ResearchPool,plateforme digitale de distribution de recherches financières, franchit le cap des 20.000 rapports en ligne, 6 mois après son lancement. Une montée en puissance rapide qui témoigne de la transformation à l’œuvre dans le secteur financier sous la triple impulsion de MIFID II, de l’Union des Marchés de Capitaux et du numérique. A compter du 3 janvier 2018, MIFID II imposera un découplage de la commission de courtage du coût de l’analyse financière. Un bouleversement qui va nécessiter de donner un prix à ce service à haute valeur ajoutée.
Rothschild & Co vient d'annoncer la nomination de Catherine Adibi en tant que Chief Investment Officer et deputy Chief Executive Officer. Une évolution pour l'ancienne directrice Rothschild & Cie Gestion qui occupait ce poste depuis 2010.
Suravenir, la compagnie d’assurance de personnes du Crédit Mutuel Arkéa, enregistre le départ d’un de ses dirigeants au sein de Vie Plus, son entité dédiée au marché des conseillers de gestion en patrimoine indépendants (CGPI).
Concernant son appel d’offres en cours portant sur les actions internationales, la CAVAMAC a reçu une vingtaine de candidatures émanant notamment de structures françaises en partenariat avec des boutiques anglo-saxonnes. Sa Commission des marchés a sélectionné 8 candidats auxquels elle a demandé de faire une offre. Elle compte réceptionner tous les dossiers d’ici mi-mars et devrait pouvoir désigner les trois gérants sélectionnés début avril.
Voilà de quoi alimenter la littérature sur les effets indésirables du Quantitative Easing sur les Etats. Selon une étude publiée par Standard and Poor’s, les politiques d’assouplissement quantitatif mises en place après la crise de 2008 auraient certes atténué l’ampleur du ralentissement et permis une reprise là où elles ont été mises en place. Mais elles auraient dans le même temps aggravé les inégalités de richesses dans ces mêmes régions.
Les prix du marché immobilier grec ont baissé de 5,1% en 2015, accusant ainsi une chute de 41,5% depuis 2008, avant que la récession ne s’abatte sur la Grèce. Les prix des appartements ont diminué de 5,4% au quatrième trimestre, par rapport à la période comparable de l’année précédente, a déclaré lundi la Banque de Grèce, après une contraction de 5,8% le trimestre précédent, un ralentissement qui ne permet pas d’affirmer que la chute des prix touche à sa fin.
Manuel Valls a jugé lundi que la mise en oeuvre du pacte de responsabilité n’était «pas satisfaisante», à l’issue d’une réunion de suivi avec les partenaires sociaux. «Il s’agit que chacun prenne ses responsabilités et laisse la place au dialogue social», a déclaré le chef du gouvernement. «Nous respecterons l’engagement financier, mais les aides peuvent être conditionnées, réorientées», a poursuivi celui-ci. Annoncé par François Hollande lors de ses vœux pour l’année 2014, le pacte de responsabilité avait pour objectif de permettre des créations massives d’emplois en échange d’un allègement des charges sur le travail pour les entreprises.
Les députés espagnols ont demandé lundi au dirigeant socialiste Pedro Sanchez de former un gouvernement d’ici au 3 mars, date à laquelle il devra se soumettre à un vote de confiance qui, s’il est négatif, rapprochera le pays de la convocation d’élections législatives anticipées. Le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) mène actuellement des discussions pour la formation d’un gouvernement, notamment avec le parti anti-austérité Podemos, le Parti populaire (PP, droite) du chef du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, ayant provisoirement jeté l’éponge.
Les créances douteuses ou irrécouvrables en Chine atteignaient 1.270 milliards de yuans (175 milliards d’euros) fin 2015, du jamais vu depuis le deuxième trimestre 2006, a annoncé la Commission de réglementation bancaire lundi. Le rapport moyen de ces créances à l’ensemble des créances des banques atteignait ainsi 1,67% fin décembre contre 1,59% trois mois plus tôt. Les bénéfices bancaires ont parallèlement augmenté de 2,43% en 2015, à 1.590 milliards de yuans (219 milliards d’euros). Le ratio de fonds propres «Core Tier 1» du secteur était de 10,91% fin décembre, soit 0,25 point de mieux que fin septembre.
La Banque centrale européenne (BCE) est prête à assouplir davantage sa politique monétaire le mois prochain si les turbulences sur les marchés financiers ou la faiblesse des prix de l’énergie contribuent à réduire les anticipations d’inflation dans la zone euro, a réaffirmé lundi le président de la BCE, Mario Draghi. L’objectif de la BCE est une inflation légèrement inférieure à 2%. D’après les dernières statistiques publiées, la hausse des prix à la consommation dans la zone euro n’a été que de 0,2% sur un an en décembre, après +0,1% en novembre. Mario Draghi a en outre réitéré son appel aux gouvernements de la zone euro pour qu’ils accompagnent les efforts de la BCE par le biais de politiques budgétaires favorables à l’investissement public et à un allègement de la fiscalité.
Dans son rapport mensuel publié lundi, la Bundesbank insiste sur le risque de surévaluation du marché immobilier allemand, en particulier des prix des appartements qui ont augmenté d’environ 6% chaque année depuis six ans. La banque centrale n’avait jamais aussi clairement mis en garde contre les conséquences du crédit bon marché et de l’afflux de réfugiés sur le prix des logements outre-Rhin. Alors que les grandes villes allemandes se sont longtemps caractérisées par une hausse des prix modeste, cette caractéristique tend à disparaître depuis quelques années avec la baisse des taux d’intérêt, qui réduit le coût de l’emprunt et fait de l’immobilier un investissement attractif.
Le conseil d’administration de HSBC a décidé dimanche 14 février de maintenir son siège à Londres. Sur un effectif total de 257.000 personnes, 48.000 sont employées par HSBC en Grande-Bretagne. « Londres est l’un des principaux centres financiers mondiaux et dispose d’un vaste vivier de talents internationaux, extrêmement qualifiés », a souligné HSBC dans un communiqué. L’Asie reste cependant «au coeur de la stratégie du groupe». La banque doit renforcer ses investissements en Chine continentale, et dans les pays de l’ASEAN.
La société de conseil en investissement Gravis Capital Partners LLP a nommé Dion Di Miceli directeur des investissements pour ses fonds. Dion Di Miceli était auparavant Senior corporate adviser au sein du pôle dédié aux fonds d’investissement chez Cenkos Securities.
Nedgroup Investments, la division de gestion d’actifs du groupe bancaire sud-africain Nedbank, distribue désormais son fonds Ucits Global Flexible, dont les encours s'élèvent à 469 millions de dollars, est désormais commercialisé sur le marché allemand, rapporte le site Investment Europe. Le fonds, qui est conseillé par la boutique américaine First Pacific Advisors (FPA), met en œuvre une stratégie contrariante pilotée par les cogérants de portefeuille Steven Romick et Mark Landecker. L'équipe s’efforce de constituer un portefeuille de conviction et n’hésite pas à détenir des montants significatifs de cash si les opportunités d’investissement se font rares.
La société allemande FinTech Group a annoncé le 15 février la signature d’un accord stratégique avec Morgan Stanley pour la distribution sur le marché allemand de produits structurés. Le courtier en ligne flatex, qui appartient à FinTech Group, devrait dès la mi-2016 proposer sous sa propre marque des ETP d’une entité de Morgan Stanley, précise un communiqué. Les actifs sous administration de FinTech Group s'élevaient fin juin 2015 à 5,68 milliards d’euros.
Les actifs sous gestion de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) ont progressé l’an dernier de 23%, passant de 208,7 milliards de francs suisses fin 2014 à 257,5 milliards de francs à fin décembre 2015 grâce pour l’essentiel à l’acquisition de l’intégralité de Swisscanto, la société de gestion des banques cantonales. La collecte nette a été marginale, relève la banque cantonale dans un communiqué publié le 12 février. La banque précise néanmoins qu’elle a enregistré une collecte nette de 1,1 milliard de francs dans ses activités de banque privée mais que l’impact des marchés a été négatif à hauteur de 1 milliard de francs. En outre, les activités de banque privée à l’international ont donné lieu à des sorties de 1,1 milliard de francs liées notamment à la régularisation fiscale de certains comptes qui n’ont pas été compensées par des entrées de 0,7 milliard de francs. Le bénéfice net a progressé de 11,5% à 722 millions de francs, là aussi grâce au rachat de Swisscanto qui a contribué à une hausse des recettes. Le bénéfice d’exploitation s’est amélioré de 9,3% à 664 millions de francs, avec une progression de plus de 14% des recettes à 2,20 milliards de francs. Les recettes ont été gonflées par une envolée de 26% des produits des opérations de commissions et de prestations de services, à 663 millions de francs.
Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2015, les actifs sous gestion ou en dépôt du groupe Pictet ont atteint 437 milliards de francs suisses, en augmentation de 2 milliards de francs suisses par rapport au 1er janvier 2015, selon un communiqué publié le 12 février. Les apports nets de fonds se sont élevés à 14,6 milliards de francs sur l’ensemble de l’exercice contre 17 milliards de francs l’année précédente. Le groupe a dégagé des produits d’exploitation en hausse de 3%, à 2,124 milliards de francs suisses, et réalisé un bénéfice net consolidé en baisse de 2%, à 452 millions de francs suisses. Le ratio de fonds propres de première catégorie, calculé sur la base de fonds propres de première catégorie (présentant la qualité la plus élevée) à hauteur de 2,15 milliards de francs, se situait à 22,1%, niveau nettement supérieur aux exigences minimales, qu’il s’agisse du seuil de 4,5% fixé par Bâle III ou de celui de 7,8% défini par la Finma, à la surveillance de laquelle est soumis Pictet. Dépassant largement le minimum réglementaire de 100% prévu par Bâle III, le ratio de liquidité à court terme s'établissait quant à lui à 195%. «Tous nos marchés stratégiques – la Suisse, l’Union européenne et l’Asie – ont enregistré des apports nets auxquels chacune de nos lignes de métier, la gestion de fortune, la gestion d’actifs et l’asset servicing, a contribué. Cette croissance témoigne de notre approche à long terme des intérêts de nos clients et de notre capacité à nous adapter à un environnement en évolution», indique Jacques de Saussure, associé senior, cité dans un communiqué.
Pictet prévoit de délocaliser une centaine de postes dans les cinq prochaines années, a déclaré l’associé senior Jacques de Saussure devant les collaborateurs jeudi, rapporte L’Agefi suisse. Les profils concernés concernent des fonctions de back office et de middle office, appelés à être délocalisés vers les sites existants du groupe au Luxembourg, à Hong Kong et à Singapour. Il s’agit du premier projet de ce genre au sein de Pictet, qui a confirmé ces informations. Ce projet de délocalisation n’impliquera aucun licenciement et les collaborateurs concernés qui choisiraient de ne pas se déplacer bénéficieront de solutions de mobilité interne. La logique de ce projet est de renforcer les services opérationnels sur les marchés en croissance et de se rapprocher de la clientèle. Pictet emploie un peu moins de 3.900 personnes dans le monde, dont environ 2.200 à Genève (pour 2.300 en Suisse).
Graham Waider, responsable des investissements pour les solutions multi-classes d’actifs chez GAM, a démissionné de ses fonctions, rapporte le site spécialisé Citywire Selector. Il sera remplacé par le chef économiste Larry Hatheway. Graham Waider continuera toutefois d'être présent chez GAM en assurant une fonction de consultant en investissement. Il sera conseiller senior pour les solutions multi-classes d’actifs et accompagnera certains des clients de longue date de GAM dans la structuration de leurs portefeuilles. Graham Waider, qui avait rejoint GAM en 1998, avait été nommé «group head of investments» en février 2015. Il était responsable de la stratégie d’investissement de portefeuilles multi-classes d’actifs représentant un encours de 11,9 milliards de francs suisses. Larry Hatheway a rejoint GAM en septembre 2015. Il était précédemment managing et économiste en chef chez UBS, où il a travaillé pendant une douzaine d’années.
Selon Finews, Bruno Schweinzer a été nommé au 15 février chief investment officer (CIO) du gestionnaire spécialisé dans l’immobilier Fundamenta. L’intéressé rejoint la société en provenance de Avadis Anlagestiftung. Il remplace à ce poste Thomas Hiestand devenu CFO de la société ainsi que responsable de la gestion de portefeuille.
Les groupes bancaires de Singapour DBS Group Holdings et Oversea-Chinese Banking Corp ainsi que la banque suisse Julius Baer ont soumis des offres non contraignantes sur la filiale asiatique de gestion de fortune de Barclays, a appris l’agence Reuters auprès de personnes au fait du dossier. Ces offres préliminaires pour la filiale de la banque britannique, basée à Singapour et valorisée autour de 600 millions de dollars (530 millions d’euros), ont été déposées la semaine dernière, selon les sources, qui ont requis l’anonymat. Aucune des banques concernées n’a souhaité réagir. Cette vente s’inscrit dans le cadre d’un programme de restructuration lancé par le nouveau directeur général de Barclays Joe Staley. Plusieurs banques européennes réduisent la voilure en Asie dans le cadre d’une politique de réduction des coûts imposée par les difficultés qu’elles traversent en Europe dans un environnement de taux extrêmement bas. Des sources avaient déclaré auparavant à Reuters que Credit Suisse pourrait également être intéressée par la filiale asiatique que Barclays met en vente. Il n’a pas été possible dans l’immédiat de savoir si Credit Suisse avait également formulé une offre. La banque n’a pas souhaité faire de commentaire.
Ambrosia Asset Management, la nouvelle société de gestion de hedge funds qui a recruté Peter Norman, ancien ministre suédois des Finances, en tant que président, a reçu l’autorisation de l’Inspection des Finances en janvier et va lancer son premier fonds le 1er mars, rapporte Realtid.se. La société se positionne comme une alternative meilleur marché par rapport aux autres hedge funds.
L’indice Lyxor Hedge Fund a perdu 0,9% en janvier. Sur 11 indices Lyxor, 5 ont terminé le mois en territoire positif. Les indices Lyxor CTA Long Term (+2,2%), Lyxor Global Macro (+0,7%) et Lyxor Fixed Income Arbitrage (+0,7%) ont signé les meilleures performances. Les hedge funds ont ainsi fait montre d’une remarquable résistance en janvier. En effet, les prévisions de croissance raisonnables du début de l’année ont été agressivement revues à la baisse après la publication des PMI chinois décevant et de la dépréciation du CNY. De manière très visible, les investisseurs ont dès lors intégré des probabilités sérieuses à un atterrissage brutal en Chine, à une impuissance croissante des banques centrales, à un risque de récession aux Etats-Unis et à un retour de la déflation mondiale. Dans un tel contexte, les CTA ont été dopés par leur exposition courte aux matières premières et longue aux obligations. Les fonds FI Arbitrage et Global Macro ont tiré parti des opportunités monétaires relatives et tactiques. Exception faite des fonds L/S Equity Long Bias et Special Situations, pénalisés par leur bêta, les autres stratégies sont parvenues à générer des rendements stables ou modérément négatifs. « Si le retour à une croissance mondiale inférieure à la normale semble intégré dans les prix, l’accumulation des risques baissiers nous pousse à continuer de favoriser les styles tactiques, macro et de valeur relative, qui devraient surperformer les stratégies plus directionnelles », explique Jean-Baptiste Berthon, stratégiste cross-asset senior pour Lyxor AM.
Plusieurs grands hedge funds américains ont subi des pertes importantes en raison des turbulences de cette année sur les actions et les matières premières, rapporte le Financial Times, qui cite Pershing Square de Bill Ackman, Glenview Capital géré par Larry Robbins et Carl Icahn. Cela fait suite à une année 2015 déjà difficile, ce qui laisse présager une accélération des sorties des investisseurs.
Bpifrance et le Commissariat général à l’investissement ont annoncé, ce 12 février, la mobilisation de 400 millions d’euros via la création de trois nouveaux fonds d’investissement. Dans le détail, le Fonds Accélération Biotechnologies Santé (FABS) est doté de 340 millions d’euros et vise à accélérer le développement de projets issus des travaux financés par le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) dans le cadre des instituts hospitalo-universitaires (IHU) et des laboratoires d’excellence (Labex). FABS interviendra ainsi en totale complémentarité des fonds d’investissement déjà actifs dans ce domaine, notamment le fonds Innobio, géré par Bpifrance, en investissant dans trois types d’entités : des sociétés de projets, ayant une activité industrielle ou commerciale, et constituées sur la base d’actifs issus de l’environnement hospitalo-universitaire ; des entreprises, principalement au stade de l’amorçage, qui développent des produits thérapeutiques et des dispositifs médicaux dans le domaine de la santé humaine, ainsi que des PME, plateformes de technologies, prestataires de services scientifiques ou technologiques ; des fonds d’investissement, œuvrant dans l’environnement des IHU et Labex. En parallèle, le fonds Ville de Demain (VDD) voit le jour et est doté de 50 millions d’euros. Il investira au capital de jeunes sociétés qui développent des technologies et des services dans le domaine de la « Ville Intelligente ». Il s’agit d’un fonds de capital amorçage qui pourra investir dans des sociétés en création. Les investissements interviendront lors des premières ouvertures de capital et pourront atteindre 2 millions d’euros. Les entreprises cibles pourront développer des innovations technologiques ou commerciales, ou encore apporter un service de caractère innovant. Le fonds s’intéressa principalement aux domaines de la conception urbaine et de l’environnement, aux bâtiments et usages, à l’énergie et aux réseaux, à la mobilité et aux services urbains innovants. Enfin, Bpifrance a annoncé la création du Fonds Ambition Amorçage Angel (F3A). Doté de 50 millions d’euros, ce véhicule a vocation à co-investir avec des « Business Angels » dans de jeunes entreprises innovantes au stade de l’amorçage et présentant un fort potentiel de croissance. La création de ce fonds répond à un double objectif : favoriser et renforcer l’intervention des Business Angels en investissant à leurs côtés ; faciliter l’accès au capital amorçage pour les jeunes entreprises innovantes dans les premières étapes de leur croissance.