L’activité du capital-investissement français a tenu bon sur les six premiers mois de l’année en dépit des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques, selon le rapport publié ce mercredi par France Invest. Le nombre d’entreprises et projets d’infrastructures accompagnés par les fonds a progressé de 25% par rapport au premier semestre 2021, représentant 18 milliards d’euros d’investissement (+22%), dont la moitié de transactions primaires. Les secteurs de l’industrie, de la santé et du numérique ont été les plus recherchés. Les acteurs du secteur ont collecté 21 milliards d’euros sur la période, dont 52% auprès d’investisseurs internationaux contre une moyenne de 41% au cours des dix dernières années. L’appétit des particuliers et family offices pour le private equity (hors infrastructures) se confirme, ces derniers représentant désormais 12% des souscripteurs.
La société de gestion Amundi vient d’embaucher Nisarg Trivedi en tant que directeur de la distribution externe pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Nisarg Trivedi arrive de Schroders, où il était directeur depuis 2017, basé à Dubai. Auparavant, il a été directeur clients chez Barings Asset Management entre 2010 et 2017. Il a également travaillé comme responsable commercial pour la gestion d’actifs au sein de la banque BankMuscat entre 2008 et 2010. Il a occupé plusieurs postes managériaux dans les équipes commerciales indiennes de HDFC Asset Management Company, Franklin Templeton Asset Management et Kotak Securities.
En 2031, l’industrie mondiale de la gestion d’actifs devrait atteindre 176.000 milliards de dollars d’encours, hors fonds de fonds et fonds monétaires, selon les estimations d’une étude publiée mercredi par le consultant Broadridge. Ce montant était de 97.000 milliards de dollars fin 2021 et de 36.000 milliards de dollars fin 2011. Selon Broadridge, la gestion d’actifs mondiale doit s’attendre sur la décennie 2021-2031 à un fort ralentissement tant de sa croissance organique que de l’appréciation de son capital. Le consultant projette ainsi un taux de croissance annuel composé de 1,7% pour la décennie 2021-2031 contre 3,9% pour la décennie 2011-2021. Un taux qui pourrait même dégringoler davantage si les conditions macro-économiques se détériorent encore ou restent volatiles car les investisseurs de toutes types viendront réclamer leur argent à travers des demandes de rachats, avertit Broadridge. « Pourtant, le taux de croissance organique global masque des opportunités sous-jacentes. Un trio de forces séculaires puissantes est en train de remodeler la composition de l’industrie, en transférant un niveau important d’actifs vers de nouveaux produits et de nouvelles expertises au détriment de ceux sur lesquels la plupart des leaders actuels du marché ont construit leurs activités», pointe le rapport. Amplification de tendances Broadridge entrevoit la confirmation d’une tendance latente dans le secteur sur la décennie à venir. La croissance à venir viendra encore plus fortement des particuliers au détriment des institutionnels, prédit le consultant, qui estime que 69% des flux de la gestion d’actifs sera tirée par les particuliers dans les 10 prochaines années (contre 55% sur la décennie 2011-2021). D’un point de vue géographique, le poids de la clientèle asiatique dans les flux va plus que doubler sur la décennie 2021-2031, passant à 42% (24% Chine et 18% Asie hors Chine), à égalité avec celui de la clientèle américaine selon les projections de Broadridge. Attendue à 8% sur la décennie 2021-2031, la part de flux liée aux clients de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique serait divisée par 3,2 par rapport à la décennie précédente. Côté produits, l’heure étant à la démocratisation des classes d’actifs privés, un doublement des flux sur les marchés privés (16% sur 2011-2021 à 32% sur 2021-2031) est envisagé par le consultant tandis que la part venant des marchés publics va baisser de 84% à 68%. La gestion intégrant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) devrait compter pour 27% des flux dans la décennie actuelle contre 16% lors de la précédente. Avenir sombre pour une majorité de gestionnaires Broadridge porte un regard critique sur l’avenir des sociétés de gestion. Elles demeurent trop nombreuses pour le consultant, qui constate que seulement 22 gérants ont concentré la moitié des encours mondiaux et de la croissance organique mondiale de la gestion d’actifs entre 2016 et 2021. Selon ses données, 88% des gérants d’actifs ont fait du surplace ces cinq dernières années, n’ont ni gagné plus d’un milliard de dollars à travers leur collecte nette sur cette période ni perdu plus d’un milliard de dollars d’encours dans leur décollecte nette. Broadridge précise que près de 65% des gérants ont subi des sorties nettes sur la période. «Jusqu'à présent, la croissance organique d’une gamme plus large de produits et de marchés, associée à des marchés haussiers, a permis à un plus grand nombre d’entreprises d’accroître leur valeur d’entreprise sans avoir à se battre contre les autres», écrit Broadridge. Pour le consultant, de nombreux grands gestionnaires d’actifs sont en train de voir leur part de marché s’effriter et leur valorisation chuter car ils se sont reposés sur leurs historiques de performance, des capacités et clients existants. Son étude suggère également que les gérants innovants dans leur offre produits ou leur mode de distribution, s’ils ne représentent que 11% des encours et ont attiré 14% de la collecte entre 2016 et 2021, ont connu le taux de croissance annuelle le plus haut (17%) sur la période. Pour figurer parmi les gagnants de la décennie, Broadridge conseille aux gérants d’être plus rapide que leurs pairs dans l’innovation produit, d’améliorer le développement de leur marque, renforcer leur distribution et être plus flexible dans la fourniture de service. Avec un avantage pour ceux qui maîtrisent les fusions-acquisitions et les nouvelles technologies.
Le gérant suisse EFG International a publié des données financières en recul pour les neuf premiers mois de l’année 2022. Les encours sous gestion à fin septembre ressortent à 140,9 milliards de francs suisses, soit un recul de 9% par rapport aux 155 milliards de fin juin. Ce recul est principalement causé par la vente de la banque privée espagnole A&G, qui gérait 12 milliards de francs. Cette baisse est équivalente à celle qui a touché EFG International sur les six premiers mois de l’année. A fin 2021, les encours s'élevaient à 172 milliards de francs suisses. La firme a pourtant continué à collecter, avec +0,9 milliard de CHF sur l'été, pour atteindre un montant net de 2,6 milliards depuis le début de l’année. Plan triennal pour améliorer la rentabilité EFG International a annoncé, dans le même communiqué, vouloir améliorer sa rentabilité en chassant les économies d'échelles, avec pour objectif de réduire les coûts annuels de 40 millions de francs suisses d’ici 2024. La société compte notamment améliorer et simplifier sa gestion client du front au back office, augmenter la digitalisation, et davantage centraliser les processus et les fonctions supports. Elle va, pour ce faire, engager de nouveaux responsables de la rentabilité. La société conserve par ailleurs son objectif d’augmenter la croissance de sa collecte nette à 4-6% par an d’ici 2025, contre 2% actuellement.
Environ un hedge fund sur quatre a surperformé en septembre, les stratégies macro en tête, selon les observations de HFR, fournisseur de recherche et d’indices sur les hedge funds. Son indice de référence HFRI 500 Fund Weighted Composite a baissé de 2,3% le mois dernier après deux mois de redressement.Sur l’année en cours, la performance de l’indice est négative (-6,2%). Cet indicecouvre les performances des 500 plus gros hedge funds fournissant leurs données à HFR, ouverts aux investissements et offrant une liquidité trimestrielle ou mensuelle. Les composants de l’indice, recalculé sur une base trimestrielle, sont classés en fonction de leur stratégie (equity hedge, event-driven, macro, relative value, risk premia). En septembre, l’écart de dispersion entre le décile des hedge funds les plus performants (+6,4% de performance en moyenne) et celui des hedge funds les moins performants (-14,3% de performance en moyenne) a augmenté à nouveau, à hauteur de 20,7%.HFR constate que le décile des hedge funds les plus performants a en moyenne progressé de 38% sur les trois premiers trimestres de 2022 quand le décile des moins performants a en moyenne baissé de 35,3%. Soit une dispersion haut-bas de 73,3%. Le mois dernier, les stratégies CTA quantitatives, axées sur les devises et de suivi des tendances, ont tiré les performances vers le haut, compensant partiellement la faiblesse des stratégies directionnelles sur les actions et event-driven. «La volatilité des marchés financiers s’est accélérée en septembre, avec le catalyseur supplémentaire des perturbations sur les marchés des devises qui est venu s’ajouter aux baisses continues des marchés d’actions, à la hausse des taux d’intérêt et à l’inflation générationnelle. Au cours des trois premiers trimestres de 2022, les hedge funds macro ont su profiter de la volatilité pour surperformer les marchés d’actions, tandis que l’ensemble du secteur des hedge funds a enregistré la plus forte surperformance des marchés d’actions depuis 20ans», a commenté Kenneth Heinz, président de HFR
La société de gestion ThomasLloyd vient de recruter Smita Nakhooda en tant que directrice impact et ESG. Au sein de ce poste nouvellement créé, elle sera chargée de développer le cadre d’investissement et l’évolution des politiques et pratiques de durabilité dans l’impact investing. Elle sera également responsable des initiatives en interne et en externe. Basée à Zurich, elle sera rattachée à Michael Sieg, directeur général. Smita Nakhooda arrive de l’institution du financement ADB, où elle était principal results management specialist. Elle était responsable de l’intégration des Objectifs du Développement Durable (ODD) des Nations unies au sein des politiques de la banque ainsi que des indicateurs de performance clés. Auparavant, elle a été chercheuse associée à l’Overseas Development Institute à Londres. Elle a géré une équipe qui s’est chargée d’examiner le rôle des marchés financiers pour s’adresser au changement climatique. ThomasLloyd, qui s’est spécialisée dans l’investissement à impact, comptait 1,6 milliard de dollars d’encours au 30 septembre 2022.
Le gestionnaire d’actifs britannique Abrdn a dû faire face à des déficiences dans son dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent au Luxembourg, a appris le Sunday Times. Selon le quotidien britannique, Abrdn aurait suspendu une quarantaine de clients de deux sicav dont la cote de risque anti-blanchiment serait catégorisée comme élevée. La firme en aurait informé dans le même temps la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Les comptes clients concernés seraient détenus par des personnes politiquement exposées, dont des représentants gouvernementaux.
Demi-teinte. Novethic vient de dresser un bilan du marché européen des fonds relevant de l’article 9 de la directive SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). Ces véhicules, dont la gestion ambitionne de contribuer à des objectifs durables, seraient 877 à fin juin, pour représenter 361 milliards d’euros, selon le spécialiste. Si, sur le papier, leurs ambitions sont compréhensibles, les fonds ne semblent pas encore au niveau des attentes portées par la réglementation. Les objectifs d’investissement durable et la manière de les atteindre manquent encore de clarté : seuls 43 % des fonds du périmètre étudié communiquent des indicateurs d’impact, caractéristique pourtant fondamentale. Selon Novethic, les méthodes de gestion peuvent aussi être décriées : si 87 % des fonds classés article 9 adoptent une gestion active, plus de la moitié d’entre eux se contentent d’une intégration ESG (environnement, social, gouvernance), tandis que 443 OPCVM article 9 optent pour une seule approche thématique...
Le rapport fleuve d’un groupe d’experts souligne l’engouement suscité par la taxonomie mais appelle Bruxelles à corriger le tir sur de nombreux points.
La Caisse des Dépôts a réussi mercredi une nouvelle émission obligataire durable de 500 millions d’euros pour une maturité de 5 ans (coupon 3%, notation Aa2/AA). Avec l’aide de CACIB, JPMorgan, La Banque Postale, Natixis, Natwest Markets et SGCIB, l’établissement public a obtenu jusqu’à 790 millions de demande en provenance de 40 investisseurs une fois le dernier prix fixé (99,748%), qui a permis de réduire le rendement à l’émission à 3,053%, soit OAT+ 57 pb au lieu de OAT+58 pb initialement ou encore 13 pb de moins que le swap de référence. Cette transaction représente la cinquième émission ESG de la Caisse des Dépôts après une obligation verte inaugurale en 2017, une obligation durable inaugurale en 2019, puis deux autres en 2020 et 2021. «Cette nouvelle obligation durable à 5 ans permet à la Caisse des Dépôts de renforcer sa présence sur les marchés de capitaux en ajoutant un nouveau point de référence sur sa courbe, tout en consolidant son ambition ESG qui demeure au cœur de la stratégie globale du Groupe», indique le communiqué.
Le tribunal de commerce de Paris a placé le groupe en redressement judiciaire le 12 septembre dernier. Le jugement fait suite à la demande du groupe lui-même, qui avait déclaré le 22 août l’état de cessation de paiements. Le jugement, publié au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (Bodacc) le 28 septembre dernier, éclaire la santé financière du groupe. Des informations précieuses que les CGP réclament depuis plusieurs mois. Face à la situation, le tribunal n’a pu que constater l’incapacité de Marne & Finance à faire face à ses dettes, compte tenu d’un passif «trop important» et d’un actif disponible insuffisant, comme il est écrit dans le document. Pour les créanciers, dont font partie les quelques 5.000 particuliers qui ont investi dans le placement Immo Capital Builder System (ICBS), une course contre la montre est lancée. Ils ont jusqu’au 12 novembre, soit une période de deux mois à compter de la parution du jugement au Bodacc, pour faire connaitre leurs créances et espérer pouvoir obtenir un remboursement de leur investissement.
Le producteur d'énergie TotalEnergies a indiqué mercredi que les ONG l’ayant assigné en justice pour ses projets en Ouganda et en Tanzanie avaient refusé la médiation proposée par le Tribunal judiciaire de Paris, qui a donc renvoyé les plaidoiries dans cette affaire au 7 décembre. «TotalEnergies regrette que les ONG engagées dans la procédure aient refusé la médiation proposée par le tribunal, ce que TotalEnergies avait pour sa part accepté», a souligné le groupe dans un communiqué. Fin 2019, plusieurs ONG ont assigné TotalEnergies en justice «sur la base de la loi sur le devoir de vigilance lui reprochant l’insuffisance d’identification et de traitement des impacts sociétaux et environnementaux des projets Tilenga et EACOP en Ouganda et en Tanzanie», a rappelé le groupe. Suite à ce refus de médiation, TotalEnergies «entend désormais rappeler devant le tribunal judiciaire de Paris que son plan de vigilance est mis en œuvre de manière effective et qu’elle s’est assurée que ses filiales en Ouganda et en Tanzanie ont bien appliqué les plans d’actions adaptés afin de respecter les droits des communautés locales et d’assurer le respect de la biodiversité, dans le cadre des projets d’intérêt national décidés par les Etats ougandais et tanzaniens», a indiqué le groupe.
La reconnexion à la nature permet aux salariés de mieux comprendre les enjeux ESG de l’entreprise. Pour les cadres, c’est aussi une façon d’appréhender le management sous un nouveau prisme.
La Caisse des Dépôts a réussi mercredi une nouvelle émission obligataire durable de 500 millions d’euros pour une maturité de 5 ans (coupon 3%, notation Aa2/AA). Avec l’aide de CACIB, JPMorgan, La Banque Postale, Natixis, Natwest Markets et SGCIB, l’établissement public a obtenu jusqu’à 790 millions de demande en provenance de 40 investisseurs une fois le dernier prix fixé (99,748%), qui a permis de réduire le rendement à l’émission à 3,053%, soit OAT+ 57 pb au lieu de OAT+58 pb initialement ou encore 13 pb de moins que le swap de référence.
Le producteur d'énergie TotalEnergies a indiqué mercredi que les ONG l’ayant assigné en justice pour ses projets en Ouganda et en Tanzanie avaient refusé la médiation proposée par le Tribunal judiciaire de Paris, qui a donc renvoyé les plaidoiries dans cette affaire au 7 décembre.
L’activité de gestion d’actifs du groupe américain Principal a fait évolué sa dénomination. Le groupe a annoncé en début de semaine qu’il transformait la marque Principal Global Investors en Principal Asset Management. Le gestionnaire américain comptait plus de 507 milliards de dollars d’actifs sous gestion fin juin et des clients dans plus de 80 pays.
La société de capital investissement Andera Partners a annoncé mardi la nomination dedeux nouveaux gérants dans le cadre du renouvellement de ses organes de gouvernance.Laurent Tourtois (Andera MidCap), qui a rejoint le groupeen 2006,et RaphaëlWisniewski (Andera Life Sciences), dans la maison depuis2001,ont été désignés gérants pour une période de deux ans. «Cette nouvelle gérance aura pour principale mission de poursuivre et accélérer la dynamique de développement de la sociétéde gestion, avec un objectif de doublement de ses actifs sous gestion à horizon 5 ans», explique le groupe, qui a pris son indépendance d’Edmond de Rothschild en 2018. Andera gérait 3,6 milliards d’euros à fin juin.
Le fondateur du hedge fundsGreenlight Capital, David Einhorn a peur pour le devenir des stratégie «value». Dans un entretien à Bloomberg TV il dit ne pas savoir si elle sera à nouveau en vogue un jour car la plupart des investisseurs «value» sont en train d'être mis sur la touche, en raison «de sérieux changements dans la structure du marché.». Il estime qu’il n’en reste que très peu et que la plupart des acteurs du marché ne sont pas formés ou expérimentés en matière d’investissement de type «value», ou se sont tournés vers les stratégies passives ou quantitatives. Pour lui, moins d’acteurs signifie qu’il n’y a personne pour faire attention à ce qui arrive à ces entreprises et «personne ne sait ce que vaut quoi que ce soit», a déclaré Einhorn. «Il y a donc un nombre énorme d’entreprises qui sont dramatiquement mal valorisées et cela d’une manière que nous n’avons jamais vue auparavant.»
C’est fait. Bank of New York Mellon, la plus grande société au monde de conservation et administration d’actifs, a annoncé aujourd’hui que sa plateforme spécialisée sur les crypto-actifs et baptisée Digital Asset Custody était opérationnelle aux États-Unis. Elle indique avoir sélectionné quelques clients institutionnels capables de détenir et de transférer des bitcoins et des éthers pour cette plateforme. L'établissement, fondé il y a plus de deux siècles, a formé une division d’actifs numériques en 2021 pour développer des solutions technologiques sur les actifs numériques. Elle l’avait fait dans le sillage de son entrée au capital de Fireblocks, une start-up qui crée des outils pour le stockage et le transfert sécurisés de bitcoins et autres cryptomonnaies. BNY Mellon indique avoir aussi utilisé les technologies de la société Chainalysis. Le groupe avait alors pour ambition «de lancer la première plateforme multi-actifs du secteur qui fait le lien entre la conservation des actifs numériques et traditionnels», explique un communiqué. «Touchant plus de 20% des actifs investissables dans le monde, BNY Mellon a l’envergure nécessaire pour réimaginer les marchés financiers grâce à la technologie blockchain et aux actifs numériques», a déclaré Robin Vince, directeur général et président chez BNY Mellon.
Amplegest vient d’accueillir Gilles Constantini en tant que directeur de la gestion actions et gérant du fonds Amplegest Pricing Power. Son recrutement fait suite au départ de Gérard Moulin, qui occupait ces postes, a appris NewsManagers. Gérard Moulin avait rejoint Amplegest fin 2013 après avoir travaillé plusieurs années chez Delubac Asset Management. Il y avait importé sa méthode de gestion axée sur le pricing power des entreprises. Le pricing power consiste pour une entreprise à être dans un rapport de force favorable vis-à-vis de ses clients, expliquait-il à NewsManagers il y a quelques années. Son successeur, Gilles Constantini, vient de Montpensier Finance où il travaillait depuis 2017. Il y gérait le fonds d’actions zone euro Best Business Models SRI, classé article 9 et labellisé ISR et Towards Sustainability. Il a également passé quelques années à La Financière de l’Echiquier. Gilles Constantini gérera le fonds avec Maxime Durand, analyste actions pricing powerdepuis dix ans. Ce dernier travaillait déjà sur le fonds avec Gérard Moulin. Lancé en 2006, puis remanié en 2014 avec l’arrivée de Gérard Moulin, le fonds Amplegest Pricing Power, investi sur des entreprises de la zone euro, totalise un encours de 272 millions d’euros. « Le processus du fonds ne change pas », assure Jean-François Castellani, directeur du développement Asset Management chez Amplegest, interrogé par NewsManagers. Mais bien évidemment,« le nouveau gérant pourra imprimer sa marque». Parallèlement, Amplegest a recruté Julie Jourdan, qui sera chargée de déployer la gestion pricing power sur le marché d’actions américaines. La gérante vient de Mansartis où elle pilotait le fonds Mansartis Amérique ISR. Elle a aussi été pendant treize ans spécialiste actions américaines chez Raymond James. Julie Jourdan va concrètement reprendre un fonds international d’Amplegest, qui sera repositionné pour accueillir la nouvelle stratégie sur les actions américaines avec un biais pricing power. Le fonds nouvelle version, qui sera aussi géré avec des critères ESG, devrait être disponible d’ici à la fin de l’année.
Les problèmes de liquidité des fonds immobiliers britanniques reviennent sur le devant de la scène pour la troisième fois en six ans. Touchés par le Brexit en 2016 puis par la pandémie de Covid en 2020, nombre de fonds immobiliers locaux avaient dû être suspendus voire liquidés en raison de fortes demandes de rachats des investisseurs mais aussi d’incertitudes sur les valorisations des actifs en portefeuille. L’origine de ce nouvel épisode de crise diffère cependant. Ces derniers mois, les gérants de fonds immobiliers britanniques se retrouvent confrontés à des demandes massives de rachats d’institutionnels inquiets de la hausse des taux, qui a récemment détruit leur coussin de liquidité pour beaucoup, et de la volatilité des marchés. Face à ces demandes, certains (BlackRock, CBRE et Schroders) ont différé le paiement des rachats ou ont troqué la liquidité quotidienne de leurs fonds pour une liquidité mensuelle comme c’est le cas de Columbia Threadneedle. Ce qui a donné lieu à des restrictions sur le montant pouvant être retiré de leurs fonds par les institutionnels britanniques actuellement en mal de cash. D’ailleurs, du côté des fonds retail, une première suspension a été annoncée ce mardi par ce même Columbia Threadneedle qui a suspendu les transactions de son fondsCT UK Property Authorised Investment Fund, d’une valeur de 453 millions de livres et ouvert aux particuliers, et de celles de son fonds nourricier. Leurs rendementscontinueront néanmoins d'être versés pendant la suspension des transactions. Schroders indiquait en septembre que les demandes de rachats atteignaient 65,1 millions de livres (74,3 millions d’euros) pour son fonds Capital UK Real Estate aux encours de 2,6 milliards de livres. La firme a choisi de payer 7,8 millions de livres le 3 octobre puis le reste soit au 3 juillet 2023 soit avant à une date restant à déterminer. «Les fonds touchés jusqu'à présent sont des fonds institutionnels axés sur l’investissement dans l’immobilier commercial (bureaux, industries et commerces). Les niveaux de liquidités des fonds BlackRock, CBRE et Threadneedle variaient de 2 à 6% au deuxième trimestre 2022 selon les données de l’indice MSCI/AREF UK Quarterly Property Fund Index», précise Sara Malinowsky, analyste senior chez Fitch Ratings, à L’Agefi. Difficile équilibre à trouver sur les rachats L’agence de notation considère le fait de détenir des actifs de long-terme et d’offrir la possibilité de rachats à court terme comme «une faille structurelle» du marché des fonds immobiliers britanniques. Le risque est grand selon elle que les suspensions de rachats (gates) fassent leur retour dans ces fonds comme en 2016 et en 2020 si les gérants manquent de liquidités pour répondre aux demandes de rachats ou si la volatilité rend difficile la cession d’actifs. «Le risque de contagion a été contenu jusqu’à présent mais l’augmentation des demandes de rachats pourrait amener certains fonds à réaliser des ventes forcées, faisant baisser le prix des actifs. Cela pourrait avoir un effet d’entraînement sur d’autres fonds, par le biais de rendements plus faibles, ce qui pourrait déclencher des retraits plus généralisés», observe l’agence dans une note consacrée au secteur. La pression est d’autant plus grande pour les fonds concernés que leurs problèmes d’illiquidité sont dans le viseur du régulateur Financial Conduct Authority, ce qui ajoute de l’incertitude au secteur. La FCA propose depuis mars 2021 qu’un délai de préavis de 90 à 180 jours soit introduit pour les demandes de rachats. La proposition est toujours en discussions. Le régulateur a aussi lancé une structure de fonds dédiée aux actifs illiquides, le long-term asset fund (LTAF), qui impose une période de préavis de 90 jours pour les rachats et dont l’adoption par les fonds immobiliers pourrait s’accélérer selon Fitch si les problèmes de liquidité persistent. Fitch estime qu’un cadre réglementaire sur les délais de préavis pour les rachats «améliorerait tant la gestion de la liquidité que la stabilité financière des fonds immobiliers britanniques». Cependant, la possibilité d’obtenir rapidement du cash en se retirant des fonds reste un facteur clé dans les décisions d’allocation des investisseurs, note l’agence. Dès lors, des délais de préavis plus longs pour les rachats pourraient les dissuader d’abonder les fonds immobiliers britanniques, amenant par conséquent à de nouvelles fermetures de produits. «La réaction du marché à un nouveau cadre réglementaire dépendra de ses spécificités. Les réactions reçues lors de la consultation de la FCA l’ont illustré : les positions à l'égard de la proposition de délai de préavis étaient très nuancées», observe Sara Malinowsky.
Devenue société à mission en juin dernier, Epsor annonce s'être fixée cinq objectifs sociaux et environnementaux. La compagnie spécialisée dans l’épargne des salariés souhaite dans un premier temps continuer de promouvoir le partage de la valeur et la démocratisation de l'épargne au sein del’entreprise. Par conséquent, elle s’engage à assurer un accompagnement individualisé basé sur le projet de vie de chacun. De ce fait, la société digitale ambitionne de participer à une transition solidaire et faire partie d’un mouvement d’acteurs engagés «autour des valeurs d’inclusion, de diversité et mobilisé sur des enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux». «Un comité de mission sera mis en place et sera chargé du suivi de l’exécution de la mission. Chaque année, il présentera un rapport joint au rapport de gestion à l‘Assemblée Générale Ordinaire», précise Epsor dans un communiqué. Sur la voie du responsable Epsor s’est également rapproché de Greenly pour la réalisation de son bilan carbone pour l’exercice 2021. Celui-ci fait état de 182t de CO2 émises, soit 2,1t par collaborateur.Peu exhaustif pour le moment, Epsor et Greenly souhaitent aboutir l’an prochain à un bilan carbone plus accompli, qui comprendra les émissions produites par les encours détenus. En revanche, son étude sur l’épargne responsable a donné naissance à un outil en ligne accessible aux épargnants afin de comparer les fonds labellisés ou non. Ce dernier indique également l’empreinte carbone de chacun des fonds. A titre d’exemple, le fonds EdR Sicav Tricolore Rendement émet, pour 1.000 euros investis,295 kg de CO2 (l'équivalent de 1 500 kilomètres en voiture). Bien qu’il exclut le secteur du charbon, du tabac et de l’armement, on retrouve entre autres dans le top cinq des entreprises financées au sein du fonds,TotalEnergies, LVMH et Airbus. Ce dernier obtient par Epsor un score impact de 57/100, malgré sa double labellisation ISR et Relance.
Le groupe d’assurance néerlandais NN Group a annoncé, ce mardi, être parvenu à un accord pour la vente de l’activité de gestion d’actifs en Pologne de MetLife à Rockbridge, société de gestion présente depuis 24 ans sur le marché polonais. La société de gestion polonaise de Metlife, qui compte quelque 230 millions d’euros d’encours sous gestion, faisait partie des anciennes activités locales de l’assureur acquises par NN en avril dernier. Cette vente entre dans la stratégie de long-terme de NN qui avait déjà revendu sa gestion d’actifs, NN Investment Partners, à Goldman Sachs en avril. La clôture de la transaction doit intervenir au premier trimestre 2023. Le montant n’a pas été dévoilé.
La société de gestion allemande Golding Capital Partners vient d’annoncer le lancement d’un fonds de fonds de 300 millions d’euros axé sur la transition énergétique. Dénommé Golding Energy Transition 2022, ce fonds investira dans des véhicules dédiés aux infrastructures de la transition énergétique. Cela couvre l’énergie solaire et éolienne ainsi que les technologies du stockage d’énergie et la décarbonation. Ce fonds est domicilié au Luxembourg comme un véhicule RAIF «Reserved Alternative Investment Fund» et catégorisé sous Article 8 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) Le portefeuille comprendra une dizaine de fonds ainsi que 20% des coinvestissements. Le fonds se concentrera sur l’Europe (60%) et l’Amérique du Nord (40%), avec une répartition égale entre les projets brownfield (des infrastructures qui existent actuellement) et greenfield (des infrastructures à construire). Golding cible un rendement de 6 à 7% de taux de rendement interne net par an. La première clôture de ce fonds sera achevée d’ici la fin d’année. Destiné aux investisseurs institutionnels avec un engagement minimum de 5 millions d’euros, ce fonds aura une durée de vie de 15 ans ainsi qu’une extension optionnelle. Golding Capital Partners gère près de 12 milliards d’euros.
Andera Partners a annoncé le closing final du fonds BioDiscovery 6, avec 456 millions d’euros collectés. La levée s’est faite auprès des investisseurs institutionnels historiques des fonds BioDiscovery ainsi que des fonds de fonds, des compagnies d’assurances, des mutuelles, des institutions de prévoyance, des family offices, des investisseurs privés ainsi que par des sociétés de l’industrie pharmaceutique. Le fonds va investir en capital-risque dans le domaine des sciences de la vie en Europe. La politique d’investissement sera focalisée sur la construction d’un portefeuille équilibré de sociétés innovantes développant des produits thérapeutiques et des technologies médicales, à tous les stades de leur développement, en Europe et aux Etats-Unis. A ce jour, BioDiscovery 6 a déjà réalisé six investissements dans les sociétés Evommune, Amolyt, TargED, Tubulis, Mineralys et Imcheck. Le fonds BioDiscovery 6 est classé Article 8 selon le «European Sustainable Finance Disclosure Regulation(SFDR)», et contribue à l’objectif de développement durable de l’ONU en lien avec la «Santé et Bien-être».
Gay-Lussac Gestion a annoncé ce 11 octobre la réouverture des souscriptions pour le fonds Gay-Lussac Microcaps, à partir du 28 octobre 2022. Le fonds accepte de nouvelles souscriptions à partir du moment où il descend en-dessous de 90 millions d’euros d’encours. Au 28 septembre, ceux-ci s'élevaient à 88,12 millions, a déclaré Gay-Lussac. La part était valorisée à 550,71 euros le 30 septembre 2022.