Cette photo vous semble un peu floue ? C’est normal. Personne n’a les idées bien claires au Forum économique mondial de Davos qui s’est ouvert le 16 janvier. Inflation, resserrement monétaire, montée du protectionnisme et crise géopolitique, la grand-messe des décideurs se tient cette année dans un climat morose. La manifestation a d’ailleurs perdu de sa superbe : si elle ouvrait autrefois des perspectives, elle brasse aujourd’hui des thèmes de réflexion amplement rebattus ailleurs, et sans impact concret sur le monde. Témoin les innombrables tables rondes des dernières années sur le changement climatique, dont la seule traduction en ce début 2023 consiste en l’absence de neige dans la station alpine.
Les Etats devraient toucher près de 250 milliards de dollars d’impôts supplémentaires avec cette réforme, contre une estimation précédente de 150 milliards.
Le numéro un de la banque espagnole a bien l’intention de grossir dans la gestion d’actifs. Dans le cadre d’un plan stratégique sur cinq ans, Santander AM a défini deux leviers : la société, qui gère 197 milliards d’euros d’actifs, entend se renforcer sur le segment des investisseurs institutionnels. Au cours des cinq prochaines années, la banque vise ainsi à faire passer ce segment de 4 % à 10 % de l’ensemble de ses actifs. L’autre relais de croissance passe par le renforcement de ses opérations de gestion alternative, pour lesquelles le gérant envisage désormais de créer une entité dédiée. Pour cette activité, Santander a déjà levé 1 milliard d’euros et peut compter sur des engagements à hauteur de 1 milliard d’euros supplémentaires. Santander AM, qui compte 756 employés dans le monde, veut aussi accroître son empreinte géographique dans un certain nombre de pays à l’image du Brésil, où l’institution veut accroître sa part de marché de 4 % actuellement à 7 % sur un horizon de 5 ans. Pour parvenir à ses fins, le groupe n’exclut pas d’avoir recours à des opérations de croissance externe.
Ostrum Asset Management, affilié de Natixis Investment Managers (NIM), a intégré l’ensemble des activités de gestion quantitative de Seeyond, gestionnaire lui aussi affilié à NIM, au 1er janvier 2023. L’avis de projet de fusion avait été publié fin novembre. La réalisation de la fusion interviendra néanmoins à la date d’approbation de l’opération de fusion par l’assemblée générale extraordinaire d’Ostrum Asset Management qui sera réunie entre le 1er janvier et le 31 mars 2023, précise le document. Seeyond sera dissout à l’issue de la fusion. L’actif net de Seeyond était évalué à 18,1 millions d’euros au 30 septembre 2022. Emmanuel Bourdeix, directeur général de Seeyond, est devenu depuis le 1er janvier 2023, directeur des investissements (CIO) d’Ostrum Asset Management en charge des gestions quantitatives. Il est rattaché directement à Philippe Setbon, directeur général d’Ostrum Asset Management, aux côtés d’Ibrahima Kobar, CIO en charge des gestions Fixed Income et des recherches ainsi que de Gaëlle Mallejac, CIO en charge des gestions assurances et solutions ALM.
Les Etats devraient toucher près de 250 milliards de dollars d’impôts supplémentaires avec cette réforme, contre une estimation précédente de 150 milliards.
La société de capital investissement lyonnaise Siparex a atteint les 3,2 milliards d’actifs gérés à la fin de l’année 2022, a annoncé le groupe. Les investissements se sont montés à 440 millions d’euros sur l’année, essentiellement portés par les nouvelles stratégies mises en place comme la transition énergétique et le segment du nucléaire. Le reste de la croissance est lié à la hausse de la taille des véhicules existants comme ETI et XAnge sur la tech. Les cessions ont été moindres qu’en 2021 et se sont élevées à 400 millions d’euros. «Le niveau des cessions est parfaitement conforme à notre feuille de route, c’est-à-dire que nous vendons ce que nous avions investi il y a 5 ans», explique Bertrand Rambaud, président de Siparex. Le groupe a levé pour un total de 700 millions d’euros de fonds l’an dernier, dont 640 millions auprès d’investisseurs institutionnels. Le reste provient du segment retail, qui constitue un relais de croissance, avec un «feeder» bancaire et un FCPR (fonds commun de placement à risque). Bertrand Rambaud a précisé que le sponsor du groupe, Siparex Associés qui détient 40% du capital, mettait des tickets de 20% environ dans chaque fonds. Siparex Associés réunit les principaux souscripteurs des fonds comme par exemple des groupes industriels familiaux (Michelin, Seb, Edify, Mérieux) et des investisseurs institutionnels français (Crédit Agricole Centre Est, Crédit Agricole Assurances, la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes, Apicil, MACSF, Pactinvest) et étrangers (Mouvement Desjardins). Le produit Tilt, géré par des anciens d’Engie, a fait un premier closing de 140 millions d’euros. Il vise 250 millions.
Le groupement de conseillers en gestion de patrimoine en France Magnacarta Group vient de nommer Julie Compagnon au poste de présidente de Magnacarta. Cette dernière qui était jusque là directrice générale et présidente de 1215 succède dans ses fonctions à Vincent Couroyer qui quitte le groupe. Après avoir rejoint le groupe April en 2022, Magnacarta Group entend poursuivre en 2023 le développement de ses trois entités que sont 1215, Magnacarta et Mérimée Gestion Privée, avec l’ambition d’accélérer la digitalisation de ses métiers au bénéfice de ses partenaires distributeurs, précise un communiqué. Magnacarta affiche près de 2,5 milliards d’euros d’encours sous gestion.
Le Groupe Magellim annonce la nomination d’Isabelle Ruhin au poste nouvellement créé de responsable du développement institutionnel de l’entité. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Isabelle Ruhin, aura pour mission de développer l’ensemble des activités des entités de groupe composé de Foncière Magellan, A Plus Finance, Baltis, Proximea et Turgot AM. Basée à Paris, elle est rattachée à Guillaume Hilaire, Directeur du Développement de Groupe Magellim. Auparavant, Isabelle Ruhin était depuis novembre 2018 directrice du développement du Groupe L’Agefi, où elle était chargée du développement des activités et d’une clientèle française et internationale.étaitresponsable commerciale Grands Comptes. Elle a débuté sa carrière en avril 1998 au Luxembourg en qualité de responsable marketing et communication à Société Générale Bank & Trust, avant de rejoindre en juillet 2000 la société luxembourgeoise Kneip, spécialisée dans les solutions de gestion de données et de reporting pour les fonds d’investissement, les assurances et les banques, en tant que responsable commerciale Grands Comptes. Elle a occupé ce même poste au sein du Groupe L’Agefi de juin 2004 à mars 2008, puis a été responsable développement Gestion Privée pour la Banque Leonardo d’avril 2008 à novembre 2014.
Selon CNBC, les deux fondateurs du hedge funds Three Arrows Capital (3AC) qui a fait faillite en juillet ont l’intention de lancer une plateforme d’échange crypto qui se nommerait GTX. Kyle Davies et Su Zhu auraient réussi à lever en amorçage 25 millions de dollars avec un objectif de mise sur le marché fin février. Avant sa faillite, 3AC était l’un des fonds exclusivement crypto parmi les plus importants de l’écosystème avec l’équivalent de 10 milliards de dollars d’actifs sous gestion mi-juin selon le cabinet Nansen. La chute du fonds avait été controversée notamment parce que ses deux fondateurs sont accusés d’avoir «fourni de fausses informations» au régulateur singapourien (MAS) et pour avoir dépassé son plafond autorisé d’actifs sous gestion «entre juillet et septembre».
Connue pour sa gestion obligataire, Schelcher Prince Gestion se diversifie dans les actions. La société de gestion qui fait partie du groupe Arkéa Investment Services annonce la création d’une équipe actions et le lancement prochain d’une gamme sur cette classe d’actifs. L’équipe se compose de Loïc Tonnelier, qui vient de rejoindre la société après seize ans d’expérience chez Rothschild & Co AM dans la gestion actions de conviction, ainsi que de Mathieu Detouche, gérant alignant onze années d’expérience dans la gestion de fonds convertibles et diversifiés au sein de Schelcher Prince Gestion. «Ce binôme aura pour objectif de structurer cette expertise au bénéfice des partenaires de Schelcher Prince Gestion», détaille un communiqué. Cette diversification peut surprendre pour cette société de 8 milliards d’euros d’actifs, qui est identifié comme un spécialiste de la gestion obligataire depuis sa création en 2001. «Il s’agit d’une extension naturelle de nos expertises, car outre des fonds crédit, la composante actions était déjà clef pour nos stratégies convertibles et multi-asset», explique Adil Amor, directeur général de Schelcher Prince Gestion, cité dans un communiqué. «Les fonds actions gérés par Schelcher Prince Gestion, auront vocation à déployer un processus éprouvé ; conviction, calibration et soutenabilité de la performance seront les maîtres mots», ajoute-t-il. Cette nouveauté interroge aussi sur la stratégie d’Arkéa Investment Services. En avril 2022, François Deltour, président du directoire du groupe breton - il en était alors le directeur général -, n’avait pas caché sa volonté de se développer sur la gestion actions. «Tout n’est pas finalisé à date, mais l’élément important à mentionner est qu’Arkea IS a vocation à être plus présent sur cette classe d’actifs qui nous semble extrêmement importante (…)». Or, Arkéa Investment Services détient depuis 2017 une participation de 15 % dans Mandarine Gestion, la société de Marc Renaud, tournée vers les actions. Mais cette participation minoritaire ne semblait pas suffire pour assouvir les ambitions d’Arkéa Investment Services dans la classe d’actifs. Une décision devait être prise sur le devenir de cette participation. L’annonce d’un lancement d’une gestion actions chez Schelcher Prince Gestion pourrait donc présager d’une sortie de Mandarine Gestion. Interrogé par NewsManagers, le groupe Arkéa IS/Schelcher Prince Gestion a répondu :« nous n’avons pas de commentaire à faire sur Mandarine Gestion qui est une participation minoritaire d’Arkéa IS ».
Les encours supervisés et gérés par Goldman Sachs dans son unité de gestion d’actifs et de fortune ont atteint 2.547 milliards de dollars au 31 décembre 2022. Ce record d’actifs sous gestion, le groupe financier américain le doit avant tout à son acquisition du gérant néerlandais NN Investment Partners en avril dernier, qui lui a ramené la quasi-intégralité des 316 milliards de dollars provenant des rachats de gestionnaires d’actifs. En dehors de cet apport, la division de gestion d’actifs et de fortune de Goldman Sachs a vécu une mauvaise année comme la majorité des gestionnaires. Elle a perdu 305 milliards de dollars en raison de la chute des marchés actions et obligataires. Néanmoins, la collecte nette a été positive sur l’année 2022. La firme a observé des entrées nettes de 66 milliards de dollars dont 50 milliards sur les fonds de long terme et 16 milliards sur les produits monétaires/cash. Celles-ci se sont élevées à 33 milliards de dollars pour le quatrième trimestre 2022. Goldman Sachs fait face à une chute globale de ses revenus et avait présenté à l’automne son troisième plan de restructuration en quatre ans, qui donnait notamment un coup d’arrêt à ses ambitions dans la banque grand public pour recentrer sa marque Marcus sur la clientèle fortunée. Le groupe a, par ailleurs, décidé de réunir sa gestion de fortune et sa gestion d’actifs au sein d’une même entité.
Le groupe financier américain Morgan Stanley a enregistré une décollecte nette de 25,8 milliards de dollars dans ses fonds de long terme au cours de l’année 2022, dont 6 milliards sur le dernier trimestre, selon ses résultats trimestriels publiés mardi. La division de gestion d’actifs de Morgan Stanley avait collecté 26,4 milliards de dollars l’année précédente. Ses encours sous gestion ont baissé de 16;6% en 2022, ressortant à 1.305 milliards de dollars au 31 décembre 2022. Au quatrième trimestre 2022, le chiffre d’affaires net de la gestion d’actifs de Morgan Stanley s'établit à 1,46 milliard de dollars, en repli de 17% par rapport au quatrième trimestre 2021. Sur ce total, les commissions de gestion ont représenté 1,37 milliard de dollars et les commissions liées à la performance des fonds 90 millions de dollars. Sur l’année 2022, les revenus nets de la division de gestion d’actifs ont décliné de 14% à 5,37 milliards de dollars, provenant presque intégralement de la baisse des commissions de gestion.
BNP Paribas Asset Management s’apprête à lancer ses premiers ETF domiciliés en Irlande, peu après qu’Amundi ait commencé à proposer des ETF enregistrés à Dublin, rapporte le Financial Times. La filiale de gestion de BNP Paribas a indiqué qu’elle attendait le feu vert du régulateur irlandais, la Banque centrale d’Irlande, pour ses premiers ETF locaux. Elle espère l’obtenir «très rapidement». Jusqu’à présent, BNP Paribas AM a concentré sa gamme au Luxembourg et en France. La nouvelle gamme permettra de cibler des marchés comme le Royaume-Uni, la Suisse et les pays d’Europe du Nord, où les investisseurs ont une préférence pour les fonds basés en Irlande. L’Irlande offre aussi certains avantages fiscaux. L’information a d’abord été publiée dans Ignites.
Pictet Alternative Advisors (PAA) a annoncé ce 17 janvier avoir recruté cinqspécialistes pour renforcer ses ressources et son expertise dans le domaine des investissements directs en private equity. Basé à Londres, Edmund Buckley va exercer la double fonction de codirecteur mondial du private equity et directeur des placements en direct. Engagé en avril 2022 pour développer les activités liées aux placements directs en private equity, ce dernier a travaillé auparavant chez THI Investments. Nikolaus Hubmann est nommé directeur «DACH» (Allemagne, Autriche et Suisse alémanique). A ce titre, il est responsable des activités liées à la recherche, à la sélection, à la due diligence et au suivi des investissements pour le marché germanophone. Il couvrait précédemment la zone pour Sun Capital Partners. Sean Howard prend le poste de gérant. Il apportera un soutien à Edmund Buckley ainsi qu’aux responsables de région dans la sélection des opportunités d’investissement et le suivi des sociétés en portefeuille. Précédemment, il évoluait au sein du département spécialisé dans le private equity, aux opérations de rachat dans les secteurs des services interentreprises, de la santé et des technologies chez Ares Management. Jan Dreesen est nommé investment associate. II occupait précédemment le poste de spécialiste des investissements chez Aurelius Group. Hugo Hickson est recruté au poste de value creation principal. Il est chargé de l’optimisation de divers domaines, tels que la stratégie, la transformation numérique, la gestion opérationnelle, le développement commercial, la tarification et l’intégration ESG. Il travaillait depuis dix ans chez McKinsey.
Swen Capital Partners a annoncé ce 17 janvier le lancement du fonds Swen Mezz Flex 3, avec un premier closing de 53 millions d’euros. Ce fonds professionnel de capital investissement est dédié à la dette mezzanine pour les PME françaises et européennes. Il est classé Article 8 au sens de la règlementation SFDR sur la publication des informations durables, et s’adresse à une clientèle d’investisseurs professionnels avec un ticket minimum d’un million d’euros. Le fonds investira en direct dans trois secteurs jugés porteursque sont la production et les services pour demain, le bien-être et la santé, et la tech (données/software). Les entreprises cibles sont des small caps dont la valeur est comprise entre 10 et 100 millions d’euros. L’équipe de gestion envisage entre 15 et 20 deals sur la durée de vie du fonds pour des tickets situés entre 3 et 10 millions d’euros. L’équipe ESG de la maison accompagnera l’équipe dette mezzanine dans l’évaluation de la maturité des actifs par rapport aux enjeux de durabilité clé, dans l’identification des axes d’amélioration et dans leur accompagnement sur des indicateurs de performance spécifiques. Le fonds se fixe également un objectif minimum d’investissement durable fixé à 10% et respectera des critères stricts en matière de financement d’activités ayant un impact environnemental positif mesurés via le score Net Environmental Contribution de chacun de ses investissements (seuil minimum à l’investissement de 10% de score NEC).
Desiree Fixler, qui a lancé l’alerte sur de possibles pratiques d’éco-blanchiment chez le gérant allemand DWS, a exprimé son point de vue sur l’éco-blanchiment dans le secteur financier. L’intéressée, pour qui les craintes des gérants sur les suspicions d’éco-blanchiment sont saines, a répondu à l’appel à témoignages de l’Esma sur le sujet, comme l’a aussi fait l’association européenne de la gestion d’actifs.
HANetf vient de recruter Tim Darcy en tant que directeur des opérations. Il sera chargé de soutenir la croissance et le développement de l’activité ETP en marque blanche. Tim Darcy vient d’Emles Advisors, un fournisseur d’ETF aux Etats-Unis, où il était senior vice president, responsable des opérations ETF et directeur de la conformité. Il a aussi passé plusieurs années chez Invesco ou BNY Mellon. Il a déjà travaillé avec Nik Bienkowski et Hector McNeil, les fondateurs de HANetf, chez WisdomTree Europe à Londres pour bâtir la plate-forme ETF.
La société de gestion Aegon Asset Management vient de nommer Mike Tumilty en tant que directeur mondial des opérations, selon un post sur LinkedIn. Il arrive d’abrdn, où il occupait le même poste depuis 2019. Auparavant, il a travaillé chez Standard Life Investments entre 2010 et 2019 comme directeur des opérations. Il a joué un rôle clé lors de la fusion d’Aberdeen Asset Management et Standard Life Investments ainsi que pour la vente de l’activité d’assurance à Phoenix.
Les Vingt-Sept sont désormais engagés dans une course contre la montre pour dépenser les fonds de la relance post-pandémie avant l’arrivée à expiration de l’instrument budgétaire, prévue pour 2026.
L'éditeur de jeux vidéo sur mobile Voodoo, l’une des licornes françaises, a été condamné à 3 millions d’euros d’amende par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), pour avoir tracé des usagers sans leur accord. Selon les constatations de la Cnil, Voodoo a utilisé l’identifiant technique des appareils Apple pour suivre l’activité en ligne de ses usagers, même si ces derniers ont demandé expressément à ne pas faire l’objet d’un tel suivi. Voodoo doit également se mettre en règle dans un délai de 3 mois, en mettant en place une procédure de recueil en bonne et due forme du consentement de l’utilisateur, si elle souhaite utiliser l’identifiant technique de son smartphone. Tout retard sera sanctionné d’une astreinte de 20.000 euros par jour.
La société de gestion britannique M&G vient d’annoncer le recrutement et la nomination du Français Joseph Pinto comme directeur général de l’activité de la gestion d’actifs. Il prendra ses fonctions en mars prochain. Cette nomination constitue une surprise car Joseph Pinto avait été nommé, il y a tout juste un an et demi, directeur général de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique Latine chez Natixis, en plus de sa fonction de directeur mondial des opérations qu’il occupait depuis 2020. Il deviendra également membre du comité exécutif de M&G. Il sera rattaché à Andrea Rossi, directeur général de M&G, qu’il connait bien puisqu’ils ont travaillé ensemble chez Axa IM. Joseph Pinto y avait passé près de 13 ans à divers postes de direction avant de rejoindre Natixis IM. Cette dernière a choisi de confier les fonctions de Joseph Pinto à deux de ses hauts cadres. Fabrice Chemouny assumera les responsabilités de la distribution internationale. Christophe Lanne, directeur ressources et transformation, supervisera désormais les fonctions support post-vente de la distribution internationale ainsi que les équipes de Natixis IM Solutions.
Schroders Capital annonce la nomination de Hideki Kurata en tant que responsable de l’Immobilier pour la France et directeur des stratégies résidentielles. Il aura pour mission de diriger la croissance et le développement de l’activité immobilière de Schroders Capital en France et prendra ses nouvelles fonctions le 1er mars 2023, Il fera également partie de l'équipe de gestion immobilière mondiale de Schroders Capital et sera sera rattaché à sa responsable Sophie van Oosterom. «Conformément à la stratégie de Schroders Capital,Hideki Kurata se concentrera plus particulièrement sur des stratégies résidentielles à forte intensité opérationnelle, englobant les secteurs des seniors, des étudiants et de la cohabitation, ainsi que les soins de santé», indique un communiqué. Hideki Kurata vient de Greystar, un gérant mondial chez qui il a mis en place et développé l’activité en France depuis 2018, poursuit le communiqué. Auparavant, Hideki Kurata avait dirigé l'équipe Alternatives et Situations Spéciales chez Axa IM Real Assets. Avant cela, il a passé 12 ans chez GE Capital, où il a occupé différents postes dans les domaines des fusions et acquisitions et du développement commercial,chargéde l’origination, de l’exécution et de la gestion de transactions stratégiques. Avant GE Capital, il a travaillé pour la banque d’investissement en immobilier de JP Morgan et dans l'équipe de financement de projets de BNP Paribas. Hideki Kurata est titulaire d’une maîtrise en économie de l’université de Paris Nanterre, est diplômé de l’ESCP Europe et possède un MBA de l’Insead.
Natixis Investment Managers vient d’annoncer deux promotions, afin de remplacer Joseph Pinto, directeur de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique latine, et directeur général de Natixis IM International, qui rejoindra en mars M&G en tant que directeur général de l’activité de la gestion d’actifs. La société de gestion du groupe BPCE a nommé Fabrice Chemouny, jusqu’ici responsable Asie-Pacifique, en tant que responsable distribution internationale, chargé de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique ainsi que de l’Asie-Pacifique et de l’Amérique latine. Christophe Lanne, directeur ressources et transformation au sein de la gestion d’actifs et de fortune, supervisera désormais les fonctions supports post-vente de la distribution internationale ainsi que les équipes de Natixis IM Solutions. Il gardera ses responsabilités actuelles des opérations et technologies, ressources humaines et responsabilité sociale de l’entreprise. Ils seront rattachés à Tim Ryan, responsable des activités de la gestion d’actifs et de fortune au sein du pôle Global Financial Services du Groupe BPCE. Ils restent également membres du comité de direction gestion d’actifs et de fortune. Fabrice Chemouny est arrivé en 2000 chez CDC IXIS Groupe en tant qu’analyste senior au sein du département stratégie. Il a été promu au poste de vice-président exécutif et responsable stratégie internationale et marketing chez Natixis IM en 2003. Il a ensuite occupé le poste de responsable du développement et de la coordination des affiliés, avant d’être promu en tant que responsable mondial des ventes institutionnelles en 2014. Il occupe son poste de responsable Asie-Pacifique depuis 2017. Christophe Lanne, pour sa part, travaille chez Natixis depuis 2010 comme directeur des opérations de la banque de grande clientèle, avant d’être promu au poste de directeur des risques en 2015. Nommé Chief Transformation & Talent Officer pour les activités de la gestion d’actifs et de fortune en 2017, il occupe son poste actuel de directeur ressources et transformation depuis 2021. Avant de rejoindre Natixis, il a travaillé chez Credit Suisse comme directeur général et directeur des opérations pour la banque d’investissement, de la banque privée et de la gestion d’actifs en France entre 2005 et 2010. Il y a également été membre du comité de management de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). Auparavant, il a été directeur général de Crédit Agricole Indosuez Securities Japan à Tokyo entre 2002 et 2005. Il a démarré sa carrière en 1990 à l’inspection générale de la Banque Indosuez, avant d’en devenir responsable des activités obligataires et de la trésorerie à Londres en 1995. Natixis IM comptait 1.095 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 30 septembre 2022.
La société de gestion britannique M&G vient d’annoncer le recrutement et la nomination du Français Joseph Pinto au poste de directeur général de l’activité de la gestion d’actifs. Il prendra ses fonctions en mars prochain et arrive de Natixis Investment Managers où il est actuellement directeur de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique Latine depuis 2021. Il occupait également le poste de directeur général de Natixis IM International. Il remplace Jonathan Daniels, qui a annoncé en juillet 2022 son souhait de faire valoir ses droits à la retraite après avoir travaillé dans l’entreprise pendant près de 21 ans. La nomination est soumise à l’approbation des autorités réglementaires. Chez M&G, Joseph Pinto pilotera toutes les activités d’investissements dont les stratégies actions, obligataires, diversifiées, et actifs privés. Il sera également chargé de la distribution, des opérations et du développement et l’offre de produits au sein de la division de la gestion d’actifs. Joseph Pinto deviendra également membre du comité exécutif de M&G, rattaché à Andrea Rossi, directeur général de M&G qu’il connait bien puisqu’ils ont travaillé ensemble au sein d’Axa IM. Joseph Pinto y a passé près de 13 ans avant de rejoindre Natixis IM, dernièrement comme directeur mondial des opérations (COO) entre 2014 et 2019. Il a également occupé les postes de directeur mondial des marchés et la stratégie d’investissement ainsi que directeur de l’activité en Europe de Sud et au Moyen Orient. Natixis IM, pour sa part, a choisi de confier les fonctions de Joseph Pinto à deux de ses hauts cadres. Fabrice Chemouny assumera les responsabilités de la distribution internationale. Christophe Lanne, directeur ressources et transformation, supervisera désormais les fonctions support post-vente de la distribution internationale ainsi que les équipes de Natixis IM Solutions.
Apex Group, fournisseur de services aux fonds d’investissement, a annoncé, ce mardi, l’acquisition du tierce-partie marketeur luxembourgeois Alfi Partners. Ce TPM, établi en 2008, dispose de filiales en France et en Suisse. Il assure entre autres la distribution des fonds du gestionnaire britannique Jupiter Fund Management sur le continent européen. Quelque 20 milliards d’euros ont été investis dans des fonds de divers gestionnaires à travers Alfi Partners. Le TPMrejoindra FundRock Distribution, la ManCo rachetée par Apex Group en 2020. « L’accès aux investisseurs de l’UE n’a jamais été aussi complexe et coûteux pour les gestionnaires de fonds non européens, d’où la demande pour notre présence et notre connaissance du marché local (...) Cette acquisition témoigne de notre engagement continu à aider les gestionnaires à faire face aux exigences réglementaires de plus en plus complexes de la distribution transfrontalière de fonds et à soutenir leurs activités de collecte d’actifs. Avec l’ajout d’Alfi Partners, nous continuerons à faire évoluer notre offre de distribution pour les clients, en fournissant une solution flexible et économique de mise sur le marché, comprenant un accès simplifié aux plateformes de fonds, un soutien à la distribution de fonds et une représentation directe », a commenté Peter Hughes, fondateur et directeur général d’Apex Group, dans un communiqué.
Asmore a fait état d’encours sous gestion à 57,2 milliards de dollars à fin 2022, soit une hausse de 2% par rapport au trimestre précédent. Le groupe coté à Londres et spécialisé sur les marchés émergents a indiqué avoir enregistré une décollecte de 2,6 milliards de dollars sur les trois derniers mois de l’année, en recul de 2%. Le dernier trimestre de l’année civile correspond à son deuxième trimestre d’exploitation. Ashmore s’attend à ce que l’appétit des investisseurs pour le risque s’améliore au cours des 12 prochains mois, soutenu par un changement positif du sentiment des investisseurs, alors que les marchés se retournent un peu. «Certains des vents contraires de 2022, tels que le resserrement agressif de la politique de la Fed, s’estompent, (et) la réouverture de l'économie chinoise stimulera l’activité de manière plus générale», estimeMark Coombs, le directeur général.
Steve Pagliuca, le co-président de Bain Capital, prend sa retraite après une carrière de 34 ans au sein de la société de private equity. Il restera conseiller senior de la société et continuera d’être impliqué dans les entreprises du portefeuille dans lesquelles il est administrateur. Il sera un investisseur important dans les fonds de Bain. Les co-managing partners John Connaughton et Jonathan Lavine continueront à gérer Bain. Steve Pagliuca avait rejoint Bain Capital en 1989
Le feuilleton judiciaire de H2O AM va être décliné en plusieurs séries dérivées. Après le Collectif Porteurs H2O, le premier à assigner H2O AM en septembre 2021, et la plateforme d’actions collectives MyLeo, qui s’est fait connaitre tout début janvier, un troisième acteur entre dans la bataille, a appris L’Agefi. Il s’agit du cabinet Lecoq-Vallon & Feron-Poloni, spécialisé dans la défense des épargnants. Le cabinet compte assigner au civil H2O AM et son ex-actionnaire majoritaire Natixis Investment Managers d’ici fin janvier-début février. Les griefs de la partie civile seront principalement basés sur ceux retenus par la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers dans sa décision du 3 janvier dernier, nous précise Hélène Feron-Poloni, associée du cabinet. «C’est une ancienne affaire pour moi car je travaille dessus depuis septembre 2020, dès la suspension de la cotation des fonds », assure Hélène Feron-Poloni. L’avocate a déjà tenté un recours à l’amiable avec Natixis et H2O AM pour le compte de plusieurs investisseurs, sans succès. Contrairement à d’autres actions collectives, le cabinet n’assignera ni le groupe BPCE ni le commissaire au compte KPMG, notamment pour des questions d’efficacité. Cette action en justice se distingue de celle du collectif sur deux principaux points: d’une part, le cabinet Lecoq-Vallon & Feron-Poloni va se limiter à des investisseurs particuliers, et d’autre part, elle ne se limite pas aux fonds cantonnés. Sur le premier point, le cabinet s’est fait la spécialité de défendre les petits porteurs. «Les intérêts des professionnels et des particuliers ne sont pas d’office compatibles. Le niveau d’information et de compréhension de la gestion n’est pas le même. Il peut être hasardeux de défendre ces deux catégories d’investisseurs ensemble », explique Hélène Feron-Poloni. Sur le second, les avocats vont également défendre des épargnants qui ont vendu des parts entre juin 2019 et août 2020, soit de la date de publication de l’article du Financial Times qui révélait l’existence des positions en portefeuille sur des obligations non cotées liées au groupe Tennor, jusqu’au cantonnement des fonds l’année suivante. Le cabinet estime que ces épargnants ont aussi subi des moins-values et va formuler des demandes à ce titre. Le cabinet se prépare à un contentieux âpre. « Il faut s’attendre à ce que la défense de H2O AM raisonne de la même manière que celle de Natixis dans d’autres dossiers. Ils ne paieront rien à personne spontanément. Ils diront que le préjudice n’est pas certain, pas indemnisable, pas déterminable», estime l’avocate. Celle-ci mène déjà un contentieux contre les mêmes avocats de Natixis IM, puisqu’elle défend l’UFC-Que-Choisir contre Natixis Investment Managers International dans un dossier de potentiels manquements dans la gestion de 133 fonds à formule. Dans ce dossier H2O AM, le cabinet représente plusieurs dizaines de clients, et compte accepter de nouveaux dossiers au fil de l’eau, sans date butoir, contrairement au Collectif qui arrêtera d’accepter des dossiers fin février. Maître Feron-Poloni visera notamment à obtenir des indemnisations pour perte en capital, manque à gagner, et préjudice moral. L’honoraire de base se situe entre 650 euros et 1 000 euros hors taxes, en fonction du dossier, avec un honoraire de résultat porté à 20% des sommes gagnées hors taxe. MyLeo dévoile un peu sa stratégie La plateforme d’actions collectives MyLeo a présenté par ailleurs ce 16 janvier au cours d’une visio conférence sa stratégie pour un éventuel contentieux dans le dossier H2O AM. La structure se donne jusque fin avril pour agréger au moins 500 plaignants avec un honoraire de base de 549euros TTCafin de démarrer la procédure (tout en se donnant la possibilité de démarrer avec moins de clients). Dans le cas d’une levée suffisante, elle mandatera l’avocat Christophe Leguevaques (par ailleurs fondateur de la plateforme) pour assigner H2O AM, ainsi que l’actionnaire de référence de la société de gestion et le commissaire au compte KPMG. L’avocat va alors chercher la responsabilité contractuelle pour H2O AM, et délictuelle pour les deux autres, avec une demande d’indemnisation solidaire. Pour le cas de l’actionnaire de référence, qui pourra être après réflexion le groupe BPCE ou une de ses filiales comme Natixis IM, l’avocat considère que cet actionnaire a failli dans son rôle de contrôle de sa filiale, alors que des signaux auraient existé depuis 2016. Pour KPMG, il estime que le commissaire au compte n’a pas joué son rôle en ne donnant l’alerte qu’après l’explosion du scandale. Le parcours juridique pourra varier en fonction du profil du panel défendu. Si MyLeo n’agrège que des personnes physiques, l’avocat assignera ces trois sociétés au Tribunal judiciaire de Paris. S’il défend également des personnes morales, il se tournera vers le Tribunal de commerce. L’avocat demandera le remboursement du montant nominal de la side pocket, ainsi qu’un manque à gagner. L’honoraire de résultat s’élève à 12 % TTC.