Jamie Lowry, gérant de fonds chez Schroders, a décidé de quitter la société de gestion après y avoir travaillé pendant près de 12 ans, révèle Fund Strategy. L’intéressé, qui quittera l’entreprise dans le courant de l’été, fait partie de l’équipe dédiée à l’investissement « value », qui compte 7 personnes et gère plus de 12 milliards de livres d’actifs. Jamie Lowry avait rejoint Schroders en 2004, débutant en qualité d’analyste actions au sein de l’équipe en charge des actions européens. Depuis 2010, il assurait la gestion du fonds International Selection Fund European Equity Alpha, dont les encours s’élèvent à 760 millions d’euros (596 millions de livres). Il avait été co-gérant de ce fonds dès 2007 avant d’en prendre l’entière responsabilité en mai 2010. Il était également co-gérant du fonds European Yield aux côtés d’Ian Kelly. Le tandem avait repris la gestion du fonds Global Equity Income (128,3 millions de livres d’encours) en novembre 2013 et assurait la co-gestion du fonds ISF Global Equity Yield.Ses responsabilités en termes de gestion de fonds seront redistribuées aux autres membres de l’équipe « investment value » de Schroders, a indiqué à Fund Strategy une porte-parole de la société de gestion.
Le gestionnaire d’actifs britannique Neptune Investment Management a promu Ali Unwin au poste de directeur des technologies (« chief technology officer ») alors que la société de gestion se concentre de plus en plus sur les opportunités d’investissement dans le secteur des technologies, rapporte Fund Strategy. L’intéressé continuera d’assurer la gestion du fonds Neptune Global Technology mais il est désormais chargé d’identifier les nouvelles opportunités d’investissement dans le secteur des technologies.
Le gestionnaire d’actifs canadien Manulife Asset Management (Gestion d’actifs Manuvie) a annoncé, ce 30 mars, la nomination de Marco Zanuso au poste de responsable de la distribution pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA) hors Royaume-Uni. Basé à Londres, il sera rattaché à Claude Chene, responsable de la distribution pour l’ensemble du groupe canadien. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Marco Zanuso supervise une équipe de distribution spécialisée dans l’établissement de relations avec les clients institutionnels et les distributeurs. Avant de rejoindre Manulife AM, Marco Zanuso travaillait chez Sandell Asset Management en qualité de responsable du développement pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. L’intéressé, qui compte 17 années d’expérience dans des fonctions commerciales et de développement de produits, a également occupé des postes à responsabilités chdz FRM (Man Group), SEI Investments et Scottish Widows Investment Partnership. En parallèle, cette équipe de distribution accueillera une autre recrue en juillet, à savoir James Wheeler, qui quittera le bureau de Hong Kong de Manulife AM pour rejoindre Londres où il supervisera le développement de l’activité dans les pays scandinaves et les Pays-Bas en qualité de responsable commercial et des relations clients. Il sera directement rattaché à Marco Zanuso.Ces nominations sont les dernières d’une série d’initiatives prises par Manulife AM pour étendre son réseau de distribution mondial. Elles font suite à la désignation de Robert Corbally, en novembre dernier, pour diriger l’élaboration des produits en Europe et appuyer les projets de distribution dans la région, puis à celle de Diane Stockwell, en février, à titre de tête dirigeante des ventes et de la gestion des relations en Amérique latine.
UBS Switzerland, la filiale suisse du groupe bancaire UBS opérationnelle depuis avril 2015, a vu ses avoirs clientèles refluer en 2015, rapporte L’Agefi suisse. Selon une enquête menée par la Handelszeitung, le reflux net de capitaux à la fin de l’exercice se monte à 17 milliards de francs, ce qui correspond à un recul de 3% sur les quelque 500 milliards d’actifs sous gestion. Selon le journal alémanique, UBS semble d’une part s’être séparée de clients plombant son bilan avec des montants élevés en espèces. D’un autre côté, le directeur financier (CFO) Thomas Schulz a également évoqué dans un entretien avec la Handelszeitung des reflux de capitaux dans les activités de gestion de fortune transfrontalières, qui ont dépassé les souscriptions provenant de clients suisses.
Le gestionnaire d’actifs américain T. Rowe Price a nommé Naoyuki Honda au poste de responsable pays (« Country Head ») pour le Japon. L’intéressé rejoindra officiellement la société de gestion au début du mois de mai, a-t-elle précisé dans un communiqué. Naoyuki Honda sera rattaché à Scott Keller, responsable des services d’investissement mondiaux pour l’Asie-Pacifique. La nouvelle recure, qui compte plus de 30 ans d’expérience dans les services financiers et la gestion d’actifs, sera chargé de superviser l’ensemble de l’activité et de la stratégie de distribution de T. Rowe Price au Japon, travaillant à ce titre en étroite collaboration avec les équipes de Tokyo et des autres entités de la société de gestion. En charge des fonctions commerciales et de service-clients, il sera également responsable du pilotage du bureau de Tokyo et devra consolider les relations avec les autorités réglementaires japonaises. Naoyuki Honda arrive en provenance de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley PB Securities, où il a travaillé pendant 10 ans, dernièrement en qualité de « managing director », de « Chief Product Officer » et de responsable du marketing et du développement produits. Avant cela, il a occupé des fonctions commerciales et de management chez Merrill Lynch Investment Managers Japan, Merrill Lynch Japan et chez Goldman Sachs aux Etats-Unis et au Japon.
Le banquier d’investissement de Credit Suisse, Joseph Hershberger, devrait passer à la concurrence chez UBS au deuxième trimestre. Selon l’agence Bloomberg, qui se réfère à une note interne d’UBS, l’actuel directeur exécutif et responsable global de la gestion d’actifs de Credit Suisse travaillera comme vice-président en charge des institutions financières, l’accent étant mis sur la gestion d’actifs.Chez Credit Suisse, Joseph Hershberger sera remplacé par Hamish Summerfield, indique une note interne du groupe, également évoquée par Bloomberg. Hamish Summerfield, actuellement responsable de la gestion d’actifs pour la région Emea à Londres, sera transféré à New York. Selon l’agence américaine, l’existence des documents internes a été confirmée par des porte-parole des deux grandes banques.
Nombre de grands investisseurs aux Etats-Unis se demandent s’ils ont vraiment besoin des hedge funds, observe le Wall Street Journal. Les fonds de pension, assureurs et fonds de dotation universitaires ont aidé les hedge funds à atteindre 3.000 milliards de dollars sur les dix dernières années. Mais les performances de ces derniers étant inférieures à celles d’un portefeuille traditionnel d’actions et d’obligations pour la sixième année consécutive, nombre d’entre eux se retirent. Au quatrième trimestre 2015, les hedge funds ont accusé leurs premiers rachats nets trimestriels en quatre ans. Les engagements aux hedge funds rapportés aux portefeuilles des fonds de pension publics ont chuté d’un pic de 2,31 % en 2012 à 1,37 % fin 2015, selon Wilshire.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock envisage de supprimer environ 400 emplois, soit 3% de ses effectifs, dans le cadre de ses efforts pour orienter ses ressources vers les activités en croissance, rapporte Reuters qui cite une source informée de ce projet. Le gestionnaire d’actifs américain devrait informer ses employés dans les semaines à venir, a dit cette source, en ajoutant que le groupe continuait d’embaucher et devrait terminer l’année 2016 avec davantage d’employés qu’actuellement. Un porte-parole de BlackRock a refusé de s’exprimer sur le sujet, évoqué en premier par Bloomberg. BlackRock employait environ 13.000 personnes à travers le monde au 31 décembre 2015.
La personnalisation du service et du conseil restent les premiers critères de sélection d’une banque privée, selon la troisième édition de l’Observatoire de la banque privée proposé par Swiss Life Banque privée et réalisé en partenariat avec Opinionway. Le service personnalisé et le conseil sont les principales motivations pour devenir client d’une banque privée (62%), devant la recherche d’une rentabilité élevée (58%). Le client souhaite aussi bénéficier du meilleur diagnostic patrimonial possible afin de sécuriser son épargne à long terme (52%). La tendance est de privilégier les supports financiers assortis d’une garantie en capital. Dans un environnement toujours difficile en ce début d’année, «la sélection d’une banque privée est motivée avant tout par la recherche de services de qualité et de conseils patrimoniaux et fiscaux performants. Le client a besoin d'être rassuré sur les choix d’investissement qui seront réalisés. Pour preuve, nos produits structurés ont ainsi connu un véritable succès en 2015 représentant 1,7 milliard d’euros d’encours», a précisé Hugues Aubry, directeur général de Swiss Life Banque Privée, le 30 mars à Paris à l’occasion d’une présentation de l’Observatoire.Dans l’ensemble, les sondés sont moins disposés à gérer eux-mêmes leur patrimoine et plus nombreux à rechercher des conseils adaptés. La gestion conseillée est de plus en plus sollicitée et 43% des clients y ont déjà recours. Dans l’environnement actuel, la recherche de rendement pousse à la diversification de l'épargne, 31% des clients s’orientant sur différents types de placements comme l’immobilier, les supports financiers plus risqués, les œuvres d’art... Dans ce contexte, la relation entre les clients et les banques privées reste stable. Même si l’on observe une légère baisse de confiance, 23% des clients estiment avoir une relation privilégiée avec leur banquier. Surtout, le banquier reste la première source d’information sur l’actualité économique et financière.Cela dit, même si le banquier reste l’interlocuteur privilégié, il doit utiliser de plus en plus les nouveaux outils technologiques susceptibles d’améliorer la relation avec le client. La quasi-totalité des clients de banques privées interrogés utilise de plus en plus les nouvelles technologies pour la gestion de leurs comptes de leurs données bancaires. Ils sont 62% à se dire prêts à utiliser un agrégateur de comptes et à formuler des attentes en matière de services numériques. «La technologie doit être au service du banquier et du client : agrégateurs, robo-advisers et autres innovations en général sont destinés à faciliter le travail de conseil», a relevé Hugues Aubry. «Néanmoins, le robo-adviser ne remplacera pas le banquier privé», a ajouté Hugues Aubry, précisant que le groupe Swiss Life travaillait sur le sujet et devrait présenter très prochainement une initiative dans ce domaine.
La Fondazione CariLucca a choisi Fondaco Lux, filiale luxembourgeoise du groupe Fondaco, pour la création d’un nouveau véhicule d’investissement qui gérera une partie de son patrimoine, rapporte Bluerating, citant Il Sole – 24 Ore. Le nouveau véhicule s’appelle Fondaco Mosaico. Fondaco Lux travaille déjà avec 6 autres fondations bancaires italiennes. CariLucca est actionnaire de Banco Popolare avec 2,29 %.
State Street Corporation va acquérir GE Asset Management (GEAM), la société de gestion de General Electric représentant 110 milliards de dollars d’encours, pour un montant d’environ 485 millions de dollars. Cette somme, payée en numéraires, est soumise à des ajustements. GEAM gère historiquement les investissements du fonds de pension américain et d’autres plans d’épargne de General Electric. Depuis 1988, la société s’est ouverte aux investisseurs extérieurs au groupe et, aujourd’hui, elle gère des portefeuilles pour une centaine de clients institutionnels et de filiales de GE. GEAM s’occupe aussi des portefeuilles des employés de GE et d’autres investisseurs individuels via sa plate-forme de fonds. Son offre couvre toutes les grandes classes d’actifs, dont les actions américaines et internationales, l’obligataire et les actifs alternatifs. « GEAM va apporter à State Street Global Advisors (SSGA) de nouvelles capacités alternatives dans le private equity direct et l’immobilier, tout en renforçant nos équipes existantes de gestion active actions fondamentales, d’obligataire et de hedge funds », commente Ron O’hanley, président et directeur général de SSGA. La transaction devrait être bouclée au début du troisième trimestre 2016. Sur les douze mois pleins suivant ce bouclage, les revenus issus des frais de la transaction devraient s’établir entre 270 millions de dollars et 300 millions de dollars. Les coûts de la fusion et de l’intégration sont estimés à 70-80 millions de dollars.
Vanguard a porté ses encours à 3.400 milliards de dollars en dominant les ventes de fonds indiciels à bas coûts. La société de gestion américaine a aussi pris de l’avance sur ses concurrents dans une nouvelle activité : le conseil financier bon marché, constate Bloomberg Businessweek.Les services de conseil automatisé en investissement (« robo-advisers ») comme Betterment et Wealthfront ont certes attiré l’attention du secteur de l’investissement. Mais la plate-forme de Vanguard Personal Advisor Services, qui associe la technologie et les conseillers humains par téléphone ou chat vidéo, draine plus d’argent. Depuis son lancement officiel en mai dernier à fin décembre, elle a levé 12 milliards de dollars d’encours. C’est quatre fois les montants gérés soit par Betterment ou Welathfront et plus de deux fois ceux de la plate-forme de conseil automatisé de Charles Schwab lancée début 2015. La taille massive de Vanguard constitue un avantage important. Le fait d’avoir gardé un côté humain au conseil automatisé a aussi sûrement aidé, estime Bloomberg Businessweek.
La Securities and Exchange Commission est intervenue dans une bataille juridique entre Vanguard et l’un de ses anciens avocats, estimant que l’ex-employé avait droit à la protection pour les lanceurs d’alertes, rapporte le Wall Street Journal. L’intéressé, David Danon, affirme que la société de gestion l’a licencié parce qu’il a exprimé des inquiétudes concernant certaines des pratiques fiscales de cette dernière. Il a porté plainte contre Vanguard l’an dernier.
Après un début d’année assez mitigé, les ETP sur les actions des marchés émergents domiciliés en Europe et aux Etats-Unis ont été de nouveau sollicités par les investisseurs au cours ces trois dernières semaines avec, au global, une collecte de 5 milliards de dollars sur les ETP actions émergentes. Les flux sur les actions émergentes sur le mois de mars sont au plus haut depuis 19 mois, selon des données communiquées par BlackRock.Les flux sont dominés par les fonds actions émergentes globales avec 3,5 milliards d’euros sur les trois dernières semaines, ainsi que par les fonds offrant une exposition unique sur le Brésil, Taiwan et l’Inde. Les expositions « single countries » réunissent 1,1 milliard de dollars sur les trois dernières semaines. Les expositions à la dette émergente, en devises locales ou en dollars, ont reçu un fort intérêt depuis le début du mois de mars avec des flux atteignant 1,5 milliard de dollars. Les flux ont été dominés par les produits enregistrés aux Etats-Unis qui, à eux seuls, totalisent 1 milliard de dollars de collecte alors que les produits enregistrés en Europe réunissent 440 millions de dollars de flux positifs.
Les investisseurs institutionnels affichent leur appétit pour les stratégies de « smart beta ». Selon une étude réalisée par Source, l’un des principaux fournisseurs d’ETF en Europe, 27% des investisseurs institutionnels déclarent désormais investir dans une ou plusieurs stratégies « smart beta ». Mieux : 31% des investisseurs qui n’y ont pas encore recours envisagent ce type d’investissement pour les deux années à venir. L’étude, réalisée en février 2016 auprès de 49 investisseurs institutionnels, souligne également que 64% des sondés pensent que les encours des stratégies « smart beta » vont augmenter d’ici 2019 alors que 4% seulement des investisseurs prévoient un déclin (le reste des personnes interrogées étant indécis). Plus précisément, 34% des investisseurs institutionnels estiment que les encours de ces stratégies vont connaître une croissance égale ou supérieure à 30%.Les raisons d’un tel développement sont multiples. A titre d’exemple, 28% des personnes interrogées sont convaincues que les investisseurs vont s’intéresser aux stratégies « smart beta » pour augmenter leurs dividendes. En outre, 57 % des investisseurs institutionnels s’attendent à un développement des stratégies « smart beta » dans les ETF d’ici 2019, mais déclarent rester prudents lors du choix de ces ETF. « De manière générale, ils sont nombreux à affirmer que le terme « smart beta » est employé de façon abusive, et 26 % d’entre eux espèrent une réglementation plus stricte encadrant ces ETF », pointe toutefois Source dans un communiqué.
Le gérant star de Templeton, Mark Mobius, met fin à ses activités de direction opérationnelle au quotidien à 79 ans. Stephen Dover deviendra le 15 avril directeur des investissements (CIO) de Templeton, selon un communiqué du gestionnaire d’actifs américain. Il assumera une partie des responsabilités de Mark Mobius, qui continuera à communiquer sur les perspectives du groupe pour les marchés émergents. Recruté par Templeton en 1987, Mark Mobius est vu comme le pionnier de l’investissement dans la classe d’actifs des marchés émergents.
Les ventes au détail allemandes, ajustées des variations saisonnières et des effets calendaires, ont reculé de 0,4% en février après avoir déjà baissé de 0,1% le mois précédent, a annoncé jeudi l’Office fédéral de la statistique. Le consensus tablait sur une hausse de 0,3% de cet indicateur. En glissement annuel, les ventes ont en revanche augmenté de 5,4% le mois dernier, contre une progression de 2,2% anticipée par le marché.
Le déficit des comptes courants au Royaume-Uni s’est creusé plus que prévu au quatrième trimestre 2015, soulignant l’une des principales faiblesses de l'économie du pays. Selon l’Office national de la statistique, ce déficit a atteint 32,7 milliards de livres (41,4 milliards d’euros) sur la période, soit l'équivalent de 7% du PIB, après 4,3% au troisième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, il culmine à 96,2 milliards de livres, soit 5,2% du PIB, chiffre le plus élevé depuis le début de la série statistique en 1948.
L’indice des prix harmonisé IPCH en zone euro a diminué de 0,1% en mars sur un an, une évolution conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters. En février, la baisse des prix avait été de 0,2% sur un an. Les prix de l'énergie ont plongé de 8,7% en mars par rapport au même mois de 2015. Hors énergie et aliments non transformés, les prix à la consommation ont augmenté de 0,9% sur un an contre +0,8% en février.
Un point de PIB, tel est l'écart entre l’engagement de déficit budgétaire 2015 pris par l’Espagne vis-à-vis de la Commission européenne, et l'état réel des finances publiques espagnoles. L’institut national de la statistique a publié jeudi un déficit public de 56,6 milliards d’euros qui correspond à 5,2% du produit intérieur brut du pays, contre un objectif initial de 4,2%. Des mauvais chiffres qui s’ajoutent à l’incapacité des forces politiques du pays à former un nouveau gouvernement depuis plusieurs mois.
Le Trésor irlandais a émis hier 100 millions d’euros d’obligations à 100 ans en concédant un rendement de seulement 2,35%. L’opération, menée par Goldman Sachs et Nomura, a été réalisée sous la forme d’un placement privé. « Cette maturité ultra-longue est une première importante pour l’Irlande et représente un vote fort de confiance pour le pays en tant qu’émetteur souverain », a indiqué dans un communiqué Frank O’Connor, directeur du financement et de la gestion de la dette du Trésor irlandais.
Dans un entretien accordé au site Politico, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, a estimé que les banques «savent que nous ne porterons pas les taux à un niveau négatif absurde», et que «les taux d’intérêt négatifs ne sont pas notre instrument principal». Il a cependant ajouté que d’autres initiatives ne sont pas exclues et qu’en la matière, la BCE «n’est pas à court d’instruments» et sera «en mesure de répondre à des situations adverses si nécessaire». Il a également évoqué la difficulté de mise en place d’une mesure d’helicopter money, en termes de partage des risques avec les Etats.
La croissance française sera cette année d’au moins 1,2%, a déclaré hier le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau. «La croissance s’annonce aujourd’hui à la fois résistante et insuffisante», a-t-il expliqué lors d’une audition au Sénat. Cette prévision est inférieure à celle du gouvernement, qui prévoit une croissance de 1,5%. La Commission européenne et le FMI n’attendent plus que 1,3% cette année et l’OCDE 1,2%. De son côté, Standard & Poor’s a réduit hier ses prévisions de croissance pour la France à 1,3% en 2016, et pour la zone euro à 1,5%.
Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté moins qu’attendu la semaine dernière et ceux d’essence et de produits distillés ont diminué, a annoncé l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont enregistré une hausse de 2,3 millions de barils à 534,8 millions. Les économistes attendaient en moyenne une augmentation de 3,3 millions de barils. Les réserves de brut à Cushing (Oklahoma), principal terminal de livraison du pays, ont diminué de 272.000 barils, baissant pour la deuxième semaine d’affilée après avoir inscrit un record historique.
La Commission européenne a annoncé hier l’ouverture d’une enquête approfondie sur le projet de fusion des filiales mobiles italiennes d’Hutchison et de Vimpelcom, l’exécutif européen craignant qu’il n’aboutisse à une hausse des prix et à une chute des investissements. Le rapprochement entre 3 Italia et Wind Telecommunicazioni ramènerait le nombre d’opérateurs télécoms mobiles en Italie de quatre à trois et créerait le premier opérateur mobile du pays. Bruxelles a jusqu’au 10 août pour se prononcer.
L’inflation allemande est passée en territoire positif en mars, selon les premières estimations publiées mercredi par l’Office fédéral de la statistique, ce qui semble montrer que la politique d’expansion monétaire menée par la BCE pour lutter contre la déflation en zone euro commence à porter ses fruits. Les prix à la consommation, harmonisés aux normes européennes (IPCH), ont augmenté de 0,1% sur un an outre-Rhin, tout en progressant de 0,8% sur un mois. Le consensus tablait sur une inflation à -0,1% sur un an et +0,7% sur un mois.
BlackRock envisage de supprimer environ 400 emplois, soit 3% de ses effectifs, dans le cadre de ses efforts pour orienter ses ressources vers les activités en croissance, ont appris les agences Bloomberg et Reuters. Le gestionnaire d’actifs américain devrait informer ses employés dans les semaines à venir, même si le groupe devrait terminer l’année 2016 avec davantage d’employés qu’actuellement.
La Mutuelle Prévifrance vient de sélectionner Groupama AM pour un mandat de gestion obligataire d’un montant de 60 millions d’euros, à l’issue d’un appel d’offres mené par Alpha Institutionnels Conseil. La société de gestion reprend ainsi le mandat qui était confié précédemment à AXA IM.