Reyl Overseas, filiale du groupe bancaire genevois Reyl, annonce l’ouverture d’une deuxième succursale américaine à Dallas, dans l’Etat du Texas. Le bureau texan est placé sous la responsabilité d’Oliver Hohermuth. Reyl Overseas entend aider les entrepreneurs américains - désormais également au Texas - qui veulent étendre leurs relations commerciales et bancaires à l'échelle internationale. La filiale vise également les investisseurs qui souhaitent miser sur une entreprise basée aux Etats-Unis. Fondée en 2011, la société Reyl Overseas est déjà présente en Suisse à Zurich et à Santa Barbara, dans l’Etat de Californie. Cette filiale est spécialisée dans le conseil en placement pour la clientèle étasunienne. Elle dispose d’une autorisation de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), mais aussi de l’Exchange Commission (SEC) américaine.Oliver Hohermuth a plus de dix ans d’expérience dans les secteurs de la banque et de la banque privée. Il a commencé sa carrière au sein de l’Union Suisse des Banques Raiffeisen avant de rejoindre Credit Suisse Private Banking Switzerland. En 2009, Oliver Hohermuth a obtenu la licence de conseiller en investissement auprès de la SEC et a travaillé en qualité de courtier au sein de Credit Suisse Private Advisors à Zurich. Il a également dirigé le service de courtage de la société dédié aux clients américains. Entre 2010 et 2015, il a exercé en tant que conseiller en investissement pour Vontobel Swiss Wealth Advisors en dehors de la Suisse et s’est installé à Dallas, au Texas, où il a dirigé le premier bureau de la société basé aux Etats-Unis.
Une nouvelle année record. Après 7 milliards d’euros en 2014, Candriam Investors Group, filiale de New York Life Investment Management, a enregistré en 2015 des souscriptions nettes de 12 milliards d’euros, portant ses encours à 94,1 milliards d’euros. « Notre objectif est de collecter 4 à 5 milliards d’euros par an. Alors, quand nous arrivons à une collecte de 12 milliards d’euros, nous sommes heureux », s’est réjoui Naïm Abou-Jaoudé, CEO de Candriam Investors Group et chairman de New York Life Investment Management International, interrogé par NewsManagers. « La collecte a dépassé le milliard d’euros chaque mois, même au second semestre », souligne le dirigeant, ajoutant que le début de cette année, bien que compliqué, est également positif pour sa maison.Autre motif de satisfaction pour Candriam, la collecte 2015 a été diversifiée en termes de clientèles, de classes d’actifs et de zones géographiques. Ainsi, sur les 12 milliards d’euros levés, la moitié vient de la clientèle institutionnelle et l’autre de la clientèle retail. Côté expertises, la collecte a été particulièrement forte en direction des solutions multi-classes d’actifs et allocations d’actifs, qui ont drainé 4,5 milliards d’euros en net. Mais les autres savoir-faire ne sont pas en reste : les stratégies absolute performance, credit, total return ont notamment attiré 2 milliards d’euros, le Euro High Yield, 1 milliard d’euros, le fixed income, 1 milliard d’euros, la gestion alternative, 1 milliard et les actions thématiques, 1 milliard. Enfin, la collecte s’est faite dans les différents pays dans lesquels Candriam est présent. Les marchés particulièrement dynamiques ont été la France (1 milliard d’euros), l’Espagne (1,5 milliard d’euros), l’Italie (1 milliard d’euros) et l’Allemagne (800 millions d’euros). A l’international (hors d’Europe), la société de gestion a levé 500 millions d’euros.Conforté par ces résultats, le développement européen et international reste l’une des priorités de Naïm Abou-Jaoudé. Cette année, en Europe, l’accent va notamment être mis sur le Royaume-Uni. Candriam y est présent depuis 2012, mais la société renforce ses moyens dans le pays depuis l’an dernier. Outre les deux recrutements dans le domaine commercial annoncés fin 2015, la société de gestion vient d’accueillir un ancien de Mercer pour couvrir les consultants. Hors des frontières européennes, ce sont d’abord les Etats-Unis qui sont ciblés, avec l’ouverture d’un bureau à New York en ce début d’année. Annoncée l’an dernier par Naïm Abou-Jaoudé dans Newsmanagers, elle est désormais effective et le dirigeant va recruter quatre à cinq personnes localement. Cette structure permettra de démarcher la clientèle de distribution et institutionnelle aux Etats-Unis. Candriam a déjà un pied sur ce marché grâce à son actionnaire et au référencement de plusieurs stratégies sur la plate-forme de distribution retail de ce dernier aux Etats-Unis (cela représente 250 millions d’euros). Mais la société veut aller plus loin… Autre grand projet : l’ouverture d’un bureau à Tokyo au Japon qui vendra toutes les boutiques de la société. : « Nous sommes en train de recruter localement », précise Naïm Abou-Jaoudé, qui ajoute qu’une branche sous NYLIM International sera ouverte dans un premier temps, avec la possibilité d’évoluer vers une licence DIM qui requiert un minimum de sept personnes.L’objectif pour Candriam est de porter ses encours « internationaux » de 3 % du total actuellement à 10 % d’ici à cinq ans, sachant que la société se développe également en Australie et au Moyen-Orient.Par ailleurs, Candriam va cette année importer les expertises de NYLIM en Europe et devenir la plate-forme de distribution retail des « boutiques » de la société de gestion, comme cela était annoncé l’an dernier. Concrètement, une Sicav luxembourgeoise, appelée Candriam GF, a été créée en septembre 2015. Elle comprend quatre stratégies, dont deux sont commercialisées en France (haut rendement US et actions américaines à haut dividende). « Il s’agit d’une offre complémentaire à celle de Candriam, avec notamment des stratégies à haut rendement US, des actions américaines à haut dividende et des actions monde », détaille Naïm Abou-Jaoudé. Ces fonds ont bénéficié d’un apport du groupe de 200 millions d’euros et sont commercialisés par les équipes de vente de Candriam. La société a également recruté une spécialiste produits qui sera dédiée à cette offre.La France, l’un des marchés « domestiques » de Candriam, va aussi connaître des développements importants, puisque la société de gestion souhaite s’attaquer à partir du second semestre aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants. « Dans notre équipe commerciale, une personne sera désignée pour s’occuper des CGPI et nous réfléchissons aux produits répondant à leurs besoins », explique Naïm Abou-Jaoudé. « Nous avons déjà abordé les conseillers en Italie avec succès allons maintenant démarcher le marché français. Ensuite, nous comptons développer cette activité auprès des conseillers allemands et, dans deux ou trois ans, nous envisagerons de nous développer auprès des conseillers britanniques », poursuit-il.Enfin, interrogé sur une éventuelle acquisition, Naïm Abou-Jaoudé affirme ne pas avoir de projets immédiats dans ce domaine, même s’il a un mandat pour le faire si nécessaire. « Face au succès de notre développement, je reste concentré sur la croissance organique ». D’ailleurs, Candriam prévoit de recruter une cinquantaine de personnes cette année, notamment en France…
A compter du 11 mars 2016, le FCP Natixis Performance Strategic Bond verra le pourcentage autorisé pour l’investissement en OPC abaissé. Il sera limité à 10% de l’actif net du fonds contre 20 % maximum auparavant.L’objectif de gestion du fonds est d’obtenir une performance annuelle supérieure respectivement de 0,75 % pour les parts « I » et de 0,50 % pour les parts « R » à l’EONIA Capitalisé sur sa durée minimale de placement, après déduction des frais fixes de fonctionnement et de gestion applicables à chaque catégorie de parts du FCP.(*) part IC FR00100008250, part IR FR0010008268 et part RC FR0010903575
Les gros fonds obligataires ont doublé leurs positions en cash en cinq ans, alors que les craintes en matière de liquidités sur le marché obligataire pèsent sur les sociétés de gestion, rapporte le Financial Times fund management. Le fonds Global Bond de Franklin Templeton et le Strategic Income Opportunity de BlackRock, qui font partie des 10 principaux fonds obligataires dans le monde, ont plus que doublé leurs poches en cash à au moins 18,5 % de leurs actifs sur les cinq dernières années, selon Morningstar. Une tendance similaire est observée pour les fonds obligataires en Europe : le fonds Sécurité de Carmignac et le fonds Euro Corporate Bond d’Invesco ont plus que quadruplé leurs positions en cash depuis le début de 2011.
Les hedge funds ayant réalisé de gros bénéfices en pariant contre les actions minières en 2015 ont vu leurs paris tourner au vinaigre, les cours des matières premières ayant rebondi et provoqué un énorme rally dans le secteur des ressources naturelles, rapporte le Financial Times. Par exemple, Anglo American et Glencore, les deux actions ayant le moins bien performé sur le FTSE 100 l’an dernier, ont vu leurs cours presque doubler depuis le début janvier. La société de hedge funds Landsowne Partners avait vendu à découvert 227 millions d’actions Glencore, selon la Financial Conduct Authority. Odey Asset Management devrait aussi voir sa position contre Anglo American prendre un sérieux coup depuis janvier.
En février, Banca Generali a enregistré des souscriptions nettes de 584 millions d’euros, soit pratiquement le double de celle de février 2015. En seulement deux mois, la collecte nette totale a dépassé 1,1 milliard d’euros, soit une hausse de 58 % par rapport à la période correspondante de 2015.
Morgan Stanley SGR, la société de gestion immobilière italienne du groupe Morgan Stanley, lance un fonds alternatif d’investissement immobilier réservé à des investisseurs qualifiés, annonce un communiqué. Le fonds a acquis un portefeuille, appelé « Great Beauty », composé de trois actifs prestigieux ayant une superficie totale d’environ 45.000 mètres carrés et une valeur supérieure à 200 millions d’euros. Les trois biens immobiliers sont situés dans le centre historique de Rome, font partie du patrimoine historique de la ville et sont intégralement loués à des exploitants de standing. Les deux investisseurs institutionnels du nouveau fonds immobilier sont Poste Vita et Zurich. Morgan Stanley SGR a souscrit une part minoritaire du fonds. Le vendeur du portefeuille est le groupe Unicredit.« L’établissement de ce fonds est cohérent avec la stratégie de Morgan Stanley SGR de créer des fonds immobiliers pour le compte d’investisseurs institutionnels de long terme désireux de profiter des capacités d’exécution et de gestion de Morgan Stanley SGR », commente Silvia Rovere, administrateur délégué de Morgan Stanley SGR.
Les encours gérés par les sociétés de gestion espagnoles ont diminué de 1,7% au mois de février pour s'établir à 211,7 milliards d’euros à fin février, selon des statistiques communiquées par l’association des gestionnaires espagnols Inverco. Les actifs sous gestion affichent même un recul de 3,7% depuis le début de l’année. En termes absolus, les rachats s'élèvent à 3,7 milliards d’euros en février et à 8,1 milliards d’euros sur les deux premiers mois de l’année.Sur les douze derniers mois à fin février, les encours marquent toutefois une progression de 3,3 milliards d’euros. Durant le mois sous revue, les fonds obligataires diversifiés ont perdu 1,3 milliard d’euros, les fonds d’actions internationales 887,8 millions d’euros et les fonds d’actions diversifiés 762 millions d’euros. Seule catégorie ayant terminé le mois en territoire positif, les fonds monétaires ont engrangé 352,4 millions d’euros.
Issu de la fusion l’an dernier entre le français Oddo Asset Management et l’allemand Meriten Investment Management, Oddo Meriten Asset Management est désormais en ordre de marche. L’intégration a été réalisée «rapidement», selon Nicolas Chaput, global CEO & co-CIO, interrogé par NewsManagers. Désormais, ce nouvel acteur franco-allemand peut se consacrer pleinement à son développement, notamment à l’international.
Ahead Wealth Solutions et BFC Fund Management, spécialisés dans les services aux clients institutionnels de fonds d’investissements, ont bouclé leur fusion, rapporte L’Agefi suisse. L’opération, dévoilée en novembre 2015, a été effectuée le 1er janvier 2016. Les actifs gérés représentent 1,4 milliard de francs suisses. Le nom Ahead Wealth Solutions est conservé. Les propriétaires de la société fusionnée sont BFW Group et BFC Group Est, avec chacun une participation respective de 50%. En tant que déléguée du conseil d’administration, Doris Beck gère les activités, tandis que Heinz Frommelt occupe le poste de président.
Les superviseurs financiers s’inquiètent de l’effet potentiellement procyclique que les lignes de crédit signées récemment par des grands gestionnaires d’actifs comme Amundi ou BlackRock pourraient poser. Selon un officiel citée de manière anonyme par le FT, ces lignes montées pour se prémunir contre un risque de liquidité pourraient en fait encourager les souscripteurs de fonds à retirer leurs avoirs en cas de crise, en estimant que les gestionnaires seront de toute façon couverts. Or, la taille de ces lignes de crédit est sans commune mesure avec les encours gérés.
Si la baisse de 28,57 milliards de dollars en février a été nettement moins importante que celles de 99,5 milliards et de 107,9 milliards enregistrées au cours des deux mois précédents du fait de la plus grande stabilité du yuan, les réserves de changes de la Chine sont néanmoins tombées à un niveau de 3.200 milliards de dollars, le plus faible depuis décembre 2011. Le consensus Reuters anticipe une baisse supplémentaire de la devise chinoise de 3,5% par rapport au dollar au cours des 12 prochains mois, alors que l’objectif de la PBOC vise une stabilité du renminbi contre un panier de devises au sein duquel le billet vert ne représente que 26%.
Porté par une collecte de 12 milliards d'euros en 2015, l'ex-Dexia AM noue des partenariats croisés de distribution avec sa nouvelle maison mère New York Life IM.
Le secrétaire général Olivier Colom a quitté le groupe Edmond de Rothschild, a révélé La Lettre A. L’ancien sherpa adjoint de Nicolas Sarkozy avait été nommé il y a un an à ce poste nouvellement créé par Ariane de Rothschild. L’épouse de Benjamin de Rothschild venait alors de prendre directement les commandes du groupe, après le départ de Christophe de Backer. Il n’est pas dit à ce stade que le poste de secrétaire général soit remplacé.
Le département du Commerce a annoncé vendredi que le déficit commercial américain avait augmenté de 2,2% à 45,7 milliards de dollars (41,8 milliards d’euros), tandis que le déficit de décembre a été révisé en hausse à 44,7 milliards de dollars (au lieu de 43,4 milliards en première estimation). Le dollar fort et la demande mondiale atone ont pesé sur des exportations qui n’ont jamais été aussi faibles depuis cinq ans et demi. Ajusté de l’inflation, le déficit ressort à 61,97 milliards de dollars en janvier, contre 60,09 milliards en décembre.
Face aux interrogations persistantes sur la situation budgétaire du Portugal, un porte-parole du Mécanisme européen de stabilité (ESM) a assuré dans un communiqué transmis à Reuters qu’un «nouveau programme de l’ESM pour le pays n’est pas à l'étude». «La mise en oeuvre des réformes et un budget responsable ont permis au Portugal de surmonter sa profonde crise et de sortie de son plan d’aide financier», a assuré le représentant de l’ESM.
En difficultés depuis 2012, la société de gestion spécialisée dans les PME aurait été placée en liquidation, selon Wansquare. Son fondateur Robert de Voguë avait placé ses derniers espoirs dans un adossement, mais ce dernier n’aurait pas abouti. Les avoirs de clients seraient sécurisés chez les dépositaires. La vente des actifs devrait se faire rapidement, l’AMF et l’ACPR suivant de près le dossier. Arkeon avait déjà supprimé ses activités d’intermédiation en 2013, rappelle Wansquare. En 2015, faute de cash, il ne pouvait plus payer les commissions aux CGP qui commercialisaient ses produits d’épargne, indique le site.
Le superviseur bancaire allemand, la BaFin, a lancé une enquête sur la commercialisation par les banques du pays de credit-linked notes (CLN). Ces produits obligataires structurés sont largement utilisés par les banques pour transférer du risque de crédit aux investisseurs; ils reposent sur des contrats de credit default swaps (CDS). La BaFin s’interroge sur les conditions dans lesquelles ces produits sont vendus aux particuliers et sur le degré d’information de ces investisseurs. Dans un communiqué publié vendredi, l’autorité précise qu’elle a écrit à un échantillon de 100 sociétés impliquées dans le montage et la commercialisation de CLN.
Le budget de la défense russe sera réduit de 5% cette année, a déclaré la vice-ministre de la Défense Tatiana Chevtsova, selon des propos rapportés par l’agence RIA. Si elle est approuvée par le président Vladimir Poutine, cette décision marquera la plus importante diminution des dépenses militaires du pays depuis son arrivée au pouvoir en 2000. Le fait qu’elle soit évoquée par un membre du gouvernement confirme que l’armée russe n'échappe pas à l’impact de la dégradation de la conjoncture économique.
L'économie chinoise n’est pas menacée d’un atterrissage brutal et ne pèse pas sur l'économie mondiale, a déclaré hier Xu Shaoshi, le président de la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR, principal organe de planification du pays), tout en expliquant que l’instabilité de l'économie mondiale constituait un risque. Samedi, au premier jour de la session annuelle de l’Assemblée populaire nationale (APN), Pékin a fixé une prévision de croissance d’au moins 6,5% par an au cours des cinq prochaines années, tout en reconnaissant que cet objectif ne serait pas facile. Pour 2016, elle vise une expansion de 6,5% à 7%. En 2015, la Chine a connu une croissance de 6,9%, la plus lente depuis 25 ans. Pékin anticipe également un déficit budgétaire de 3% du PIB cette année: il est en hausse par rapport à 2015 (2,3%), mais certains espéraient une augmentation plus marquée de la dépense publique afin de doper la croissance.
Quitter l’Union européenne à l’occasion du référendum du 23 juin offrirait à la Grande-Bretagne une « occasion en or » de renégocier ses propres accords commerciaux avec le reste du monde, a affirmé hier à la BBC le maire conservateur de Londres Boris Johnson. Il a ajouté ne pas croire aux « menaces » de délocalisation des services bancaires. Sur la même chaine, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a estimé qu’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne aurait des conséquences désastreuses, prédisant « des années de négociations très difficiles » et une « insécurité » qui serait un « poison » pour les économies britannique, européenne et mondiale.
Les turbulences sur les marchés en ce début d’année montrent que la confiance des investisseurs dans les « pouvoirs de guérison » des banques centrales s'érode, constate la Banque des règlements internationaux (BRI) dans son rapport trimestriel, qui s’interroge du coup sur l’efficacité des taux d’intérêt négatifs. Face à « l’une des pires vagues de dégagements depuis la crise de 2008 » observée en ce début d’année, « les marges de manœuvre des autorités se rétrécissent », tant pour les banques centrales, « trop sollicitées pendant trop longtemps », que pour les gouvernements, note l’organisme de coordination des banques centrales.
Les turbulences sur les marchés financiers ne semblent pas entamer la confiance des investisseurs institutionnels comme Agrica dans les actions européennes. « L’Europe est la seule zone géographique pour laquelle les prévisions macroéconomiques restent plutôt bien orientées ces dernières semaines, a affirmé à Option Finance Jean-Claude Guimiot, directeur général délégué d’Agrica Epargne. Nous privilégions donc encore les actions de la zone euro non par défaut, mais par conviction. » « La réglementation nous oblige à ne détenir qu’une part modeste de nos investissements en actions, a-t-il déploré. En fonction de nos contraintes internes, nous avons conservé une part importante d’actions de la zone euro en portefeuille. Les actions représentent 19% de notre allocation et sont composées à 81% de valeurs européennes cotées. »
Affectées par la taxe sur le secteur bancaire que prépare le gouvernement, les banques polonaises préparent une vague de licenciement inédite depuis 10 ans, selon Reuters, qui s’appuie sur des entretiens avec plusieurs dirigeants. Selon un responsable du lobby bancaire polonais, les établissements de crédit du pays pourraient réduire de 5% à 8% d’ici à fin 2017 leurs effectifs. Ils emploient aujourd’hui environ 170.000 salariés. D’autres dirigeants bancaires évoquent une fourchette de 15% à 20%. La semaine dernière, Getin Noble Bank a annoncé qu’elle se séparerait de 15% de ses collaborateurs d’ici fin 2016.
Le superviseur bancaire allemand, la BaFin, a lancé une enquête sur la commercialisation par les banques du pays de credit-linked notes (CLN). Ces produits obligataires structurés sont largement utilisés par les banques pour transférer du risque de crédit aux investisseurs; ils reposent sur des contrats de credit default swaps (CDS). La BaFin s’interroge sur les conditions dans lesquelles ces produits sont vendus aux particuliers et sur le degré d’information de ces investisseurs. Dans un communiqué publié vendredi, l’autorité précise qu’elle a écrit à un échantillon de 100 sociétés impliquées dans le montage et la commercialisation de CLN.
Le déficit commercial des Etats-Unis s’est creusé plus fortement que prévu en janvier, un dollar fort et une demande mondiale atone ayant contribué à des exportations qui n’ont jamais été aussi faibles depuis cinq ans et demi. Le département du Commerce a annoncé vendredi que ce déficit avait augmenté de 2,2% à 45,7 milliards de dollars (41,8 milliards d’euros), tandis que le déficit de décembre a été révisé en hausse, à 44,7 milliards de dollars au lieu de 43,4 milliards en première estimation. Les exportations de biens se sont contractées pour le quatrième mois d’affilée (-3,3% à 116,9 milliards de dollars, au plus bas depuis novembre 2010). Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un déficit commercial de 44 milliards de dollars en janvier. Ajusté de l’inflation, le déficit ressort à 61,97 milliards de dollars contre 60,09 milliards en décembre.
Face aux interrogations persistantes sur la situation budgétaire du Portugal, un porte-parole du Mécanisme européen de stabilité (ESM) a assuré dans un communiqué transmis à Reuters qu’un «nouveau programme de l’ESM pour le pays n’est pas à l'étude». «La mise en oeuvre des réformes et un budget responsable ont permis au Portugal de surmonter sa profonde crise et de sortie de son plan d’aide financier», a assuré le représentant de l’ESM.