La puissance de feu de la banque centrale russe, qui a modifié sa politique de change lundi, n’est pas aussi élevée qu’il y paraît. Sur 500 milliards de dollars de réserves, ING estime à 150 milliards la part pouvant réellement servir à des interventions sur le marché des devises.
Le gérant obligataire vient de boucler un fonds de 5,5 milliards de dollars pour acquérir des actifs bancaires en Europe et aux Etats-Unis. Baptisé Bank Recapitalization and Value Opportunities II (Bravo II), il cible notamment des RMBS et des CMBS. Bravo II suit les 2,4 milliards de dollars récoltés par son prédécesseur en 2011. Il est piloté par le directeur adjoint des investissements, Dan Ivascyn.
Dans un entretien accordé au journal, le président de la Fed de San Francisco, John Williams, estime que la Réserve fédérale devrait modifier sa politique d’orientation des anticipations «très prochainement», alors que le taux de chômage s’approche du seuil de 6,5%. Il estime que cette nouvelle «guidance» devrait s’adosser aux prévisions de la Fed et ne pas inclure un chiffre précis.
Dans le cadre d’un débat organisé par Newsmanagers et amLeague, François Marbeck, directeur général du portefeuille de diversification, a admis que La Banque Postale pouvait modifier plus fréquemment son allocation et que, en l’occurrence, des prises de bénéfices ont eu lieu en janvier. Quoi qu’il en soit, s’est félicité le dirigeant, l’ensemble des fonds satellite de son portefeuille sur l’Europe était en gain, alors que sur la période sous revue, l’Eurostoxx perdait 1 %. Les actions représentent toujours 50 % environ dans le portefeuille de diversification chez La Banque Postale - étant entendu que cela représente 0,5 % du bilan de la banque, ce qui relativise le risque selon le dirigeant. François Marbeck, a également pointé le côté bon marché des actions émergentes - exprimé en price earning - comparé à leurs homologues américaines, japonaises ou européennes. Pas question dans ce cadre de faire l’impasse sur ces valeurs qui concourent à faire baisser la volatilité du portefeuille, comme nous avons pu le constater depuis 2011, a insisté le responsable de La Banque Postale.
Pascal Pigot, directeur général adjoint d’Unéo à la rédaction de www.institinvest.com : Le private equity, qui représente 5% de l’encours en engagement (les appels de fonds s'élèvent à 1% aujourd’hui), est un sujet sur lequel se penchent les dirigeants d’Unéo. « Les investissements que nous avons effectués en 2013 vont se mettre en place cette année », explique Pascal Pigot. Loin d'être sceptique, le directeur général adjoint de la mutuelle émet pourtant quelques réserves : « il y a eu de nombreux fonds qui ont été lancés ces 18 derniers mois, et nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait pas assez de dealflow. C’est notamment le cas pour les fonds de private equity généralistes qui se retrouvent dés lors à devoir allonger les périodes d’investissement ou dégrader le profil du portefeuille cible. Depuis un an, nous nous sommes plutôt intéressés et engagés aux fonds de private equity portés sur les nouvelles technologies, et plus particulièrement sur ceux concernant la e-santé. Ceux-ci n’ont aujourd’hui pas de problème de dealflow et sont un excellent outil de veille compte tenu de notre activité. »
Le gestionnaire américain Legg Mason a annoncé le rachat de QS Investors, conseil auprès de clients institutionnels pour des stratégies actions et alternatives. Le directeur général de Legg Mason, Joseph Sullivan, nommé en 2013, avait annoncé son intention de faire grandir la firme de Baltimore par croissance externe. Basé à New York, QS Investors gère 4,1 milliards de dollars d’encours et fournit ses conseils sur une centaine de milliards de dollars d’actifs. Le montant de la trasaction n’est pas communiqué. Legg Mason enregistrera 35 millions de charges de restructurations et s’attend à un effet positif sur les résultats en 2015.
Pierre Moscovici a plaidé mardi pour une concertation européenne sur la régulation des monnaies virtuelles telles que le bitcoin pour assurer la transparence de ce marché. «Il ne s’agit pas de bannir ces monnaies mais il faut en assurer un encadrement précautionneux», a dit le ministre français de l’Economie et des Finances, à l’occasion d’une visite chez Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy. «Le problème de ces monnaies, c’est qu’il n’y a aucune connaissance des contreparties ni aucun contrôle de l’origine des fonds», a estimé le locataire de Bercy. Il a fait valoir en outre que les consommateurs et les investisseurs n'étaient pas protégés contre les défaillances du type de celle de la plate-forme d'échange de bitcoins MtGox, au Japon, la semaine dernière.
Vanguard Asset Management est victime de son succès. La société de gestion d’actifs a décidé de fermer à toute nouvelle souscription deux de ses fonds small cap, à savoir US Discoveries et US Opportunities, en raison d’une forte croissance des actifs sous gestion de ces deux véhicules, rapporte Citywire Global. Selon Vanguard, cette démarche vise à protéger les intérêts des investisseurs et sauvegarder la capacité des gérants small cap à gérer efficacement leurs fonds respectifs. De fait, le fonds US Discoveries a vu ses actifs sous gestion progresser de 25 millions de dollars à fin 2012 à 160 millions de dollars au 31 décembre 2013. De même, le fonds US Opportunities a porté ses encours de 850 millions de dollars fin 2012 à 1,8 milliard d’euros au 31 décembre 2013.
Pictet Asset Management a lancé en Italie le fonds Pictet-Absolute Return Fixed Income, rapporte Bluerating. Il s’agit d’un fonds obligataire flexible qui cherche à offrir une protection contre la hausse des taux.
Axa Investment Managers a lancé des nouvelles classes de parts à distribution trimestrielle des revenus pour cinq fonds, rapporte Bluerating. Les fonds concernés sont Axa WF Emerging Markets Short Duration Bonds, Axa WF Euro Credit Plus, Axa WF Global Emerging Markets Bonds, Axa WF Global High Yield Bonds, Axa WF Global Strategic Bonds et Axa WF Universal Inflation Bonds.
La banque privée suisse Julius Baer a publié le 3 mars un nouveau cadre de rémunération élaboré et approuvé récemment par le conseil d’administration. Le lien «pay-for-performance» pour tous les éléments de rémunération variables pour les membres de la Direction générale a été mis en place. Sur la base d’une analyse comparative détaillée, la composition de la rémunération des membres de la Direction Générale a été modifiée pour être alignée plus étroitement sur les pratiques du marché. Des plafonds clairement définis ont été établis pour la rémunération de la Direction générale. Le nouveau système se compose d’un Deferred Bonus Plan (Régime de Primes Différées, DBP) et d’un Equity Performance Plan (Plan de Rendement des Capitaux Propres, EPP). Le DBP est un plan de rémunération variable en espèces, qui est basé sur un ensemble d’objectifs de groupe et individuels directement liés à la création de valeur pour Julius Baer. Le nouveau DBP a été mis en place pour la rémunération de 2013. Le lien avec une création de valeur durable est encore renforcé par un régime de report plus strict, en vertu duquel, par rapport à l’ancienne structure, un pourcentage plus élevé est reporté et la période de report augmentée de trois à cinq ans. Tous les montants reportés sont soumis à des dispositions de récupération standard. L’EPP est un plan à base d’actions dont les critères d’acquisition sont assujettis à l'évolution de la performance et du service. L’acquisition est réalisée après trois ans et sera effective pour les contributions faites en 2014. Toute allocation d’unité de performance (représentant une action) dans le cadre de l’EPP est soumise à la réalisation des deux indicateurs de performance clé (KPI) «cumulative Economic Profit» (cEP) et «relative Total Shareholder Return» (rTSR) à la fin de la période de rendement. Le relèvement maximal de l’EPP est de 50% du nombre d’unités de performance initialement octroyé et est soumis à un risque de perte totale.Des lignes directrices de propriété d’action ont été mises en place pour les membres du conseil d’administration et de la direction générale pour renforcer l’engagement envers Julius Baer. Pour le président du conseil d’administration, il doit détenir au moins 25.000 actions Julius Baer et les autres membres du conseil au moins 7.500. Au niveau de la direction, le minimum est de 100.000 pour le directeur général et de 30.000 pour les autres membres. Par ailleurs, Leonhard Fischer a décidé de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat d’administrateur lors de l’assemblée générale 2012. Il est membre des conseils d’administration de Julius Bär Gruppe AG et Bank Julius Bär & Co. AG. Leonhard Fischer a pris cette décision pour éviter des conflits d’intérêts en relation avec la reprise de BHF-Bank par Kleinwort Benson Group. Ce dernier est une filiale à 100% de RHJ International SA, dont Leonhard Fischer est directeur général (CEO) et membre du conseil d’administration.
GAM réduit la voilure. Le gestionnaire d’actifs suisse a en effet décidé de fermer plusieurs de ses fonds, pourtant lancés récemment, dont le GAM Star Global Leaders mis sur le marché en décembre 2012, rapporte Citywire Global. En parallèle, GAM a également liquidé le fonds Local Emerging Bond, lancé également en 2012. Enfin, le fonds GAM Star QFS Global Macro Currency a subi le même sort après que son équipe de gestion, QFS, ait décidé de mettre un terme à ses hedge funds. GAM a toutefois lancé une version Ucits de ce fonds en août 2013.Au moment de leur clôture, ces trois fonds affichaient moins de 10 millions de livres (12,1 millions d’euros).
Invesco poursuit ses efforts pour étoffer sa gamme de produits. Selon Citywire Global, la société de gestion vient de lancer une nouvelle stratégie multi-classes d’actifs pour un trio de gérants débauché chez Standard Life Investments fin 2012. Le nouveau véhicule, baptisé Global Targeted Returns, est en effet géré par David Millar, Dave Jubb et Richard Batty qui ont rejoint Invesco en septembre 2012 après avoir travaillé au sein de l’équipe multi-classes d’actifs GARS (Global Absolute Return Strategies) de Standard Life Investment.Domicilié au Luxembourg, ce nouveau fonds adoptera une approche d’investissement en trois étapes à travers toutes les classes d’actifs et les zones géographiques, combinant toutes ces idées dans un portefeuille unique, diversifié à travers à la fois des actions et de l’obligataire. Il investira sur un horizon de temps de trois ans.Selon Citywire, le fonds est déjà enregistré pour commercialisation en Autriche, Belgique, Finlande, France, Allemagne, Italie, Jersey, Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, la Suède et la Suisse.
Le marché espagnol des introductions en Bourse s’apprête à renaître de ses cendres, rapporte L’Agefi. Trois projets de cotation à la Bourse de Madrid sont déjà bien avancés, notamment sous l’impulsion de fonds de private equity. Outre le voyagiste Odigeo, propriété des fonds Permira et Ardian, les gérants de hedge funds George Soros et John Paulson ont investi 92 millions d’euros chacun au capital d’Hispania Real Estate, une société d’investissement immobilier coté. Hispania est gérée par Azora, une société de gestion d’actifs créée en 2003 par l’ancienne responsable des activités immobilières de Santander. Azora a notamment acquis l'été dernier pour 200 millions d’euros quelque 3.200 logements situés à Madrid et dans sa périphérie. D’autre part, précise le quotidien, George Soros avait déjà témoigné de son intérêt pour l’immobilier espagnol en décembre, en prenant 3% de FCC, le géant du groupe de BTP.
La société de gestion américaine Capital Group a décidé d’ouvrir son premier bureau en Espagne dans le cadre de son plan stratégique d’expansion en Europe, révèle Funds People. Cette implantation, située à Madrid, devrait officiellement ouvrir ses portes en juillet. En 2013, Capital Group, qui gère 1,2 milliard de dollars, s’était déjà implanté à Milan, Zurich et au Luxembourg. Désormais, son objectif est d’ouvrir cinq nouveaux bureaux en Europe d’ici à fin 2014.
L’Agefi rapporte que Soros Fund Management figurerait parmi les six plus gros fonds d’investissement à avoir acheté du Bankia. On retrouve également parmi les souscripteurs les britanniques Schroders et Henderson Global Investors, ainsi que les fonds américains Mainfirst Asset Management et Capital World Investors. Une proportion de 1% seulement des actions a abouti dans des mains espagnoles, dont des filiales de BBVA et Santander.
UBS Global Asset Management (UBS GAM) vient de lancer deux nouveaux fonds obligataire orientés sur les marchés émergents avec une échéance fixée en 2018, dont l’un en euro et l’autre en dollars, rapporte Funds People. Il s’agit des fonds UBS (Lux) Bond SICAV - Emerging Markets Bonds 2018 Eur et UBS (Lux) Bond SICAV - Emerging Markets Bonds 2018 USD. Domiciliés au Luxembourg, ces deux véhicules expirent en décembre 2018, avec des commissions de gestion annuelle de 0,72%. La période de souscription pour chacun de ces fonds commencera le 10 mars et se prolongera pendant 11 jours, jusqu’au 21 mars. Sa capacité est limitée à 250 millions de dollars.
La croissance des fonds communs de placement espagnols ne se dément pas. Selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association professionnelle espagnole de la gestion d’actifs, les encours ont progressé de 2,4 % en février, ou 3,85 milliards d’euros, pour atteindre 161,75 milliards d’euros, révèle l’agence EFECOM. Selon Inverco, le secteur «poursuit sa tendance des 14 derniers mois de croissance significative de ses actifs sous gestion». De fait, sur les deux premiers mois de l’année, les encours ont enregistré une hausse de 80 % (soit 7,9 milliards d’euros) par rapport aux deux premiers mois de l’exercice 2013. En février, les souscriptions nettes s’établissent à 2,6 milliards d’euros, soit le quatorzième mois consécutif de collecte nette. Sur les deux premiers mois de l’année 2014, la collecte nette cumulée s’élève à 6,27 milliards d’euros, soit la meilleure performance sur deux mois depuis 1998. Parmi les acteurs, Banco Santander conserve sa première place du marché avec 26,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion, en hausse de 2,7 % par rapport à février 2013. L’établissement bancaire est suivi par BBVA, avec 22,68 milliards d’euros d’encours (+1,6 % sur un an), et La Caixa qui affiche 21,9 milliards d’euros d’actifs gérés (+2,2 % sur un an).
Les directions des sociétés suisses comptent moins d'étranger et plus de femmes. C’est ce qui ressort du Schilling Report 2014, selon Le Temps. L’étude du consultant et spécialiste du recrutement de responsables d’entreprises Guido Schilling passe au crible les équipes dirigeantes des 109 plus grands groupes suisses en termes d’effectifs. L’étude montre que la proportion de hauts cadres étrangers dans les directions générales a diminué pour la première fois en dix ans. Elle était d’abord passée de 36% en 2006 à 45% en 2011, avant de stagner puis de retomber à 42% en 2014, alors que Guido Schilling s’attendait à la voir un jour atteindre 50%. Cette «désertion» s’explique selon Guido Schilling par deux facteurs. D’abord, les Européens ont de meilleures perspectives chez eux, spécialement en Allemagne. Ensuite, «nous ne sommes plus aussi accueillants envers les cadres étrangers que nous l’avons été. Ils réfléchissent à deux fois avant de venir s’installer avec leur famille», souligne le consultant. Les femmes voient leur représentation progresser dans les conseils d’administration, où elles occupent désormais 13% des sièges, contre 12% en 2013.
Selon le site d’information Asian Investor, Ahn Yang-Ho, président du Government Employees Pension Service (GEPS), un fonds de pension coréen qui gère 4,75 milliards de dollars d’actifs, a décidé de quitter ses fonctions avant l’expiration de son mandat fixée à septembre 2014. En parallèle, le directeur des investissements du fonds de pension, Yoo Seung-Rok, va également quitter l’institution à la fin du mois. Ces départs interviennent alors que le GEPS a enregistré des performances décevantes, après avoir enregistré un rendement de 2,4% l’année dernière, après 3,3% en 2012.
Fédéris Gestion d’actifs (FGA), filiale de Malakoff Médéric, groupe de protection sociale, paritaire et mutualiste, vient d’adhérer au Forum pour l’Investissement Responsable dans le collège des investisseurs. Elle y sera représentée par Philippe Aurain, directeur général délégué de FGA. «L’adhésion au FIR s’inscrit dans le continuité de l’engagement historique du Groupe Malakoff Médéric en faveur de l’investissement socialement responsable (ISR), et pour le développement durable.FGA est déjà très active au sein de la commission ISR de l’association française de la gestion financière (AFG), du Carbon Disclosure Project (CDP) et est, bien sûr, signataire des PRI (Principles for Responsible Investment) adoptés par les Nations Unies», indique le dirigeant.
Le tout nouveau directeur général de Pimco, Doug Hodge, réfute dans un entretien au Financial Times fund management les informations selon lesquelles son prédécesseur, Mohamed El-Erian, est parti en raison d’une dispute avec le fondateur Bill Gross. « Mohamed nous a informé de son intention de partir et nous nous sommes efforcés de le convaincre de rester. Il est clairement quelqu’un d’exceptionnel, un talent exceptionnel, mais il a vraiment pris sa décision en raison de choix personnels, de raisons personnelles », déclare-t-il.
La société de gestion de fortune Cantor Fitzgerald Wealth Partners va racheter la société de conseil basée à Pittsburgh Commonwealth Financial Advisors Inc (FCFA) dont les actifs conseillés s'élèvent à plus de 2 milliards de dollars.
Fabrice Alliany, 51 ans, diplômé d’HEC et de l’université du Panthéon-Sorbonne, a quitté Natixis où il était responsable de l’activité small et mid-cap au sein du département Financement Stratégique et d’Acquisition pour rejoindre la société Artemid SAS en tant qu’associé.Créée conjointement par les sociétés de gestion Amiral Gestion et Capzanine, Artemid a pour objet d’apporter des financements extra-bancaires aux entreprises de taille intermédiaire au travers d’un fonds de prêts à l’économie.