Répondant la semaine dernière à la consultation lancée par la Commission européenne sur l’Union des Marchés de Capitaux (UMC), Muriel Faure, qui dirige la société de gestion Fourpoints et anime le Think Tank européen des sociétés de gestion indépendantes NCI, a tout d’abord noté des contradictions entre les buts poursuivis par l’UMC et de nombreuses autres réglementations européennes. Par ailleurs, la responsable a milité pour que l’UMC permette à l’Union européenne de se doter « d’un vrai Small Business Act sous l’égide duquel pourrait être mis en place un Emerging manager program, en faveur des petites sociétés de gestion indépendantes."Sur le premier point, NCI attend que l’UMC corrige les incohérences induites par les réglementations qui, depuis 2007, ont limité l’accès des PME aux investisseurs. Tout d’abord, «la Commission doit préserver le modèle actuel de facturation de l’analyse financière, contrairement à ce que préconise l’ESMA dans son avis du 19 décembre 2014. Actuellement, les deux tiers des petites et moyennes sociétés cotées sur Euronext ne sont pas suivies par des analystes financiers ou n’ont qu’un seul analyste. Ensuite, l’Europe doit renoncer au projet de taxe sur les transactions financières qui nuira grandement à la compétitivité européenne et en conséquence à l’accès des PME aux marchés de capitaux. En outre, et contrairement à ce qui se fait aujourd’hui, les Etats européens devraient mettre en place une fiscalité attractive et avantageuse aux investissements à long terme.» Enfin, NCI rappelle son attachement au concept de proportionnalité pour la réglementation.Sur le second point, les sociétés de gestion indépendantes sont les PME et ETI de la gestion d’actifs et contribuent largement à l’apport de fonds propres pour les PME et ETI cotées, a également relevé Muriel Faure qui rappelle qu’en France, 50% des encours sous gestion investis en petites et moyennes entreprises cotées sur Euronext sont gérés par des petites et moyennes sociétés de gestion. Dans ce cadre, et à l’instar des Etats Unis, «la mise en place d’un Emerging Manager Program au sein du Small Business Act européen, apporterait un vrai soutien au développement des PME de la gestion d’actifs et par conséquent aux PME et ETI cotées», a-t-elle indiqué. «La Commission européenne pourrait s’inspirer de ce qui existe outre Atlantique», suggère le think tank. «Ces programmes s’adressent à des sociétés de gestion qui gèrent moins de 1 ou 2 milliards de dollars selon leur spécialité. En Europe, un tel programme permettrait de réserver une part des appels d’offre à des petites sociétés de gestion. Ainsi, Calpers confie-t-il plus de 10 milliards de dollars à des « emerging managers », ce qui représente 12% des actifs sous gestion répartis sur 300 sociétés de gestion émergentes», précise un communiqué.
Pictet Asset Management (Pictet AM) s’ouvre de nouveaux horizons. A la suite du lancement en mars 2015 du fonds Pictet-Chinese Local Currency Debt, un fonds Ucits investissant dans des obligations de Chine continentale libellées en renminbis (obligations «onshore»), la société de gestion a obtenu des autorités chinoises l’autorisation de traiter sur le marché interbancaire, principal marché obligataire de Chine continentale. Résultat: les investissements ne se limitant plus aux obligations négociées à Shanghai et à Shenzhen, le fonds «peut de nouveau accepter des souscriptions, jusqu’à une capacité maximale d’environ 100 millions de dollars», a annoncé Pictet AM. L’enjeu est loin d’être anodin. Le marché obligataire de Chine continentale, qui constitue l’essentiel de l’univers d’investissement du fonds, est l’un des plus importants marchés obligataires du monde. Mieux, près de 90% des transactions s’effectuent sur le marché interbancaire. Le fonds Pictet-Chinese Local Currency Debt est un compartiment de la sicav de droit luxembourgeois Pictet domicilié au Luxembourg et conforme à la directive UCITS. Pour l’heure, ce fonds est enregistré en Allemagne, en Autriche, en Belgique, à Chypre, en Espagne, en Finlande, en France, en Grèce, au Liechtenstein, au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Portugal, au Royaume-Uni et, enfin, en Suède.
La banque privée suisse Sallfort Privatbank élargit son offre avec une incursion sur le marché de l’art, rapporte le site spécialisé finews. La banque vient en effet de conclure un partenariat avec le spécialiste du marché de l’art Fausto De Lorenzo qui pourra proposer des analyses sur le marché de l’art ainsi que des expertises à la clientèle intéressée par ce secteur. Fausto De Lorenzo a notamment été managing director de la fondation Beyeler de 1999 à 2009 et managing director du musée de Bâle de 2009 à 2011.
Legg Mason Global Asset Management, qui gère 703 milliards de dollars d’encours, vient de renforcer son partenariat avec Banca Popolare di Milano afin d’élargir la gamme de produits offerts sur le marché italien. Grâce à ce nouvel accord, la banque italienne devient le premier distributeur en Italie des fonds de Martin Currie, société rachetée récemment par le groupe Legg Mason et qui fait maintenant partie de ses filiales. La boutique, basée au Royaume-Uni, est spécialisée dans la gestion actions active. Les investisseurs italiens pourront notamment accéder au fonds Legg Mason Martin Currie GF European Absolute Alpha.
Des actifs sous gestion qui approchent les 18 milliards d’euros, un chiffre d’affaires de 24,5 millions d’euros et un bénéfice brut de 6,8 millions d’euros. Ce sont les chiffres du premier trimestre 2015 de Banca Esperia, la boutique de banque privée née d’un partenariat entre Mediobanca et Mediolanum, à la recherche d’un nouvel actionnaire, indique Funds People Italia. En effet, après la création de sa propre division de gestion privée, Mediolanum juge que Banca Esperia n’est plus « stratégique ». C’est ce qu’a répété Ennio Doris, le directeur général de Mediolanum, à l’occasion de la présentation de Tenax Credit Italian Fund, un fonds fermé dédié au financement des PME italiennes. Pour lui, Esperia « vaut cher parce qu’elle constitue une porte d’entrée sur le marché italien de la gestion d’actifs, qui fait partie des principaux en Europe ».
Lyxor introduit à la Bourse de Milan l’ETF UCITS ETF SMART CASH, « le premier ETF actif de liquidité qui se présente comme une alternative innovante face aux fonds monétaires, dépôts bancaires et instruments financiers de court terme ». L’ETF, qui a été lancé le 2 mars et sera disponible à Milan à partir du 9 juin, marque l’entrée de Lyxor dans les ETF actifs. Le rendement attendu sur une base annuelle est d’environ 20 points de base au-dessus de l’Eonia.
Le Fonds de Consolidation et de Développement des Entreprises (FCDE) a annoncé lundi 8 juin la levée d’un nouveau fonds de 200 millions d’euros, le FCDE II. Les souscripteurs historiques tels que Bpifrance, CNP Assuranaces, BNP Paribas, AXA, Allianz ou AG2R La Mondiale réinvestissent à hauteur de 70%, tandis que six nouveaux investisseurs significatifs font leur apparition représentant 30% des montants levés : le FEI, Natixis Private Equity, Pactinvest, Malakoff Mederic, Amundi et Swen Capital Partners.Le fonds FCDE II a pour objectif d’investir dans des PME et des ETI à fort potentiel et entend investir des tickets de 5 à 25 millions d’euros pour prendre des positions minoritaires ou majoritaires sous la forme d’augmentation de capital et de transmission, indique un communiqué.En cinq ans, le FCDE a réalisé 17 opérations (entreprises dont le chiffre d’affaires varie de 20 à 300 millions d’euros) et a déjà retourné plus de 116 millions d’euros à ses investisseurs.
La Commission européenne a bien reçu mardi les nouvelles propositions de la Grèce dans le cadre de la négociation d’un nouvel accord sur sa dette avec ses créanciers internationaux, a confirmé mardi un porte-parole de l’exécutif européen. «Diverses propositions circulent dont de nouvelles suggestions qui ont été reçues ce matin», a déclaré Margaritis Schinas lors d’un point de presse. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici a rencontré lundi des représentants du gouvernement grec, a-t-il souligné. La Commission européenne, la BCE et le FMI «sont en train d'étudier avec soin ces propositions».
Le déficit du budget de l’Etat français à fin avril s’est contracté à 59,8 milliards d’euros contre 64,2 milliards un an plus tôt, selon le ministère du Budget. Au 30 avril, les dépenses atteignent 135,0 milliards d’euros contre 138,6 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 2,6%. Les recettes s'élèvent dans le même temps à 93,3 milliards contre 93,0 milliards à fin avril 2014, en hausse de 0,3%, les seules recettes fiscales nettes diminuant de 0,7%, à 90,0 milliards. L’impôt sur les sociétés est en baisse de 22,7%, à 7,0 milliards d’euros, en raison du CICE. La loi de finances pour 2015 prévoit un déficit budgétaire ramené 74,4 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année contre 85,6 milliards en 2014.
L’Autorité des marchés financiers attire l’attention du public sur certains produits commercialisés par Legendre Patrimoine, la dénomination commerciale de la société Global Patrimoine Investissement. Celle-ci propose des solutions de défiscalisation dans le domaine immobilier (Girardin Industriel) et différents placements dans des domaines variés, dont le secteur photovoltaïque. L’AMF «a transmis les éléments qu’elle détient sur Legendre Patrimoine et les sociétés impliquées tant dans la conception et la gestion des produits susvisés que dans leur commercialisation, au Parquet de Paris auprès duquel les investisseurs peuvent se faire connaître», souligne-t-elle dans un communiqué.
Le gestionnaire d’actifs américain annonce mardi la nomination de Matthieu Louanges, managing director, comme nouveau responsable des activités de la société en France. Il assurera cette responsabilité depuis le bureau de Munich. Il est secondé par Bettina Mazzocchi et Julie-Anna Miny. Ancien gérant obligataire ayant rejoint Pimco il y a plus de 15 ans, il remplace à ce poste Emanuele Ravano, aussi responsable de l’équipe européenne « global wealth management ». Matthieu Louanges supervise également les activités de Pimco en Suisse et le groupe « institutions financières » au niveau européen.
Le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (Cor) qui sera adopté mercredi confirmera que le retour à l'équilibre du système français par répartition à moyen terme dépend de la croissance mais aussi, pour une part, de mesures draconiennes. Selon ce document obtenu par Reuters, il y aura un besoin de financement de 0,4 point de PIB en 2020, c’est-à-dire, sur la base d’une croissance moyenne du PIB de 1,5% par an, environ 9,2 milliards d’euros. Le système de retraite pourrait revenir à l'équilibre financier au début des années 2030 avec une progression moyenne de 1,5% des revenus d’activité et un taux de chômage ramené à 4,5% de la population active. Un scénario qui paraît optimiste. Le Cor introduit cependant l’hypothèse plus réaliste d’un chômage maintenu à 10% sur la période. Dans ce cas l'équilibre s'éloignerait et le besoin de financement serait encore de 0,5 point de PIB à l’horizon 2040.
Cuba et le Club de Paris, qui regroupe des pays créanciers, ont abouti à un accord sur le montant de la dette cubaine restante après le défaut de 1986, soit 15 milliards de dollars (13,3 milliards d’euros), une première étape importante vers une renégociation, ont annoncé lundi des diplomates occidentaux. Le montant de 15 milliards de dollars correspond à la dette de Cuba envers 16 pays du Club de Paris et il inclut le principal, les intérêts et les pénalités.
La production industrielle allemande a rebondi de 0,9% en avril, une hausse plus forte que prévu, après s'être tassée de 0,4% le mois précédent, a annoncé lundi le ministère de l’Economie. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 0,5%. Les exportations ont elle aussi dépassé les attentes, augmentant de 1,9% en avril en données CVS. Les importations ayant reculé de leur côté de 1,3%, l’excédent commercial a crû à 22,3 milliards d’euros contre 19,4 milliards (révisé) le mois précédent.
La volatilité fait partie intégrante des marchés mais les excès de volatilité ne sont pas bons, a déclaré lundi le gouverneur de la Banque de France, en référence aux épisodes récents de brusques tensions sur les rendements obligataires. Les rendements sur les obligations d’Etat allemandes ont connu un net regain de tension la semaine dernière après les déclarations du président de la BCE qui avait relativisé leurs fluctuations antérieures. «La BCE n’est pas là pour orienter chaque point de base sinon il n’y aurait plus de marché», a souligné Christian Noyer.
Les dirigeants du G7, réunis dimanche et lundi à Krün, en Allemagne, se sont dits prêts à prendre, si nécessaire, de nouvelles mesures contre la Russie, accusée de soutenir les rebelles séparatistes dans l’est de l’Ukraine. «Ces sanctions pourront être levées dès lors que la Russie honorera ces engagements. Cependant, nous sommes également prêts à prendre d’autres mesures restrictives pour augmenter le coût pour la Russie si ses actions le rendent nécessaire», souligne le communiqué final du G7.
La croissance japonaise de janvier à mars a été revue en forte hausse, avec un produit intérieur brut (PIB) en progression de 3,9% en rythme annualisé, contre une première estimation de 2,4%, selon des données officielles publiées lundi. D’un trimestre sur l’autre, la croissance est désormais de 1,0%, contre +0,6% en première estimation et un consensus des économistes interrogés par Reuters de 0,7%. La forte révision en hausse du PIB s’explique surtout par celle de la contribution des dépenses d’investissement.
La Commission européenne a laissé lundi un mois à la Pologne et à l’Estonie pour fournir des informations sur leurs pratiques fiscales, afin de s’assurer que celles-ci ne constituent pas des aides d’Etat déguisées, ce qui serait contraire aux règles de l’UE. Bruxelles a également demandé à quinze autres pays de lui communiquer certaines décisions fiscales individuelles.
L’Islande a annoncé lundi qu’elle imposerait une taxe de 39% en cas de sortie du pays des actifs recouvrés par les anciens clients de ses banques ayant fait faillite en 2008. Cette annonce constitue un premier pas vers une levée des mesures d’encadrement des flux de capitaux instaurées il y a sept ans, après la chute des trois principales banques locales. Selon une agence gouvernementale, les actifs concernés totalisent environ 8,4 milliards d’euros.
Selon le quotidien, les créanciers d’Athènes ont proposé la semaine dernière de prolonger la durée de vie du plan d’aide à la Grèce à fin mars 2016 en contrepartie d’une diminution du montant des retraites, d’une hausse des impôts et d’autres mesures. Des représentants de la Grèce n’ont présenté lundi aucune proposition nouvelle susceptible de parvenir à un accord.
La devise et les actifs locaux ont chuté au lendemain du résultat des élections, la formation d'un gouvernement de coalition à Ankara restant hypothétique.
Après seulement trois ans et demi d’existence, Twenty First Capital affiche 632 millions d’euros d’encours au 31/12/2014. Ces encours sont investis à hauteur de 28% dans la gestion taux et crédit, 22% en actions, 29% en gestion diversifiée et de 21% dans le non coté.
Le bureau français de Pimco doit annoncer, ce mardi, la nomination d'un nouveau responsable local en la personne de Matthieu Louanges, rapporte le quotidien Les Echos.
Les marchés occidentaux sont installés depuis plusieurs mois dans un univers de taux bas sous l’effet des politiques très accommodantes des banques centrales. Mais un univers très instable, comme on a pu le voir très récemment avec les chocs successifs sur les marchés obligataires. Quels sont les principaux risques aujourd’hui pour les gestionnaires d’actifs ?