Le président de la Fed de St Louis a déclaré vendredi lors d’un colloque qu’une politique monétaire conventionnelle «prudente» rendait nécessaire un relèvement des taux dès à présent aux Etats-Unis et qu’aucun argument à l’encontre de cette proposition ne lui paraissait convaincant. James Bullard, qui ne dispose pas de droit de vote actuellement au sein du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC), a précisé qu’il aurait voté contre la décision prise de ne pas relever les taux en septembre.
Les gestions ont réduit leurs prévisions sur tous les indices. Elles tablent sur un rebond de 10,5% de l’EuroStoxx 50, mais de 6% du S&P 500 à six mois.
L’agence américaine a relevé vendredi la note souveraine de l’Espagne, de BBB à BBB+, assortie d’une perspective stable. «L’économie de l’Espagne a bénéficié de deux cycles de réformes du marché du travail depuis 2010, qui ont amélioré la compétitivité des exportations et du secteur des services, et de conditions financières plus favorables», écrit S&P. Elle table sur une croissance nominale du produit intérieur brut (PIB) de 4% «au cours des prochaines années».
La Grèce doit mettre en oeuvre les mesures liées au programme de renflouement international afin de parvenir à son objectif principal qui est de retrouver un accès aux marchés financiers et mettre fin au contrôle extérieur intrusif exercé par les créanciers du pays, a expliqué samedi le Premier ministre grec Alexis Tsipras. S’exprimant devant les députés de son parti Syriza à l’occasion de la séance inaugurale du nouveau parlement, il a ajouté qu’il comptait parvenir aussi vite que possible au premier examen des projets de réformes demandées dans le cadre du programme d’assistance de 85 milliards d’euros conclu en août. «Notre objectif principal est de sortir de ce système de surveillance et de retrouver l’accès aux marchés. Mais une condition nécessaire à cela est un retour à la croissance», a souligné celui-ci.
La société spécialisée dans l’échange de devises a annoncé vendredi avoir doublé en huit mois le volume d’échanges effectués sur sa plateforme, qui a atteint deux milliards de dollars de transactions totales. «Il nous a fallu trois ans et demi pour arriver au premier milliard; un montant que nous avons doublé avec trois mois d’avance sur nos prévisions initiales», a précisé Philippe Gelis, PDG et cofondateur de Kantox.
L’état de catastrophe naturelle sera reconnu dès mercredi au conseil des ministres, a déclaré hier François Hollande à la suite des très violentes intempéries qui ont frappé les Alpes-Maritimes samedi soir. Il a précisé que les indemnisations versées le seront «dans un délai de trois mois» et qu’un fonds de soutien aux collectivités locales sera également mis en place.
Le Premier ministre britannique a indiqué dimanche qu’il ferait campagne pour le maintien de son pays dans l’Union européenne s’il obtient les concessions qu’il réclame dans les relations entre Londres et le bloc communautaire mais sans exclure aucune option si ses demandes ne sont pas satisfaites. «J’essaie d’obtenir ce dont la Grande-Bretagne a besoin et dès que cela sera le cas, j’irai plaider pour un maintien dans une Europe réformée», a-t-il déclaré.
La Cour suprême brésilienne a donné son feu vert vendredi à l’audition de l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva dans le cadre de l’enquête sur le scandale de corruption présumé au sein du pétrolier public Petrobras. Dans la requête déposée il y a plusieurs mois, les enquêteurs s’interrogent sur les bénéfices qu’aurait pu tirer l’ancien chef d’Etat, par ailleurs visé par une enquête pour trafic d’influence. Le parquet affirme que rien ne prouve que l’ex-président soit lié à ce scandale qui fragilise depuis plusieurs mois la présidente actuelle, Dilma Rousseff.
La question d’une augmentation des taxes sur le diesel est «sur la table», a déclaré hier sur France 5 la ministre de l’Environnement, qui a appelé à «programmer» une sortie de l’avantage du diesel à un horizon de cinq ans. En plein scandale Volkswagen, Europe Ecologie-Les Verts a de son côté appelé à supprimer les aides au diesel en cinq ans et à interdire ce carburant «dans l’ensemble du pays d’ici 2025».
Alors qu’Amundi a prévu de s’introduire en Bourse, les gérants s’interrogent sur sa valorisation. L’exercice est en effet compliqué tant par le manque de sociétés comparables que par la spécificité de l’activité.
Christian Carrega, directeur général de Préfon à la rédaction de Next Finance : «Nous étudions toutes solutions d’investissements «décarbonnées» telles que les indices/ETFs actions à faible intensité carbone avec nos assureurs gestionnaires (CNP Assurances, Allianz, Axa et Gan-Groupama), nous avons déjà souscrit à des émissions de Green bonds émises par EDF, ENGIE ou la région IdF.» Difficultés pour mesurer l’empreinte carbone des investissements en actions «Cette méthodologie n’est pas encore tout à fait « stabilisée » pour la simple et bonne raisons que plusieurs questions restent encore en suspens à notre avis : quelle méthodologie utiliser : doit-elle par exemple se faire sur la base d’un euro investi, comment comparer deux portefeuilles ? doit-on avoir le même niveau de mesure de l’empreinte carbone pour un investissement en action et en obligation ? quid de la fiabilité des données utilisées ? Une grande partie des données sont en réalités extrapolées par les agences. Il n’en reste pas moins que nous avons engagé des travaux en collaboration avec Vigeo afin de mesurer l’empreinte carbone du portefeuille du régime.»
Les entreprises ont nettement ralenti les créations de postes ces deux derniers mois aux Etats-Unis et les salaires ont baissé en septembre, une évolution qui alimente les doutes sur la capacité de l’économie à supporter l’impact d’une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année. Les créations d’emploi hors agriculture n’ont atteint que 142.000 en septembre, alors que les économistes interrogés par Reuters en attendaient en moyenne 203.000. Les chiffres de juillet et d’août ont été révisés en baisse et font ressortir 59.000 créations de moins qu’estimé auparavant.
Le Trésor a soumis à la Place deux propositions pour amorcer le démarrage du contrat d’assurance-vie «euro-croissance». Lancé en 2014 et censé favoriser le financement de l’économie, ce nouveau contrat offre une garantie en capital à l’investisseur à condition qu’il reste au moins investi huit ans. Plébiscité par les acteurs de l’assurance, le contrat peine cependant à attirer les investisseurs dans un contexte de taux bas.
Réalisé en juillet auprès de 1.000 salariés et autant d’employeurs, le 11e baromètre de la prévoyance CTIP/Crédoc livre un tableau frappant à trois mois de la généralisation de la complémentaire santé (ANI). Si le taux d’équipement progresse avec près de 7 salariés sur 10 couverts (contre 6 lors de la précédente édition en 2013), 28% des entreprises interrogées n’ont pas encore souscrit de garantie.
Goh Seng Kee, directeur général de Maybank Asset Management à Singapour, a démissionné de son poste après trois années à la tête de la filiale singapourienne de la société de gestion malaisienne, rapporte le site spécialisé Asian Investor. L’intéressé quittera officiellement ses fonctions le 30 octobre. Il envisage de lancer sa propre société de gestion de fortune. Goh Seng Kee, qui compte plus de 14 ans d’expérience dans l’industrie de la gestion d’actifs, avait rejoint Maybank AM à Singapour en 2012 en provenance de BNP Paribas Asset Management où il était «director» et gérant de portefeuille. Le nom du remplaçant de Goh Seng Kee n’a pas encore été dévoilé.
Le nouveau groupe Banque Degroof Petercam est officiellement sur les rails. Après l’approbation de la fusion entre la Banque Degroof et Petercam par les autorités de régulation, les assemblées des actionnaires respectives de Petercam et Banque Degroof ont à leur tour validé l’opération ce 1er octobre 2015. Concrètement, les actionnaires de Petercam ont donné leur feu vert au transfert de l’ensemble de l’actif et du passif de la société vers Banque Degroof Petercam, approuvant ainsi la dissolution de la société mère Petercam. En parallèle, les actionnaires de Banque Degroof ont validé l’absorption des activités de Petercam, le changement de nom en Banque Degroof Petercam, les nouveaux statuts et, enfin, la nomination de nouveaux administrateurs.Ces votes donnent ainsi officiellement naissance au groupe Banque Degroof Petercam. Basé à Bruxelles, le nouvel ensemble compte 1.400 professionnels répartis en Belgique, au Luxembourg, en France, en Espagne, en Suisse, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie et à Hong Kong. Banque Degroof Petercam affiche surtout 50 milliards d’euros d’actifs sous gestion, faisant du nouvel ensemble «le premier groupe indépendant en Belgique offrant une combinaison unique de métiers avec la banque privée, la gestion institutionnelle, l’investment banking et les assets services», selon un communiqué. Le nouvel ensemble est détenu à hauteur de 70 % par les familles et actionnaires de référence, à savoir les familles Philippson, Peterbroeck, Van Campenhout, Haegelsteen, Schocker, Siaens et CLdN Finance et Copeba. Le solde est détenu par la direction et le personnel, les partenaires financiers et les autres actionnaires. Du point de vue de la gouvernance, Alain Philippson occupe le fauteuil de président du conseil d’administration de Banque Degroof Petercam. La direction opérationnelle du nouveau groupe sera assurée par un comité de direction et un comité opérationnel. Dans le détail, le comité de direction est présidé par Philippe Masset, l’ancien CEO de Degroof officiant désormais en qualité de CEO de Banque Degroof Petercam. Xavier Van Campenhout, jusque-là à la tête de Petercam, est désormais vice-CEO et vice-président du comité de direction en charge du «Private Banking». Ils seront épaulés par Nathalie Basyn (directrice financière), Gautier Bataille (en charge de l’activité «Capital Markets»), Bruno Colmant (Macro Research / Group Senior Advisor à partir du 15 octobre), Gilles Firmin (directeur des risques ou CRO), Jan Longeval (Institutional Asset management) et, enfin, Pascal Nyckees (directeur des opérations ou COO).Pour sa part, le comité opérationnel est composé des membres du comité de direction ainsi que de Benoît Daenen (Private Banking), Hugo Lasat (Institutional Asset Management), Alexis Meeùs (Corporate Finance), Pierre Pepersack (Credit), Jean-Marc Verbist (ressources humaines), Erick Verkest (Corporate Financie), et, enfin, Jean-Louis Waucquez (Estate Planning). Ce comité opérationnel travaille en étroite collaboration avec un comité international qui rassemble les directeurs généraux des filiales étrangères, à savoir Geert de Bruyne (Luxembourg), Cédric Roland-Gosselin (Suisse), Guillermo Viladomiu (Espagne) et François Wohrer (France).
Artemis Fund Managers a fait agréer ses fonds OEIC pour leur commercialisation au Luxembourg. La société de gestion britannique, qui cherche à se développer activement en Europe continentale, propose déjà huit compartiments de son OEIC aux investisseurs en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en France, en Italie et en Espagne.« Le Luxembourg est l’un des principaux centres de la gestion d’actifs. Il était évident que ce pays constituerait la prochaine étape de notre développement et que nous allions y faire enregistrer nos fonds afin de servir les intérêts de clients européens », commente James Young, responsable de la distribution Europe chez Artemis. « Les compartiments de notre OEIC s’appuient sur des stratégies qui ont fait leurs preuves au Royaume-Uni », ajoute-t-il. Créée en 1997, Artemis gère de nombreux fonds, deux ‘investment trusts’, un fonds de capital- risque ainsi que des portefeuilles individuels et collectifs pour un encours total de 29,7 milliards d’euros. Indépendante et gérée par ses actionnaires, la société se targue d’afficher une culture bien distincte. « Ses gérants sont de vrais stock-pickers qui ne sont pas astreints à adopter un processus ou un style de gestion spécifique. La majorité d’entre eux sont associés et tous investissent leur propre argent dans les fonds qu’ils gèrent ainsi que dans ceux de leurs collègues. Ceci permet d’aligner les intérêts des gérants sur ceux des clients d’Artemis, et encourage le partage d’informations et d’idées. Il en résulte des portefeuilles construits autour de fortes convictions qui se démarquent nettement de ceux de leurs concurrents et de l’indice de référence », indique un communiqué.
Les deux groupes spécialisés dans l’assurance de personnes, CNP Assurances et AG2R La Mondiale ont annoncé, jeudi 1er octobre, être en discussions exclusives pour mettre en place un partenariat dans le domaine de la retraite supplémentaire. Un communiqué précise que ce projet se matérialiserait par une «prise de participation à hauteur de 40% de CNP Assurances dans Arial Assurance, filiale d’AG2R LA MONDIALE dédiée aux activités d’épargne retraite entreprise». Renommée Arial CNP Assurances, cette filiale commune disposerait d’une gouvernance équilibrée entre les deux Groupes. Elle regrouperait les expertises, les outils et les portefeuilles d’activité d’AG2R LA MONDIALE et de CNP Assurances dans ce domaine, pour devenir l’acteur de référence de l’épargne retraite entreprise et permettre l’optimisation des moyens par des économies d’échelle et la mise en commun des investissements.Arial CNP Assurances serait opérationnelle au premier trimestre 2016 et représenterait près de 12 milliards d’euros d’engagements de retraite supplémentaire - sous réserve notamment de l’accord définitif des instances de gouvernance, de l’avis des instances sociales et des agréments et autorisations des autorités compétentes.
Danske Invest vient de nommer Mark Homsy au poste de responsable de la distribution de fonds en Allemagne pour son nouveau bureau de Francfort, rapporte Investment Europe. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, l’intéressé sera chargé de la distribution des fonds communs de placements auprès de la clientèle tierce en Allemagne et en Autriche. Mark Homsy arrive en provenance de Legg Mason où il a travaillé pendant sept ans en tant que directeur du développement en charge des clients institutionnels. Avant cela, il a travaillé chez ABN Amro et BNP Paribas Asset Management.
Fredrik Nordström a pris, le 1er octobre, la direction générale de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Il succède à Pia Nilsson, qui fait valoir ses droits à la retraite. L’intéressé, âgé de 47 ans, a occupé plusieurs postes à responsabilité au sein des secteurs de la gestion d’actifs et de la retraite en Suède. Il a notamment été directeur général d’ AMF Fonder. Sa nomination avait été annoncée début juin.
Consensus Asset Management vient de recruter Richard Andborn et Rose Mjörnstedt qui travaillaient chez SEB, l’un comme responsable des institutionnels et l’autre comme responsable des fondations dans l’Ouest de la Suède, rapporte realtid.se. Les deux rejoindront Consensus AM en janvier et s’occuperont de l’offre pour la clientèle institutionnelle.
Au deuxième trimestre 2015, le total des actifs financiers des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro a diminué, s’inscrivant à 9.077 milliards d’euros, après 9.461 milliards au trimestre précédent, selon des statistiques communiquées par la banque centrale européenne (BCE). Sur la même période, les provisions techniques d’assurance, principale rubrique du passif des sociétés d’assurance et des fonds de pension, sont ressorties en baisse à 7.464 milliards d’euros, après 7.653 milliards. Ce recul s’explique en grande partie par une diminution de la valeur des actifs correspondants. S’agissant de la ventilation de l’actif du bilan agrégé des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro, les avoirs en titres autres que des actions représentaient, à fin juin 2015, 40 % du total des actifs financiers de ce secteur. Les parts de fonds d’investissement constituaient le deuxième poste le plus important, soit 28 % du total des actifs financiers. Enfin, les actions et autres participations représentaient 11 % du total. En ce qui concerne les transactions sur les principales rubriques des provisions techniques d’assurance, les droits nets des ménages sur les provisions techniques d’assurance vie ont augmenté de 19 milliards d’euros au deuxième trimestre 2015. Les droits nets des ménages sur les fonds de pension se sont inscrits en baisse de 4 milliards d’euros sur la même période, tandis que les provisions pour primes non acquises et les provisions pour sinistres ont enregistré une progression de 4 milliards. S’agissant des contributions des deux sous-secteurs, le total des actifs financiers des sociétés d’assurance s’élevait à 6.908 milliards d’euros fin juin 2015, soit 76 % du bilan agrégé du secteur des sociétés d’assurance et des fonds de pension, tandis que le total des actifs financiers des fonds de pension représentait 2.169 milliards.
En quête de rendements, les fonds de pension en Europe du Nord commencent à s’intéresser aux titres adossés à des actifs (asset-back securities ou ABS), rapporte le Financial Times. M&G indique avoir levé 1,5 milliard d’euros pour des stratégies ABS, principalement auprès de fonds de pension britanniques, néerlandais et nordiques, depuis mars cette année. Depuis novembre de l’année dernière, la Banque centrale européenne achète des ABS.
BlackRock accueillera à partir du mois d’octobre Martin Lück, qui a été recruté au poste de responsable de la stratégie d’investissement pour l’Allemagne, l’Autriche et l’Europe de l’Est, selon des informations de Fondsprofessionell, confirmées par le gérant américain de la gestion d’actifs. L’intéressé sera en charge de la définition de la stratégie d’investissement sur ces régions et basé à Francfort. Il sera également chargé de fournir des informations macro-économiques à la clientèle institutionnelle et aidera au développement de l’activité multi-asset sur les marchés dont il a la responsabilité. Avant de rejoindre BlackRock, Martin Lück était économiste en chef pour UBS Allemagne.