Obligés après 2008 de trouver des relais de croissance au-delà des frontières, les professionnels ont oeuvré pour transformer cette contrainte en opportunité.
Lyxor Asset Management (« Lyxor ») et Koris International (« Koris ») annoncent le lancement d'une stratégie de multigestion alternative coeur-satellite, s'appuyant sur le modèle Dynamic Core-Satellite (« DCS ») mis au point par Koris. Koris agira en tant que conseiller en investissement, tandis que Lyxor prendra en charge la gestion de cette stratégie à liquidité hebdomadaire et conforme à la directive AIFM.
Les adhérents de l'association de CIF ont élu pour trois ans la liste menée par Benoist Lombard. L'équipe renouvelée veut intensifier les actions de lobbying et développer la notoriété de la profession.
Après un début d’année morose en 2015, la société de gestion alternative française ABC Arbitrage a enregistré une augmentation de 29% de son résultat net l’an dernier, à 24,2 millions d’euros. « La progression des résultats du groupe s’explique donc par la hausse de la volatilité des marchés et des opérations de M&A au second semestre et confirme l’importance de ces paramètres dans la constitution de nos résultats », souligne le groupe. L’activité, qui a progressé d’environ 15% l’an dernier, s’est concentrée à 42% sur les mois de juillet, août, octobre et décembre. En septembre dernier, ABC Arbitrage avait abandonné son objectif de résultat net de 30 millions d’euros pour l’exercice.
L’opérateur boursier turc prévoit de s’introduire en Bourse l’an prochain en mettant sur le marché 40% du capital, a déclaré mardi le directeur général de Borsa Istabul, Tuncay Dinc, lors d’un congrès boursier à Londres. La place financière turque prévoyait initialement une IPO cette année mais a retardé son projet en raison de conditions de marché peu favorables. Borsa Istanbul est né en 2013 du rapprochement de la Bourse d’Istanbul, du marché de l’or d’Istanbul et de la plateforme turque Derivatives Exchange. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) a acquis l’an dernier 10% du capital, tandis que Nasdaq OMX Group détient une participation d’environ 7%.
La note souveraine du Royaume-Uni subira une pression négative du fait du ralentissement marqué de la consolidation fiscale transparaissant du budget présenté la semaine dernière, explique aujourd’hui Moody’s. «La révision substantielle à la baisse» de la perspective de croissance économique pour les prochaines années et la révision à la hausse des projections de déficits représentent les deux facteurs négatifs clés. «C’est négatif pour le crédit, étant donné que le Royaume-Uni a l’un des déficits budgétaires les plus importants parmi les pays de l’Union européenne.» L’agence de notation a précisé qu’elle n’avait pas pris en compte les derniers revirements sur les coupes dans les allocations sociales.
La croissance de l’activité dans la zone euro s’est accélérée en mars, montrent les premiers résultats des enquêtes Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI composite, considéré comme un bon baromètre de la croissance globale, a progressé à 53,7 en version flash après 53,0 en février. Ce dernier chiffre marquait son plus bas niveau depuis le début 2015. Chris Williamson, chef économiste de Markit, estime qu’un tel niveau suggère une croissance de 0,3% sur le premier trimestre. L’indice PMI flash du seul secteur des services a lui aussi dépassé les attentes, remontant à 54,0 alors que le consensus le donnait inchangé à 53,3, son plus bas niveau en 13 mois. Dans le secteur manufacturier, le PMI flash a atteint 51,4 après 51,2, dépassant là encore le consensus (51,3).
Le climat des affaires s’est amélioré plus qu’attendu en mars en Allemagne après trois mois de recul, montre l’enquête mensuelle publiée ce matin par l’institut Ifo. Son indice du climat des affaires, calculé à partir d’un échantillon de 7.000 entreprises, est remonté à 106,7 pour le mois en cours contre 105,7 en février. Les entreprises se montrent plus optimistes tant sur les conditions d’activité actuelles que sur leurs perspectives. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un indice à 106 pour le mois de mars.
Un organisme influent de la politique économique saoudienne a approuvé 133 mesures pour améliorer la compétitivité de l’économie du royaume. Ces mesures doivent être annoncées dans les six mois, d’après Abdullatif al-Othman, gouverneur de l’Autorité générale saoudienne de l’investissement (Sagia). C’est la première fois qu’un membre du cabinet gouvernemental livre des précisions sur le Plan de transformation national annoncé il y a trois mois. Le plan doit permettre d’adapter l’économie saoudienne à un environnement de prix du pétrole faibles en améliorant la compétitivité du royaume et en favorisant les investissements étrangers.
Les pays du Golfe devraient pouvoir maintenir leur taux de change fixe par rapport au dollar, et ce malgré la persistance de faibles prix du pétrole, d’après Moody’s. Soulignant les larges réserves de changes des membres du Conseil de coopération du Golfe, l’analyste Mathias Angonin a précisé lors d’une conférence de presse lundi à Dubaï que « des changements aux régimes de taux de changes actuels sont peu probables car les coûts associés à des dévaluations surpasseraient les bénéfices attendus. » Les pays du Golfe devraient enregistrer un déficit combiné d’environ 250 milliards de dollars au cours des deux prochaines années, financé via les réserves de changes et pour moins de la moitié via de la dette.
Un point d’étape pour mieux appréhender la gestion alternative. Dans le cadre de ses groupes de travail, l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) avait publié le 26 janvier son «Guide des investissements en gestion alternative et due diligences opérationnelles». La version 2016 du Guide se veut une mise à jour de la première édition et souhaite dresser un portrait de la gestion d’actifs en Europe. Avec un encours de 2.850 milliards de dollars à fin 2014, l’industrie de la gestion alternative vit un développement fort et croît de plus de 10 % par an. Malgré cette montée en puissance, « ce type de gestion fait l’objet de critiques récurrentes sur sa performance, son niveau de frais et son manque de transparence », constate l’Af2i. La gestion alternative doit s’adapter à un environnement règlementaire de plus en plus contraignant pour elle. Le guide relève un certain nombre de grandes tendances en 2015. « L’alignement d’intérêts entre l’investisseur et la société de gestion est désormais au centre des réflexions », constate le Guide. Ce dernier note une cohérence entre les frais de gestion et les dépenses opérationnelles et une évolution dans les modalités de détermination des commissions de performance. Plus généralement, a souligné Francis Weber, vice-président en charge du groupe de travail à l’Af2i, on constate une baisse sensible des frais fixes avec une moyenne observée de 1,53 % (1,4 % pour les fonds Ucits) et la mise en place de mécanismes de high water mark. Il semble que les investisseurs aient été entendus. Dans un contexte de taux bas, la volonté de voir leurs frais de gestion réduits était très forte.
Le gestionnaire d’actifs Capital Group a nommé Thiemo Volkholz au poste de directeur du développement auprès des intermédiaires financiers en Allemagne, rapporte InvestmentEurope. Basé à Francfort, l’intéressé sera chargé de développer les relations de la société de gestion avec les banques, les fonds de fonds, les gestionnaires de fortune et les multi family offices en Allemagne. Thiemo Volkholz arrive en provenance de MainFirst Asset Management où il était responsable de la stratégie « wholesale » pour l’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg en assurant la promotion de la société dans les pays scandinaves, au Royaume-Uni et en France. Avant d’intégrer MainFirst en 2011, il a officié en tant que « client manager » chez J.P. Morgan.
Nordea vient de recruter Katja Bergqvist en tant que responsable Savings and Wealth Offerings, au sein de Nordea Wealth Management, rapporte Realtid.se. L’intéressée travaillait depuis 1989 au sein de Handelsbanken. Dernièrement, elle était présidente de Handelsbanken Fonder.
La banque d’investissement italienne Equita Sim, dirigée par Alessandro Profumo, a annoncé le premier closing de son fonds fermé de dette privée italienne Equita Private Debt Fund. Le fonds a obtenu le soutien de nombreux investisseurs institutionnels italiens, dont le Fondo Italiano d’Investimento, pour un montant total de 66 millions d’euros. La levée de fonds se poursuivra dans les prochains mois aussi bien en Italie qu’à l’étranger. L’objectif est d’atteindre 150 millions d’euros.Le fonds, créé sous forme de SIF-Sicav luxembourgeoise en coopération avec la société de gestion luxembourgeoise Lemanik Asset Management, est réservé aux investisseurs institutionnels italiens et étrangers. Il est dédié aux investissements dans des instruments financiers émis par des entreprises industrielles italiennes de taille moyenne, fortement compétitives, exportatrices et affichant une bonne rentabilité.Le fonds pourra investir soit en dette (senior et subordonnée), soit en capital, avec des échéances allant de 4 à 7 ans. La gestion opérationnelle du fonds a été confiée à Paolo Pendenza, Nicolo Sagramoso et Bekim Krasniqi. La direction d’Equita sera aussi impliquée.
Neuberger Berman a signé un partenariat avec la banque privée italienne Fideuram – Intesa Sanpaolo Private Banking. Grâce à cet accord, les fonds coordonnés de la société de gestion américaine seront disponibles par le biais des réseaux de Fideuram et Sanpaolo Invest. La gamme de Neuberger Berman, qui sera accessible à plus de 50.000 banquiers privés de Fideuram et Sanpaolo Invest, comprend les fonds domiciliés en Irlande qui vont du marché actions à l’obligataire en passant par les stratégies alternatives liquides. « Il s’agit d’une étape clé dans notre stratégie de développement en Italie », commente Dik Van Lomwel, responsabel EMEA et Amérique latine de Neuberger Berman.
AEW Europe, un des leaders du conseil en investissement immobilier en Europe, a annoncé la nomination de Sébastien Znaty au poste de head of residential asset management pour la France. A ce poste, l’intéressé sera en charge de la définition et de la mise en œuvre de la stratégie de valorisation des immeubles en gestion, tout en soutenant les initiatives visant à développer de nouveaux produits dédiés au secteur résidentiel. Basé à Paris, il est rattaché à Jean-Philippe Gaudin, head of asset management France.Sébastien Znaty a acquis son expérience au sein de structures telles qu’Archon Group France et ING REIM. Avant de rejoindre AEW Europe, il a passé 10 ans chez CBRE Global Investors France au poste de Senior Transaction Manager où il a mis en œuvre sa connaissance de la gestion de patrimoine, en particulier dans le domaine de l’immobilier résidentiel. Sébastien Znaty est titulaire d’un DESS Ingénierie Immobilière de J.J. Granelle et d’une Maîtrise de Sciences Economiques option finance de l’Université Paris XII.
Russ Koesterich a rejoint l'équipe responsable de son fonds d’allocation international après avoir quitté ses fonctions de «global chief investment strategist», rapporte le site spécialisé Citywire. Russ Koesterich sera responsable de l’allocation pour cette stratégie tandis que les gérants principaux seront Dan Chamby, Aldo Roldan et Dennis Stattman.Le fonds BlackRock Global Allocation a été lancé pour les investisseurs américains en 1989 et affiche actuellement des encours de 48,5 milliards de dollars. Un fonds au format Ucits réplique cette stratégie depuis 1997. Les actifs sous gestion du fonds, également piloté par le trio Chamby, Roldan et Stattman, s'élèvent à 21 milliards de dollars.
Les fonds de long terme (hors monétaires) commercialisés en Europe ont accusé en février des rachats nets de 24,5 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques de Thomson Reuters Lipper. C’est moins que les 42,6 milliards d’euros de janvier, mais cela reste à un niveau élevé. Comme le mois dernier, les fonds obligataires ont accusé la plus forte décollecte, avec 11,5 milliards d’euros, juste devant les fonds actions (-8,4 milliards d’euros) et les fonds diversifiés (-5,8 milliards d’euros). Dans la lignée de janvier, les fonds alternatifs Ucits ont été ceux qui ont enregistré la plus forte collecte, à 1,1 milliard d’euros, devant les fonds immobiliers (600 millions) et les fonds matières premières (300 millions). Les fonds monétaires ont quant à eux enregistré des souscriptions nettes de 2,8 milliards d’euros.BlackRock est la société de gestion à avoir enregistré la plus forte collecte en ce mois de février difficile, avec des souscriptions nettes de 5,39 milliards d’euros, loin devant Generali (2,86 milliards d’euros) et Legal & General (2,72 milliards d’euros). A noter la présence de trois français dans le top 10 de février, avec Agicam en cinquième position (1,35 milliard d’euros), Groupama (880 millions d’euros) et Banque de Financement et de Trésorerie (660 millions d’euros). Enfin, le classement des meilleures ventes de fonds en Europe en février est dominé par MMA II – European Muti Credit BI (CHF Hedged), devant Schroder ISF European Alpha Abs Return A Acc et UBS (CH) Inst Fd – Bonds CHF Inland U-X. Comme le souligne Thomson Reuters Lipper, le classement ne reflète pas l’évolution globale du secteur en février, puisque les fonds obligataires et les fonds actions sont les seuls représentés dans le top 10, qui draine 5,1 milliards d’euros.
Carmignac fait son retour dans le classement des 10 principales marques de gestion d’actifs en Europe publié par Fund Buyer Focus. Déclassé l’an dernier à la 11e place, la société de gestion parisienne gagne deux places et se retrouve à la 9è position du tableau, établi à partir d’entretiens menés avec 1.000 sélectionneurs de fonds en Europe.Parmi les grands perdants en notoriété cette année, Aberdeen est la seule société de gestion à être sortie du top 10, se retrouvant cette année à la 13è place. En difficulté, la société de gestion écossaise a posté en janvier son 11e trimestre consécutif de rachats nets. Pimco, qui avait subi le même sort l’an dernier en passant à la 11e place, tombe au 17e rang cette année.En dehors de la sortie d’Aberdeen, le classement n’a pas énormément évolué depuis celui de 2015. Les six sociétés les plus citées sont les mêmes que l’an dernier, à savoir BlackRock, JPMorgan, Fidelity, Franklin Templeton, M&G Investment et Schroders. Invesco obtient la 7e place en gagnant une place, suivi de Deutsche AM qui perd une position. Dixième, Pictet cède une place au classement."L’incertitude économique et les marchés financiers chahutés ont poussé les investisseurs européens à se tourner vers les sociétés de gestion qu’ils connaissent et quileur inspirent confiance», souligne l'étude de Fund Buyer Focus. Cela est plus favorable aux grandes marques de l’asset management et au leaders du secteur. BlackRock, le géant américain numéro un depuis plusieurs années, distance de plus en plus les maisons concurrentes, ajoute Diana Mackay, directrice de Fund Buyer Focus.