Le gestionnaire d’actifs BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) s’est associée avec la fintech danoise Matter, spécialisée sur l’ESG, pour lancer une solution d’analyse d’alignement des revenus des entreprises sur les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD). Cet outil, baptisé SDG Fundamentals, a pour ambition d’aider à combler l’écart de financement persistant entre les investissements actuels dans les entreprises alignées sur les ODD et les flux de capitaux nécessaires pour atteindre les objectifs des Nations Unies à horizon 2030. Il sera disponible prochainement via Matter, indique un communiqué. Concrètement, SDG Fundamentals doit permettre aux investisseurs de déterminer dans quelle mesure les différentes sources de revenus générés par une entreprise sont alignés sur ou vont à l’encontre d’un ou de plusieurs ODD et leur sous-objectifs à horizon 2030. La solution s’appuie sur une taxonomie propriétaire des activités économiques impactant les 17 ODD et leurs sous-objectifs. Plus de 50.000 émetteurs sont couverts par les données utilisées par l’outil. BNPP AM et Matter indiquent que SDG Fundamentals peut être utilisé aux fins d’identifier l’exposition des émetteurs aux thématiques durables porteuses; d’aider à la classification des investissements durables conformément à la définition des réglementations SFDRet MiFID II ou encore à l’engagement actionnarial et aux politiques d’exclusion.
La société de gestion helvétique Quaero Capital a renforcé sa gestion immobilière, pour laquelle elle vise les 500 millions d’euros sous gestion à horizon 2025 et la création de nouveaux fonds à compter de 2023. Quaero Capital a confié à Alexandre Renault le poste de responsable de l’asset management immobilier, rattaché à Jérôme Dulon, directeur de l’asset management au sein du pôle immobilier. Il sera en charge du déploiement des stratégies de valorisation sur l’ensemble du patrimoine immobilier géré par Quaero Capital. Alexandre Renault a travaillé précédemment au sein de LFPI REIM et Perial Asset Management dans la gestion de portefeuille d’actifs immobiliersen France et en Europe (Allemagne et Pays-Bas). L'équipe immobilière de Quaero Capital accueille également Margaux Cugura en qualité de gérante. Elle évoluera sous la direction d’Olivier Lutz, responsable du real estate. Margaux Cugura sera chargée du suivi financier et administratif des deux OPPCI sous gestion, de l’analyse et de la structuration des investissements et supervisera également la création de nouveaux fonds. Elle était précédemment auditrice dans le pôle real estate de PwC.
BlackStone, le numéro un mondial du capital-investissement a obtenu l’accord du régulateur luxembourgeois pour lancer un fonds dit «perpétuel» afin de proposer aux grandes fortunes de faire crédit auprès des entreprises, écrit Les Echos sur la base d’informations émises à l’origine par Bloomberg. Le fonds de Blackstone sera le premier du genre en Europe, selon l’agence américaine. Il sera régulé comme une Sicav et basé au Luxembourg. Blackstone, qui gère plus de 240milliards de dollars en crédit, a lancé une gamme de fonds similaire outre-Atlantique. Lancée en2021, elle a collecté près de 38milliards de dollars. Le premier acteur mondial du private equity vise aussi l’Asie avec un fonds de 5milliards de dollars. Il a déjà levé 500millions de dollars. L’Américain Apollo pourrait également sortir ce type de produits pour les particuliers en Europe, rapporte Les Echos.
Robeco lance RobecoSAM QI Global SDG & Climate Multi-Factor Credits, sa première stratégie obligataire quantitative multi-facteurs basée sur les objectifs de développement durables (ODD) et le climat, classée Article 9 SFDR. S’appuyant sur le modèle de sélection de crédit multifactoriel appliqué aux portefeuilles clients depuis 2012, RobecoSAM QI Global SDG & Climate Multi-Factor Credits fait de la durabilité son objectif premier, écrit la société de gestion néerlandaise dans un communiqué. Avec la volonté de répondre aux enjeux de décarbonation, la moyenne des émissions de carbone du portefeuille est maintenue en dessous de celle des « Accord de Paris », avec pour indice de référence l’indice Solactive Paris-Aligned Global Corporate. Les émissions de carbone du fonds sont inférieures de 50 % à celles de l’indice de référence crédit classique et l’objectif de décarbonation est de 7 % par an. En outre, la stratégie investit dans des entreprises qui ont une contribution positive et mesurable aux ODD des Nations Unies, en appliquant le cadre ODD propriétaire de Robeco. Grâce à son processus d’investissement quantitatif, la stratégie intègre par ailleurs d’autres dimensions de durabilité, comme la gestion des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), la consommation d’eau et la réduction des déchets, ainsi que l’exclusion des entreprises qui ne répondent pas aux normes de durabilité requises. RobecoSAM QI Global SDG & Climate Multi-Factor Credits a pour ambition de surperformer l’indice Solactive Paris- Aligned Global Corporate de 50 points de base sur un cycle économique complet. Cette nouvelle stratégie est gérée par l'équipe Quant Fixed Income de Robeco, co-dirigée par Patrick Houweling qui gère les stratégies quantitatives crédit innovantes de Robeco.
Un peu plus de deux ans après avoir lancé la commercialisation de Championnes III, NextStage AM annonce le closing final dudit véhicule à 135 millions d’euros. Celui-ci a obtenu le soutien de la quasi-totalité des souscripteurs du précédent millésime (Axa, Ardian, Bpifrance, Amundi…) et de plusieurs nouveaux entrants, dont plus de 115 entrepreneurs. De quoi doubler la taille du fonds, déjà investi dans huit entreprises. Avec une stratégie visant à financer en fonds propres les PME françaises jugées innovantes et évoluant dans le digital, la santé et l’environnement, l’équipe du véhicule prévoit d’investir entre 4 et 10 millions d’euros par opération, le plus souvent en minoritaire. «Nous faisons essentiellement des opérations primaires. Ce devrait être un atout important dans un environnement où les valorisations des entreprises sont élevées», explique Nicolas de Saint Etienne, associé-gérant chez NextStage AM.
La récente défiance, fortement médiatisée, envers l’ESG oblige les gérants d’actifs à préciser leur pensée et leur stratégie produit. Pour JP Morgan AM, cela passe par une définition claire des objectifs de cette approche, et à offrir davantage aux investisseurs éco-anxieux. Jennifer Wu, la directrice mondiale de l’investissement responsable chez JP Morgan Asset Management, a admis, lors d’une conférence de presse organisée à Londres ce 8 juillet que l’industrie financière mélangeait maladroitement les termes «ESG» et «durabilité» indistinctement. «L’intégration ESG consiste avant tout à identifier les entreprises qui vont surpasser leurs concurrents en termes de performance financière. Il ne s’agit pas de sauver le monde», a-t-elle affirmé. Pour se démarquer de cette confusion lexicale assez commode dans la profession, JP Morgan Asset Management a décidé de lancer de nouvelles solutions d’investissement ciblant précisément le changement climatique. «Nous préparons des solutions climatiques comme des indices alignés sur l’empreinte carbone en gestion passive ainsi que des investissements dans la foresterie durable pour réaliser la compensation carbone», a dévoilé la dirigeante. Côté portefeuille, JP Morgan AM veut se concentrer sur la réalisation des objectifs de neutralité carbone des entreprises investies. «Les entreprises doivent changer leur façon de travailler, afin de réaliser l’objectif de zéro émission carbone. Le chemin pour y arriver est différent pour chaque entreprise, même si elles appartiennent au même secteur. Il faut trouver un plan zéro émission carbone réaliste et durable», a-t-elle souligné.
Heather Miner, co-responsable mondiale des solutions clients et des marchés de capitaux de Goldman Sachs Asset Management, va quitter la société, relate Bloomberg. L’intéressée, qui a passé près de 19 ans chez Goldman Sachs, va rejoindre la société de private equity Advent International en qualité de directrice des opérations.
Après le BlackRock Investment Institute et l’Amundi Institute, c’est au tour d’Axa Investment Managers d'établir sa propre plateforme - baptisée Investment Institute - combinant les équipes de recherche macro-économique et gestion. Cette entité, présidée par le directeur des investissements d’Axa IM Core Chris Iggo, a pour ambition de «fournir aux clients un accès à des informations pertinentes sur les événements macroéconomiques ainsi que des points de vue sur les classes d’actifs et les tendances futures de long terme». Chris Iggo dirigera le comité consultatif de l’Investment Institute d’Axa IM, qui se réunira chaque trimestre pour discuter des thèmes macroéconomiques et de recherche qui seront couverts et pour compléter les travaux de recherche produits par les experts d’Axa IM, indique un communiqué. Ce comité inclura des représentants d’Axa IM Core, d’Axa IM Alts et de membres des équipes de recherche macroéconomique et ESG ainsi que de l’unité quantitative de la firme (Quant Lab). De plus, jusqu'à trois membres externes rejoindront le comité et seront nommés ultérieurement. La société de gestion de l’assureur français Axa précise que des experts externes seront conviés lors d’entretiens et de vidéos pour s’exprimer sur des sujetsliés à l’activité, à l’investissement responsable et à la macroéconomie. Ce, «afin d’encourager la diversité des opinions dans ce forum ouvert, pour les clients».
La Comisión Clasificadora de Riesgo (CCR), qui superviseles risques des fonds de pension chiliens (AFP), a retiré cinq fonds gérés par Allianz Global Investors de la liste des produits pouvant être investis par les fonds de pension locaux. Le retrait concerne les fonds Allianz Emerging Markets Short Duration Bond, Allianz Emerging Markets SRI Bond, Allianz Global Artificial Intelligence, Allianz US High Yield et Allianz US Short Duration Income Bond. La CCR a expliqué que ce retrait était consécutif aux sanctions infligées par le régulateur des marchés financiers américain Securities and Exchange Commission (SEC) à la société de gestion allemande dans l’affaire de ses fonds structurés. AllianzGi a plaidé coupable en mai dernier face aux accusations de fraude de la SEC envers la firme et les gérants des fonds Structured Alpha. Le gestionnaire a écopé d’une amende de plus de 6 milliards de dollars assortie d’une interdiction de gestion sur le territoire américain pendant les dix prochaines années. La liste de la CCR contient néanmoins toujours 26 autres fonds d’AllianzGI dans lesquels les fonds de pension chiliens peuvent investir.
Candriam a enregistré une collecte de plus de 900 millions d’euros en Italie en 2021, selon un communiqué diffusé dans le pays. Pour la première fois, la société de gestion a dépassé le seuil des 11 milliards d’euros d’encours dans la Péninsule. Ces trois dernières années, les encours de Candriam en Italie ont augmenté de 4 milliards d’euros, soit une hausse de 57 %, supérieure à la croissance enregistrée par Candriam à l’échelle européenne. En Europe, la hausse des encours a été de 37 % à 150 milliards d’euros. Les encours gérés par Candriam en Italie le sont à 60 % pour le compte d’institutionnels et à 40 % pour des réseaux de distribution. L’équipe se compose de onze professionnels. Elle a été consolidée dernièrement avec deux promotions. Emanuele Colombo est devenu responsable des relations avec les institutionnels en Italie, tandis qu’Andrea Remartiniè est le nouveau responsable des relations avec la distribution en Italie. Les deux hommes travaillaient déjà chez Candriam.
Le régulateur financier britannique aura le pouvoir d’effectuer des visites sur place pour surveiller les entités de cloud computing (stockage de données dématérialisées) d’Amazon, Google et Microsoft qui fournissent des services «critiques» aux entreprises financières, a déclaré le ministère des Finances mercredi. Les banques ont transféré certains services à une poignée d’entreprises extérieures de cloud pour réduire les coûts. Plus de 65% des entreprises britanniques ont utilisé les quatre mêmes fournisseurs de cloud en 2020, a déclaré le ministère, ce qui fait craindre une perturbation généralisée si l’un des fournisseurs de cloud était piraté. La Banque d’Angleterre (BoE) avait signalé, l’année dernière, que les conditions contractuelles des fournisseurs pouvaient être secrètes et opaques, et appelé à des normes pour garantir leur résilience. Le ministère a déclaré qu’il proposait de désigner les services externalisés comme «critiques» et donc sous la supervision directe de la BoE et de la Financial Conduct Authority (FCA).
Défaut. Signe de la mobilisation générale autour du sujet climat et ESG (environnement, social et gouvernance), le groupe Qivalio – issu de la fusion en 2017 entre Spread Research et Ethifinance – adopte le nom EthiFinance pour l’ensemble de ses activités. Celles-ci recouvrent, pour environ la moitié, l’activité d’agence de notation financière et extra-financière, soit une centaine de personnes, sous la direction de Florian Grandcolas, arrivé le 1er janvier dernier dans le groupe. Le focus de l’activité porte sur les entreprises petites et moyennes, cotées et, de plus en plus, non cotées. L’autre moitié de l’activité relève du conseil aux investisseurs, banques et entreprises sur leur adaptation à la finance durable. EthiFinance lance une levée de fonds pour développer son activité, déjà en forte croissance en France (+30 % en 2021), et pour accélérer son expansion en Europe. Celle-ci a commencé avec le rachat de l’agence Axesor Rating en Espagne, en début d’année. Détenu par des institutionnels français et européens, le groupe veut incarner la vision défendue par le Vieux Continent sur le changement climatique, résumée par le concept de « double matérialité ».
Acquitter ses impôts sans contourner les règles devrait faire partie des critères ESG, la trilogie environnement, social et gouvernance qui fait fureur. L’idée d’y intégrer la fiscalité avait été défendue dès le lendemain de la crise de 2008, notamment par Cécile Renouard et Gaël Giraud, parmi les « 20 propositions pour réformer le capitalisme » qui avaient alors trouvé un certain écho. Apparemment, tout le monde ne les a pas lues et notamment pas General Electric. Le groupe américain de l’énergie se voit attaqué en justice pour avoir creusé le déficit de son usine de turbines à gaz à Belfort en enregistrant ses bénéfices en Suisse où le taux d’imposition est moindre. De même, des redevances au groupe auraient été gonflées, des comptes manipulés, pour, in fine, faire apparaître un déficit insoutenable pour l’activité de Belfort. Les syndicats ont attaqué auprès du Parquet national financier le groupe américain avec comme avocate Eva Joly (photo), toujours intraitable dans la poursuite des fraudes financières. Si les abus sont confirmés, l’affaire fera date !
« Comme tout marché, le private equity peut être soumis à des effets localisés de bulles, qui peuvent être accentués par les spécificités de ce secteur »
Son plan climat est contesté par les ONG. Mais fort du soutien de ses actionnaires, Patrick Pouyanné, directeur général de TotalEnergies, reste droit dans ses bottes, contre vents et marées – noires – et vient même de prendre la tête d’EPE (Entreprises pour l’Environnement). Il devient ainsi, pour les trois prochaines années, le chef de file des grandes entreprises françaises engagées depuis 30 ans dans un processus de transition écologique. « La transition écologique suppose d’embarquer des enjeux multiples, au-delà du climat ; chaque secteur, chaque entreprise a besoin pour la réussir de partenariats, des innovations de son écosystème et de dialogues renouvelés avec toutes ses parties prenantes », a-t-il déclaré.
iM Global Partner veut investir dans deux à quatre sociétés de gestion européennes dans les dix-huit mois qui viennent, annonce son fondateur et président exécutif, Philippe Couvrecelle, dans un article publié sur Linked-In. La société prend des participations minoritaires dans des boutiques de gestion pour les soutenir dans leur développement et la distribution de leurs fonds. Elle représente actuellement 36 milliards de dollars d’actifs. Jusqu’à présent, iM Global Partner s’est surtout concentrée sur des sociétés de gestion américaines. Sur les huit prises de participation réalisées ces dernières années, sept ont concerné des entités basées aux Etats-Unis. Le seul investissement européen est celui dans Zadig Asset Management, effectué en 2020 avec 20 % du capital. «Le moment est venu d’accélérer nos investissements dans l’univers européen de la gestion d’actifs», écrit Philippe Couvrecelle. Le dirigeant confie avoir eu des discussions avec «de nombreuses sociétés en Europe ouvertes à notre modèle d’affaires, principalement en France, au Royaume-Uni et en Allemagne». La société cherche aussi des opportunités en Espagne, en Suisse, en Italie et ailleurs en Europe. Plusieurs raisons expliquent ce virage européen. «Le marché européen est vaste mais encore très fragmenté en ce qui concerne les sociétés de gestion indépendantes. L’Europe est également un marché majeur pour l'épargne et donc la distribution de solutions de gestion d’actifs. Enfin, nous sommes convaincus que dans l’environnement géopolitique actuel, la volonté de l’Europe de développer une plus grande autonomie industrielle, technologique et de la chaîne d’approvisionnement bénéficiera structurellement aux titres et marchés européens», détaille Philippe Couvrecelle.
La société de gestion Lazard Frères Gestion vient de recruter Pierre Richer dans son équipe de banquiers privés dirigée par Aurélia Verchère, responsable du développement de la gestion privée à Paris. L’intéressé était précédemment banquier privé pour clients particuliers aisés et très fortunés chez Rothschild Martin Maurel.
Amundi a nommé Hermann Pfeifer responsable mondial adjoint des ventes ETF, Indiciel & Smart Beta. L’intéressé a rejoint Amundi en 2016 où il a été responsable des équipes de ventes des segments Distribution, Banques privées et Retail ainsi que de la Vente ETF, Indiciel & Smart Beta pour l’Allemagne, l’Autriche et l’Europe de l’Est. Il était par ailleurs responsable du bureau d’Amundi à Francfort et membre du comité exécutif d’Amundi Deutschland. Basé à Paris, Hermann Pfeifer sera rattaché à Gaëtan Delculée, responsable mondial des ventes ETF, Indiciel & Smart Beta d’Amundi. Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er juillet 2022.
C’est un retournement de situation inattendu qui s’est joué à Strasbourg. Les eurodéputés ont rejeté le texte sur la réforme du marché européen du carbone, jugé pas assez ambitieux par les députés Verts et de la gauche. Le texte sur le climat va donc devoir être renégocié en totalité en commission parlementaire.
Le rapprochement entre Macif et Aésio formant Aéma, puis le rachat d’Aviva (rebaptisé Abeille Assurances) doit permettre l’émergence d’un grand pôle de gestion d’actifs de 192 milliards d’euros entre OFI AM et Abeille AM. La mise en commun de la gestion d’actifs de ces grandes mutuelles appelle aussi à une refonte du pacte d’actionnaires d’OFI AM alors qu’Aéma devient le principal pilote de l’avion. Le sujet est en cours de réflexion entre les actionnaires principaux, la Macif (60,93% des parts) et la Matmut (25,8%) ainsi que les minoritaires (MAPA, MFA, MACSF, La Mutuelle des Motards, MAE, Mutex...) réunis dans Ofivalmo Partenaires (13,3%). Aéma pourrait racheter les parts de Matmut et d’autres petites mutuelles dont la participation sera fortement diluée dans le nouvel ensemble. «Nous envisageons de sortir d’Ofivalmo Partenaires aux mêmes conditions que celles qui seront faites à Matmut»,indique Gilles Dupin, PDG de Monceau Assurances. Ce dernier dispose de fonds ouverts gérés par OFI qu’il compte garder. «Ce qui ne signifie pas que notre participation à OFI a fait de nous des clients captifs», tient à souligner Gilles Dupin. «Nous réfléchissons à notre avenir au sein d’Ofivalmo Partenaires. Une sortie est envisageable», évoque pour sa part Virginie Le Mée, directrice générale de l’UMR. Matmut pourrait aussi sortir de la holding pour rejoindre Ofivalmo Partenaires tout en conservant ses liens de délégation de gestion d’actifs avec OFI AM. La MACSF voit, elle, dans ces mouvements, une opportunité pour rester actionnaire et peut-être se renforcer. «Nous avons toujours été satisfaits des équipes d’OFI et de la gouvernance mutualiste même si nous étions un petit actionnaire jusqu'à maintenant», avance Roger Caniard, directeur financier de la mutuelle des professionnels de santé. Un outil au service des mutuelles Les mutuelles portent OFI sur lesfonts baptismaux au début des années 70.Le GEMA (groupement des entreprises mutuelles d’assurance), créé en 1964 autour de la Macif, Matmut, Maaf et GMF et qui s’est depuis 2016 fondu dans la Fédération Française de l’Assurance (FFA), décide alors de créer une structure financière au service des mutuelles, baptisée Ofivalmo puis OFI AM en 2006.«Dans cette structure, les mutuelles se mettaient autour de la table pour parler ouvertement des stratégies d’investissement. Les petites mutuelles étaient traitées sur un pied d’égalité avec les grandes. Ce débat démocratique est rare», rappelle un acteur mutualiste. OFI a sa feuille de route.«Ancrédès l’origine dans les valeurs de l’économie sociale et de la mutualité,OFI AM n’a cessé d’œuvrer pour une finance responsable. Un choix de conviction et visionnaire, porté par Gérard Bourret qui a dirigé le groupe pendant près de 30 ans et à qui j’ai eu la fierté de succéder»,écritJean-Pierre Grimaud, directeur général d’OFI AM en mars dernier à l’occasion des 50 ans du groupe. Le gérant et ses 70 milliards d’euros d’encours à fin 2021 a permis aux mutuelles de répondre aux enjeux ESG et climatiques, et d’élargir leurs expertises dans les infrastructures (création d’InfraVia Capital Partners), la dette non cotée (Zencap AM), les offres multigestion dans le non-coté (Swen Capital Partners), l’immobilier (OFI Pierre) ou encore les marchés émergents avec la création d’un bureau à Hong Kong.Après cinquante ans d’existence, OFI va donc tourner une page de son histoire tout en s’efforçant de conserver l’esprit fondateur d’un club de mutuelles.
Le régulateur financier britannique aura le pouvoir d’effectuer des visites sur place pour surveiller les entités de cloud computing (stockage de données dématérialisées) d’Amazon, Google et Microsoft qui fournissent des services «critiques» aux entreprises financières, a déclaré mercredi le ministère des Finances.
Nouvel avertissement sur ses résultats trimestriels pour Credit Suisse. Le géant bancaire helvétique prévoit pour le deuxième trimestre 2022 des pertes dans ses activités de banque d’investissement en raison de conditions de marché difficiles aux mois d’avril et mai. Par conséquent, cela sera susceptible de provoquer également une perte pour le résultat global du deuxième trimestre, prévient Credit Suisse. L'établissement ajoute que la volatilité des marchés a également pesé sur la valorisation de sa participation de 8,6% dans Allfunds. Au premier trimestre, la banque avait également émis un avertissement sur ses résultats mais ils étaient liés à une forte augmentation des provisions pour litiges. L’ex-fleuron de la banque privée en Europe, empêtré dans une série de scandales dont les affaires Archegos et Greensill, prévient que 2022 sera «une année de transition». Il compte accélérer son plan de réduction des coûts présenté en novembre dernier «dans le but de maximiser les économies à partir de 2023». Credit Suisse dévoilera davantage de détails lors de son prochain événement dédié aux investisseurs le 28 juin.
Avec ses 91 années d’existence, Capital Group figure parmi les sociétés de gestion les plus anciennes au monde encore en activité. Ses plus de 2.700 milliards de dollars d’encours sous gestion la placent dans le top 10 mondial des plus grosses firmes du secteur. Fin mars, le gestionnaire américain s’est vu décerner le prix de meilleure société de gestion de l’année en France par l’agence de notation de fonds Morningstar. Mais aussi dans 11 autres pays d’Europe et d’Asie. Une récompense qui «témoigne de la stabilité et des bons résultats de notre gamme de fonds, associés à la solidité de nos équipes d’investissement», souligne Grant Leon, directeur général, intermédiaires financiers, Europe et Asie chez Capital Group, à NewsManagers. La firme est présente en Europe depuis 60 ans et en Asie-Pacifique depuis 40 ans. Si elle travaille depuis les années 1950 avec les intermédiaires financiers aux Etats-Unis, ce n’est qu’au cours de la dernière décennie que Capital Group s’est vraiment concentrée sur le développement de ce segment d’activité en Europe et en Asie-Pacifique. «Notre stratégie est centrée sur l'établissement de partenariats de long terme avec les principaux intermédiaires financiers mondiaux et les principaux acteurs nationaux, ceci afin de servir les investisseurs sur les marchés où nous opérons. Nous avons fait d'énormes progrès au cours des dix dernières années et nos activités en Europe et en Asie-Pacifique ont connu une bonne croissance.Le Moyen-Orient est une autre région où nous travaillons avec des clients institutionnels depuis plusieurs décennies et, plus récemment, où nous servons des intermédiaires financiers. Certains des plus grands intermédiaires financiers mondiaux sont d’ailleurs basés dans cette région», expose Grant Leon. Capital Group entend établir des relations de long terme avec ses clients dans le but assumé de «devenir le premier choix de gestionnaire d’investissements dans le monde». Pour y parvenir, l’entreprise de Los Angeles investit «en permanence» dans son personnel, ses produits et sa marque, assure Grant Leon.En Europe, qu’il considère comme le deuxième plus grand marché de la gestion d’actifs au monde, le Brexit n’a rien changé pour la firme. Capital Group travaille àl'élargissement de sa gamme de services d’investissement, l’augmentation du soutien à l’activité de distribution, au renforcement du leadership régional ainsi qu’à l’approfondissement de sa présence au travers de bureaux locaux (Francfort, Luxembourg, Milan, Madrid, Amsterdam, Londres, Genève et Zurich). Les ETF actifs, une « évolution naturelle » Ce qui a selon Grant Leon fait la différence pour l’obtention du prix de meilleur gestionnaire d’actifs de Morningstar en France et dans d’autres pays fin mars, c’est le «Capital System». Des portefeuilles gérés par des équipes de gérants aux styles d’investissement différents mais complémentaires, soutenues par la recherche des analystes. «Notre approche d’investissement diffère de celle de bon nombre de nos pairs. L’expérience nous a appris qu’aucun gérant ne peut réussir de manière constante dans tous les cycles de marché. C’est pourquoi notre processus d’investissement repose sur des équipes d’investissement très expérimentées et complémentaires», résume Grant Leon, qui met en avant l’absence de risque lié à un gérant superstar ainsi que l’équilibre et la diversification apportées par cette approche. Côté gamme de fonds, la firme reste axée sur les fondamentaux et thèmes de long terme qu’elle préfère aux tendances court-termistes. Depuis sa création en 1931, Capital Group n’a lancé qu’une quarantaine de stratégies dans le monde. Le gestionnaire américain a aussi fait récemment son entrée dans le monde des fonds indiciels cotés (ETF) qui restent pour l’instant uniquement destinés aux investisseurs américains. «Nos ETF actifs sont une évolution naturelle de notre longue histoire et de la portée de nos stratégies et résultats d’investissement à long terme», commente Grant Leon. ESG, Russie-Ukraine, les défis Quant aux tendances du secteur, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) demeurent pour Grant Leon «de loin le changement le plus important que j’ai vu dans le secteur au cours des dernières années». Capital Group a d’ailleurs récemment interrogé plus de 1 000 investisseurs wholesale et institutionnels mondiaux pour le compte de son étude ESG Global Study 2022.Une étude dans laquelle près des deux tiers (63%) des investisseurs interrogés ont montré une préférence pour les gestionnaires actifs pour prendre les décisions d’investissement critiques, «ce qui indique la complexité de l'évaluation des questions ESG», dit Grant Leon. «Les investisseurs se tournent donc vers les gestionnaires actifs qui peuvent se concentrer sur une recherche propriétaire approfondie, des systèmes de surveillance robustes et un dialogue engagé avec les entreprises en vue de les analyser. Chez Capital Group, nous comprenons notre responsabilité fiduciaire qui consiste à prendre en compte tous les facteurs importants pour évaluer les mérites d’un investissement. Les questions ESG sont des facteurs critiques dans les perspectives de long terme des entreprises et sont donc essentielles à notre recherche et à notre analyse des investissements», ajoute-t-il. L’invasion« tragique» de l’Ukraine par la Russieest un autre défi global pour le secteur de la gestion d’actifs. Capital Group reste néanmoins focalisésur les fondamentaux à long terme et travaille en étroite collaboration avec ses clients au fur et à mesure de l'évolution des événements. La firme a suspendu en mars les achats de titres russes dans toutes ses stratégies d’investissement et mis en place des contrôles afin d’appliquer les sanctions décidées contre la Russie. «Globalement, notre exposition aux titres russes, qu’il s’agisse d’actions ou d’obligations, représente une fraction insignifiante - moins de 0,01 % - du total de nos actifs sous gestion. Dans les portefeuilles qui détiennent des titres russes, nos positions sont faibles», souligne Grant Leon.
Le fonds coté en Bourse et spécialisé sur le changement climatique,Impact Shares MSCI Global Climate Select ETF, va être bientôt liquidé. C’est ce qu’a appris l’agence Bloomberg à la lecture d’un document remis aux Etats-Unis à laSecurities and Exchange Commission (SEC) lundi. L’ETF avait été créée il y a un an à peine par de grandes institutions financières lors du sommet de la COP26 des Nations unies à Glasgow. Les institutions financières, dont les dirigeants forment l’Alliance mondiale des investisseurs pour le développement durable (GISD), avaient présenté ce fonds comme un résultat clé de ce sommet. Ce collectif de 30 membres avait été convoqué par l’ONU pour trouver des solutions permettant d’accroître les investissements dans le développement durable. Mais aucune des institutions n’a apporté le capital anticipé et le fonds n’a accumulé qu’environ 3 millions de dollars d’actifs. Le véhicule avait besoin de 100 millions de dollars d’actifs pour compenser les coûts, avait déclaré précédemment Ethan Powell, fondateur du gestionnaire de fonds Impact Shares, en charge de cet ETF.