JP Morgan Asset Management a dévoilé, jeudi, trois nouveaux fonds indiciels cotés (ETF) respectivement baptisés JPMorgan Sustainable Consumption ETF, JPMorgan Social Advancement ETF et JPMorgan Sustainable Infrastructure ETF. Le premier investit dans les entreprises dont JP Morgan AM considère qu’elles bénéficieront de la demande croissante de solutions pour préserver les ressources naturelles, améliorer l’utilisation des ressources et réduire le gâchis. Parmi les entreprises ciblées figurent celles facilitant l’utilisation durable de matériaux ou encore celles permettant une agriculture durable et le recyclage de l’eau. Cet ETF est géré parSandeep Bhargava, Aijaz Hussain et Polina Diyachkina. L’ETF JPMorgan Social Advancement investit dans les entreprises les mieux placés pour répondre à la demande croissante de biens et services facilitant l'émancipation économique des individus. L’univers d’investissement inclut les sociétés permettant notamment des logements et des infrastructures, des soins et une éducation à coût abordable ou encore l’accès aux services digitaux. CetETF est géré par Raj Tanna, Jennifer Rabowsky et Bilquis Ahmed. Le troisième ETF investit dans des sociétés développant des solutions visant à fournir des infrastructures durables dans le but de faciliter une économie durable et inclusive. L’ETF est géré parSara Bellenda, Victor Li et Fred Barasi.
Marcel Borelli, ancien responsable de la sélection de fonds obligataires de la banque privée de JP Morgan, a établi une nouvelle société de gestion multi-stratégies nommée Farview avec Paulo del Priore, qui a travaillé au sein de plusieurs gestionnaires alternatifs londoniens et brésiliens. Farview sera implantée à la fois à Londres d’où Marcel Borelli agira comme principal conseiller en investissement et à Sao Paulo dont le bureau sera dirigé par Paulo Del Priore. Colleen Myron, précédemment chez Fauchier Partners, est également associé senior du gestionnaire au Brésil. Le premier fonds de la société de gestion, baptisé Farview Alpha, investira dans des fonds alternatifs liquides.
Martin Currie, une société du groupe Franklin Templeton, annonce le départ de Colin Morton, son responsable des actions britanniques, à la fin de cette année. L’intéressé sera remplacé par un duo, Ben Russon et Richard Bullas, promus coresponsables des actions britanniques. Le premier se concentrera sur les grandes capitalisations et le second sur les petites et moyennes capitalisations. Ils prendront leurs fonctions le 1er octobre.
Le société de conseil Agama, spécialisée dans la création de sociétés de gestion d’actifs ainsi que dansl’externalisation et l’assistance aux fonctions de compliance et de contrôle interne des gérants, a annoncé, ce jeudi, le rachat du cabinet Reinhold & Partners. Reinhold & Partners, qui compte deux associés principaux et une centaine de clients dont la majorité sont établis en Europe et en Amérique du Nord, assiste sociétés de gestion et fonds d’investissement en France et à l’étranger depuis quatorze ans. Agama conseille de son côté des gestionnaires français et basés au Luxembourg et compte une cinquantaine de salariés. L’intégration de Reinhold & Partners au sein d’Agama est effective depuis juillet. Bertrand Gibeau, jusqu’ici associé et directeur du développement de Reinhold & Partners, devient responsable du développement de l’activité d’Agama. L’associé fondateur, Alain Reinhold, 74 ans, deviendra Senior advisor d’Agama. « Notre ambition est de développer de nouveaux axes de services pour nos clients, en termes de gouvernance, de contrôle des risques mais aussi de mise en place des process en lien avec la finance durable », souligne notamment Bertrand Gibeau dans un communiqué.
Le fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF) thématiques Ark Investment Management, dirigé par Cathie Wood, vient de promouvoir son directeur de recherche depuis 2013, Brett Winton, au poste de futurologue en chef. Selon un communiqué, il se concentrera sur la convergence entre et au sein des cinq plateformes de recherche sur l’innovation ciblées par Ark (intelligence artificielle, robotique, stockage d'énergie, séquençage de génome, techologie blockchain).
Mark Richards a rejoint BNP Paribas Asset Management (BNP PAM) en tant que directeur des fonds flexibles et de performance absolue au sein de la division Multi-Asset, Quantitative et Solutions (MAQS). Il sera basé à Londres et rattaché à Maya Bhandari, directrice mondiale des stratégies multi-actifs, Mark Richards travaillait précédemment chez Jupiter Asset Management en tant que gérant multi-actifs senior. Il a également exercé les fonctions de stratégiste buy-side au sein de JP Morgan AM et Pimco et sell-side chez Credit Suisse et ING.
Aviva Investors va fermer sa succursale à Helsinki en Finlande, a appris AMWatch. La société va désormais s’appuyer sur le consultant suédois House of Reach pour se développer dans le pays. Ce partenariat a été annoncé la semaine dernière.
Montpensier Finance a recruté François Breton en tant que directeur au sein de l’équipe de gestion actions grandes et moyennes valeurs européennes. L’intéressé travaillait précédemment pour Edmond de Rothschild Asset Management en qualité de gérant actions.
La liste des sociétés de gestion devant faire face à des enregistrements de noms de domaines en ligne frauduleux vis-à-vis de leur marque s’allonge. La Financière de l’Echiquier (LFDE) a dû faire face à cette problématique fin juin, selon un document consulté par NewsManagers. Le gestionnaire d’actifs français a engagé une procédure pour bloquer le nom de domainelfde-patrimoine.com etpour le récupérer,via un conseil en propriété intellectuelle, auprès du centre de médiation et d’arbitrage de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).Ce qu’il a obtenu courant août. Le cas de LFDE présente néanmoins une différence par rapport à d’autres affaires similaires ayant concerné d’autres sociétés de gestion. La personne qui avait enregistré le nom de domaine a répondu au médiateur, fin juillet, qu’elle avait payé pour l’enregistrer et qu’elle refusait de transférer le nom de domaine à LFDE à moins que le gestionnaire ne fasse «une offre sérieuse» pour le racheter. LFDE a également indiqué au centre de médiation et d’arbitrage de l’OMPI que certains de ses clients avaient reçu des mails incluant le nom de domaine lfde-patrimoine.com.
Sanso Investment Solutions (Sanso IS) a nommé Olivier Benatar en qualité de directeur commercial en charge du développement. L’intéressé est par ailleurs conseiller du groupe Banque Mondiale à Washington pour les questions relatives aux monnaies et obligations numériques. Il aura pour mission entre autres de renforcer l'équipe commerciale sur les segments wholesale et CGPI et de lancer une action commerciale à l’international lorsque les encours de la firme auront atteint la taille nécessaire pour cela.
Jonathan Willcocks rejoint Premier Miton Investors en tant que responsable mondial de la distribution. L’intéressé avait quitté M&G Investments début 2022. Il y avait passé 17 ans, ces quatre dernières années comme responsable de la distribution. Il avait contribué au développement international de la société de gestion. Avant cela, il était responsable commercial. «Je suis vraiment impatient de rejoindre une entreprise aussi merveilleuse et de travailler avec tous mes nouveaux collègues et équipes d’investissement, ainsi qu’avec de vieux amis, alors que nous cherchons à développer l’entreprise et à servir nos clients afin d’obtenir de bons résultats pour tous nos clients et nos actionnaires», déclare Jonathan Willcocks sur sa page LinkedIn. Premier Miton Investors est une société de gestion londonienne gérant 11,3 milliards de livres au 30 juin 2022.
HSBC Asset Management a coté à Paris ce 8 septembre son nouveau fonds ETF biodiversité sur Euronext. Ce fonds, HSBC World ESG Biodiversity Screened Equity Ucits ETF, est une première sur Euronext Paris. Il réplique l’indice Euronext ESG Biodiversity Screened World USD développé par les équipes indicielles d’Euronext, en partenariat avec celles de HSBC AM. Il s’agit du premier indice biodiversité lancé par Euronext Paris.Sustainalytics et Iceberg Data Lab est intervenu en tant que fournisseur de données extra-financières. L’ETF, domicilié en Irlande, a été lancé et coté pour la première fois à Londres mi-août. L’indice de référence suit les marchés actions au niveau mondial avec un filtre ESG (environnement, social, gouvernance) et l’intégration d’enjeux liés à la biodiversité, tout en excluant notamment 25% des moins bons élèves en matière de notation extra-financière sur les 3 piliers E, S, G. Ainsi, il applique des filtres d’exclusion dont certains en lien direct avec la biodiversité : 1. Le premier filtre ESG applique des exclusions sur un certain nombre de secteurs de type armes controversés, tabac, énergie nucléaire, etc dont des exclusions spécifiques en lien avec des considérations relatives à la biodiversité, par exemple les pesticides, la chasse (notamment à la baleine), etc.; 2. Le deuxième filtre ESG élimine les 25 % des moins bons élèves en matière de notation extra-financière sur les 3 piliers E, S, et G, à l’aide de la méthodologie de calcul des risques ESG développée par Sustainalytics ; 3. Le troisième filtre exclu sur la base de l’approche CBF (Corporate Biodiversity Footprint) développée par Iceberg Data Lab les titres qui ont les scores (négatifs) les plus élevés en matière de biodiversité. Cette méthodologie utilise l’abondance moyenne des espèces pour établir ses scores de biodiversité et évalue quatre des pressions les plus fortes sur la biodiversité : le changement climatique, l’utilisation des sols, la pollution atmosphérique et la pollution de l’eau. Le fonds relève de l’Article 8 du règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans les services financiers (SFDR). Il doit aussi être coté en Allemagne (Xetra) et en Italie.
Depuis que le mandat de Robert Ophèleà la présidence de l’Autorité des Marchés Financiers s’est terminé fin juillet, Bercy a lancé un recrutement ouvert pour lui trouver un successeur. Une vingtaine de personnalités actives dans la défense des épargnants soutiennent la candidature de Guillaume Prache, le directeur général de Better Finance. Parmi ces soutiens se trouvent onze membres de la commission consultative des épargnants de l’AMF qui comprennent notamment Colette Neuville, présidente de l’Association de Défense des Actionnaires Minoritaires (ADAM), Gérard Ampeau, chargé d’enseignements à l’Université de Caen, et Hervé Chefdeville, président de l’association pour le Patrimoine et l’Actionnariat Individuel (APAI), secrétaire général d’Energie en actions qui a déposé la semaine passée une plainte pénale contre EDF au nom de certains actionnaires salariés.
La société Agama, qui conseille de nombreuses sociétés de gestion et est présente en France et au Luxembourg, a annoncé son rapprochement capitalistique et stratégique avec la société Reinhold & Partners, qui accompagne des sociétés de gestion et des fonds, en France et à l’étranger, depuis quatorze ans. «Les expertises des deux entités sont donc complémentaires et favoriseront de nombreuses synergies, et le renforcement de propositions de valeur», explique Agama dans un communiqué. Bertrand Gibeau, jusqu’alors partner et directeur du développement de Reinhold & Partners, devient head of business development du Groupe Agama.
La société Agama, qui conseille de nombreuses sociétés de gestion et est présente en France et au Luxembourg, a annoncé son rapprochement capitalistique et stratégique avec la société Reinhold & Partners qui accompagne des sociétés de gestion et des fonds en France et à l’étranger depuis quatorze ans. «Les expertises des deux entités sont donc complémentaires et favoriseront de nombreuses synergies, et le renforcement de propositions de valeur», explique Agama dans un communiqué. Bertrand Gibeau, jusqu’alors partner et directeur du développement de Reinhold & Partners, devient ‘head of business development’ du Groupe Agama.
Après plusieurs années de réflexion, BlackRock a ouvert une succursale à Helsinki, en Finlande, rapporte AMWatch. Le bureau sera dirigé par Wilhelm Schauman. La société de gestion américaine souhaite nouer des relations plus proches avec le marché finlandais et concevoir de nouveaux produits d’investissement avec les investisseurs dans le pays.
Amiral Gestion vient de recruter Sophie Caillaut en tant que responsable institutionnels et grands comptes. Basée à Paris, elle travaillera en collaboration avec Ugo Emrinian, directeur institutionnels et grands comptes de la boutique indépendante. Son recrutement s’inscrit directement dans la volonté d’Amiral Gestion «d’affirmer sa présence auprès de la clientèle des investisseurs institutionnels et grands comptes, qui représente 50% des encours de la société de gestion». Après des expériences chez HSBC et CCR, Sophie Caillaut a participé au lancement de Mandarine Gestion en 2008 avant de rejoindre SwissLife AM en 2012. Depuis 2017, elle occupait le poste de relations investisseurs chez Hexagone.
Hashdex, société spécialisée dans l’investissement en actifs cryptos, introduit ce jeudi son ETP (Exchange Traded Product) Hashdex Nasdaq Crypto Index Europe sur Euronext Paris et Euronext Amsterdam ainsi que sur Xetra. Le produit est déjà coté en Suisse. L’ETP Hashdex Nasdaq Crypto Index Europe a pour objectif de répliquer l’indice Nasdaq Crypto Index Europe™ (NCIE™), qui a été développé par Nasdaq - en partenariat avec Hashdex - pour capturer la performance du marché mondial des actifs numériques tout en tenant compte des critères d'éligibilité et des normes de cotation des ETP sur les bourses européennes spécifiées. Depuis sa cotation en mai 2022 sur le SIX Swiss Exchange, l’ETP Hashdex Nasdaq Crypto Index Europe a collecté un montant net de de 14,7 millions de dollars. «La méthodologie du NCIE™ fixe des critères d'éligibilité stricts pour ses constituants, notamment autour du profil de liquidité et de la capitalisation boursière. L’indice est rééquilibré chaque trimestre, ce qui garantit que le NCIE™ reste dynamique et représentatif des actifs les plus matures et les plus prometteurs au sein de l'écosystème crypto. L’ETP Hashdex Nasdaq Crypto Index utilise les normes d’investissement les plus élevées de sa catégorie pour offrir aux investisseurs un moyen simple, sécurisé et à faible coût pour s’exposer à l’indice NCIE™. L’indice est entièrement collatéralisé par ses actifs numériques sous-jacents, notamment avalanche, bitcoin, cardano, ethereum, polkadot, polygon, solana et uniswap», explique un communiqué.
Le responsable de l’activité immobilière de Schroders en France, Laurent Dubos, a quitté la société de gestion britannique, a appris NewsManagers. Il a rejoint le groupe Logicor, spécialisé dans les entrepôts et la logistique pour prendre la tête de l’activité française. Selon un communiqué envoyé par Logicor, il doit lancer «un programme de développement et d’acquisition» en France sur les principaux sous-segments du marché. Laurent Dubos avait été nommé directeur France pour l'équipe immobilier à Paris de Schroders en 2019. Il en était depuis 2018 le directeur adjoint. Interrogée sur le nom de son remplaçant, Schroders indique qu’un processus de recrutement est en cours. En attendant de trouver le candidat idéal pour piloter cette équipe d’une trentaine de personnes, l’intérim est assuré par James McNamara (Head of Strategy, Hotels and Operating Assets, Schroders Capital) et Sophie Van Oosterom (Global Head of Real Estate,Schroders Capital), ainsi que parYves Desjardins, directeur général de l’entité française de Schroders.
DWS a lancé trois nouveaux ETF Xtrackers exposés aux marchés d’actions américains, européens et japonais axés sur l’ESG et alignés sur les objectifs de l’Accord de Paris. «Ce lancement fait suite aux deux ETF lancés en février dernier, qui utilisent la même méthodologie indicielle», explique DWS dans un communiqué. Les produits en question sont les suivants: le Xtrackers USA Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF, le Xtrackers Europe Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF et le Xtrackers Japan Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF. Ils sont tous les trois qualifiés de fonds Article 9 en vertu du règlement de l’UE sur les informations financières durables (SFDR). Ils suivent les indices Solactive-ISSESG Net Zero Pathway, qui visent une réduction de 50 % de l’intensité de carbone par rapport à l’indice de référence équivalent du marché non ESG, ainsi qu’une réduction continue de l’intensité de carbone de 7 % par an. Les nouveaux ETF sont cotés sur la Deutsche Boerse et la Bourse de Londres, d’autres Bourses devant suivre.
Le Crédit Mutuel Asset Management a annoncé l’obtention du label ISR (investissement socialement responsable) pour six de ses fonds: - CM-AM Convictions Euro - CM-AM Small & MidCap Euro - CM-AM Flexible Euro - CM-AM Convertibles Euro - CM-AM France - CM-AM Euro Equities Le Crédit Mutuel Asset Management revendique désormais 49 fonds labellisés ISR pour un encours de près de 20 milliards d’euros. Filiale de gestion du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, elle gère environ 74 milliards d’euros.
La téléréalité mène à tout. Y compris au capital-investissement. La star de l’influence, riche de millions de dollars et de followers sur les réseaux sociaux Kim Kardashian s’est associée à Jay Sammons, un ancien partner de Carlyle Group, pour lancer une société de private equity, rapporte The Wall Street Journal. La nouvelle société, SKKY Partners, fera des investissements dans des secteurs incluant les produits de consommation, l’hospitalité, le luxe, le commerce digital et les médias, ainsi que les médias grand public et de divertissement. Les fondateurs n’ont pas encore levé de fonds, mais prévoient de le faire auprès d’investisseurs institutionnels rapidement. Ils n’ont pas précisé leur objectif pour la taille du fonds.
La société de gestion française Futur Investment Managers, agréée depuis 2015 et présidée par Julien Nebenzahl, a changé de nom pour devenir G-P-S Stratégie et Finance. La nouvelle dénomination a été entérinée lors d’une assemblée générale mi-juin et validée par l’AMF courant août.
Le concept semble plaire. Epopée Gestion a annoncé une nouvelle levée de fonds, de 100 millions d’euros, pour son fonds Epopée Immo Rendement I. Ses encours atteignent aujourd’hui 260 millions d’euros, un montant supérieur à la cible de 250 millions que le gestionnaire se serait fixée. Avec une demande qui reste forte, il n’est pas exclu que la taille du fonds aille bien au-delà de ces montants dans les prochains mois. Depuis son lancement, en mars 2021, le véhicule d’investissement applique les mêmes principes. Il investit sur des infrastructures immobilières d’entreprises sur l’Arc atlantique. Avec cette stratégie, il coche plusieurs cases pour attirer les institutionnels, à qui il est destiné. «Nous avons créé ce fonds car nous avons constaté que les institutionnels étaient assez peu présents sur des actifs en régions. C’est parce qu’ils ne disposent pas toujours d’équipes disponibles pour aller sur le terrain dans des villes de taille moyenne et intermédiaire. Dans le même temps, les entrepreneurs en régions ne trouvaient pas de financeurs pour leurs biens immobiliers», explique Ronan Le Moal, cofondateur et directeur général d’Epopée Gestion. Tickets de 8 à 10 millions d’euros Le fonds s’inscrit comme une poche de diversification pour des investisseurs qui sont déjà très bien positionnés sur des actifs à Paris et en région parisienne. Outre cet aspect, les rendements des biens sur lesquels il se positionne sont en général supérieurs de 180 à 200 points de base à ce qui peut être observé dans la capitale. «Sur l’Arc atlantique, les rendements des bureaux peuvent atteindre 4% à 6%», précise le gestionnaire. Les actifs du fonds sont constitués de manière équipondérée entre le secteur tertiaire (les bureaux), les locaux d’activité, comme des concessions automobiles, ou la logistique. Le fonds investit avec des tickets de l’ordre de 8 à 10 millions d’euros par actif. «C’est une taille d’actifs assez importante, mais pas assez pour que de gros institutionnels se positionnent en direct. Ces derniers cherchent davantage des biens compris entre 50 et 300 millions d’euros.» Enfin, le fonds a entamé une démarche pour obtenir un label d’investissement socialement responsable (ISR). En deux ans d’existence, Epopée, rentable, gère déjà près de 500 millions d’euros. Il a dans ses cartons d’autres projets pour de nouveaux produits, toujours dans l’optique de soutenir le tissu économique en régions. Il n’y a pas de raison pour que les investisseurs ne suivent pas.
Le groupe Patrimmofi a annoncé avoir réalisé l’acquisition du cabinet parisien Haskell Patrimoine Conseil (HPC) qui représente 100 millions d’euros d’encours financiers pour 120 familles et quatre collaborateurs. Frédérick Haskell, fondateur d’HPC en 2009 entre au capital du groupe de façon significative et rejoint l’équipe des «dirigeants entrepreneurs associés», précise un communiqué. «Avec cette opération, nous renforçons notre rythme de croissance externe, tout en maintenant la forte progression de notre croissance organique », commente Georges Nemes, président du groupe Patrimmofi, Fondé par Georges Nemes, le groupe Patrimmofirassemble 80 collaborateurs dont 45 conseillers en gestion de patrimoine. Les équipes sont réparties au sein des différentes structures du groupe, à savoir: le cabinet historique Patrimmofi, Arnaud Dubois & Associates, Asfidia, Hortus Patrimoine, ICF, Institut du Patrimoine, Rive Gauche Finance, Solon Entrepreneur Office et Valorial. Au 31 juillet 2022, l’encours financier sous gestion est de 1,4 milliard d’euros et la collecte atteint 185 millions d’euros (immobilier et financier).
Le groupe bancaire Crédit Mutuel Arkéa a annoncé que Thomas Guyot va prendre la tête de son pôle produits (qui inclus la gestion d’actifs, l’assurance et l’immobilier), en remplacement de Sébastien Barbe. NewsManagers avait annoncé le départ de ce dernier hier matin, probablement pour Montpensier Finance. Le communiqué indique que Sébastien Barbe «a souhaité quitter le groupe pour se consacrer à un projet entrepreneurial». Thomas Guyot est entré dans le groupe d’assurance Suravenir, une filiale du Crédit Mutuel Arkéa en 2012. Il en est le président du directoire depuis le début de l’année. Thomas Guyot, âgé de 46 ans, est diplômé de l’Ecole polytechnique. Il commence sa carrière dans le secteur des télécommunications, à Cegetel Entreprises avant de rejoindre le Crédit Mutuel Arkéa en 2006, en tant que directeur marketing de Symphonis, qui fusionnera plus tard avec Fortuneo. Il prend en charge ensuite la gestion de bilan du Crédit Mutuel Arkéa, avant de prendre la direction de la salle des marchés en 2008 puis de rejoindre Survanir en 2012 en tant que directeur technique et financier. Le pôle Produits du Crédit Mutuel Arkéa compte 1.200 collaborateurs répartis au sein d’une vingtaine d’entités spécialisées dans l’assurance, la gestion et l’immobilier dont par exemple Suravenir Assurances et Novelia, Arkéa Investment Services (avec Federal Finance Gestion, Schelcher Prince Gestion, Arkéa REIM pour la gestion d’actifs et Arkéa Banque Privée pour la gestion de fortune) ou encoreArkéa Real Estate pour le conseil en immobilier.
Qu’est ce qui incite à investir dans les fonds durables ? Pas la surperformance, en tout cas, les fonds verts ayant vu leurs rendements s’effriter face à leurs compétiteurs incolores cette année. En revanche, selon la revue Economics Letters, l’humeur des investisseurs jouerait un rôle non négligeable. Certes, la bonne humeur prédispose à des investissements altruistes et durables. Mais la dépression motive encore davantage : le sentiment d’inquiétude et la baisse de l’appétit au risque favorisent les placements ESG, jugés moins risqués. Au vu de l’actualité récente, les fonds verts ont encore de beaux jours devant eux.
Risques. L’analyse des risques ESG (environnement, social, gouvernance) doit être approfondie par les entreprises. C’est du moins l’enseignement mis en relief par une enquête conduite auprès de 600 entreprises multinationales par le cabinet d’avocats Hogan Lovells sur les défis de l’ESG. Ces critères de responsabilité ont du mal à s’intégrer aux politiques de conformité, à susciter l’engagement de l’ensemble des parties prenantes du groupe. Les entreprises peinent à identifier une approche englobant toutes les questions en jeu, et notamment les obligations éthiques existantes telles que la lutte contre la corruption. Ainsi, plus des trois quarts des responsables de la conformité interrogés déclarent que l’ESG n’est pas intégré dans les pratiques de risque existantes, que leur entreprise manque de compétences sur les sujets ESG voire, chez plus de la moitié, déplorent un manque d’engagement.
Au pays numéro un des massacres perpétrés par des forcenés, la mobilisation contre les armes à feu passe aussi par les institutionnels ! Quatre fonds de pension d’agents publics, dont CalSTRS, qui gère les retraites des fonctionnaires de Californie, veulent inciter les fournisseurs de cartes bancaires dont ils sont actionnaires à fournir une traçabilité des transactions liées aux ventes d’armes. Les célèbres entreprises de carte de crédit American Express, Mastercard et Visa ont pour l’instant répondu par la négative. Selon les fonds de pension, elles s’exposeraient ainsi à des risques réglementaires et réputationnels. La demande des fonds de pension a le mérite de mettre en lumière le problème de armes à feu vendues à tout va aux Etats-Unis. Mais saisir du problème les établissements de paiement en ignorant les problèmes juridiques que soulèverait leur intervention sans cadre précis à l’encontre d’une catégorie d’acteurs, les armureries en l’occurrence, cela semble un peu court comme position responsable !
Convoi funéraire ? Non, simplement le départ de Boris Johnson du 10 Downing Street après trois ans de bons et loyaux services. Le Premier ministre britannique, poussé dehors par son propre parti au bénéfice de Liz Truss (lire l’Edito page 5), aura surtout marqué les esprits par ses frasques et ses bourdes. A commencer par le « partygate », ces fêtes privées données en pleines restrictions sanitaires. S’ils ne regretteront pas sa sortie, ses partenaires européens n’ont pas non plus de raisons de se réjouir, aucune inflexion du discours n’étant à attendre du côté de Londres. Quant à BoJo, il pourrait revenir à ses premières amours… le journalisme.