Parmi les points forts résultant de la réunion du G7 qui s’est tenue vendredi dernier à Rome, l’Agefi recense notamment «l’urgente réforme» de la réglementation financière, la lutte contre le protectionnisme et la stabilisation de l'économie. «Le G7 a enfin réaffirmé son souhait de voir le yuan chinois s’apprécier sans mentionner d’autres devises, comme la livre, qui ont suscité des inquiétudes ces derniers temps», précise également le quotidien numérique.
Franck Nicolas, Directeur allocation globale et ALM de Natixis AM, estime que les obligations pourraient, à terme, devenir une classe d’actifs à éviter mais se déclare assez optimiste quant à l’avenir de la gestion alternative, notamment pour les stratégies de type long/short et les logiques d’arbitrages.- Newsmanagers : Quel est le poids de l"allocation d’actifs au sein de Natixis Asset Management?Franck Nicolas : Nous gérons 30 milliards d’actifs en gestion benchmarkée dont 8 milliards en retail, 16 en institutionnel, 6 en épargne salariale, 20 milliards sous contrainte de passif, et un milliard en rendement absolu. - Quel a été l’impact de la crise sur vos allocations d’actifs ?FN : La crise s’est révélée en plusieurs temps et elle est allée crescendo. De là, nous avons pris conscience des difficultés avec un point bas à la rentrée 2008, le pire moment de la descente aux enfers. En termes d’allocations nous avons suivi ce mouvement en nous ajustant au fil du temps. Pour faire court, nous nous sommes progressivement désensibilisés en actions durant la première partie de l’année puis, peut-être un peu vite, renforcés à partir du mois d’octobre 2008. Progressivement, nos positions sont remontées à 49% alors qu’elles étaient tombées à 42%. Pour le reste, nous sommes essentiellement investis en titres souverains mais nous pensons prochainement nous renforcer en corporate.- Estimez-vous qu’il y a un risque de krach sur le marché obligataire ?FN : La plupart des Etats ont mis en place des plans de relance afin de soutenir le monde financier et l'économie réelle. Il est encore trop tôt pour juger de l’efficacité de ces plans et pendant quelques mois je ne pense pas qu’il y ait de risque sur le marché de la dette souveraine. Si les mesures de relance s’essoufflent sans produire d’effet positif, l"obligataire restera l"actif refuge. Mais si, comme nous le croyons, les relances produisent progressivement leurs effets, les obligations pourraient devenir une classe d’actifs à éviter.- Dans ce contexte, quelle est la bonne allocation d’actifs pour les actions ?FN : Vu le contexte actuel, il va de soi que nous sommes sur une posture défensive. Lorsque les marchés retrouveront leur sérénité, je pense que nous investirons sur les Etats-Unis, notamment parce que ce pays a été un des premiers à entrer en récession et qu’il sera, certainement, l’un des premiers à en sortir. D’un point de vue sectoriel, il faudra dégager du béta sur des secteurs plus cycliques, et, éventuellement, revenir sur les valeurs financières.- Quel bilan dressez-vous de la gestion alternative ?FN : Je pense qu"une partie de la gestion alternative rencontrera encore un certain intérêt sur le marché. Il y a toujours de la place pour les stratégies de type long/short et les logiques d’arbitrages. En revanche, je pense que les stratégies de gestion à fort effet de levier réalisées par des sociétés de gestion basées en off shore avec un manque de transparence dans les circuits de valorisation ou avec trop de produits illiquides auront du mal à survivre à la crise.- L’attente de vos clients a-t-elle changé ?FN : Les investisseurs sont généralement pro-cycliques. Ils veulent du benchmark quand le marché monte et de la performance absolue quand il descend. Aujourd’hui, les investisseurs nous demandent du rendement absolu, une gestion asymétrique avec un plancher de performance pour limiter les dégâts. Globalement, je pense que les investisseurs vont demander des produits sûrs et plus transparents.- La crise de 2008 va-t-elle réhabiliter la gestion de long terme ?FN : Oui et non. Je pense que les investisseurs ont compris qu’il n’est pas possible de battre le marché sans prendre de risque, ce qui est de nature à remettre la gestion à long terme sur les rails. Mais je pense aussi que le marché est moutonnier et que tout le monde a tendance à faire la même chose au même moment. Les sous-jacents, qu’il s’agisse de matières premières, d’immobilier, etc., sont largement financiarisés et donc facilement accessibles avec un montant de liquidité en circulation tel, que les tendances haussières durent 2 à 3 ans et se retournent ensuite.Rester statique trop longtemps sur une allocation stratégique est également la certitude d"avoir à être confronté à un retournement majeur au cours d"un cycle. Les instruments de gestion à court et à long terme continueront à coexister.- Quel est l"effectif des équipes de l"Allocation Globale au sein de Natixis Asset Management ?FN : Nous sommes actuellement une quarantaine.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Frank Annuscheit, membre des directoires de la Commerzbank et de la Dresdner Bank chargé de l’informatique et du back-office, indique qu’il compte achever l’intégration informatique de la Dresdner Bank dans la Commerzbank pour la fin du premier trimestre de l’an prochain. L’opération va coûter 1 milliard d’euros en charges de restructuration. A la sortie, il n’y aura plus que 2.750 emplois au total contre actuellement 6.000 chez Commerzbank plus 5.000 chez Dresdner Bank. Les synergies annuelles devraient être de 650 millions d’euros, dont 300 millions pour le règlement des transferts et des transactions sur valeurs mobilières et 350 millions pour l’informatique.
Aareal Bank, qui a réalisé pour 2008 un bénéfice net de 78 millions d’euros contre 308 millions pour 2007, a indiqué dimanche avoir obtenu du Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) une aide de 525 millions d’euros rémunérée à 9 % par an ainsi que des garanties fédérales d’un montant maximal de 4 milliards d’euros pour 36 mois. Sans l’aide de la SoFFin, les fonds propres de premier rang auraient été de 8 % à fin décembre. D’autre part, Aareal Holding, qui détient 37,23 % d’Aareal Bank, a conclu avec le SoFFin un pacte par lequel il s’engage à conserver une minorité de blocage dans la banque.
Selon Les Echos, la chambre de compensation franco-britannique LCH.Clearnet s’est engagée vendredi à étendre son offre aux CDS (credit default swaps, dérivés de crédit). #Le projet de LCH.Clearnet vise justement les CDS issus de la zone euro, qui seraient gérés depuis Paris par LCH.Clearnet SA, la branche française, et non par LCH.Clearnet Ltd, l’entité britannique#, précise le quotidien.
State Street Global Advisors (SSgA) a indiqué vendredi avoir été retenu comme stratégiste de portefeuille par Genworth Financial Wealth Management (100 milliards de dollars) pour la gestion de six portefeuilles profilés d"allocation d"actifs tactique utilisant des ETF de la marque SPDR de State Street. Ces produits seront distribués à une clientèle de particuliers haut de gamme par le réseau de CGPI affiliés à Genworth.L"équipe d"allocation d"actifs de SSgA gérait fin décembre plus de 170 milliards de dollars et l"encours des 82 ETF de State Street se situait à la même date à 159 milliards de dollars
En 2008, Boursorama (groupe Société Générale) a enregistré un recul de son produit net bancaire à 210 millions d’euros (-4% par rapport à 2007), pour un résultat brut d’exploitation en France stable sur l"exercice. Le résultat net s"inscrit en hausse de 4% à 50 millions d’euros. L’activité «bourse» a enregistré une baisse de 8% par rapport à 2007. Au total, 17.590 nouveaux comptes «bourse» ont été comptabilisés sur l"année, en hausse de 12% par rapport à 2007 et portant leur nombre total à 129.900 en France. Au sein de l’activité «épargne», les encours de l’assurance vie sont stables à 1,52 milliard d’euros, indique le communiqué. A fin décembre 2008, le montant d"encours OPCVM se situait à 1,18 milliard contre 1,64 milliard d’euros à fin décembre 2007, soit une baisse de 28%.
Selon le site Boursorama, qui se fait l'écho d’une dépêche Reuters, le groupe Banque Populaire d’Epargne, affichera un ratio Tier 1 de fonds propres autour de 9% à fin 2008, lors de la présentation de ses résultats, attendue le 26 février. #Le gouvernement français, (?) a demandé à la Caisse d’Epargne et à Banque Populaire de finaliser leurs discussions et d’annoncer leur fusion d’ici la fin du mois#, rappelle notamment Boursorama.
Selon Les Echos, les actionnaires néerlandais de Fortis s’interrogent sur le bien-fondé de la nationalisation et de la valorisation du pôle d’assurances de Fortis par La Haye, alors que les difficultés de Fortis provenaient de la banque. «De plus, le prix de 4 milliards d’euros serait loin de la valorisation de ce portefeuille d’assurances estimé alors à 7 milliards d’euros par l’un des membres du conseil d’administration. Décidés à mettre l’Etat néerlandais au pied du mur, une partie des actionnaires exige la restitution du pôle d’assurances dans le périmètre de Fortis Holding actionnaires, ou le versement de 3 milliards supplémentaires à son bénéfice», ajoute le quotidien.
Selon La Tribune, le gouvernement a fixé le 26 février - jour où les deux banques doivent annoncer leurs résultats - comme date butoir à l’annonce du rapprochement entre les Banques Populaires et les Caisses d'épargne. Selon le site Mediapart, répercute La Tribune, les Caisses d'épargne s’apprêtent à annoncer des pertes voisines de 2 milliards d’euros pour 2008, et les Banques populaires, un trou avoisinant 300 millions d’euros.
SRM Global et RAB Special Situations, deux hedge funds ayant porté plainte contre le gouvernement britannique au sujet de la faillite de Northern Rock, ont vu leur demande rejetée par la Haute Cour qui les a considérés comme de simples spéculateurs ayant pris une mauvaise décision d’investissement, rapporte le Financial Times.
Pour le compte du Conseil d"éthique du Fond de pension du gouvernement (ex Fonds pétrolier), le ministère des Finances norvégiens a lancé un appel d"offres pour deux mandats sur quatre ans de screening éthique des entreprises figurant dans le portefeuille du fonds, rapporte IPE. L"un des mandats concerne la veille Internet sur les 8.000 entreprises dans lesquelles le fonds est investi tandis que le second porte sur un screening complémentaire sur le respect des normes éthiques par les quelque 2.300 sociétés chinoises, taiwanaises, hong-kongaises et japonaises dont les titres est en portefeuille.
Selon L’Agefi, la récession économique affecte la capacité des emprunteurs à générer des liquidités et rembourser leurs dettes et «les investisseurs encore positionnés sur les prêts bancaires à levier européens risquent d’y laisser des plumes».Selon l’agence de notation Fitch, le taux de défaut des entreprises pourrait monter à 10% voire 15% dans les douze à dix-huit prochains mois. «Les secteurs cycliques (construction, automobile, chimie, médias) enregistrent, selon l’agence, les pires performances», souligne notamment l’Agefi.
#La crise a braqué les projecteurs sur les mauvaises pratiques des entreprises, comme le manque de transparence, le court-termisme? Elle constitue pour les investisseurs une occasion de bâtir une nouvelle forme d’investissement plus durable#, estime Ulrika Hasselgren, fondatrice et directrice générale d’Ethix, une société de conseil dans l’ISR basée à Stockholm, qui s’exprimait jeudi à Paris.Selon elle, la crise actuelle pourrait donc être un moteur pour l’investissement socialement responsable en Europe, comme ce fut le cas avec la crise des années 2000 en Scandinavie. Sous l’impulsion des grands fonds de pension, le marché de l’ISR d’Europe du Nord a en effet décollé en 2002 après l'éclatement de la bulle Internet. Aujourd’hui, le marché scandinave de l’ISR représente quelque 500 milliards d’euros (Norvège, Suède et Danemark), alors que le marché français n’est qu'à 99 milliards d’euros, selon les chiffres d’Eurosif cités par Ulrika Hasselgren. Et ce, alors même que la population française est bien plus nombreuse que celle de la Scandinavie. En Suède uniquement, le marché de l’ISR représente deux tiers des encours globaux, selon la directrice générale d’Ethix.En plus de la taille des encours, les marchés de l’ISR scandinave et français se différencient par leur approche. En Scandinavie, c’est le filtrage normatif qui est privilégié, c’est-à-dire que l’on vérifie si les entreprises respectent les réglementations internationales. Des critères éthiques sont aussi appliqués en Norvège et en Suède. En France, en revanche, l’approche best in class est favorisée.
Mark Mobius, gérant du Templeton Emerging Markets Fund, indique dans son dernier bulletin que Franklin Templeton croit toujours aux matières premières en tant que thème d"investissement, avec un accent particulier sur le secteur énergétique. Le déséquilibre entre offre et demande devrait se traduire par une hausse des prix sur le long terme et Franklin Templeton raisonne sur la base d"un baril de pétrole à 85 dollars, d"autant que les nouveaux gisements sont en général onéreux à développer et à exploiter. Toutefois, les entreprises dans lesquelles le fonds est investi doivent pouvoir gagner de l"argent si le prix est inférieur à ce niveau. Cela tient au fait que ces compagnies sont intégrées et que leurs marges de raffinage augmentent si le prix du pétrole passe sous 85 dollars. D"un autre côté, si les prix du pétrole augmentent effectivement comme le prévoit le gourou de Franklin Templeton, il faut s"attendre à une réduction progressive des subventions aux carburants en Asie, ce qui profitera aux compagnies pétrolières de la région.Le même schéma que le pétrole s"applique au nickel, au minerai de fer et au cuivre.
Selon Les Echos, le Fonds stratégique d’investissement pourrait annoncer la semaine prochaine ses premières prises de participations. Le fonds a officieusement pour ambition de dégager un rendement global de 10 %, avec des variations en fonction des secteurs d’activité, précise le quotidien.
Avec MarginDirect, BNY Mellon a lancé un service combinant la conservation et MoneyFunds Direct, ce qui doit aider les hedge funds à gérer leurs positions de marge et à réduire leur risque de contrepartie, indique Hedgeweek. MarginDirect permet de créer plusieurs comptes pour chaque contrepartie d"un hedge fund ; le système offre aussi un traitement intégralement automatisé (straight-through processing) et un reporting «robuste» au hedge fund et à ses contreparties au moyen des rapports périodiques traditionnels et d"un suivi en ligne.
Dans un entretien au Temps, Frédéric Buzaré, gérant du fonds Dexia Equities L ? Europe High Dividend estime que «plus que jamais, il faut faire la distinction entre bons et mauvais dividendes». Il ne faut pas chercher les plus élevés, mais les plus solides, ceux qui présentent les meilleures perspectives de hausse à long terme. Avec la baisse des cours, par exemple, les banques ont l"air attrayantes. Mais elles vont couper leurs distributions les unes après les autres, à part peut-être en France. «C"est un des problèmes des indices de stratégies de dividendes, les select dividend: le poids des banques y est élevé».
Pour le trimestre à fin septembre 2008, l"indice de rendement interne du private equity de State Street analytics sur la base des données de son équipe Private Edge affiche une perte de 8,35 % contre 1,51 % pour avril-juin. Sur un an, la perte ressort à 6,86 % alors que l"indice affiche des performances de 11,59 % sur 3 ans et 15,89 % sur cinq ans.
Le conseil de surveillance de Bank Medici a décidé vendredi de poursuivre les pourparlers de cession de la banque. En attendant, l'établissement poursuit ses activités et fera son maximum pour apporter son soutien aux investisseurs et aux partenaires qui ont été affectés par l’affaire Madoff. Bank Medici, qui a été placée sous tutelle gouvernementale par l’Autorité de surveillance des marchés financiers (FMA) début janvier, appartient pour un quart à Bank Austria et pour trois quarts à sa fondatrice, Sonja Kohn.
Pour 2008, le fonds de pension interentreprises de la mécanique et de l"électronique MetallRente a recruté 2.200 nouvelles sociétés adhérentes, ce qui porte à environ 15.000 le nombre total d"entreprises couvertes. Les recettes brutes ont augmenté de 15 % à 325 millions d"euros, et l"encours sous gestion a progressé de 4 % à 1,4 milliard d"euros, la partie fonds de pension accusant une perte de seulement 16,1 % (contre une perte de 2 % pour 2007), l"allocation aux actions ayant été réduite à temps aux alentours de 11-11,5 % dès le début de l"année, au lieu des 20 % qui sont la norme.La rémunération au titre de 2008 demeure inchangée à 5,1 % pour la partie assurance (MetallDirektVersicherung) et à 4,5 % pour la MetallPensionskasse.
Le fonds de pension des fonctionnaires de l"Administration générale de l"Etat, créé en 2004 et comptant 571.155 adhérents (dont 16.119 nouveaux en 2008) affichait fin décembre un encours de 333 millions d"euros, indique Expansión. Il est administré par Gestora de Previsión y Pensiones (GPP), qui est contrôlée par le BBVA et compte comme associés les syndicats Commissions Ouvrières et UGT. Pour l"exercice 2008, il a accusé une perte de 8,67 % après une performance de 2,86 % en 2007. Sa perte est inférieure à celle subie en moyenne par les fonds de pension d"entreprise (10,60 %).
Pour éviter d"avoir à vendre des actifs du portefeuille, le BBVA a choisi l"an dernier d"absorber en compte propre les demandes de rachat auxquelles était confronté son fonds immobilier BBVA Propriedad, rapporte Expansión. Il y a consacré plus de 1,66 milliard et détient ainsi 95 % des parts. Ces parts seront conservées jusqu"à novembre 2010. Le nombre de porteurs est tombé à un peu plus de 3.000 contre quelque 46.800 pendant que l"encours ne baissait que de 30 %. La perte a été 4,35 %
Selon le Financial Times, Endeavour, un hedge fund londonien de 3 milliards d’euros qui a perdu un quart de sa valeur en un jour en mars dernier, est sur le point de fermer son fonds vedette, Barclays Global Investors ayant renoncé à le sauver. La société, qui a licencié la quasi-totalité de ses salariés, espère néanmoins se reconstruire autour d’un fonds appelé Pembroke.
Après avoir décidé un abaissement de 10 %¨de la rémunération fixe des membres du directoire, Van Lanschot a indiqué vendredi qu"une mesure similaire sera appliquée aux administrateurs (membres du conseil de surveillance) tandis que les émoluments du senior management seront réduit de 7 %. En outre, il ne sera pas versé cette année de prime générale au titre de 2008. La banque, qui réagit ainsi à la baisse de ses recettes du fait de la déprime boursière, a aussi l"intention de supprimer environ 150 postes équivalent temps plein (FTEs) en regroupant des activités de mid-office, principalement dans l"administration des hypothèques et le traitement des demandes de crédits. Cela se traduira par «plusieurs douzaines» de licenciements et des pourparlers ont déjà été entamés avec les syndicats pour la mise en place d"un plan social.
Selon Les Echos, les professionnels des marchés se disent plutôt favorables au débat sur les bonus mais estiment que la réforme fait néanmoins planer un risque double. En premier lieu, celui de la compétitivité de la place de Paris, avec le risque d"une amplification de la fuite des cerveaux. Deuxième risque : les distorsions de concurrence entre établissements, au sein d’une même place. Pour être efficace, le cadre doit s’appliquer aux banques mais aussi aux fonds de capital-investissement ou aux «hedge funds». Ce qui promet d'être complexe, les métiers étant fort différents.
La CNMV a précisé que les fonds peuvent être autorisés à franchir la limite des 35 % du portefeuille pour les obligations bancaires émises avec la garantie de l"Etat, comme celles des tout récents emprunts de 2 milliards d"euros de La Caixa et de 3,5 milliards de Caja Madrid. Toutefois, cela doit être expressément mentionné dans le prospectus. Funds People souligne qu"il serait donc en théorie possible de lancer des fonds investis en totalité dans les titres garantis par l"Etat de l"une ou l"autre entité.
Selon Le Temps, l"organe de règlement des différends de la Finra, une autorité américaine de surveillance des courtiers, a condamné Credit Suisse à verser 400 millions de dollars (464 millions de francs à STMicroelectronics, «immédiatement». Entre mai 2006 et août 2007, le groupe franco-italien de composants électroniques avait confié plus de 450 millions de dollars à Credit Suisse avec pour mandat de placer cette somme sur des titres sans risque, comme les prêts aux étudiants avec une garantie publique. Les millions vont toutefois finir dans des véhicules liés au marché des «subprime», et par être perdus. Les courriels qui rendent compte des opérations sont falsifiés, peut-on lire dans la plainte que STMicro avait déposée en août dernier, en parallèle à la procédure arbitrale, devant la Cour de New York. La banque, qui a fait part dimanche de son désaccord avec la sentence prononcée le 12 février, a provisionné 407 millions de francs au cours des 3e et 4e trimestres 2008.
Patrice Ponmaret est président de la Chambre des indépendants du patrimoine (CIP). Dans un entretien aux Echos, il indique vouloir donner un cadre d’exercice au conseil en gestion de patrimoine. Il mise sur un ordre professionnel pour officialiser ce statut particulier. Les associations devraient voir leur rôle #limité à celui de centrales syndicales qui défendent et représentent les adhérents#, ajoute Patrice Pontmaret.