Les prix de l’immobilier résidentiel français pourraient chuter de 15 % d’ici à la fin 2013, et revenir à leur niveau de début 2009, estime jeudi l’agence de notation S&P. Celle-ci relève que le marché immobilier français a poursuivi sa hausse pendant près de 5 ans, malgré une brève correction suite à la crise financière de 2007-2008, un «phénomène unique en Europe». Au cours des 18 mois à venir, S&P attend une baisse de la capacité d’emprunt des ménages d’une ampleur comparable à celle de 2007-2009 (-7%), voire plus importante si les taux d’intérêt augmentent. Cette baisse s'était l'époque accompagnée d’une baisse de 10% des prix entre mars 2008 et juin 2009. La contraction de l’octroi de nouveaux crédits à l’immobilier pourrait par ailleurs atteindre 20 % en 2012 comparé à 2011.
L’OCDE recommande aux pays développés de couper leur ratio de dette sur PIB à 50% au cours des prochaines décennies pour faire face à d'éventuels chocs, dans une étude publiée jeudi. La plupart de ces pays ont des ratios très supérieurs, nettement aggravés par les récentes crises, la moyenne OCDE dépassant 100% et le Japon 200%. A titre de comparaison, la dette publique française s'élevait à 1.717 milliards d’euros fin 2011, soit près de 86% du PIB.
L’Agence internationale de l’Energie (AIE) et l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont réaffirmé leurs prévisions de croissance de la demande mondiale de brut pour l’année, 800.000 barils par jour (bpj) pour l’AIE et 860.000 pour l’Opep. L’AIE signale toutefois qu’une hausse de la production combinée à une demande atone pourrait modifier les fondamentaux du marché pétrolier. Ces deux facteurs ont déjà eu pour conséquence une augmentation des stocks mondiaux susceptible d’atteindre un million de barils au cours du dernier trimestre, relève l’AIE dans son rapport mensuel. En raison de la reprise de l’industrie pétrolière libyenne, l’Opep a fait état d’une hausse plus forte qu’attendu de la production de ses membres, à 31,31 millions de bpj en mars.
La croissance du commerce international va décélérer en 2012 pour la deuxième année consécutive et sera ramenée à un taux de 3,7%, mais de «graves» risques pourraient la faire baisser encore plus, sous sa moyenne de 5,4% observée sur 20 ans, estime jeudi l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Parmi ces risques, l’OMC cite la crise de la dette souveraine en zone euro, les prix pétroliers et les tensions géopolitiques.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 7 avril, à 380.000 contre 367.000 (révisé) la semaine précédente. Les économistes attendaient en moyenne 355.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 31 mars ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 357.000.
Le déficit commercial américain s’est réduit contre toute attente en février, en raison à la fois d’exportations à un niveau record et d’une baisse des importations en provenance de Chine et d’autres fournisseurs clef des Etats-Unis, selon des chiffres publiés jeudi par le département du Commerce. En février, le déficit a baissé de 12,4%, à 46 milliards de dollars, par rapport à celui de janvier. Il s’agit du recul d’un mois sur l’autre le plus marqué depuis mai 2009.
Les prix à la production aux Etats-Unis sont restés stables au mois de mars, montrent les chiffres publiés jeudi par le département du Travail. En février, ils avaient augmenté de 0,4%. Hors éléments volatils (prix de l’alimentaire et de l'énergie par exemple), les prix ont augmenté de 0,3% après une hausse de 0,2% en février. Au cours des douze mois à mars, les prix de gros ont progressé de 2,8%, la hausse annuelle la plus faible enregistrée depuis juin 2010.
Le déficit commercial britannique a augmenté plus que prévu en février, en raison d’un recul des exportations vers les pays extérieurs à l’Union européenne, a annoncé jeudi l’Office national de la statistique. Le déficit a atteint 8,772 milliards de livres contre 7,883 milliards en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en baisse à 7,70 milliards. Le déficit avec les pays hors UE a été de 5,017 milliards de sterling contre 3,717 milliards le mois précédent et 3,85 milliards prévus.
Le déficit des paiements courants de la France s’est creusé en février à 5 milliards d’euros après 4,4 milliards en janvier, montrent les chiffres publiés jeudi par la Banque de France. Le déficit des échanges de biens a augmenté à 6,6 milliards d’euros contre 5,8 milliards un mois plus tôt. Les échanges de services ont pour leur part dégagé un solde positif de 1,3 milliard d’euros après 0,7 milliard en janvier.
La production industrielle a augmenté contre toute attente en février mais celle de janvier a été revue à la baisse, a annoncé Eurostat jeudi. La production industrielle a augmenté de 0,5% mensuellement et diminué de 1,8% annuellement. En janvier, la production a stagné, alors qu’elle avait été annoncée en hausse de 0,2%. Elle a diminué de 1,7% annuellement contre -1,2% en première estimation.
Le taux de chômage en Grèce a atteint en janvier un nouveau record à 21,8% contre 21,2% en décembre, a annoncé le service de la statistique Elstat, confirmant que les mesures d’austérité et la crise de la dette continuent de peser sur le marché du travail.
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,8% en mars, en raison de la fin des soldes et des fortes augmentations de prix des produits pétroliers et alimentaires, montrent les statistiques publiées jeudi par l’Insee. Sur un an, l’inflation ressort à 2,3% en mars. En février, l’indice des prix à la consommation avait augmenté de 0,4% sur un mois.
L’Investissement socialement responsable (ISR) représente 115 milliards d’euros d’encours en France et affiche une croissance de 69% entre 2010 et 2011, selon l’enquête annuelle de Novethic. Le centre de recherche note par ailleurs que si, en 2010, seul un acteur ISR pratiquait des exclusions normatives sur 136 milliards d’euros d’actifs, un an après, le montant concerné s’élève à 1.800 milliards d’euros et ces pratiques ont été déployées par une dizaine d’acteurs.
Le coût d’emprunt à trois ans de l’Italie a bondi de plus d’un point jeudi lors d’une émission obligataire qui a suscité une demande plus faible qu’escompté, illustrant les craintes persistantes des investisseurs face à la dette des pays les plus fragilisés de la zone euro. Le Trésor italien a placé pour 2,88 milliards d’euros d’obligations à trois ans - contre trois milliards d’euros espérés - au rendement moyen de 3,89%. C’est le rendement le plus élevé depuis la mi-janvier pour un papier de cette échéance, à comparer avec un taux de 2,76% lors d’une adjudication le mois dernier. Le ratio de couverture de l’adjudication ressort à 1,44 contre 1,56 précédemment. Le Trésor italien a par ailleurs adjugé pour 2 milliards d’euros - le maximum visé - d’obligations à moyen et long termes pour un ratio de couverture de 2,20. Le papier à échéance 2020 s’est écoulé au rendement moyen de 5,04% et le papier à échéance 2023 à 5,57%.
Des économistes d’UBS Global Asset Management considèrent la France, la Belgique et l’Italie comme appartenant à une nouvelle catégorie dans la zone euro, la «coreiphery», entre les pays les plus solides («core») et les plus fragiles («periphery»). La plupart des commentateurs considèrent la France et la Belgique comme des pays «core» mais ces économistes considèrent que seuls l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande et le Luxembourg doivent l'être.
Icade Santé a procédé à une augmentation de capital de 250 millions d’euros, réservée à des investisseurs institutionnels. La filiale dédiée à l’investissement dans l’immobilier de santé d’Icade, elle-même filiale de la Caisse des dépôts, indique dans un communiqué que les principaux souscripteurs à cette levée de fonds sont Crédit agricole Assurances et BNP Paribas Cardif. «A l’issue de cette opération, Icade détient 69% du capital de sa filiale», précise le groupe.
Le groupe australien Macquarie Investment Management (MIM) vient d’annoncer quatre recrutements qui marquent sa volonté de se renforcer en Europe, rapporte InvestmentEurope.Jerry Devlin, issu de Castlestone Management, a été nommé responsable des institutions financières britanniques. Richard Guerin, précédemment chez BlackRock Investment Management, est nommé responsable pour l’Europe des relations avec les consultants.Xavier Michel, qui travaillait précédemment chez Hardt Group, sera responsable, à partir de Vienne en Autriche, de Macquarie Fund Solutions, tandis que Kate Giblin est nommée manager des supports ventes et marketing.Avec ces recrutements, l'équipe de MIM en Europe compte désormais 14 personnes, réparties entre Londres, Munich, Francfort, Zurich et Vienne.
Les fonds obligataires commercialisés en Europe ont enregistré en février des souscriptions nettes de 19,5 milliards d’euros, soit le meilleur score depuis juillet 2005, selon les dernières statistiques de Lipper. Les fonds obligataires à haut rendement ont notamment collecté 6,5 milliards d’euros.Les fonds actions se sont également bien vendus en février et ont enregistré des souscriptions nettes de 6,3 milliards d’euros. Parmi les favoris des investisseurs, les fonds d’actions mondiales ont vu rentrer 3,3 milliards d’euros, dont 1 milliard liés à trois nouveaux lancements de fonds.Au total, hors fonds monétaires, les fonds en Europe ont collecté 28,7 milliards d’euros, soit le meilleur solde depuis 16 mois et le deuxième depuis avril 2010, calcule Lipper. En incluant les fonds monétaires qui ont enregistré des sorties nettes massives, la collecte se tasse néanmoins à 16,3 milliards d’euros.Dans ce contexte porteur, la société qui a enregistré les plus fortes souscriptions nettes est UBS, avec une collecte de 2,8 milliards d’euros, qui devance de peu Allianz/Pimco, avec 2,7 milliards.Les trois produits «best-sellers» du mois, reflétant les préférences des investisseurs, ont été l’Axa US Short Duration High Yield, avec 690 millions d’euros, l’AllianceBernstein American Income Portfolio (640 millions) et le Neuberger Berman High Yield Bond (530 millions).
Lyxor Asset Management s’est associé à la société américaine Hawk Quantitative Strategies LLC, filiale de Caxton Associates LP, pour lancer un fonds alternatifs sur sa plateforme UCITS Lyxor Dimension.Le fonds Lyxor/Caxton HAWK Strategy Index Fund offre un accès à une stratégie de suivi de tendances à moyen terme axée sur les marchés émergents. Cette dernière est fondée sur le modèle développé par Jeff Enslin, gérant associé de Caxton Associates LP, spécialisé sur les marchés émergents. Elle représente environ 327 millions de dollars, sur un encours total géré par Hawk Quantitative Strategies LLC d’environ 379 millions de dollars.La plateforme Lyxor Dimension comprend 11 fonds multi-gestion, deux stratégies de réplication de hedge funds, un programme de rendement absolu et trois fonds alternatifs UCITS. Caxton Hawk est le troisième fonds alternatif de la plateforme Dimension, après Old Mutual Asset Managers (UK) et Ikos Asset Management. D’autres fonds alternatifs UCITS devraient être lancés dans les mois à venir.
La société de gestion britannique Ignis Asset Management lance en Italie le fonds Ignis Absolute Return Government Bond, un fonds d’obligations mondiales à rendement absolu, rapporte Bluerating.
Après son fonds de Government Relative Value Portfolio sur les obligations d’Etat des pays développés (lire Newsmanagers du 4 avril), Wellington Management commercialise à présent un fonds alternatif sur la dette émergente, le Wellington Emerging and Sovereign Opportunities utilisant des stratégies fondamentales, macro et momentum au moyen de positions longues et courtes sur les obligations, les taux et les devises.Caractéristiques : Dénomination : Wellington Emerging and Sovereign OpportunitiesCode Isin : IE00B7GZ2R88Commission de gestion : 1 %Commission de performance : 20 % avec high watermark sur la surperformance par rapport aux Treasury Bills à 3 moisSouscription minimale : 5 millions d’euros.
Ofivalmo Partenaires, l’actionnaire d’Ofi AM et d’Ofi Mandats détenu par les Mutuelles du GEMA et par les Mutuelles et Unions de la Mutualité Française, vient de prendre une participation de 20 % dans Egamo, la société de gestion de la MGEN. Parallèlement, la MGEN a acquis 10 % d’Ofivalmo Partenaires.Cet accord capitalistique s’accompagne d’un partenariat entre Egamo (2,5 milliards d’euros au 30 mars 2012) et Ofi Mandats (11 milliards d’euros), toutes deux dédiées à la gestion institutionnelle sous mandat, principalement pour une clientèle de mutuelles. Il portera prioritairement sur la mutualisation des coûts informatiques et d’expertises spécifiques liés au développement des prestations liées à l’accroissement des contraintes réglementaires comme Solvabilité II (reporting financier, comptable et réglementaire, le suivi des risques, les outils de simulation actif/passif).En revanche, la gestion financière des deux structures reste distincte, précise Nicolas Demont, directeur général d’Egamo. Interrogé sur un rapprochement plus poussé entre Egamo et Ofi Mandats, il indique qu’il n’y a à sa connaissance aucun projet dans ce sens et que ce ne serait pas forcément la meilleure solution.
Le conseil d’administration de la sicav de droit luxembourgeois Esperides a choisi Caceis pour assurer les fonctions de banque dépositaire, d’agent administratif et de production de son reporting financier, a indiqué Caceis le 11 avril dans un communiqué. Esperides est le véhicule de regroupement des actifs des fonds de pension belges du Groupe GDF Suez et des sociétés du secteur Gaz & Electricité en Belgique. Les 2 milliards d’euros d’actifs gérés par la sicav viennent d’être transférés à Caceis. La sicav Esperides est gérée par Contassur Assistance Conseil, filiale de Contassur, compagnie d’assurance vie dédiée à l’assurance de groupe pour le Groupe GDF Suez et pour les sociétés du secteur Gaz & Electricité en Belgique. Ce nouveau partenariat renforce les liens entre Contassur et Caceis qui conserve déjà des actifs de la compagnie d’assurance sous la forme de mandats.
Investec Asset Management a annoncé la nomination de Victoria Harling en qualité de cogérante du fonds Investec Emerging Markets Corporate Debt Strategy, lancé en avril 2011, rapporte InvestmentEurope.Victoria Harling prendra également la responsabilité de de la dette d’entreprise émergente et de la dette émergente en devises dures.Avant de rejoindre le groupe de gestion sud-africain, Victoria Harling travaillait précédemment chez Nomura.
Pour l’exercice à fin décembre, Robeco affiche un bénéfice net de 133,8 millions d’euros contre 181,3 millions pour 2010, le bénéfice d’exploitation diminuant à 198,3 millions contre 281,3 millions bien que les dépenses d’exploitation se soient tassées à 482 millions contre 482,3 millions.A fin décembre, l’encours se situait à 150,3 milliards d’euros contre 149,6 milliards douze mois auparavant et les recettes de commissions de gestion et de performance pour 2011 ont baissé à 914,2 millions contre 932,8 millions.De fait, les souscriptions nettes se sont montées à 7,6 milliards d’euros (dont 2,2 milliards pour le retail et 5,4 milliards pour l’institutionnel) contre des sorties nettes de 3,4 milliards en 2010 (rentrées nettes de 3,3 milliards pour le retail et sorties nettes de 6,7 milliards pour l’institutionnel). L’effet de marché a été négatif de 4,5 milliards d’euros alors que 2010 s'était soldé par une performance correspondant à 19,6 milliards d’euros.Au 31 décembre, l’encours se répartissait à 78,3 milliards d’euros pour le retail et 72 milliards pour l’institutionnel contre respectivement 80,9 milliards et 68,7 milliards douze mois plus tôt.Robeco précise par ailleurs que les encours à fin février affichaient une forte hausse sur fin décembre, à 176 milliards d’euros contre 150,3 milliards.
Adam Wallace, l’ancien patron de services aux hedge funds chez JP Morgan pour la région Asie-Pacifique, vient de rejoindre le hedge fund basé à Hong Kong, Factorial Management, en qualité de chief operating officer, rapporte Asian Investor.Factorial Management a confirmé l’information, soulignant sa volonté de proposer une plate-forme répondant aux exigences des investisseurs institutionnels. La société a lancé en début d’année un fonds multi-classes d’actifs Factorial Master Fund, doté de 25 millions de dollars d’actifs sous gestion.
Deux mois après avoir mis sur le marché le Warburg-D- Fonds Small&Midcaps Deutschland, Warburg Invest a lancé le 30 mars le Warburg - D - Fonds Small&Midcaps Europa, un produit value géré par Christiph Gebert. Le portefeuille comportera entre 30 et 50 lignes, des petites et moyennes capitalisations européennes sous-évaluées.Caractéristiques :Dénomination : Warburg - D - Fonds Small&Midcaps Europa RCode Isin : DE000A0LGSA4Droit d’entrée : 5 %Commission de gestion : 1,40 %