Julius Baer a bouclé le relèvement à 80% de sa participation au capital de la société de gestion de fortune italienne Kairos pour 276 millions d’euros, selon un communiqué publié le 4 avril. Le groupe bancaire privé suisse en contrôlait précédemment 19,9%. L’annonce du projet de Julius Baer remonte à la mi-novembre dernier. La transaction désormais bouclée a pris effet au 1er avril. La direction de Kairos, basée à Milan, reste inchangée. L’entrée initiale au capital de la société milanaise, à hauteur de 19,9%, date de l’année 2013, rappelle Julius Baer dans son communiqué. Les autorisations requises auprès des autorités compétentes ont été délivrées au cours de la période courant depuis novembre 2015. Fondée en 1999, Kairos emploie aujourd’hui plus de 150 personnes. L’entreprise est active dans la gestion de fortune et et la gestion d’actifs. Au 31 décembre dernier, elle administrait des fonds pour un montant supérieur à 8 milliards d’euros. Au début du partenariat stratégique avec Julius Baer, soit en 2013, les fonds sous gestion ne s'élevaient qu'à environ 4 milliards d’euros. Kairos a dégagé l’an passé un bénéfice avant impôts de 55,9 millions, contre 39,7 millions un an plus auparavant. La société milanaise sera une composante du groupe Julius Baer offrant un accès au marché italien, tout en continuant d’agir en tant qu’entité indépendante. Ultérieurement, elle fera l’objet d’une introduction en Bourse d’une part minoritaire de son capital, rappelle le groupe suisse.
Le gestionnaire de fonds discrétionnaires britannique Rowan Dartington vient d’étoffer son équipe de recherche actions avec quatre nouveaux recrutements, rapporte FundStrategy. Ainsi, Gary Sutherland, ancien « research manager » en charge du private equity chez Charterhouse Capital Partners, a été nommé responsable de la recherche actions. Au cours de sa carrière, l’intéressé a également travaillé pendant neuf ans chez Goldman Sachs. En parallèle, Jeremy Browne, Clementine Dymond et Andrew Wace ont rejoint l’équipe de recherche actions en provenance de Fairfax, Whiteforrd Wealth Management et Axa Investment Managers respectivement. Rowan Dartington a été racheté par St James’s Place en juillet 2015 pour 34 millions de livres.
Palamon Capital Partners, propriétaire de Towry, a donné son feu vert au rachat de la société par Tilney Bestinvest pour un montant de 600 millions de livres. Cet accord, attendu depuis quelques mois par le marché, signifie que Palamon va encaisser 13 fois le capital investi, souligne un communiqué publié le 4 avril. Towry, l’un des plus importants gestionnaires de fortune indépendants au Royaume-Uni, affiche plus de 9 milliards de livres d’actifs sous gestion, dont 85% sont gérés dans le cadre de mandats discrétionnaires. La société, qui avait acquis Ashcourt Rowan l’an dernier pour 97 millions de livres, emploie plus de 900 personnes distribuées dans 21 bureaux régionaux. Une fois approuvée, l’opération donnera naissance au numéro un de la gestion de fortune au Royaume-Uni pour les clients fortunés.
Blackstone Group a annoncé le 4 avril l’acquisition de MphasiS, un spécialiste indien de l’externalisation de services jusqu’ici contrôlé par Hewlett Packard Enterprise, pour un montant pouvant aller jusqu'à 1,1 milliard de dollars. Cette acquisition est la plus importante réalisée en Inde par le géant américain de la gestion d’actifs, qui avait déjà pris en décembre une participation minoritaire dans une autre firme du secteur, IBS Software, pour 170 millions de dollars.Dans un communiqué, Blackstone précise qu’il versera 430 roupies par action pour au moins 84% de la participation de 60,5% de HP Enterprise dans MphasiS. Conformément à la réglementation boursière indienne, l’opération est accompagnée d’une offre sur les participations minoritaires au prix de 457,54 roupies par action. En fonction du taux de réponse à l’offre, le prix final sera compris entre 54,66 et 70,71 milliards de roupies, soit entre 825 millions et 1,1 milliard de dollars.
Neptune Investment Management a nommé Patrick Berton en qualité de responsable des relations avec les organisations caritatives, rapporte le site spécialisé Investment Europe. Patrick Berton était jusqu’ici responsable des ventes pour les clients institutionnels.Cette nomination reflète la volonté de Neptune d’offrir une expertise et un accompagnement financier aux principales organisations caritatives dans une optique de long terme. Neptune travaille notamment avec Child Bereavement UK
Cazenove Capital Management, l’activité de gestion de fortune de Schroders, vient de recruter Caspar Rock en tant que directeur des investissements. L’intéressé, qui arrivera au troisième trimestre de cette année, vient d’Architas Multi Manager, l’activité de multigestion retail du groupe Axa, où il était également directeur des investissements.Caspar Rock succédera à Richard Jeffrey, qui va prendre le poste de chef économiste au sein de Cazenove. Il sera rattaché à Andrew Ross, directeur général.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a insisté mardi sur la nécessité pour les Etats de redoubler d’efforts afin de soutenir la croissance, en soulignant que l’inaction actuelle ne faisait qu’accroître les risques. Lors d’un discours à l’université Goethe de Francfort, elle a appelé les Etats-Unis à relever leur salaire minimum, l’Europe à améliorer sa formation professionnelle et les pays émergents à réduire les subventions sur les carburants et augmenter les dépenses sociales. La reprise qui a suivi la crise financière mondiale de 2007-2009 «reste trop lente, trop fragile et les risques sur sa pérennité augmentent», a-t-elle dit.
La croissance de l’activité dans le secteur privé de la zone euro ne s’est que très légèrement accélérée en mars, l’indice PMI composite atteignant 53,1 après être tombée en février à son plus bas niveau depuis 13 mois à 53 montrent mardi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats. Le PMI des services est tombé à son plus bas niveau depuis 14 mois à 53,1 après 53,3 le mois précédent.
Les cours du pétrole ont atteint lundi un point bas d’un mois, le Brent et le WTI étant tombé respectivement sous les 37,5 dollars par baril et 35,5 dollars par baril. La baisse des derniers jours est liée à des niveaux de production record en Russie (10,91 millions de barils par jour en mars, au plus haut depuis 30 ans, en hausse de 0.3% sur un mois) et une première baisse en 14 mois de la consommation d’essence aux Etats-Unis.
Le département du Commerce a fait état hier d’un recul de 1,7% des nouvelles commandes en février après un rebond de 1,2% le mois précédent, chiffre révisé en baisse par rapport à la hausse de 1,6% évoquée initialement. Les commandes américaines à l’industrie ont baissé au cours de 14 des 19 derniers mois. La contraction de février est conforme aux attentes des économistes. Le recul des commandes à l’industrie, secteur représentant 12% de l'économie américaine, a été général, aussi bien dans les transports (-6,2%) que dans la machinerie (-3,4%) ou les équipements électriques (-3,6%).
Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a déclaré hier s’attendre à ce que les réformes fiscales entreprises par Pékin réduisent le coût de l’innovation et contribuent à créer 10 millions d’emplois pour des diplômés d’université et d'écoles techniques. Ce chiffre compenserait largement les licenciements liés aux réformes du secteur industriel, qui visent à éliminer les surcapacités de production et l’inefficacité.
Le chômage a baissé en mars en Espagne après deux mois de hausse, grâce aux embauches dans le secteur des services pendant les vacances de Pâques, selon des chiffres publiés hier par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d’emplois inscrits a reculé le mois dernier de 58.216 personnes, soit 1,4%, à un peu plus de 4,09 millions selon les données du ministère du Travail. En données ajustées des variations saisonnières, la baisse est de 45.466.
L’examen en cours du programme de réformes de la Grèce par ses créanciers internationaux doit être conclu sans délai, ont fait savoir hier les services du Premier ministre Alexis Tsipras, alors que les discussions ont repris dans un contexte tendu après des fuites mettant en cause le rôle du Fonds monétaire international. Athènes doit boucler rapidement cette revue pour pouvoir faire face à d’importantes échéances de dette en juin et entamer éventuellement des discussions sur un allègement de sa dette.
Le procureur général du Brésil demande à la commission parlementaire mise sur pied pour étudier l’opportunité de lancer une procédure de destitution à l’encontre de la présidente Dilma Rousseff, d’abandonner le projet, qui n’a pas de fondement légal selon lui, a annoncé hier le parquet dans un communiqué. José Eduardo Cardozo fait valoir que la décision du président de la chambre basse du Congrès, Eduardo Cunha, de lancer cette procédure n’est motivée que par son désir de vengeance politique contre Dilma Rousseff, son ennemie jurée. La requête en destitution déposée par l’opposition accuse la présidente d’avoir délibérément manipulé les comptes publics pour renforcer ses chances de réélection en 2014, mais le procureur général dément de son côté fermement que des banques publiques aient prêté de l’argent au gouvernement fédéral pour financer des programmes sociaux, souligne le communiqué.
La Banque nationale suisse (BNS) peut encore assouplir sa politique monétaire pour peser sur une monnaie nationale qui reste nettement surévaluée, a déclaré hier Thomas Jordan, le président de la banque centrale. Il a ajouté que l’inflation devrait revenir en territoire positif d’ici la mi-2017, mais que cela dépendait beaucoup de l'évolution des prix pétroliers et du franc suisse. La BNS facture un taux de 0,75% sur certains dépôts et veut garder les taux à trois mois proches de -0,75%, tout en intervenant si besoin sur le marché des changes.
L’autorité de la concurrence en Afrique du Sud veut un délai pour examiner le projet de rachat du brasseur SABMiller par son concurrent Anheuser-Busch InBev. «Cette transaction soulève certaines inquiétudes qui devraient être prises en compte et examinées», a dit le porte-parole de la commission sud-africaine de la concurrence, Itumeleng Lesofe. Cette commission devait rendre son avis au plus tard aujourd’hui. Sur la base des cours de clôture au moment du lancement de l’opération en octobre, l’offre amicale de rachat représentait un total de 70 milliards de livres (87,9 milliards d’euros).
La Réserve fédérale américaine relèvera probablement ses taux d’intérêt avant le moment anticipé pour l’instant par les marchés financiers car les risques internationaux auxquels est exposée l'économie sont en train de diminuer, a déclaré hier Eric Rosengren, président de la Fed de Boston. Dans un discours prononcé lors d’une conférence sur la cyber-sécurité, il a jugé «surprenant» que les marchés à terme anticipent une seule voire aucune hausse de taux cette année, une prévision qui pourrait selon lui se révéler «trop pessimiste».
DNCA Investments annonce l'arrivée de Géraldine Courtois-Prévert en tant que responsable de la direction financière. A la tête d'une équipe de 4 personnes et rattachée à la direction générale, Géraldine Courtois-Prévert aura pour mission de renforcer le contrôle de gestion et la consolidation financière de la société.
La Compagnie Financière Jacques Cœur recherche un responsable commercial pour couvrir la France et l'Europe dans le cadre de son développement européen. Le TPM a ouvert récemment des implantations en Italie (Milan), Belgique (Bruxelles), Suède (Stockholm) et couvre également l'Allemagne, l'Espagne et les autres pays nordiques.
Pour sa troisième session, le COMIRE (Comité de Multigestion d’Investissement Responsable EGAMO) a réuni plusieurs grands investisseurs qui partagent les mêmes analyses et notamment MGEN, UMR, CARAC et MutRé.
Créée il y a neuf ans, La Financière Tiepolo est une société de gestion parisienne qui cultive sa différence. Avec près de 770 millions d'encours sous gestion et une vingtaine de collaborateurs, la société concentre la quasi totalité de son activité sur la gestion privée, sous mandat ou par l'intermédiaire de quatre fonds dont les encours combinés atteignent environ 185 millions d'euros aujourd'hui.
A l'écoute de leurs clients comme à l'écoute des marchés, les CGP et leurs partenaires sont-ils pour autant des mélomanes ? Découvrez les réponses détonantes, amusantes, charmantes de vos confrères à notre quiz musical.
La Lorraine, région de naissance de Dominique Villeroy de Galhau, directeur général de La Financière Tiepolo, est au centre de son histoire familiale et personnelle. Né à Nancy en 1965, il a passé toute son enfance entre la Sarre et la Lorraine, non loin de la frontière franco-allemande. Cette proximité avec l'Allemagne, il a su en faire sa force, perpétuant ainsi plus de deux siècles et demi de tradition familiale.
L’Ircantec vient de signer l’Appel de Paris et rejoint ainsi 850 organisations, près de 400 entreprises, 120 investisseurs et 150 villes et régions représentant 150 millions de personnes et 11.000 milliards US dollars.
La Réserve fédérale américaine relèvera probablement ses taux d’intérêt avant le moment anticipé pour l’instant par les marchés financiers car les risques internationaux auxquels est exposée l'économie sont en train de diminuer, a déclaré lundi Eric Rosengren, le président de la Fed de Boston. Dans un discours prononcé lors d’une conférence sur la cyber-sécurité, il a jugé «surprenant» que les marchés à terme anticipent une seule voire aucune hausse de taux cette année, une prévision qui pourrait selon lui se révéler «trop pessimiste».
L’autorité de la concurrence en Afrique du Sud va réclamer un délai pour examiner le projet de rachat du brasseur SABMiller par son concurrent Anheuser-Busch InBev, numéro un mondial du secteur. «Cette transaction soulève certaines inquiétudes qui devraient être prises en compte et examinées», a dit le porte-parole de la commission sud-africaine de la concurrence, Itumeleng Lesofe pour justifier ce délai. Cette commission devait rendre son avis au plus tard mardi. Sur la base des cours de clôture au moment du lancement de l’opération en octobre, l’offre amicale de rachat de SABMiller par AB InBev représentait un montant total de 70 milliards de livres (87,9 milliards d’euros).
Le département du Commerce a fait état lundi d’un recul de 1,7% des nouvelles commandes en février après un rebond de 1,2% le mois précédent, chiffre révisé en baisse par rapport à la hausse de 1,6% évoquée initialement. Les commandes américaines à l’industrie ont baissé au cours de 14 des 19 derniers mois. La contraction du mois de février est conforme aux attentes des économistes. Le recul des commandes à l’industrie, secteur représentant 12% de l'économie américaine, a été général, aussi bien dans les transports (-6,2%) que dans la machinerie (-3,4%) ou les équipements électriques (-3,6%).
Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a déclaré lundi s’attendre à ce que les réformes fiscales entreprises par Pékin réduisent le coût de l’innovation et contribuent à créer 10 millions d’emplois pour des diplômés d’université et d'écoles techniques. Ce chiffre compenserait largement les licenciements liés aux réformes du secteur industriel, qui visent à éliminer les surcapacités de production et l’inefficacité.
La révolution Solvabilité 2 est en marche. Entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2016, la directive européenne impose en effet aux sociétés d’assurance d’adopter une vision holistique de la gestion des risques en conformité avec une appétence au risque définie sous la responsabilité à la fois de la direction générale et du conseil d’administration, le tout selon une gouvernance clairement identifiée selon les principes du pilier 2 de la réglementation et du désormais fameux ORSA (Own Risk and Solvency Assessment).L’enjeu est loin d’être anodin puisque « toute décision stratégique doit désormais être confrontée et en adéquation avec l’appétence au risque que l’entreprise a elle-même définie », explique Philippe Foulquier, professeur de finance et directeur du pôle de recherche « Analyse financière et comptabilité » de l’Edhec et auteur d’une étude réalisée en partenariat avec la société de gestion NN Investment Partners auprès d’une vingtaine d’acteurs européens. « Le pilier 2 de Solvabilité 2 impose aux assureurs d’écrire noir sur blanc leur politique des risques et leur budget de risque, ajoute Philippe Foulquier. Cette définition de l’appétence au risque va donc avoir des indicences fortes sur l’ensemble de la chaîne de valeur des assureurs, de la conception des produits à la gestion des placements et du capital. Elle constitue un cadre très structurant pour prendre des décisions stratégiques. Finalement, Solvabilité 2 démocratise l’approche de l’allocation des capitaux disponibles jusqu’alors réservée à quelques leaders européens. » Pour lui, l’entrée en vigueur de Solvabilité 2 change en profondeur le pilotage d’une entreprise d’assurance et pourrait même entraîner une recomposition des portefeuilles d’activités des compagnies d’assurance. Et pour cause : « l’appétence au risque se décline dans toutes les business units », observe Philippe Foulquier.Et pourtant, l’étude montre que les indicateurs retenus pour formaliser cette appétence au risque sont très disparates voire parfois peu pertinents. Certes, le régulateur laisse toute liberté et toute flexibilité aux compagnies d’assurance quant à la définition et la calibration de l’appétence au risque « afin qu’elle puisse être totalement cohérente avec la culture de l’entreprise et ses objectifs stratégiques », remarque Philippe Foulquier. Mais à l’issue d’une enquête de terrain, l’étude conduit à remettre en question certains des indicateurs d’appétence au risque choisis par les assureurs. Ainsi, le nombre d’indicateurs retenus pour calibrer cette appétence au risque varie de 1 à 6. De même, le choix des indicateurs (solvabilité, rentabilité, budget ou profit, valeur MCEV, liquidité, satisfaction clients) varient également très fortement selon les acteurs. Ainsi, « les acteurs généralement les moins avancés sur le sujet de l’appétence au risque ont souvent retenu un indicateur de solvabilité, à savoir la marge de solvabilité réglementaire minimale ou SCR », note Philippe Foulquier. Un indicateur qui traduit pourtant la plus forte appétence au risque, signe d’une certaine incompréhension du sujet ! Par ailleurs, si les indicateurs de solvabilité, de rentabilité et partiellement de budget/profits sont considérés comme ayant une pertinence forte ou moyenne, l’étude est plus sévère concernant les indicateurs de résultat technique, de chiffre d’affaires et de satisfaction clients ou salariés qu’elle juge comme étant de faible pertinence voire de pertinence nulle. « Ce ne sont pas des indicateurs d’appétence au risque et ils ne trouvent leur justification que dans la volonté de l’organe de direction à ne pas engendrer de rupture avec la culture existante de l’entreprise », note l’étude. Autant dire que les compagnies d’assurance ont encore du chemin à faire pour mesure au mieux leur appétence au risque.