Bien que le produit soit censé être «mondial», David Rolley, Kenneth Buntrock et Lynda Schweitzer, les co-gérants du Global Bond Fund (1,5 milliard de dollars) de Loomis, Sayles & Co (106 milliards) ont à présent une «exposition recovery» au secteur privé aux Etats-Unis, avec 47 % de l’encours, rapporte The Wall Street Journal.Si les plus grandes lignes sont encore des obligations européennes, l’euro est sous-pondéré. Le fonds n’est investi qu'à 10 % en junk bonds, mais aucun des 283 titres de cette catégorie ne présente vraiment de risque de défaut.
Selon le Financial Times Deutschland relayé par Ignites, la Deutsche Bank réclame devant la justice américaine le remboursement par Reserve Management de 72,2 millions de dollars qui avaient été confiés au Reserve Primary Fund. Le 15 septembre au matin, avant la faillite de Lehman, la banque allemande avait réclamé le remboursement de 500 millions de dollars, ce qui lui avait été consenti verbalement, mais elle n’a été payée que 428 millions de dollars le lendemain.
JPMorgan a été la société de gestion qui a enregistré le plus de souscriptions aux Etats-Unis l"an dernier, avec 140 milliards de dollars, rapporte le Financial Times, citant Morningstar. Mais, hors fonds monétaires, le gestionnaire a accusé des rachats de 1,3 milliard de dollars sur les douze mois à fin février.
Après l’incarcération de Bernard Madoff, son avocat Ira Lee Sorkin a fait appel de la décision du tribunal fédéral de New York. L’appel de l’ex-courtier sera examiné jeudi 19 mars. Les Echos rappelle que l’ampleur de la fraude a été révisée à la hausse de 50 à 65 milliards.
Dans une interview à Wirtschaftwoche relayée par le Handelsblatt, Reto Francioni, président du directoire de la Deutsche Börse, indique que, pour l’entreprise de marché, janvier n’a pas été bon et que février a été moins mauvais.L’hebdomadaire rapporte aussi que, selon les milieux financiers, les fonds alternatifs TCI et Atticus se seraient déjà séparés l’an dernier d’une grande partie de leurs participations (d’un total de 19,3 %) dans la Deutsche Börse au travers d’instruments financiers. Samedi, le porte-parole de la Deutsche Börse a indiqué n’avoir pour l’instant reçu aucune information dans ce sens.
Dans un entretien téléphonique à Il Sole ? 24 Ore, Sonja Kohn, la fondatrice de Bank Medici, la banque autrichienne qui a perdu plus de 2 milliards d"euros dans la fraude Madoff, déclare : «je suis moi aussi une victime de Madoff, pas une complice». Celle qui fut «l"amie» de Bernard Madoff dément les rumeurs selon lesquelles elle se serait enfuie. «Je suis à mon poste à la banque et en contact continu avec les autorités américaines, notamment la SEC», affirme-t-elle.
Selon les informations de Die Welt, Sal. Oppenheim serait en pourparlers avec un capital-investisseur arabe pour lui vendre tout ou partie de la BHF-Bank.
Selon les milieux professionnels, Talanx achèterait 10 % de Swiss Life puis reprendrait à cette dernière 10 % des 24 % qu’elle détient dans MLP, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le groupe Talanx coiffe notamment Hannover Rück (Hanovre Ré), HDI-Gerling et Aspecta, ces deux derniers coopérant déjà avec AWD et MLP pour la distribution d’assurances-vie. Swiss Life détient AWD en totalité ; sa part dans MLP a été diluée par l’augmentation de capital qu’ont souscrite Axa et Allianz.
Selon Le Figaro, citant le Wall Street Journal qui a révélé l’information, l’assureur américain AIG va verser quelque 450 millions de dollars de primes aux responsables de ses activités financières pourtant à l’origine des pertes abyssales du groupe : 99,3 milliards de dollars l’an dernier. #Dans les hautes sphères de l’administration américaine, l’information a provoqué la colère des principaux conseillers économiques de Barack Obama#, assure Le Figaro.
ING Investment Management a annoncé que les boards of trustees des fonds immobiliers fermés ING Clarion Real Estate Income Fund et ING Clarion Global Real Estate Income Fund ont approuvé la fusion de ces fonds. Ces derniers sont gérés par ING Clarion Real Estate Securities (11 milliards de dollars d’encours fin 2008).
Le vice-président exécutifs de Legg Mason, Peter Bain, va quitter la banque à la fin du mois, indique efinancial news. Les responsabilités de celui qui dirigeait la division asset management et qui a décidé de «saisir d’autres opportunités», seront partagées entre plusieurs personnes en interne.
Les ETF commencent à siphonner les fonds gérés activement, mais les gestionnaires traditionnels ne vont pas se laisser faire, rapporte Market Watch. Ainsi Charles Schwab et Pimco (groupe Allianz) ont-ils l’intention de se lancer sur le créneau des ETF.
Selon Le Figaro, la holding belge Fortis a annoncé dimanche qu’elle prévoit d’essuyer une perte totale record de 22,5 milliards d’euros pour l’exercice 2008.
Daniel C. Sontag, president de Merrill Lynch Global Wealth Management, a été nommé membre du conseil d’administration de BlackRock (1,3 billion de dollars d’encours fin décembre). Avec Brian T. Moynihan, president of blogal banking and wealth management de Bank of America, il remplace comme administrateur John Thain et Gregory J. Fleming, démissionnaires.
Selon le site Boursorama, citant Reuters, Fortis a indiqué dimanche que la convention signé en 2007 avec l’assureur chinois Ping An et qui détient 4,99% de son capital, a expiré en fin de semaine dernière sans préciser les conséquences de cette implication.
Selon le site Boursorama, citant Reuters, Fortis a indiqué dimanche qu’il ne versera pas de dividende au titre de l’exercice 2008, lequel devrait se conclure par une perte de 22,5 milliards d’euros.
Selon Bloomberg relayé par Fondsprofessionell, le gestionnaire alternatif Paulson & Co aurait réalisée depuis septembre une plus-value de 311 millions de livres en vendant à découvert les titres Lloyds Banking Group et HBOS. Paulson avait aussi déclaré fin octobre une position «short» de 1,17 % du capital de Barclays, établissement dont l’action s’est déprécié depuis lors des deux tiers.
Le gestionnaire de hedge funds RAB Capital a changé les gérants de son fonds britannique, Mark Darell Brown et Steve Thompson, après que ses encours ont chuté de 400 millions de dollars il y a deux ans à moins de 5 millions, rapporte le Financial Times. Presque tous les clients sont partis après des pertes de plus de 31 % l"an dernier. Le fonds sera géré par Simon Acton et Alex Codrington, gérants du fonds européen de RAB.
Barclays cherche avec JP Morgan Cazenove un repreneur pour iShares, division de Barlcays Global Investors spécialisée dans les ETF, rapporte The Sunday Times. L’idée est de lever 5 milliards de livres pour éviter d’avoir à faire appel à la facilité gouvernementale d’assistance pour les crédits toxiques. Barclays cherche aussi des acquéreurs pour plusieurs gros portefeuilles de crédits.
Selon le site Boursorama, citant l'édition du Times de lundi, 2 fonds détenus par des collectivités locales accusent RBS d’avoir «rassuré à tort» les investisseurs et vont poursuivre la banque afin d'être dédommagés des «pertes massives» liée à sa déconfiture financière.C’est Cherie Blair, la femme de l’ancien Premier ministre britannique, qui plaidera ce dossier, RBS étant dorénavant détenu à 70% par l'état.
Si les fonds souverains n’ont pas été épargnés par la crise, «ils apparaissent toutefois moins affectés que les autres investisseurs et disposent d’atouts que n’ont pas les autres pour traverser la tempête», analyse Les Echos. Leurs actifs auraient progressé de 18 %, à 3.900 milliards de dollars, en 2008.Et à la différence des hedge funds, ils utilisent peu l’effet de levier.
Kristin Halvorsen, ministre des Finances, a décidé de placer l’allemand Siemens sous observation en raison de la corruption systématique et à grande échelle pratiquée par le groupe pendant de nombreuses années. Cela peut justifier une éviction du portefeuille du Governement Pension Fund - Global, l’ex-Fonds pétrolier. «Toutefois, Siemens est maintenant surveillé par l’opinion publique et a entamé la mise en place de toute une série de mesures anticorruption. La mise sous surveillance permettra au Fonds de maintenir la pression et d’inciter le groupe allemand à poursuivre ses efforts de lutte contre la corruption», a ajouté le ministre norvégien.Au 31 décembre 2008, le Government Pension Fund - Global détenait pour 6,3 milliards de couronnes d’actions Siemens, ce qui représentait 1,34 % des droits de vote.
Le montant des bonus versés aux collaborateurs de Natixis étaient attendus pour le 13 mars mais ils n’ont pas été dévoilés, rapporte l’Agefi. L’enveloppe de bonus a été réduite de 70 % à 75 % dans la BFI, avec une partie différée et, «épouvantés par la minceur de l’enveloppe proposée aux équipes (?), certains chefs de desk auraient décidé de négocier avec la direction», poursuit le quotidien. Certains contrats étrangers et l’impact du plan social sur le montant global des sommes à verser aux collaborateurs réduisent d’autant les sommes à répartir, précise l’Agefi, ce qui provoque un certain malaise social, notamment en France.
Alex Stanic, gérant du Newton Global Opportunites, a démissionné et devrait rejoindre la boutique britannique River & Mercantile en tant que nouveau patron des actions, rapporte Citywire le 12 mars. L’intéressé gère aussi le BNY Mellon Global Equity et le BNY Mellon Global Intrepid.
A l’issue d’un sommet avec la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré samedi qu'à son avis les Etats-Unis sont prêts à soutenir les Européens dans leurs efforts pour réguler les établissements externes au système bancaire, notamment les hedge funds, rapporte Channelnews Asia.com
Dans un entretien à l"Echo, Hans-Lothar Merten, auteur de nombreux ouvrages sur la fiscalité, estime que «la crise financière conjuguée au scandale de l’UBS a déclenché un déclic psychologique. Les ministres des finances européens sont actuellement dans une position idéale pour resserrer l'étau autour des pays qui pratiquent le secret bancaire». De son point de vue, «la Suisse survivra car c’est une véritable place financière et pas seulement un paradis fiscal». Mais la fin des paradis fiscaux n"est pas pour demain car «on va seulement voir d’autres places apparaître. Dubaï et le Qatar pourront être les paradis demain et pourquoi pas Beyrouth et Tanger comme c'était le cas dans le passé».
Selon Les Echos, la Suisse, le Luxembourg et l"Autriche ont accepté vendredi de lever le secret bancaire en cas de soupçon étayé d'évasion fiscale. Ils espèrent ainsi échapper au désagrément de figurer sur la liste noire, dont le G20 a arrêté le principe ce week-end et qui pourrait être divulguée le 2 avril. Cependant, les trois pays ont tenu à souligner qu’ils conserveraient le principe du secret bancaire, qui n’est pas utile qu’aux seuls fraudeurs du fisc puisqu"il permet aux particuliers de protéger leurs biens d’expropriations menées par des régimes criminels, Berne rappelant que son secret bancaire avait par exemple résisté aux nazis.
Selon La Tribune, la proposition la plus vague de l"Autorité des marchés financiers sur les fonds monétaires porte sur «le risque de crédit d’un fonds qui doit rester compatible avec le faible niveau de risque pris par un fonds monétaire». Pour Henri Riey, président de l’Aidea (Association pour l’information et la défense des épargnants et des actionnaires), interrogé par le quotidien, «l’AMF n’indique pas comment apprécier le risque de crédit d’un fonds monétaire. Faudra-t-il le déduire de la volatilité du portefeuille, de la VAR ou le calculer à partir d’une formule à venir ? Et comment s’assurer qu’il reste compatible avec un faible niveau de risque global ? Or, c’est de là que vient tout le problème de la crise du crédit».
L’administration Obama travaille d’ores et déjà avec le Congrès sur un vaste projet de durcissement de la surveillance des marchés financiers, rapporte The Wall Street Journal.Le secrétaire au Trésor Timothy Geithner va proposer un renforcement des pouvoirs de la Fed dotant cette dernière de pouvoir étendus pour gérer les risques économiques et prendre le contrôle des établissements financiers en difficulté. Il demandera un durcissement de la surveillance bancaire pour éviter que les établissements ne choisissent le régulateur le plus accommodant. Les grands hedge funds seraient soumis à une tutelle plus stricte. Le ministre préconisera aussi des ratios prudentiels plus stricts pour les grandes banques, une fluidification des règlements de paiements entre banques ainsi qu’un renforcement des mesures de protection du consommateur.
Selon Les Echos, le ministre des Finances, Didier Reynders a annoncé, en fin de semaine, que son pays allait assouplir dès l’an prochain son secret bancaire en adoptant «un système d'échange d’informations» avec les autres pays de l’Union européenne en matière de fiscalité de l'épargne. Il subsiste en Belgique une confidentialité des comptes bancaires qui n’est certes pas opposable à la justice, notamment en matière pénale ou dans le domaine des droits de succession et de la TVA ; mais un contrôleur des impôts ne peut demander directement des renseignements à la banque d’un contribuable sauf s’il le soupçonne de frauder.