositif de certification professionnelle des connaissances réglementaires des professionnels des activités de marché vient d'être homologuée au règlement général de l’AMF par un arrêté publié au Journal officiel du 6 février 2009. Son entrée en vigueur a été fixée au 1er juillet 2010.L’AMF rappelle dans un communiqué que le régime de certification professionnelle repose notamment sur «la mise en place d’un dispositif conduisant les prestataires de services d’investissement à vérifier que leurs collaborateurs exerçant certaines fonctions clés disposent d’un niveau adéquat de connaissances de la réglementation au regard d’un contenu déterminé». Ce dispositif prévoit l’instauration d’un «Haut conseil certificateur de place» qui sera chargé de rendre des avis à l’AMF «afin qu’elle détermine le contenu des connaissances règlementaires minimales à acquérir par les collaborateurs exerçant les fonctions clés ainsi que les conditions pratiques de la certification des examens». La composition de ce Haut conseil, dont les membres seront désignés par l’AMF après consultation des associations professionnelles, devrait être prochainement annoncée.
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a prononcé une sanction pécuniaire de 800.000 euros à l’encontre de la société Vinci pour avoir utilisé une information privilégiée dans le cadre d’un programme de rachat d’actions, en substance «d"avoir manqué à l"obligation d"abstention qui pesait sur elle en procédant entre le 20 janvier et le 3 février 2005, à des rachats de ses propres titres alors qu"elle avait connaissance d"une information privilégiée relative au fait que le chiffre d"affaires réalisé au titre de l"exercice 2004 était supérieur aux attentes du marché».
Expansión rapporte que des fonds vautours ont l’intention de proposer aux investisseurs sinistrés par la fraude Madoff de leur racheter leurs créances à 22 % de leur valeur nominale et d’acquérir ainsi le droit de reprendre à leur compte les procédures judiciaires contre le Santander et HSBC. Les 22 % correspondent à l’offre de dédommagement qui a été faite par le Santander aux porteurs du fonds Optimal US Equity. HSBC est visé en tant que dépositaire.
Le Handelsblatt indique que Siemens a levé en quelques heures 4 milliards d’euros en deux tranches alors qu’il avait initialement envisagé de lever 2 milliards. Le produit de cette émission sursouscrite cinq fois et montée par Deutsche Bank, RBS, Commerzbank et UniCredit serait destiné au refinancement d’engagements à court terme. La tranche 2013 s’est placée à 158 points de base au-dessus des midswaps, la 2017 avec un spread de 200 pb.
En décembre, les sociétés de gestion ont liquidé ou fusionné presque 100 de leurs fonds et elles recommencent actuellement, note Expansión. Ainsi la CNMV a annoncé jeudi la fusion de 16 fonds d’Ahorro Corporación qui se trouvent regroupe en deux produits. Il y a quelques jours, Santander a fait de même avec plusieurs de ses fonds d’actions tandis que Consulnor liquidait son fonds de hedge funds. Il est certain qu’avec la chute des encours et la sortie des investisseurs de plus en plus de produits cessent d'être rentables pour les gestionnaires. Ces derniers optent alors soit pour la fermeture, soit pour une fusion qui est la procédure la plus rapide. D’après les dernières statistiques d’Inverco, plus de 400 fonds n’atteignent pas le minimum d’actifs sous gestion exigé par la CNMV, ce qui devrait en principe se traduire par une disparition dans les prochains mois.
Selon l’agence VDOS, 154 produits ont été lancés sur le marché espagnol l’an dernier, entre les nouveaux fonds et les fonds garantis qui ont été prolongés. Cela représente d’après Cinco Días une chute de 36 % par rapport à 2007. Les deux gestionnaires les plus actifs ont été BBVA Gestión avec 17 produits et Santander Asset Management,, avec dix fonds. Sur les 154 nouveaux fonds, 57 sont des garantis. Parmi les 97 autres, 25 sont des fonds de la catégorie «globale», 18 des monétaires euro et 17 des fonds alternatifs.
Il se peut que le crédit soit plus rare que jamais. Pourtant Telefónica est parvenu à boucler son plus gros refinancement de dette depuis l’acquisition d’O2, constate Cinco Días : en l’espace de quatre semaines, l’opérateur historique est parvenu à placer en 90 minutes pour 2 milliards d’euros d’obligations nouvelles à cinq ans et obtenu le report de deux ans du remboursement d’un crédit de 4 milliards qui devait initialement arriver à échéance en 2011. Tout cela a un coût : les obligations paient 250 points de base au dessus des midswaps, même si avec la baisse des taux cela ne représente que 5,5 %, ce qui est moins élevé que le coût moyen de la dette de Telefónica. D’autre part, l’opérateur a dû faire des concessions pour obtenir le report d'échéance, en payant 150 pb au dessus du taux interbancaire pour la période de sursis, contre 20pb pour le délai initial.
Parmi les 81 sociétés de gestion fournissant des données à l’association Inverco, 28 (soit 34,6 %) ont affiché des souscriptions nettes en janvier, alors que dans l’ensemble la profession a affiché une décollecte de 1,81 milliard sur les fonds de valeurs mobilières. Les sociétés ayant affiché une collecte nette font partie des petites et moyennes : seules sept d’entre elles affichent des encours supérieures au milliard d’euros, et deux dépassent les 2 milliards, à savoir Caixa Catalunya Gestión (2,76 milliards d’encours) et 46,9 millions de souscriptions nettes en janvier et BBK Gestión avec 2,45 milliards et 23,2 millions d’entrées nettes. En revanche, les deux poids lourds du secteur, BBVA Gestión (33,02 milliards) et Santander Asset Management (32,31 milliards) ont accusé des sorties nets de respectivement 1,36 milliard et 966 millions.
Le Parquet de Manhattan a commencé à auditionner des salariés de Bernard Madoff, selon les proches du dossier, rapporte The Wall Street Journal. Les enquêteurs ont entendu deux assistantes, Semone Anderson et Winnie Jackson, qui ont fait du travail de bureau pour Annette Bongiorno laquelle travaillait depuis près de 40 ans chez Madoff et qui avait la responsabilité des comptes de certains des plus vieux clients de Bernard Madoff. Aucune des trois femmes n’a été mise en accusation et il n’existe aucune preuve qu’elles aient été au courant de la fraude.
Selon Les Echos, Standard & Poor’s table sur un recul de 13,3 % des dividendes du S&P 500. «Howard Silverblatt, analyste sur les indices, estime à 214,7 milliards de dollars le montant versé aux actionnaires cette année, après 247,9 milliards en 2008 et 246,6 milliards en 2007", indique le quotidien.
The Wall Street Journal rapporte que la SEC mène actuellement une enquête pour déterminer si les gestionnaires alternatifs SAC Capital Advisors, Third Point et Kynikos Associates ont effectivement agi de concert et payé l’analyste John Gwynn ainsi que son employeur, Morgan Keegan, pour répandre des informations fausses et diffamatoires sur l’assureur canadien Fairfax Financial Holdings entre 2002 et 2007.