Le Comité européen des régulateurs a dévoilé lundi, lors d’une conférence à Paris, les contours que pourrait avoir le futur document d’informations des OPCVM pour les particuliers (Key Information Document ou KID). Ce document, qui à terme doit remplacer le prospectus simplifié, vise à simplifier et souligner les éléments décisifs qu’un particulier doit prendre en compte lorsqu’il investit dans des fonds UCITS.Cela fait suite à la publication, le 15 février, des recommandations à la Commission européenne concernant le contenu et la présentation du KID. Un premier document soumis à consultation sera publié en mars 2009, et une version finale sera diffusée cet été. L’idée est que le CESR soumette ses conseils finaux à la Commission européenne d’ici au 30 octobre. Ce nouveau document devra notamment présenter le profil de risque, la performance et les frais de l’OPCVM en question. S’agissant du profil de risque, il est envisagé d’introduire un indicateur synthétique. Dans cette perspective, une méthodologie a été mise au point en coopération étroite avec un groupe d’experts du secteur de la gestion d’actifs. Cet indicateur serait fondé sur la volatilité historique et serait présenté sous la forme d’une échelle numérique allant de 1 à 7. Il s’accompagnerait d’une explication écrite qui décrirait les limites et les raccourcis de la méthodologie. La méthodologie distingue trois grandes catégories d’OPCVM : les fonds de marché (investis dans des segments fixes des marchés de capitaux), les fonds de stratégie (dont la performance résulte principalement de l’allocation d’actifs et qui incluent notamment les fonds à rendement absolu) et les fonds structurés (y compris les fonds garantis). Hubert Reynier secrétaire général adjoint de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui a participé aux travaux sur le KID, estime que la méthodologie présente plusieurs avantages, et notamment celui que la volatilité est un concept bien connu, facile à saisir et constitue une mesure objective du profil de risque d’un fonds. De plus, elle couvre les produits les plus sophistiqués. Enfin, la méthodologie pourra être facilement mise en place par le secteur, et permettra des comparaisons. En revanche, cela pourrait coûter cher au secteur. Autre inconvénient : un tel indicateur pourrait conduire à de mauvaises perceptions. Enfin, la question reste de savoir comment gérer les innovations financières. Concernant la performance, le CESR a travaillé sur une présentation sous forme d’histogrammes, avec des pourcentages plutôt que des montants. Enfin, sur la question des frais, il est envisagé de mettre au point un chiffre récapitulant l’ensemble des charges supportées par un fonds, qui soit plus complet que le Total des frais sur encours (TFR ou TER).
OFI Asset Management (17 milliards d’euros d’encours fin janvier) a adjugé sur appels d’offres des mandats de conservation, de dépositaire, d’administrateur de fonds et de compensateur de dérivés cotés liés à son activité de gestion d’actifs à BNP Paribas Securities Services et à Société Générale Securities Services.La part dévolue à BNP Paribas Securities Services, qui était par ailleurs déjà le conservateur de quelque 25 mandats gérés par OFI Mandats (filiale du Groupe OFI), est portée de 6 milliards à 8 milliards d’euros, représentant au total 18 OPCVM actions/convertibles et 50 mandats. Pour sa part, SG Securities Services a été adjudicataire d’une enveloppe de 4,2 milliards d’euros représentant 60 OPCVM de taux/monétaires, crédit, multigestion traditionnelle et alternative.
En 2008, le pôle gestion d’actifs de Natixis a vu ses encours reculer de 24 % à 447 milliards d’euros (590 milliards fin 2007). Cette baisse s’explique notamment par un effet de marché fortement négatif (-79,4 milliards d’euros), mais aussi par la sortie programmée des encours de La Poste (-72,2 milliards d’euros). Les rachats nets se limitent à 2,5 milliards d’euros sur l’année.En Europe, les encours sous gestion s"élèvent à 294 milliards d"euros (contre 392 milliards d"euros au 31 décembre 2007) avec l"impact de la sortie des encours de La Poste et une décollecte de 2,6 milliards d"euros. Aux Etats-Unis, les encours gérés s"établissent à 214 milliards de dollars (contre 291 milliards de dollars au 31 décembre 2007). Dans ce contexte de baisse des encours, le PNB du pôle gestion d’actifs de Natixis recule de 17 % à change constant à 1.358 millions d’euros. Les charges sont en baisse de 21 % à change constant «grâce à la baisse des frais de personnel (- 32 %) due à la forte diminution des rémunérations variables», explique Natixis. Le résultat brut d"exploitation ressort ainsi à 393 millions d"euros, en baisse de 4 % à change constant. Le coefficient d"exploitation s"améliore de 4 points à 71 %. Le résultat net courant part du groupe s"établit ainsi à 208 millions d"euros en retrait de 15 % à change constant. «Les mesures d"adaptation à la crise prévoient notamment des réorganisations ciblées, la maîtrise des effectifs et des coûts, une action commerciale vigoureuse auprès des clients, une rationalisation des gammes de produits, et des innovations produits (Gateway, Alpha Simplex)», indique enfin Natixis. Au niveau du groupe, Natixis annonce une perte de près de 2,8 milliards d’'euros en 2008, au delà des dernières attentes. Au quatrième trimestre, le déficit s’est creusé à 1,61 milliard. Natixis ne versera pas de dividende.
L’agence d'évaluation des gérants Inalytics a annoncé mercredi le recrutement de Graham Dixon comme directeur responsable de la gestion de transition. L’intéressé, qui était managing director et head of European transition services chez Credit Suisse, compte parmi les principaux promoteurs du T-Charter, le code des meilleures pratiques pour les gestionnaires de transition.Inalytics, qui compte une quarantaine de clients parmi les fonds de pension et les gestionnaires d’actifs, a récemment ouvert un bureau à New York, antenne placée sous la direction de Lisa Manuele, qui était précédemment global division head, transition management, chez BNY Convergex.
Henderson Horizon Fund a annoncé la fermeture de deux de ses compartiments, qui ont accusé de fortes pertes liée en partie au faible volume (12,4 millions et 0,8 million) de ces produits, rapporte Das Investment. Il s’agit du Pan European Bond Fund qui doit être fermé le 24 mars et du Pan European Property Equities Alpha Plus Fund, qui sera fermé le 27 mars.
Les autorités américaines ont déposé plainte dans quatre affaires de fraude à l’investissement, rapporte le Financial Times. Dans un cas, deux gérants de WG Trading Investors, Paul Greenwood et Stephen Walsh, ont été arrêtés et accusés de fraude boursière. L’escroquerie, de 550 millions de dollars, remonte à 1996. Les autres affaires concernent Mark Bloom, James Nicholson et Michele LaBruce.
Selon L"Echo, le dossier de fraude autour de la Kredietbank (aujourd’hui KBC) et de sa filiale luxembourgeoise KB Lux (devenue KBC European Private Banking) arrivera devant le tribunal correctionnel de Bruxelles le 3 avril prochain, soit 13 ans après l’ouverture de l’instruction judiciaire.
Dans un entretien aux Echos, le financier milliardaire Wilbur Ross, PDG de WL Ross & Co, ne pense pas qu’on ait besoin de nouvelles règles. «Il faut déjà appliquer celles qui existent. La plupart des excès qui ont eu lieu, étaient, de fait, hors la loi. La SEC devrait avoir de meilleurs éléments et mieux les payer. Aucune législation ne peut éviter un escroc et aucune législation ne peut empêcher quelqu’un de faire un mauvais investissement», estime-t-il. Il veut construire une grande banque régionale dans la «Sun Belt», les Etats du sud des Etats-Unis les plus touchés par la crise, mais se dit également prêt à racheter, aux côtés du gouvernement, certains actifs toxiques des banques. «Nous détenons un portefeuille de 115 milliards de dollars de crédits immobiliers et sommes le plus important prestataire privé de crédits immobiliers de basse qualité, de niveau «subprime». Nous ne détenons pas le crédit en propre mais nous assurons le service autour : nous collectons les sommes dues, nous renégocions les prêts - nous avons d’ailleurs renégocié 15 % de notre portefeuille l’an passé», explique-t-il au quotidien.
Barack Obama a prévenu mercredi que les groupes financiers qui feront peser des risques sérieux sur les marchés devront être soumis à une supervision étroite des pouvoirs publics, rapporte L’Agefi dans son édition de 7 heures. Parallèlement, "(...) les autorités américaines de régulation ont lancé hier un programme d’examen des banques pour s’assurer des capacités de ces dernières à surmonter une récession plus aiguë et plus longue que prévu et un taux de chômage supérieur à 10 %», indique encore le quotidien.
La banque privée genevoise Pictet & Cie renforce ses activités de gestion de fortune pour clients privés à Zurich. Elle a engagé six collaborateurs supplémentaires et nommé un directeur pour cette division. Victor Aerni, qui a travaillé plus de seize ans auprès de Boston Consulting Group S.A, chapeautera, dès le 1er avril 2009, la division Wealth management de Pictet à Zurich. Par ailleurs, quatre spécialistes de la gestion privée, venus de HSBC Guyerzeller, vont renforcer l'équipe Wealth management, qui compte aujourd’hui vingt-six membres. L'équipe de gestion de portefeuille, placée sous la responsabilité de Christian Rutschmann, sera quant à elle étoffée par deux gérants seniors de la banque Julius Baer.
Jeudi matin, l’UBS a annoncé que son conseil d’administration a nommé Oswald J. Grübel comme nouveau Group Chief Executive Officer avec effet immédiat. Il succède à Marcel Rohner qui a donné sa démission. Oswald Grübel a été co-CEO puis CEO du Credit Suisse de 2003 au printemps 2007.
Didier Reynders a annoncé mardi que la Belgique est disposée à un surcroît de transparence dans la lutte contre l'évasion fiscale et qu’elle envisage d’améliorer sa coopération avec ses partenaires de l’UE, selon Reuters relayé par Fondsprofessionell. Le ministre des Finances semble disposé à assouplir les dispositions régissant le secret bancaire et indique que ce ne sera pas un problème pour son pays que de fournir davantage d’informations aux autres pays de l’UE sur les investisseurs étrangers.
Pour la Banque Sarasin, les apports nets de fonds se sont accrus l"an dernier de 30% par rapport à 2007 pour atteindre le niveau record de 14,5 milliards de francs suisses. Toutefois, les actifs gérés par le groupe Sarasin s"élevaient fin décembre à 69,7 milliards de francs suisses, un montant inférieur de 16% au chiffre de l"exercice précédent. Ce recul résulte de moins-values de 19 milliards imputables à la mauvaise performance des marchés et d"effets change de 8,8 milliards dus à la fermeté du franc suisse. Le bénéfice consolidé de l"exercice s"élève à 114,4 millions de francs suisses contre 173,5 millions l"année précédente.Durant l"exercice écoulé, la croissance du groupe Sarasin a été soutenue par l"engagement de 122 nouveaux conseillers clientèle de haut niveau. En l"espace d"un an, le nombre de conseillers s"est ainsi accru de 41% à 416 collaborateurs (2007: 294). Ces investissements dans la croissance future de la banque ont déjà porté des fruits en 2008: le résultat d"acquisition moyen par conseiller a encore progressé de 3% pour s"établir à 40,8 millions de francs. Avec le renforcement de ses équipes de conseillers en 2008, la Banque Sarasin compte à nouveau avec une croissance de 10% en 2009 et un afflux d"argent frais correspondant en dépit de l"environnement toujours difficile. L"évolution bénéficiaire à court et à moyen terme est difficilement prévisible dans la situation actuelle des marchés. Sur la base du volume actuel des affaires et dans l"hypothèse d"une stabilisation des marchés, la Banque Sarasin table pour 2009 sur un bénéfice opérationnel ajusté de l"ordre de celui réalisé en 2008, des mesures de réduction des coûts sont inévitables dans le contexte actuel. La direction a déjà ouvert la voie en renonçant volontairement au versement d"un bonus pour l"exercice 2008. S"agissant du développement de l"organisation, la Banque Sarasin se concentrera en 2009 sur un nombre ciblé de projets d"expansion ? notamment l"implantation en Autriche, en Pologne et en Inde ? et agira avec retenue en ce qui concerne l"engagement de nouveaux chargés de clientèle, le but étant d"obtenir une amélioration qualitative des équipes de conseillers au gré des fluctuations naturelles, sans augmentation de leur effectif. Au lieu de verser l"habituel dividende prélevé sur le bénéfice résultant du bilan, le conseil d"administration proposera à l"assemblée générale du 22 avril 2009 d"émettre des options sur cash ou sur titres (COTO) en combinaison avec une réduction de la valeur nominale des actions. Les actionnaires auront ainsi la possibilité de choisir entre le retrait de nouvelles actions nominatives, la vente en Bourse des options sur cash ou sur titres ou l"encaissement d"une distribution en espèces de 0,65 franc par action nominative B. Sous cette forme, les options sur cash ou sur titres ne sont soumises ni à l"impôt fédéral anticipé, ni à l"impôt sur le revenu frappant les personnes physiques domiciliées en Suisse.
Selon Le Temps, le président de la Confédération et ministre des Finances Hans-Rudolf Merz a annoncé mercredi la mise sur pied d"une «délégation stratégique» pour défendre les intérêts de la Suisse vis-à-vis des Etats-Unis et de l"UE et sécuriser la place financière suisse. Cet organe se compose des chefs des trois départements concernés, à savoir Hans-Rudolf Merz pour les Finances, et les conseillères fédérales Eveline Widmer-Schlumpf et Micheline Calmy-Rey, en charge respectivement de la Justice et des Affaires étrangères. Cette délégation, a annoncé le président de la Confédération, pourra s"appuyer sur un groupe d"experts dépassant le seul cadre des banques, de la finance ou du droit. Il comportera également des spécialistes de la sécurité et des diplomates. La délégation étudiera notamment la possibilité d"étendre aux personnes morales l"accord sur la fiscalité de l"épargne avec l"UE, qui échoira en 2013. L"opportunité d"étendre ce type d"instruments à «d"autres pays non membres de l"UE», dont les Etats-Unis, sera elle aussi analysée. En revanche, la Suisse ne compte pas en priorité pointer du doigt les paradis fiscaux rattachés à certains pays de l"UE ou aux Etats-Unis, une telle stratégie n"ayant pour l"heure pas porté ses fruits.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, le fiscaliste Jaap Zwaan (Loyens & Loeff) estime que «la Suisse devrait réfléchir à d"éventuels amendements du secret bancaire. Et ce d"autant plus que la pression ne va cesser de s"accroître. L"idée n"est pas de modifier les principes du secret bancaire, mais les dirigeants suisses devraient essayer de mieux faire comprendre aux gouvernements étrangers pourquoi la Suisse différencie la fraude fiscale de l"évasion fiscale. C"est une notion difficile que tout le monde n"arrive pas à comprendre». De son point de vue, la Suisse devrait pouvoir résister aux pressions européennes sur des sujets de concurrence fiscale ou d"évasion fiscale car «le pays a toujours su défendre correctement sa vision des choses, et en matière de négociation elle s"en est toujours bien sortie. Si la Confédération a parfois cédé sur certains points, elle a toujours su en tirer parti. Comme par exemple, avec la mise en place d"un système qui permette d"exonérer d"impôt les dividendes distribuées par une société suisse à une société européenne ou vice versa».
Dans un entretien au Temps, Bruno Gurtner, qui préside Tax Justice Network (TJN), un réseau international d"organisations non gouvernementales, de professionnels de la finance et de juristes, militant contre la concurrence fiscale sans règle, la corruption et la fuite des capitaux, estime que «la Suisse a eu tort ces dernières années de croire que le secret bancaire était inébranlable, et parfois même de refuser de participer aux forums qui prônent la transparence dans la finance internationale». En revanche, la place financière suisse ne sera pas menacée si elle s"appuie sur ses vrais atouts: son expertise, son expérience ainsi que la stabilité financière et politique de la Suisse.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Pierre Mirabaud, associé senior de Mirabaud & Cie et président de l’Association suisse des banquiers (ASB), estime que les procédures d’assistance administrative dans les affaires de fraude fiscale durent trop longtemps et devraient être limitées à trois mois, quitte à créer une division spéciale à l'échelon du Tribunal administratif fédéral. Dans l’affaire UBS, aucune décision n’a encore été prise sept mois après la demande américaine. Le banquier, qui se dit par ailleurs très déçu et en colère du mauvais service qu’UBS a rendu aux banques suisses, critique indirectement les deux dirigeants de cet établissement. Il rejette aussi l’idée d’adopter un régime différent pour les Suisses et les étrangers en matière d'évasion fiscale, soulignant que cela nécessiterait une votation et que de toute façon la Suisse n’a pas à sacrifier unilatéralement un avantage compétitif. Enfin, Pierre Mirabaud estime qu’un accord sur l’imposition des revenus de l'épargne entre la Suisse et les Etats-Unis ne serait pas une mauvaise idée.
Mercredi soir, l’UBS a réfuté les accusations portées contre elle dans la journée par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) luxembourgeoise au sujet de son manquement au rôle de dépositaire du fonds Luxalpha lié à l’affaire Madoff.La banque suisse souligne qu’il était clair dès le départ pour les investisseurs avertis qui avaient demandé la création du fonds, pour les conseillers ainsi que pour la CSSF, que l’unique objet du Luxalpha était de permettre d’investir chez Madoff. Dans la documentation du fonds, il y avait une mention expresse selon laquelle UBS Luxembourg (UBSL) n’assumait pas la responsabilité des dépôts.La CSSF avait peu auparavant enjoint à UBSL #de mettre en place l"infrastructure nécessaire, c"est-à-dire les moyens humains et techniques suffisants et les règles internes nécessaires, pour accomplir l"ensemble des tâches liées à sa fonction de banque dépositaire d"OPC luxembourgeois# et de lui en fournir les preuves et garanties sous 3 mois.Le régulateur luxembourgeois relève dans le contexte de l’affaire Luxalpha #que la mauvaise exécution de l"obligation de due diligence constitue un manquement grave au devoir de surveillance d"une banque dépositaire et peut par conséquent constituer une violation d"une obligation contractuelle substantielle dans le contexte de la responsabilité de UBSL#.Enfin, en réponse à certaines accusations de laxisme qui ont pu être adressées aux autorités du Grand-Duché, la CSSF #tient à rappeler qu’elle continue toujours ses investigations dans l’affaire Madoff et qu’elle ne limite pas ses recherches aux seules banques dépositaires concernées mais vérifie que tous les autres intervenants à l'égard des fonds concernés ont répondu à la conduite diligente à laquelle ils sont tenus par la législation luxembourgeoise.#
La Deutsche Bank détenait déjà environ 2,1 % de la Deutsche Postbank. Mercredi, elle a acquis 22,9 % de cet établissement auprès de la Deutsche Post moyennant 50 millions d’actions Deutsche Bank. De ce fait, la Deutsche Bank poosède désormais une minorité de blocage de 25 % plus une action dans la Postbank tandis que la Deutsche Post devient le plus gros actionnaire de la Deutsche Bank, avec 8 %.Parallèlement, la Deutsche Bank a souscrit un emprunt obligatoirement convertible au bout de trois ans émis par la Deutsche Post et remboursable à échéance sous forme de 60 millions d’actions de la Postbank, ce qui correspond à 27,4 % du capital de cette dernière.Enfin, la Deutsche Post s’est vue ménager une option d’achat sur les quelque 12 % de la Postbank encore dans le portefeuille de la Deutsche Post.Cette dernière précise que la cession des 22,9 % et le produit de l’emprunt représentent au total 4,2 milliards d’euros, dont 3,1 milliards ont été versés lors de la conclusion de l’accord le 14 janvier, mais que la recette nette se limite à 3,8 milliards compte tenu de 400 millions d’euros affectés à des opérations de maintien de cours.
L’action Hannover Rück (Hanovre Ré) a opéré un bond en avant d’environ 30 % depuis fin janvier, ce qui la place de manière surprenante parmi les favoris pour entrer le 23 mars dans le Dax, dont le comité se réunit mercredi, note le Handelsblatt. L’autre promu sera probablement Fresenius. Ils remplaceront Infineon et Postbank, le grand perdant de la sélection étant cette fois le groupe technologique Gea, qui a longtemps fait figure de favori pour une sélection en première division.
Selon The Wall Street Journal, il pourrait être annoncé dès ce jeudi que l’Etat fédéral prend une participation qui pourrait aller jusqu'à 40 % dans Citigroup Inc. Cela risque de susciter des complications supplémentaires pour les dirigeants de la banque parce que par exemple la loi mexicaine interdit à tout établissement détenu à plus de 10 % par un Etat étranger d’exploiter une banque dans le pays. Il faudrait donc que Citi cède au moins une partie de sa participation dans Grupo Financiero Banamex, la deuxième banque mexicaine qui se trouve être un des joyaux de sa couronne. Selon les proches du dossier, la question devra probablement être résolue à l'échelon diplomatique entre Washington et Mexico.L’entrée de l’Etat au capital pourrait obliger Citi à demander un changement de statut à plusieurs gouvernements étrangers, comme en Pologne pour Citi Handlowy. D’autre part, le groupe a indiqué qu’il compte vendre au moins une partie de sa participation dans le brésilien Redecard SA.
Cinco Días remarque qu'à la clôture de mercredi, Telefónica, dont on attend la publication des résultats 2008 pour ce jeudi, affichait une capitalisation boursière de plus de 65,77 milliards d’euros. Cela représentait 24,91 % de l’indice espagnol Ibex, son poids le plus élevé depuis huit ans.
Le volume des appels d’offres des investisseurs institutionnels français a légèrement décliné en 2008 à 19 milliards d’euros contre 23 milliards en 2007, selon les chiffres compilés par Amadeis. Et ce alors même que le nombre d’opérations a augmenté de 82 à 128.En outre, 40 % de ce montant, soit 7,6 milliards d’euros, est le fait du Fonds de réserve pour les retraites (FRR). Amadeis ajoute que le fonds représente plus du tiers des montants négociés par appels d’offres en France sur les 5 dernières années. Hors FRR, ces appels d’offres ont essentiellement porté sur la gestion diversifiée. Amadeis observe enfin que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à organiser des appels d’offres (45 % des consultations) principalement dans le cadre de la gestion financière de dispositifs de retraite ou d'épargne salariale. Par ailleurs, près de 53 % des appels d’offres organisés en 2008 ont été intermédiés par des cabinets de conseil spécialisés.
L’administrateur chargé de récupérer l’argent des victimes de Bernard Madoff va s’en prendre aux gros investisseurs, tels que les hedge funds, qui ont engrangé les faux gains dégagés par l’escroc, rapporte le Financial Times. Les investisseurs ayant pris leurs bénéfices dans les 90 jours avant l’arrestation de Madoff, le 11 décembre, sont particuièrement visés. Mais l’administrateur souhaite pouvoir remonter jusqu'à 6 ans.
Certains fonds spécialistes des obligations d’Etat en euros affichent des performances supérieures à 10 % sur un an, ce qui laisse quelque chose après impôt et inflation. Mais ce n’est qu’une question de temps jusqu'à ce que les souscripteurs se demandent pourquoi préférer ces fonds à des obligations en direct ou à des ETF, estime la Frankfurter Allgemeine Zeitung. En effet, la hausse des performances liée à la fuite vers les valeurs refuge ne cachera plus longtemps que le taux du bund (10 ans) est tombé à 3 %. Si l’on compte la commission de gestion (1 %), le prélèvement libératoire de 25 % plus l’impôt de solidarité, l’inflation de 1 % et le droit d’entrée de 3 %, les fonds obligataires ne peuvent soutenir la comparaison avec un placement direct en bunds ou en Schätze. Sentant la menace, DWS et Schroders ont été les premières sociétés de gestion à abaisser leurs commissions de gestion. Mais chez Schroders le droit d’entrée peut tout de même atteindre 5,26 %.
La Deutsche Börse veut profiter de la crise pour renforcer sa position par des fusions et acquisitions, a indiqué le président de son directoire, Reto Francioni. L’entreprise de marché allemande a l’intention d’intensifier sa recherche de partenaires, mais la priorité reste à la profitabilité, souligne le Handelsblatt, rapportant que la Deutsche Börse est l’un des quatre repreneurs en lice pour 51 % de la Bourse de Varsovie. Reto Francioni se dit serein face à la concurrence des MTF (multilateral trading facilities) comme Chi-X, Turquoise, Equiduct ou Bats, des systèmes «parasitaires» qui n’apportent aucune liquidité supplémentaire au marché et dont on peu se demander si leurs initiateurs vont continuer de les soutenir en cette période de crise.
Le Santander a annoncé mercredi qu’il vendra sa participation de 32,5 % dans Cepsa à un prix compris entre 30 et 35 euros par action, alors que le titre avait ouvert à 52,10 euros. Unión Fenosa a indiqué être prête à vendre ses 5 % de Fenosa dans les mêmes conditions, rapporte Cinco Días. Il semble donc que l’on soit proche d’un accord par lequel la banque et la compagnie d'électricité vendraient leurs participations au fonds souverain d’Abou Dhabi, l’IPIC, qui détient déjà 9 % de Cepsa. Le Santander, qui cherche à se séparer de ses parts depuis longtemps, encaisserait ainsi entre 2,61 milliards et 3,04 milliards d’euros. Mais le titre Cepsa a dévissé de 40 % sur l’annonce de cette information, pour terminer en baisse de 265 % à 39,05 euros, soit une chute de 41,5 % en deux jours.Cepsa a déclaré une contraction de 63 % de son bénéfice net pour 2008, à 275 millions d’euros ; hors effets de stock, il n’aurait diminué que de 19 %, à 519 millions.
Durant l’AG de mercredi, la présidente Ana Patricia Botín a déclaré que le Banesto (groupe Santander) compte maintenir inchangé son ratio de distribution à 50 % du bénéfice net «récurrent», indique Cinco Días. La quatrième banque espagnole, qui distribue 56 cents par action au titre de 2008 et vise une nouvelle réduction de son coefficient d’exploitation par rapport aux 39 % actuels, a renforcé de 384 personnes l'équipe chargée de suivre les crédits à risque et du recouvrement des créances douteuses.
Il reste de bonnes affaires parmi les sociétés du secteur pétrolier, estime Stephen Thornber, gérant chez Threadneedle. #Certaines petites et moyennes capitalisations, notamment dans l’exploration et la production, ont été vendues agressivement par le marché et offrent aux investisseurs de long terme des points d’entrée intéressants#. A titre d’exemple, il cite Tullow Oil, une société #qui a remporté un succès extraordinaire dans l’exploration en Afrique ces derniers mois. De plus, ces semaines passées, il a levé des capitaux qui lui permettront de développer ces trouvailles et de piloter la croissance de la société sur la prochaine décennie#. #Même si les cours du pétrole sont faibles actuellement, le pétrole reste une ressource rare et les sociétés qui peuvent en trouver et élargir leurs réserves créeront de la valeur pour les actionnaires sur le temps#, pense Stephen Thornber.Les énergies alternatives ne sont pas non plus en reste, compte tenu de la quantité limitée de pétrole qui existe. #Pour le moment, la demande chute et les pressions sur la production de pétrole s’apaisent. Mais lorsque l'économie commencera à repartir, on retrouvera le problème de la pénurie fondamentale dans l'énergie#. Parmi les valeurs du secteur, Threadneedle cite Vestas Wind Systems, le principal fabricant de turbines à vent.
Les banques européennes pourraient faire face à des pertes sur les crédits domestiques de plus de 600 milliards d’euros, soit 6,5 % du PIB de la zone euro, estime Nomura, dans sa dernière étude sur les perspectives de la région. #Cela pourrait paralyser l’octroi de crédit pendant un moment, mais ce n’est pas nécessairement insurmontable#, précise l'étude.Par ailleurs, Nomura n’anticipe pas un seul trimestre de croissance positive du PIB en 2009, même si en fin d’année les soutiens monétaires et budgétaires pourraient commencer à débloquer l'économie.