Filiale du danois Saxo Bank, Saxo Properties a annoncé le 18 août la création d’une co-entreprise avec le fonds immobilier pan-européen Resolution Real Estate Advisers (Resolution Property, 1,5 milliard d’euros d’encours). L’objectif de cette cooperation consiste à investir conjointement sur les trois à cinq prochaines années environ 250 millions d’euros dans des actifs immobiliers situés dans le centre-ville de Copenhague.
En prenant pour un montant non divulgué la majorité dans le londonien InfraHedge, State Street Corporation a ajouté fin juillet à son offre aux investisseurs institutionnels et aux hedge funds une plate-forme de comptes gérés. Cette dernière propose un ensemble intégré de services permettant aux clients d’exploiter des comptes gérés tout en restant indépendants en matière de sélection de gérants et de construction de portefeuille.State Street affichait fin juin 789 milliards de dollars d’actifs alternatifs sous administration.
Après avoir dirigé le bureau de State Street Global Advisors (SSgA) à San Francisco, Susan Raynes va s'établir à Londres : elle a en effet été nommée directrice des activités institutionnelles de SSgA pour le Royaume-Uni, le Moyen-Orient et l’Afrique, la région «UKMEA».Dans ses nouvelles fonctions, elle est subordonnée à Greg Ehret, responsable de SSgA Europe Middle East and Africa (EMEA). Susan Raynes, qui a environ 15 ans d’ancienneté chez SSgA, fera également partie du European Executive Committee.
Argonaut Capital Partners envisage de prendre son indépendance opérationnelle vis-à-vis de son partenaire Ignis Asset Management, à l’instar du processus engagé l’an dernier avec Hexam, rapporte MoneyMarketing.Barry Norris et Olly Russ vont continuer de piloter les fonds d’Argonaut qui devraient néanmoins étoffer ses effectifs dans la perspective de la mise en œuvre d’une politique de gestion plus indépendante. Le partenariat entre Ignis et Argonaut est actuellement structuré dans une co-entreprise à 50/50. Ignis semble vouloir conserver un intérêt financier dans la société comme dans le cas de Hexam dans laquelle Ignis détient encore une participation de 35%. Selon une porte-parole citée par Money Marketing, «nous pouvons confirmer que Argonaut et Ignis sont en discussions concernant une modification possible de leurs accords de partenariat. Une annonce sera faite lorsque nous jugerons le moment approprié. Dans l’intervalle, ni Argonaut ni Ignis ne feront d’autres commentaires».
Relayant Financial News, Mutual Fund Wire annonce que le gestionnaire américain Loomis Sayles (162,3 milliards de dollars fin juin) a ouvert à Londres un bureau dirigé par Jeff Seaver, managing director of European institutional services. Trois autres embauches sont prévues d’ici à la fin de l’année.D’autres ouvertures sont prévues à terme en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Dans une interview au Handelsblatt, Rob Kapito, l’un des co-fondateurs de BlackRock, indique que le gestionnaire américain vise un doublement, sous un peu plus d’un an, de ses encours alternatifs (notamment en private equity et en hedge funds) qui se situent actuellement à 113 milliards de dollars. Les fonds de private equity devraient atteindre les 500 millions de dollars.Par ailleurs, Rob Kapito annonce que la plate-forme de négociation internalisée en préparation chez BlackRock devrait être prête dans un an. Elle sera utilisable pour tous les types de valeurs mobilières, mais BlackRock n’a pas l’intention de faire de bénéfice sur cette activité.
Conjointement, Natixis Asset Management Advisors, L.P., Natixis ETF Trust et Natixis Distributors, L.P. ont déposé le 15 août auprès de la SEC deux demandes d’agrément concernant d’un côté des ETF à gestion active et de l’autre des ETF traditionnels qui pourraient être cotés par exemple sur la plate-forme NYSE Arca.D’après Mutual Fund Wire, le premier fonds traditionnel pourrait répliquer l’Ossiam US Minimum Variance Net Return Index.
T. Rowe Price lance un fonds d’obligations à taux variable, le Floating Rate Fund. Le produit est investi dans les obligations de sociétés notées en catégorie spéculative. L’objectif est de protéger l’investisseur des risques des hausses des taux d’intérêts, note le communiqué. Le fonds est accessible aux investisseurs américains à partir de 2.500 dollars, ou 1.000 dollars dans le cadre d’un plan épargne retraite. Le taux de frais sur encours s'élève à 0,85 %.
Pimco vient de recruter deux traders pour son équipe de gestion de portefeuille basée à Newport Beach aux Etats-Unis. Jeremie Banet, ancien trader chez Nomura Fixed Income, a rejoint l'équipe le premier août. Greg Sharenow occupera son nouveau poste à partir du 7 septembre. Il était auparavant trader sur le secteur de l'énergie chez Hess Energy Trading Company.
Plusieurs grands noms de la communauté européenne des fonds long/short ont accusé de lourdes pertes début août, rapporte The Wall Street Journal. Les fonds gérés par Lansdowne Partners, Ridley Park Capital, Horseman Capital Management et Henderson Global Investors ont été parmi les plus touchés, certains ayant effacé la totalité des gains enregistrés depuis le début de l’année. Le Henderson European Absolute Return, géré par Stephen Peak, a notamment perdu 15,64 % sur le mois au 5 août et abandonne 32,46 % depuis le début de l’année.
Au 12 août, l’encours des ETF européens ressortait à 208,31 milliards d’euros contre 209,64 milliards fin 2010,soit un tassement de 1 %, selon le bulletin hebdomadaire de la Deutsche Bank (European ETF Market Weekly Review) en date du 17 août. Les trois leaders du marché sont, d’après ce classement, iShares (BlackRock), avec 36 % du total de 75 milliards d’euros, db X-trackers (Deutsche Bank), avec 16 % (33,27 milliards), et Lyxor (Société Générale) avec 15,3 % ou 31,9 milliards. Seuls deux autres promoteurs affichent des actifs gérés supérieurs à 10 milliards d’euros. Il s’agit de Credit Suisse avec 12,2 milliards et 5,9 % de part de marché et de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) avec 10,96 milliards et 5,3 % du marché.La banque précise néanmoins qu’en juillet les ETF européens ont enregistré globalement des souscriptions de 6,2 milliards d’euros dont 5,7 milliards pour les ETF d’actions (et principalement 4,6 milliards pour ceux sur l’indice allemand Dax). Les ETC (matières premières) ont enregistré des rentrées nettes de 570 millions d’euros tandis que les ETF obligataires et ceux spécialistes de l’alternatif subissaient des sorties nettes de 39 millions et de 41 millions d’euros.
Le britannique Schroder Investment Management envisage de lancer une version globale de son fonds asiatique à haut rendement multi-classes d’actifs, rapporte Asian Investor. Depuis son lancement en juin dernier, le Schroder Asian Asset Income Fund a collecté près de 800 millions de dollars pour une capacité qui devrait se situer autour des 2 milliards de dollars.Schroder IM envisage en outre de faire enregistrer un fonds géré de façon similaire dans un format Ucits III domicilié au Luxembourg d’ici à la fin de l’année ou au tout début de 2012.
Dans des conditions de marché difficiles, les stratégies des hedge funds ont enregistré de bonnes performances en juillet 2011 et ont surperformé les marchés d’actions, selon les statistiques communiquées par Edhec-Risk.La stratégie CTA Global a notamment réalisé un gain de 2,70% au mois de juillet après deux mois de pertes. La stratégie Global Macro a de son côté dégagé un gain de 1,49%.En revanche, l’arbitrage de convertibles a terminé le mois sur un recul de 0,37% alors que la stratégie Equity market neutral est demeurée stable avec une avance de 0,04%.Pour leur part, les fonds de fonds ont dégagé un gain de 1,01% en juillet, surperformant le S&P 500 de plus de 3 points de pourcentage.
Les sociétés de capital investissement Fortress Investment Group, Colony Capital ou encore Starwood Capital Group font partie des nombreux acteurs du secteur actuellement en train de lever des fonds immobiliers, rapporte l’agence Bloomberg.Selon les statistiques de Preqin, on compte 441 sociétés de capital investissement qui cherchent à lever des fonds immobiliers, soit une augmentation de 63 par rapport à l’an dernier et un doublement par rapport au niveau observé en 2008.Dans ce contexte, les commissions ont tendance à baisser. Pour des fonds en quête de 1 milliard de dollars ou plus cette année, la commission de gestion moyenne s’est repliée à 1,33%, selon Preqin, contre une moyenne de référence de 1,5% et en dessous de la moyenne observée entre 2007 et 2008.
Les encours mondiaux des ETP, incluant ETF, ETN et ETC, pourraient atteindre entre 3.100 milliards de dollars et 4.700 milliards de dollars en 2015, contre 1.500 milliards de dollars en 2010, selon les estimations de McKinsey & Company qui publie une étude* sur le sujet.Si ce marché devrait continuer de croître fortement, il va néanmoins devenir plus difficile, compte tenu de l’intensification de la concurrence et des incertitudes réglementaires. Corollaire de la multiplication des acteurs et de la prolifération des produits, le nombre de lancements ratés augmente. Ainsi, en 2009, près des trois quarts des produits qui ont vu le jour n’ont pas atteint d’encours suffisants dans les deux ans, contre un ratio de moins de 1 sur 10 en 2003. De même, entre 2000 et 2007, seulement 10 ETF ont été liquidés. Un nombre passé à 150 sur les trois années qui ont suivi ! Pour McKinsey, cela suggère que «le marché des ETF passifs s’approche de la saturation». La planche de salut du secteur viendra des ETF de gestion active, qui, selon les auteurs de l’étude, est appelé à décoller. Aujourd’hui, ces produits ne représentent que 1 % du secteur aux Etats-Unis, mais ils pourraient peser 1.000 milliards de dollars d’actifs dans une dizaine d’années outre-Atlantique, selon McKinsey. Cela va changer la donne pour le secteur des ETF et de la gestion d’actifs dans son ensemble. Ainsi, «de nombreuses sociétés de gestion traditionnelles sont conscientes du risque de perturbation que les ETF de gestion active pourraient poser. En effet, les promoteurs ont déposé plus de 800 candidatures pour de nouveaux fonds actifs auprès de la SEC. Nombre d’entre elles proviennent de gestionnaires traditionnels qui ne disposent pas de gamme d’ETF mais qui veulent simplement préserver leurs options au cas où le marché prendrait de l’ampleur», relève le cabinet de conseil.Outre l’intensification de la concurrence dans les ETF passifs et le développement des ETF actifs, McKinsey estime que le secteur des ETP va se mondialiser, avec l’arrivée d’acteurs américains en Asie et Europe, et vice et versa. Cette nouvelle ère dans laquelle le marché des ETP va entrer, pour le cabinet de conseil, va, enfin, pousser les acteurs de la gestion d’actifs, qu’ils soient déjà présents dans ce domaine ou non, à s’adapter et l’on va assister à l’émergence de nouveaux modèles, comme des spécialistes de certains ETF ou des chercheurs d’alpha. * The Second Act Begins for ETFs: A Disruptive Investment Vehicle Vies for Center Stage in Asset Management.
La société de gestion de fonds Midi Capital, spécialiste de l’investissement dans les PME non cotées en phase de développement ou de transmission, a annoncé le 18 août la nomination de Lucie Berges Rosa en tant que chargée d’affaires.Lucie Berges Rosa travaillait précédemment chez Mizuho à Londres, au sein de l'équipe d’arrangement et de syndication de dette LBO.
En poste depuis quelques semaines seulement, Hans-Ulrich Meister, le nouveau CEO de la division banque privée du groupe Credit Suisse annonce qu’il va mettre en œuvre des mesures pour améliorer l’efficacité de l’exploitation. En attendant début septembre, où les mesures concrètes seront fixées dans le détail, il a aussi organisé une valse des dirigeants de sa division, rapporte le Handelsblatt, citant une note interne obtenue par Reuters.Ainsi, au 1er septembre, Rolf Bögli devient COO en remplacement de Christoph Brunner, qui va remplacer Hanspeter Kurzmeyer comme patron de «private clients Suisse». Le «private banking Suisse» est confié désormais à Arthur Vayloyan. Quant à Nicole Pauli, elle est nommée à la tête de la branche investment services & products.
En juillet 2011, les actifs sous gestion des fonds de placement en Suisse s’inscrivaient à 620 milliards de francs, ce qui correspond à une baisse de 5% en glissement mensuel, rapporte L’Agefi suisse. Sur ce total, 222,5 milliards concernent des fonds suisses destinés aux investisseurs institutionnels , selon la SFA (Swiss Fund Association), sur la base des statistiques de la Swiss Fund Data SA et Lipper. La baisse a touché toutes les classes d’actifs. Malgré les perspectives mitigées, le marché suisse des fonds a encore réalisé en juillet une collecte nette de 545 millons de francs suisses.
La Caisse de Prévoyance du Personnel Enseignant de l’Instruction Publique et des Fonctionnaires de l’Administration du Canton de Genève (CIA) (5.94 milliards de francs suisses) a récemment publié son rapport de gestion pour 2010. En voici les principales informations. Concernant les actions suisses, le mandat octroyé à l’Union Bancaire Privée a été dénoncé en début d’année en raison de performances insatisfaisantes. Les fonds disponibles, environ CHF 50 millions, ont été octroyés aux gérants dont les portefeuilles sont investis dans les sociétés de petites et moyennes capitalisations, Swiss and Global et Ethos, à raison de CHF 25 millions par mandataire. Comme l’indice SPI Extra des petites et moyennes entreprises a obtenu une performance nettement supérieure à celle de l’indice général SPI, ce choix s’est révélé judicieux. Par ailleurs, les deux gérants concernés par les apports de fonds ont battu leur indice de référence. Le mandat géré par Swiss and Global a de surcroît été transformé en un fonds de placement,permettant ainsi à d’autres investisseurs de bénéficier de l’expertise du mandataire en matière de gestion durable des sociétés suisses de petites et moyennes capitalisations. Deux mandats en actions Monde ex-Europe, gérés de manière active par Capital International et Robeco, ont été dénoncés, leurs performances étant de manière récurrente inférieures à celles de l’indice de référence. Pour remplacer ces gérants, la Caisse a désigné deux nouveaux mandataires. RCM qui fait partie du groupe Allianz s’est vu confié CHF 112 millions en gestion active et Pictet CHF 97 millions en gestion indicielle. Bien qu’il soit trop tôt pour porter un jugement sur les résultats obtenus, ceux-ci sont plutôt encourageants. Il n’y a pas eu de changement en ce qui concerne les gérants en actions Europe ex-Suisse et en actions des pays émergents. ongoing d’année, la gestion des obligations Monde a été restructurée selon les lignes directrices suivantes : - augmentation de la gestion indicielle au détriment de la gestion active; - réduction du risque lié aux monnaies étrangères par un rééquilibrage entre obligations exposées aux fluctuations monétaires et portefeuilles couverts contre le risque de change; - séparation accrue entre la gestion des obligations gouvernementales et celle des obligations d’entreprises. Ces modifications ont conduit à plusieurs changements au niveau de la gamme des gérants. La Caisse a ainsi vendu les parts qu’elle détenait dans un fonds Ethos investi en obligations Monde. Par ailleurs, trois compartiments du fonds « Institutionnel 3D » ont été liquidés : un en obligations Monde géré par JP Morgan et deux en obligations Monde couvertes contre le risque de change gérés par FTI et Western Asset Management. Tous ces portefeuilles étaient administrés de manière active. En contrepartie, la Caisse a investi dans un fonds indiciel en obligations Monde gouvernementales couvertes contre le risque de change géré par UBS. Quant au portefeuille confié à Dynagest, il a été spécialisé en obligations émises par des entreprises. Au gré des emprunts arrivés à échéance, les obligations en francs suisses ont été réduites en 2010, en raison de rendements peu attractifs. La structure de gestion des obligations en euros n’a pas été modifiée durant l’exercice. Concernant l’immobilier qui représente 37% des actifs de la Caisse de Pension. Le budget prévoyait des investissements immobiliers pour une somme de CHF 40 millions. Ce montant a été dépassé avec une augmentation de la valeur du patrimoine immobilier en 2010 qui s'élève à CHF 56 millions. Un des périmètres à développer sur le moyen terme fait l’objet d’un accord entre un regroupement des caisses de pension dont la CIA et la CEH et le Conseil d’Etat, afin qu’ils participent au développement et au pilotage du projet, par l'établissement d’un schéma directeur. La CEH et la CIA devraient fusionner le 1er Janvier 2013 pour former la Caisse de Prévoyance du Canton de Genève (CPCG) et le canton est actuellement en train de rechercher un directeur pour le nouveau Fonds. La stratégie d’investissement de la CIA est la suivante : 2% en liquidités, 7% en obligations en francs suisses, 3% en obligations internationales en Francs Suisses, 3% en créances hypothécaires, 15% en obligations en Euro, 4% en obligations internationales, 13% en actions Suisses, 6% en actions Européennes, 9% en actions internationales, 3% en marchés émergents, 3% en private equity, 2% en matières premières et 30% en immobilier.
The financial sector surveillance commission (CSSF) on 18 August published a statement drawing the attention of the public to the issuance of a warning by the British Financial Services Authority concerning the activities of an entity which claims to be named AC Alternative. The entity does not have the required licenses to provide financial services from Luxembourg. The CSSF states that the collective investment organism AC Alternative, which is licensed in Luxembourg in compliance with the law of 20 December 2002, is subject to supervision by the CSSF, and has no relation to the entity referred to in the warning.
Compte tenu des «difficultés pratiques et des délais contraints», l’AMF a ajusté hier l’interdiction des ventes à découvert décidée le 11 août pour les valeurs financières. Un investisseur qui aurait créé avant cette date «une position courte nette via des instruments dérivés arrivant à terme peut procéder à un roulement de position conduisant à recréer une position courte nette sur une échéance plus éloignée, à condition que la position courte nette ainsi créée ne dépasse pas celle détenue avant l’échéance», explique l’autorité.
L’indice des conditions d’activité de la Réserve fédérale de Philadelphie a plongé à -30,7 en août après 3,2 en juillet, atteignant un plus bas depuis mars 2009, alors que le consensus des analystes anticipait un léger rebond à 3,7. La composante de l’emploi a reculé de 14,1 points à -5,2, et la production manufacturière dans l’Etat de New York a accélérée sa contraction.
Le ratio de créances douteuses des banques espagnoles a diminué en juin mais se maintient à un niveau élevé, selon des données publiées par la Banque d’Espagne. Elles ont reculé de 818 millions d’euros pour s'établir à 116,6 milliards d’euros, soit 6,42% du total des crédits, contre 6,5%, un plus haut de 16 ans, atteint en mai. Le poids des créances douteuses a été multiplié par dix en Espagne depuis le milieu des années 2000.
Irving Picard, le curateur (trustee) de l’ancienne société de gestion de Bernard Madoff, a ajouté hier un nouvel élément à sa plainte à l’encontre d’UBS, à qui il réclame 2 milliards de dollars. Il accuse la banque suisse, qui agissait comme conservateur des fonds nourriciers européens de l’escroquerie pyramidale, d’avoir trompé les régulateurs américain et luxembourgeois à propos de ses liens avec le gérant aujourd’hui en prison. UBS a réagi en qualifiant cette accusation d’infondée. Le curateur tente de reprendre la main alors qu’il a subi un revers fin juillet: un juge de la Cour fédérale de Manhattan avait rejeté une procédure en dommages et intérêts intentée par Irving Picard visant HSBC. Il a estimé que le curateur n’avait pas qualité à agir, étant donné qu’il ne représente pas les investisseurs des fonds nourriciers européens, seules parties légitimes, selon le juge, à poursuivre les banques conservatrices incriminées dans l’affaire.
Les cours de l’once d’or ont atteint hier un nouveau record à 1.825,99 dollars, avec la hausse des inscriptions au chômage aux Etats-Unis et la chute de l’Eurostoxx 50 de 5,34% à 2.206,61 points. «Nous relevons une accélération de la tendance haussière et une entrée en bulle. L’objectif du mouvement en cours est entre 2.060 dollars et 2.080 dollars», commente Valérie Gastaldy, analyste graphique chez Day By Day. Le cabinet GMFS estime pour sa part que la hausse de l’once devrait être limitée à 1.900 dollars dans les six prochains mois. Le Conseil mondial de l’or a estimé hier que la demande en or a diminué de 17% à 919,8 tonnes au deuxième trimestre, mais devrait progresser sur l’année. La hausse globale s’explique par l’accroissement des réserves des acheteurs asiatiques (notamment la Chine et l’Inde particulièrement actifs), ainsi que par l’attrait de cette valeur refuge renforcé par la crise de la dette en Europe et aux Etats-Unis.
L’agence de notation, qui a confirmé il y a deux jours le précieux «AAA» des Etats-Unis mis à mal par S&P, a précisé hier que «la situation du dollar américain comme réserve globale de change indique que le pays peut supporter des niveaux de dette dans son PIB plus importants que les autres pays notés «AAA».» Et d’ajouter que toutes polémiques concernant la dynamique de la dette et la volonté politique mises à part, «les Etats-Unis sont tout sauf juste un Etat parmi d’autres.»
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté lors de la semaine du 13 août, à 408.000 contre 399.000 la semaine précédente et 400.000 prévues par le consensus Reuters, a annoncé hier le département du Travail. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 402.500 contre 406.000 la semaine précédente.
Les ventes au détail ont progressé de 0,2% en juillet par rapport à juin après une hausse de 0,8% en juin, alors que les analystes anticipaient une hausse de 0,3%. En rythme annuel, les ventes sont restées stables. Une majorité de détaillants s’attend à une nouvelle détérioration des ventes dans les mois à venir.
Contraint de restreindre son plan ambitieux d’expansion de son réseau ferroviaire suite à l’accident mortel intervenu le mois dernier, le ministère des Transports chinois, un des ministères les plus emprunteurs, a levé hier seulement 20 milliards de yuans (2,2 milliards d’euros) sur les marchés à court terme. L’Etat a dû payer un taux de 5,25%, soit un peu moins que le taux de 5,55% payé à la dernière levée il y a deux semaines, et en ligne avec les 5,18% payés avant l’accident.
Valérie Pécresse, la ministre du Budget, a évoqué jeudi sur BFM une «contribution sur les rémunérations extravagantes, exorbitantes (...) au-dessus d’un million d’euros». La piste la plus fréquemment évoquée serait celle d’un prélèvement de 1% à 2%, sur ces revenus qui pourrait être acquitté soit par les contribuables eux-mêmes, soit par leur employeur. Les économistes estiment néanmoins que cette mesure, qui est loin de faire l’unanimité, devrait avoir une portée limitée, son produit s’annonçant très loin des montants jugés nécessaires pour tenir les objectifs de réduction des déficits, à 4,6% du PIB en 2012.