Abrdn a cédé 43 millions d’actions de l’indien HDFC Life Insurance sur la Bourse de Bombay, soit 2% du capital de l’assureur indien. La société de gestion a reçu un produit net d’environ 302 millions d’euros sur cette cession. Elle avait déjà vendu il y a quelques semaines des actions de la filiale de gestion du groupe en Inde pour 225 millions de livres. Abrdn précise que cette nouvelle cession va lui permettre de «renforcer les ressources en capital de la société en soutenant son investissement dans l’activité et en permettant à la société de continuer à rembourser le capital en excédant des besoins de l’entreprise». Abrdn ne détient plus que 1,6% du capital de HDFC Life Insurance mais dispose encore de plus de 10% des actions de sa filiale de gestion HDFC Asset Management.
Ellipsis AM, société de gestion d’actifs du groupe Kepler Cheuvreux, vient de recruter Delphine Laloum en tant que gérante crédit et high yield. L’intéressée rejoint le pôle convertibles & crédit d’Ellipsis AM et sera en particulier en charge de la gestion du fonds Ellipsis High Yield Fund, lancé en juillet. Delphine Laloum a 20 ans d’expérience sur le crédit et a notamment été responsable de la gestion high yield chez Rothschild & Cie où elle a entre autres développé des fonds datés et des fonds labellisés ESG. Ellipsis AM, filiale du groupe Kepler Cheuvreux, renforce son expertise sur le crédit en recrutant Delphine Laloum en tant que gérante crédit et high yield.
WisdomTree vient de lancer le WisdomTree Blockchain Ucits ETF (WBLK). Coté sur le Börse Xetra et Borsa Italiana, il vise à répliquer le cours et le rendement, avant imputation des frais de gestion, de l’indice WisdomTree Blockchain Ucits. Le total des frais sur encours (TFE) de cet ETF s’élève à 0,45 %. Le nouvel ETF sera coté sur le London Stock Exchange le 14 septembre 2022. L’indice a été développé par WisdomTree. Il est conçu pour s’exposer à la performance des entreprises spécialisées dans les technologies de la blockchain et des cryptomonnaies, tout en étant compatible avec les critères ESG de WisdomTree. WBLK est le huitième ETF de la gamme d’actions thématiques de WisdomTree qui compte 1,1 milliard de dollars d’encours sous gestion. Il est le troisième lancé en 2022 après WisdomTree Recycling Decarbonisation Ucits ETF (WRCY) et WisdomTree New Economy Real Estate Ucits ETF (WTRE).
Les autorités de régulation des banques, assurances et marchés financiers en Europe ont transmis huit questions à la Commission européenne afin d’obtenir des précisions quant à l’interprétation de certains articles du règlement sur la publication d’informations extra-financières dans le secteur financier (SFDR). Le texte entre en vigueur le 1er janvier 2023.
Le gestionnaire américain BlackRock a nommé Sam Vecht, actuel directeur des actions émergentes, comme gérant principal du fonds BGF Latin American, fonds investi dans des actions d’Amérique latine et qui cumule 806 millions de dollars, indique Citywire Americas. Sam Vecht a remplacé Ed Kuczma, qui a quitté la firme. Christoph Brinkmann, qui a rejoint BlackRock en 2015, a été nommé gérant adjoint sur le fonds BGF Latin America.
Du nouveau dans la démocratisation du private equity. La société de gestion Mirova, filiale de Natixis Investment Managers, a décidé d’ouvrir à la clientèle privée son premier fonds de capital investissement à impact. «Une situation de marché favorable» Lancé en 2021, Mirova Environment Acceleration Capital ambitionne «d’accompagner en capital les entreprises dont l’activité vise à répondre aux Objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies», écrit la société dans un communiqué. Son approche repose sur cinq thématiques: villes intelligentes, ressources naturelles, technologies agri-agro, économie circulaire et énergies propres. «La situation de marché est assez favorable à la stratégie du fonds, a souligné Marc Romano, directeur private equity impact chez Mirova, à la rédaction. Nous investissons dans des entreprises qui innovent pour avoir un impact positif sur l’environnement». Il vante égalementla «résilience du segment impact du private equity» dans la conjoncture: «Alors que nous entrons sans doute dans un cycle économique moins porteur, cette tendance de société très forte, qui nourrit la croissance des entreprises, est une source de valeur intéressante pour les particuliers». Un FCPR nourricier accessible dès 10.000 euros Le fonds est catégorisé article 9 du règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) et est labellisé ELTIF (European Long-Term Investment Fund, ((1)), ce qui lui donne accès à tous les investisseurs professionnels et non professionnels éligibles du Vieux continent. Sur les 300 millions d’euros visés, le fonds en a déjà collecté 90 millions. Cinq investissements ont été réalisés en France et deux autres devraient bientôt suivre d’ici la fin de l’année, européens cette fois-ci (sur un total de 25 prévus). L’ouverture aux investisseurs particuliers, «prévue dès le lancement du fonds» assure Marc Romano, se fera en deux temps. Mirova Environment Acceleration Capital leur sera d’abord accessible dès 100.000 euros, avec une immobilisation des capitaux de 10 à 12 ans. Un Fonds commun de placement à risque (FCPR) récemment agréé par l’AMF devrait bientôt suivre, avec un ticket d’entrée de 10.000 euros seulement. Il servira de fonds nourricier à Mirova Environment Acceleration Capital Côté distribution, les discussions sont déjà engagées avec cinq banques privées et cinq assureurs vie. (1) Fonds européen d’investissement à long terme
Les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des collectes de 14 milliards et 3,2 milliards de couronnes suédoises en juillet et août, respectivement, rapporte l’association suédoise des fonds d’investissement Fondbolagens Förening, soit 1,3 milliard d’euros et 300 millions d’euros. L’été a donc été ensoleille pour le secteur après un début d’année compliqué. Les fonds actions ont drainé 5 milliards de couronnes en juillet et 4,5 milliards de couronnes en août. Mais entre janvier et août, ces fonds voient toujours sortir 28,6 milliards de couronnes. Les deux seules catégories de fonds en positif depuis le début de l’année sont les fonds monétaires (+9,3 milliards de couronnes) et les hedge funds (+6,6 milliards).
DWS a annoncé ce 13 septembre l’arrivée d’Eve-Marie Bussière et Nicolas Paillé de Rivière pour renforcer ses équipes commerciales sur le marché français. Eve-Marie Bussière rejoint l’équipe de vente de gestion passive et d’ETF. Elle couvre la clientèle institutionnelle et le secteur de la gestion de patrimoine et de la distribution. Elle est placée sous la responsabilité d’Houda Ennebati, responsable des ventes de produits passifs pour la France et la région Moyen-Orient et Afrique du Nord chez DWS. Avant de rejoindre DWS, Eve-Marie a passé quatre ans chez State Street Global Advisors dans l’équipe de vente SPDR ETF couvrant la clientèle institutionnelle française et le Luxembourg. Auparavant, elle a occupé des fonctions similaires chez BlackRock dans l'équipe iShares ETF pendant cinq ans. Elle a débuté comme gestionnaire des relations clientèle chez RBS et BNP Paribas CIB à Londres. Nicolas Paillé de Rivière, rejoint l’équipe de vente de gestion active et sera chargé plus particulièrement de développer les produits alternatifs et actifs réels pour la clientèle institutionnelle française. Nicolas Paillé de Rivière a occupé des fonctions commerciales notamment chez ODDO-Metropole Gestion, M&F Real Estate et BoAML.
CPR AM vient de recruter Steve Chan Tat Chuen au poste de gérant multi-classes d’actifs. L’intéressé a démarré sa carrière chez Lyxor AM en 2020, et y était gérant multi-classes d’actifs et gérant de fonds de hedge funds.
Joe Wiggins, l’ex-directeur des marchés liquides de Saint James’ Place, vient de rejoindre Fundhouse, une société britannique de conseil en sélection de fonds. Il occupera le poste de directeur des investissements pour le Royaume-Uni. Avant de travailler chez Saint James’ Place, Joe Wiggins fut notamment gérant chez Aberdeen pendant sept ans, où il a notamment dirigé la multigestion.
Le fonds d’investissement américain qui gérait 471 milliards de dollars d’actifs fin 2021, a annoncé qu’il mettra une partie de ses fonds de capital-investissement à disposition via la tokenisation sur Avalanche, une blockchain publique, donc accessible à n’importe quel investisseur particulier qualifié. Le fonds s’associe pour cette opération avec Securitize, une entreprise spécialisée dans les actifs numériques. Selon les dirigeants, c’est la première fois qu’un grand fonds d’investissements aux États-Unis rendra une partie d’un fonds disponible sur une blockchain publique. Les possibilités qu’offre la blockchain en tant que registre distribué est observé de près par les marchés financiers, notamment parce qu’elle offre de nouvelles possibilités en termes de liquidité des actifs.
Pictet Wealth Management vient de nommer le remplaçant de Mussie Kidane à la tête de la sélection de fonds, a appris Citywire Selector. Il s’agit du sélectionneur Sébastien Gentizon, qui travaille au sein du groupe depuis 2012. Il sera rattaché à Gregory Kunz, le directeur de la recherche du groupe. Mussie Kidane a été promu directeur des investissements de Pictet North American Advisors au cours de l'été.
La société de gestion allemande DWS a annoncé mardi l’arrivée d’Eve-Marie Bussière et de Nicolas Paillé de Rivière qui rejoignent respectivement les équipes de vente Passive et Active de DWS en France. Eve-Marie Bussière participera à la croissance de la couverture institutionnelle et au développement du secteur en pleine expansion de la gestion de patrimoine et de la distribution, tandis que Nicolas Paillé de Rivière sera plus particulièrement chargé de développer les produits alternatifs et les actifs réels pour la clientèle institutionnelle française.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a infligé une amende de 250.000 euros à la société Infogreffe pour avoir conservé trop longtemps et de manière non sécurisée les données personnelles des utilisateurs de son site Internet, selon une délibération rendue publique mardi. Elle avait été saisie d’une plainte d’un utilisateur d’Infogreffe dénonçant la facilité d’accès des tiers à son mot de passe. Elle a constaté «plusieurs manquements concernant le traitement des données personnelles des utilisateurs du service», qui permet de consulter de manière payante des informations légales sur les entreprises et de commander des documents certifiés par les greffes des tribunaux de commerce. En cause, la conservation d’informations bancaires et personnelles au-delà des 36 mois prévus par le site pour les comptes inactifs, qui concernait un quart des utilisateurs, et l’absence de procédure d’anonymisation automatique.
Delphine Wykes, la directrice de la construction de portefeuille de la banque privée de Degroof Petercam, vient d’annoncer avoir rejoint BNP Paribas Fortis, filiale belge de banque de détail du groupe éponyme, comme directrice de l’allocation d’actifs. Elle travaillait chez Degroof Petercam depuis une quinzaine d’années. Elle fut d’abord gérante, avant de prendre en charge la construction de portefeuille en 2016.
Lorenzo Alfieri a décidé de quitter la direction du marché italien de J.P. Morgan AM après 23 ans passés au sein de la société de gestion, rapporte Funds People Italia. Il sera remplacé par Andrea Aurilia, qui travaille chez J.P. Morgan AM depuis onze ans. La passation de poste aura lieu en février 2023.
UBS La Maison de Gestion vient d’annoncer ce 13 septembre le recrutement d’un gérant discrétionnaire et d’un contrôleur des risques. Le premier poste a été attribué à Martin Baguet. Il accompagnera Julien Vincenti, directeur général adjoint et directeur de la gestion discrétionnaire, sur le segment des fonds réservés. Matthieu Brusseaux aura quant à lui la charge du pilotage des risques. Il sera rattaché à la fois à Aimée Camilli, responsable des risques au groupe UBS et à Johann Rivalland, président d’UBS La Maison de Gestion. Il rejoint par ailleurs le comité de direction. Avant de rejoindre UBS La Maison de Gestion, Martin Baguet occupait le poste d’analyste chez UBS Wealth Management depuis 2020. Matthieu Brussaux a lui commencé sa carrière au sein d’AFP Group BV en tant que courtier sur les dérivés d’actions «exotiques» et hybrides en 2016. Il a ensuite connu plusieurs expériences dans la gestion d’actifs, la banque d’investissement et l’entreprenariat avant d’occuper le poste de contrôleur des risques chez Pro BTP Finance.
La société de gestion nordique Nordea Asset Management vient de lancer un fonds durable axé sur des actifs réels cotés dénommé Nordea 1 - Global Sustainable Listed Real Assets. Ce véhicule investira dans des sociétés immobilières et d’infrastructure cotées reconnues en matière de durabilité environnementale et sociale ainsi que d’innovation technologique. Il sera catégorisé sous l’Article 9 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Nordea AM a confié la gestion de ce fonds à CBRE Investment Management. Jeremy Anagnos, gérant du fonds existant dénommé Nordea 1 - Global Listed Infrastructure Fund, pilotera ce nouveau véhicule. Nordea AM gérait 292 milliards d’euros au 31 décembre 2021.
Sienna Investment Managers (Sienna IM), plateforme pour les investissements alternatifs et les actifs réels de GBL (Groupe Bruxelles Lambert), a nommé Paul de Leusse directeur général de Sienna Investment Managers. Il remplace Pedro-Antonio Arias, dont NewsManagers avait annoncé le départ en juillet. Ancien du Crédit Agricole - tout comme Pedro-Antonio Arias - Paul de Leusse vient tout juste de quitter la direction générale d’Orange Bank, où Stéphane Vallois, jusqu’ici directeur général délégué, lui succédera début octobre. A 50 ans, cet ancien élève de l’Ecole Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées, était également, depuis 2018, directeur général adjoint du groupe Orange en charge des activités de banque digitale, en Europe et Afrique. Paul de Leusse affiche un riche parcours dans le conseil et dans la banque. Il a commencé sa carrière en 1997 chez Oliver Wyman comme consultant puis associé, avant d’intégrer Bain comme associé. En 2009, il avait rejoint le groupe Crédit Agricole en tant que directeur de la stratégie, avant de prendre en 2011 la direction financière de Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, le pôle de financement et d’investissement de la banque cotée, puis d’en devenir ensuite le directeur général délégué. En 2016, il avait été nommé directeur général de CA Indosuez, la banque de gestion de fortune du Crédit Agricole, gérant 120 milliards d’euros d’actifs. De multiples acquisitions Ce parcours qui marie expertises dans le conseil, la banque et la gestion de fortune, a convaincu GBL pour la prochaine étape du développement de Sienna IM. La société, pilotée pendant un peu plus d’un an et demipar Pedro-Antonio Arias, un ancien d’Amundi (filiale du Crédit Agricole), a multiplié les acquisitions au cours des douze derniers mois. Parmi elles figurent notammentle rachat du gestionnaire immobilier L’Etoile Properties (3milliards d’euros d’encours), une prise de contrôle majoritaire dans MH GA, la société de gestion de Malakoff Humanis, dotée de près de 20 milliards d’euros d’actifs sous gestion et, enfin la reprise d’Acofi Gestion. Au 30 juin 2022, Sienna IM revendique une présence dans sept pays pour 32,9 milliards d’euros d’encours gérés.
UBS, qui vient de renoncer à son opération de rachat du groupe américain Wealthfront, compte augmenter son dividende ordinaire 2022 de 0,51 dollar à 0,55 dollar par action, soit une augmentation de 10% par rapport à l’année précédente, a annoncé la banque ce mardi matin. Le conseil d’administration a l’intention de proposer le dividende à l’approbation des actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle qui se tiendra en 2023. En outre, UBS prévoit que les rachats d’actions dépasseront l’objectif de 5 milliards de dollars pour l’année 2022. Au 9 septembre 2022, UBS a racheté pour 4,1 milliards de dollars d’actions.
Fidelity Investments envisage de permettre aux investisseurs individuels de négocier des bitcoin sur sa plateforme de courtage, selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal. La société de gestion a lancé une activité de négociation de bitcoin pour les hedge funds et autres investisseurs institutionnels en 2018. En début d’année, elle a autorisé les entreprises clientes à ajouter l’actif numérique aux plans de retraite 401(k) qu’elle gère pour eux. Désormais, elle cherche à proposer les crypto à ses plus de 34,3 millions de comptes de courtage.
L’indice HFRI 500 Fund Weighted Composite a progressé de 0,5% durant le mois d’août selon le fournisseur de données et d’indices sur les hedge funds HFR. Cet indicecouvre les performances des plus gros hedge funds fournissant leurs données à HFR, ouverts aux investissements et offrant une liquidité trimestrielle ou mensuelle. Les composants de l’indice, recalculé sur une base trimestrielle, sont classés en fonction de leur stratégie (equity hedge, event-driven, macro, relative value, risk premia). Sur l’année en cours, la performance de l’indice est négative (-2,5%). Environ 45% des hedge funds ont terminé le mois d’août en territoire positif selon HFR, les hedge funds macro et event-driven affichant les meilleures performances moyennes.Le fournisseur de recherche américain constate que la dispersion des performances des hedge funds s’est réduite le mois dernier. Le décile supérieur des hedge funds de l’indice HFRI 500 Fund Weighted Composite a enregistré une performance moyenne de +6,5% et le décile inférieur une performance moyenne de -12,3%. L’écart de dispersion s’est élevé à 18,8% contre 22,8% en juillet et 22,5% en juin. Sur l’année en cours, la dispersion de performance est bien plus large (66,4%) selon HFR entre le décile des hedge funds les plus performants (+36,7% de performance en moyenne) et le décile des moins performants (-29,7% de performance en moyenne).
C’est mieux en le disant. Si depuis ses débuts Generali Global Infrastructure affiche une indépendance de gestion complète, son changement de nom annoncé ce mardi appuie encore davantage sur l’autonomie de cette entitéfaisant partie de l’écosystème de gestionnaires multi-spécialistes de Generali. Dorénavant, la société s’appellera Infranity. «Ce nom apporte plus de clarté pour les clients et reflète précisément les deux priorités de la société : ‘infrastructure’ et ‘humanité’», explique la société de gestion dans un communiqué. Cette évolution n’implique aucun changement dans la structure actionnariale. Generali reste majoritaire danscette structure créée en 2018 par Philippe Benaroya, Alban de La Selle et Gilles Lengaigne. Avec 7 milliards d‘euros sous gestion, Infranity, qui investit dans la dette et les actions d’infrastructure, a atteint sa taille critique. «Notre taille nous permet d’être un des plus gros investisseurs dans la plupart de nos opérations et de bénéficier de très bonnes opportunités d’investissement (le deal flow). Cela nous permet aussi de participer en amont à la structuration des opérations», précise Philippe Benaroya. Une clientèle de plus en plus externe Une partie importante de ses encours proviennent de Generali, mais sa collecte s’est ouverte aux clients externes et est aujourd’hui répartie de manière équilibrée entre l‘assureur et les clients tiers. Et si les fonds de la société de gestion restent avant tout destinés aux institutionnels, certains produits élaborés pour une clientèle de particuliers ont pris un poids non négligeable. Infranity a en effet distribué pour près de 800 millions d’euros sous la forme d’unités de compte pour les contrats d’assurance vie du groupe. Pour les prochains mois, le gestionnaire reste confiant sur son potentiel de collecte et espère bien continuer sur la même tendance que ces dernières années, avec entre 2 et 3 milliards de levées par an. Le gérant ne craint ni l’inflation, ni la hausse des taux. «Nos stratégies et nos investissements sont bien protégés face à l’inflation. Par ailleurs, la hausse des taux nous permet de générer des rendements plus attractifs sur la dette sans affecter les qualités de crédit de nos emprunteurs. Nos investissements en taux variables permettent également de bénéficier des éventuelles hausses de taux dans le futur. Nos emprunteurs restent généralement bien couverts face au mouvement de hausse des taux», assure Philippe Benaroya.
Le hedge fund new-yorkais Mudrick Capital Management a nommé, ce lundi, Tom Bachner en qualité de président en charge des fonctions non relatives aux investissements. Tom Bachner a auparavant travaillé environ vingt ans au sein du plus gros hedge fund du monde Bridgewater Associates, où il occupait jusqu'à récemment la fonction de directeur mondial des partenariats institutionnels. Tom Bachner a aussi travaillé pendant dix ans au sein du gouvernement américain. Mudrick Capital Management gérait 3,4 milliards de dollars à fin août.
En janvier dernier, l’IDI et Omnes avaient annoncé des discussions exclusives en vue d’une prise de participation minoritaire de l’IDI au capital d’Omnes. Les discussions sont désormais bouclées même si elles ont pris davantage de temps que les six semaines annoncées à l'époque pour arrêter les termes définitifs de l’accord. «Nous avons pris le temps de bâtir le projet qui nous paraissait le plus pertinent et adapté », explique Julien Bentz, Managing Partner de l’équipe d’investissement de l’IDI. Concrètement, Omnes (issu d’un spin off de Crédit Agricole Private Equity en 2012) va être scindé en deux activités, dans lesquelles l’IDI prendra une participation. L’une regroupera les activités d’infrastructure, de capital-risque et de co-investissement qui reste sous le nom d’Omnes et l’autre, celle de capital-investissement, rebaptisée IdiCo. Le nouvel Omnes, qui contiendra donc son point fort qui est l’énergie renouvelable, sera détenu majoritairement par ses associés et l’IDI en sera minoritaire. Il représentera un peu plus de 4 milliards d’euros d’actifs gérés. L’IDI sera à l’inverse majoritaire dans le futur IdiCo qui gèrera près de 900 millions d’euros à l’issue de l’opération et sera co-dirigé par Julien Bentz (président) et Benjamin Arm (directeur général). L’IDI deviendra investisseur de référence (appelé aussi anchor investor) des futurs fonds levés. « Cette nouvelle organisation entend mettre à profit l’esprit entrepreneurial des deux sociétés pour créer le cadre le mieux adapté au développement de chaque activité », explique un communiqué. Elle doit aussi favoriser« la transition managériale préparée depuis quelques années au sein d’Omnes ». Ainsi, Serge Savasta prend la présidence d’Omnes à la place de Fabien Prévost, 63 ans et fondateur de la société. Celui-ci reste toutefois très proche puisqu’il devient président du conseil de surveillance et directeur des investissements. Rester minoritaire dans Omnes Pour l’IDI, les tumultes des marchés depuis février et les problématiques de récession n’ont pas affecté de manière négative les négociations, au contraire. « Avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, investir dans les énergies renouvelables était considéré par certains comme étant un bon complément. Mais depuis février, on constate que le déploiement de capacité de production d’énergies renouvelables devient une impérieuse nécessité en Europe. Chaque mois qui passe nous amène à considérer que la demande future pour les fonds d’infrastructure d’Omnes va augmenter», explique Julien Bentz. Ce dernier assure vouloir « accompagner Omnes dans son développement pour en faire une référence en Europe dans tout ce qui est financement des infrastructures de transition énergétique». L’IDI n’a cependant pas vocation à devenir majoritaire au capital d’Omnes qui accueillera une dizaine de managers à l’issue de l’opération. Un autre intérêt pour la holding cotée qui avait vendu sa filiale de capital investissement Idinvest à Eurazeo en 2020, est d'élargir à nouveau ses activités sur le private equity. Cela passera donc par des investissements à la fois via ses fonds propres (612 millions d’euros d’actif net réévalué), et à travers une activité pour compte de tiers. Cette dernière sera constituée de deux sociétés de gestion : IdiCo, avec une forte ambition autour de l’investissement responsable et intervenant sur les activités small & lower mid cap equity, dette privée et transformation, ainsi qu’Idi em Partners, spécialisée en capital-développement dans les grandes zones émergentes.
M&G annonce, ce lundi, son intention de renforcer les caractéristiques ESG (environnement, social, gouvernance) de dix fonds de sa gamme actions dans le cadre de son engagement à faire évoluer ses stratégies vers des résultats ESG, durables ou à impact. Une fois ces changements appliqués, neuf des stratégies seront désormais classées Article 8 du règlement SFDR, assure le communiqué. Les neuf fonds en cours de transition vers l’Article 8 adopteront une approche à biais ESG positif c’est-à-dire avec une notation ESG moyenne pondérée supérieure à celle de leurs indices de référence ou au moins équivalente à une notation A de MSCI ESG Research. Les changements vont également se traduire par l’instauration d’une série d’exclusions ESG fondées sur des normes, des secteurs et/ou des valeurs spécifiques. Ces exclusions limiteront la capacité des fonds à investir dans des sociétés ayant des activités dans les domaines du tabac, des divertissements pour adultes, des jeux d’argent, des armes controversées, des forages dans l’Arctique et de l’extraction de sables bitumineux, en plus des restrictions déjà existantes concernant le charbon thermique. Ces restrictions incluront également les sociétés qui ne respectent pas les principes du Pacte mondial des Nations Unies. Les objectifs financiers des fonds resteront inchangés, tout comme leurs indices de référence. Par ailleurs, les caractéristiques ESG du fonds M&G (Lux) Global Themes Fund, lequel relève déjà de l’article 8 du règlement SFDR, vont être renforcées à partir du 10 novembre 2022. Le fonds adoptera également un biais ESG positif et modifiera ses critères d’exclusion, conclut M&G.