Silvano Bramati, co-directeur commercial d’Azimut Consulenza SIM, vient d’être nommé directeur réseau, rapporte Funds People Italia. L’intéressé travaille chez Azimut depuis 2000 et a participé à toutes les phases de développement du groupe. Son objectif sera de renforcer le développement du réseau d’Azimut Consulenza.
Jupiter Asset Management (Jupiter AM) a nommé Andrea Boggio au poste de responsable de l’Italie, rattaché directement à Kevin Scott, responsable de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique (EMEA), rapporte InvestmentEurope. L’intéressé sera responsable de la distribution des produits de la société en particulier auprès des clients institutionnels, des sélectionneurs de fonds et des gestionnaires de fortune.Avant de rejoindre Jupiter AM, Andrea Boggio était responsable de l’activité discrétionnaire chez Nordea AM. Au cours de sa carrière, il est également passé chez Deutsche Bank, Cassa di Risparmio di Asti et RREEF Italie.
Le « Brexit » plonge les fonds immobiliers britanniques dans la tourmente. Après Standard Life Investments, c’est désormais au tour d’Aviva Investors et de M&G Investments de geler certains de leurs fonds immobiliers.De fait, Aviva Investors a annoncé, mardi 5 juillet, sa décision de suspendre avec effet immédiat toutes les transactions sur son fonds Aviva Investors Property Trust de 1,8 milliard de livres. Pour justifier sa décision, la société de gestion invoque des « circonstances de marché extraordinaires qui ont entraîné un manque de liquidités immédiates » dans le fonds Aviva Investors Property Trust ». Dans ce contexte « nous avons agi afin de sauvegarder les intérêts de tous nos investisseurs en suspendant toutes les transactions avec effet immédiat », indique Aviva Investors. M&G Investments lui a emboîté le pas en annonçant le gel de son fonds M&G Property Portfolio, qui affiche 4,4 milliards de livres d’encours à fin juin 2016. « Les demandes de rachats de la part des investisseurs ont fortement augmenté à cause du haut niveau d’incertitude dans le marché immobilier commercial britannique depuis le résultat du référendum sur le maintien dans l’Union européenne », indique la filiale de l’assureur Prudential dans un communiqué. « Les rachats ont maintenant atteint un tel niveau que M&G pense qu’il est dans l’intérêt des investisseurs de suspendre temporairement les transactions sur le fonds », ajoute la société de gestion. M&G a précisé que cette suspension sera réexaminée tous les 28 jours. Lundi 4 juillet, Standard Life Investments avait déjà été contraint prendre une décision similaire sur un fonds immobilier commercial de 2,9 milliards de livres. Le gestionnaire d’actifs écossais avait également mis en exergue « une augmentation des demandes de rachat suite à l’incertitude créée par le Brexit sur le marché de l’immobilier commercial au Royaume-Uni ». La société de gestion avait toutefois indiqué que cette suspension de toutes transactions sur le fonds prendrait fin « dès que possible », tout en précisant qu’elle réexaminerait la situation au moins tous les 28 jours.
Le gestionnaire d’actifs GAM lance un nouveau produit au format Ucits, une stratégie d’arbitrage de fusions-acquisitions («merger arbitrage strategy»), qui vient compléter son offre de solutions d’investissements alternatives. Un tel produit est soumis à autorisation et le processus d’homologation est en cours, précise un communiqué publié le 5 juillet. La nouvelle offre d’investissement vise à profiter des inefficacités des prix des entreprises sur le marché qui surviennent lors de l’annonce de fusions, d’acquisitions et de spin-off. Les possibilités d’arbitrage existent également lors de l’annonce de l’inclusion d’actions dans un indice.Le produit sera piloté par un spécialiste des stratégies d’arbitrage, Roberto Bottoli, qui a rejoint GAM au 1er juillet 2016. Roberto Bottoli travaillait auparavant pour Allianz Global Investors. Il travaillera depuis Lugano au sein de l'équipe d’investissements de Gianmarco Mondani.
Le gestionnaire de fortune Gottex a levé près de 7 millions de francs de liquidités grâce à une augmentation de capital, rapporte L’Agefi suisse. Le groupe va également pouvoir transformer environ 5,6 millions de francs de dette en actions. Les actionnaires de Gottex ont souscrit 4,96 millions de nouvelles actions dans le cadre de l’opération et le conseil d’administration a octroyé 15,7 millions de titres à des investisseurs tiers. Quelque 16,3 millions de titres ont par ailleurs été distribués à des créanciers de la société. Au terme de l’opération de refinancement, Gottex a émis près de 37 millions de nouvelles actions au prix d’émission de 0,34 franc par unité.
Le spécialiste des fonds indiciels cotés (ETF) Jane Street Financial négocie désormais ses produits également à la Bourse suisse. Le courtier, branche européenne de l’américain Jane Street Group, a adhéré à SIX Swiss Exchange le 6 juin, rapporte L’Agefi suisse. Ce choix est motivé par le potentiel de croissance du marché de la gestion de fortune. L’abandon progressif de l’investissement actif au profit de son pendant passif, l’accent mis sur la réduction des coûts et la démocratisation des coûts appliqués aux ETF ont incité Jane Street à investir la place helvétique.
Selon des informations de finews.ch, Julius Baer a recruté pour son bureau de Berne une équipe de 10 banquiers privés de la banque locale Valiant. L'équipe travaillera désormais sous la direction du responsable régional Patrick Héritier et sera dirigée par Jean-Claude Mariétod. La banque privée suisse a confirmé à Finews ces informations. Julius Baer a de fortes ambitions dans cette région suisse, selon Finews.
EFG International a publié le 5 juillet la composition de la future direction du groupe, une fois que le rachat de la banque tessinoise BSI aura été finalisé, vraisemblablement au quatrième trimestre. EFG annonce par ailleurs la convocation d’une assemblée générale extraordinaire le 26 juillet afin de valider la structure de financement de l’opération précédemment envisagée, à savoir la création d’un capital autorisé supplémentaire de 15 millions d’actions enregistrées, d’une valeur nominale de 0,50 franc suisse par action. Le comité exécutif d’EFG comprendra treize membres, dont cinq issus des rangs de BSI. Il sera placé sous la direction de Joachim Strähle, directeur général (CEO) du groupe, qui aura pour adjoint Giorgio Pradelli, son directeur financier (CFO). Les cinq futurs membres de la direction provenant de BSI sont Renato Cohn (investissements), Reto Kunz (gestion du risque), Maurizio Moranzoni (marchés globaux), Gérald Robert (Amérique latine) et Renato Santi (Suisse centrale, Tessin et Italie). Ils seront basés à Lugano, à l’exception de Gérald Robert, qui officiera à Genève. Suite à la démission du CEO de BSI Stefano Coduri, emporté par le scandale financier lié au fonds souverain malaisien 1MDB, le conseil d’administration de l’institut luganais avait désigné un de ses membres, Roberto Isolani, pour assurer une transition «en douceur». Ce dernier devrait faire son entrée au conseil d’administration de la future entité fusionnée en tant que représentant de l’actuel propriétaire BTG Pactual, au même titre que Steve Jacobs, avait indiqué le gestionnaire de fortune suisse en avril.EFG a également annoncé le départ de deux membres de sa direction actuelle une fois que la fusion aura été finalisée. Il s’agit de James Lee, qui va «quitter l’entreprise par la suite», et de Frederick Link, qui restera directeur de la gestion du risque (CRO) d’EFG pendant la phase de transition, après quoi il conservera une «fonction dirigeante» au sein du groupe, précise le communiqué.Après la finalisation de la fusion, BSI continuera d’opérer en tant que «filiale autonome d’EFG International jusqu'à son intégration totale», attendue pour mi-2017. Dans la période qui sépare la finalisation et l’intégration, BSI poursuivra ses activités avec ses structures actuelles, ajoute le groupe.
Les investisseurs attendent de voir qui sont les grands gagnants et les grands perdants dans le sillage du vote du Royaume-Uni pour quitter l’Union européenne, rapporte le Financial Times. Ils attendent encore. Malgré le drame des premiers jours après le référendum, les gros mouvements de cours n’ont pas permis à un gérant de faire fortune comme George Soros. Après la chute initiale, les marchés se sont retournés et ont dénoué une bonne partie de l’impact, si bien que ceux qui avaient réalisé des profits ont fini par devoir les rendre. Un gérant de hedge fund compare l’événement au bug de l’an 2000 qui s’était avéré moins inquiétant que prévu. Les hedge funds directionnels ont perdu de l’argent, tandis que les fonds «market neutral» et suivi de tendance se sont bien comportés, selon Hedge Fund Research.
Le Crédit Mutuel Arkéa lance We Positive Invest, un fonds d’investissement dédié au soutien des entrepreneurs précurseurs dans trois secteurs : la transition énergétique, l’économie circulaire et l’entrepreneuriat sociétal. Doté de 20 millions d’euros, le fonds d’innovation sociétale du Crédit Mutuel Arkéa vise à répondre aux besoins de financement en capital-risque d’entreprises innovantes.Le fonds sera géré par Arkéa Capital, la filiale de capital investissement du groupe qui a récemment lancé le fonds West Web Valley 1. Le fonds « We Positive Invest » interviendra, en direct, lorsque la jeune société innovante aura besoin de renforcer ses fonds propres pour accélérer le développement industriel et commercial de ses produits et services. Le Crédit Mutuel Arkéa vise une quinzaine d’investissements, en intervenant en priorité sur ses territoires historiques (Bretagne, Sud-Ouest etMassif Central) et à l’échelle nationale. Il investira des tickets de 300 000 euros à 1 million d’euros lors du premier tour de table, avec un investissement maximum de 2 millions d’euros par entreprise.
Morgan Stanley Investment Management a annoncé le 5 juillet le lancement du fonds US Active Factor Equity Fund, compartiment de la Sicav luxembourgeoise Morgan Stanley Investment Funds (MS INVF) permettant pour la première fois aux investisseurs européens l’accès aux stratégies de gestion de l’équipe Applied Equity Advisors (AEA). Ce lancement vient compléter l’offre de produits d’investissement en actions de Morgan Stanley Investment Management et répond à une demande croissante de produits « Core » et concentrés sur les marchés internationaux et aux États-Unis, souligne un communiqué.Le fonds US Active Factor Equity Fund cherche à générer de l’alpha, en dégageant une surperformance par rapport à son indice de référence, quelle que soit le style d’investissement (« value » ou « growth ») ayant les faveurs du marché. Le fonds offre aux investisseurs un outil complet et flexible pour dégager de la performance grâce au processus d’investissement unique de l’équipe de gestionnaires, qui associe des décisions «top-down» et «bottom-up» avec une approche de « factor modelling », tout en conservant en permanence un haut niveau d’ « active share ». L’équipe cherche à capter 70% de la performance du marché grâce à une approche de type « factor investing », tandis que les 30 % restants sont consacrés à une sélection de titres dynamique pour renforcer la part active.Le US Active Factor Equity fund vise en général une allocation à hauteur de 100 % aux États-Unis, tout en conservant une flexibilité permettant d’investir jusqu’à 20 % dans des actions hors États-Unis. Une version Global Core du portefeuille, reposant sur la même philosophie de gestion active, devrait également être lancé d’ici à la fin du mois. Le portefeuille Global Core sera généralement constitué de 30 à 60 titres et sera typiquement investi pour au moins 40% dans des actions hors Etats-Unis dans des conditions normales de marché.La gestion de ces portefeuilles sera assurée par une équipe de professionnels expérimentés constituée en 2004 et dirigée par Andrew Slimmon et Phillip Kim, basés à Chicago. L’équipe pourra également s’appuyer sur les ressources et le rayonnement de Morgan Stanley Investment Management. L’équipe AEA gérait un encours de 5,1 milliards de dollars au 31 mars 2016. Le MS INVF US Active Factor Equity fund est enregistré au Luxembourg, et n’est pas encore agréé à la vente dans tous les pays, en l’attente de son enregistrement sur différents marchés, précise le communiqué.
Le gestionnaire d’actifs Vestathena a annoncé, ce mardi 5 juillet, le lancement d’AmaterrA, un nouveau fonds actions investi dans des valeurs du secteur agroalimentaire de la zone euro. Ce nouveau véhicule est géré par Eve Navarre et il répond « à une gestion de conviction dans un écosystème porteur », précise la société de gestion dans un communiqué. Concrètement, AmaterrA offre une gestion de « stock picking » sur un périmètre d’investissement rentable dans l’agroalimentaire et son écosystème, avance Vestathena. « L’agroalimentaire offre des opportunités d’investissement rentables sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, explique la société de gestion. Vestathena a ainsi défini pour AmaterrA un périmètre d’investissement très diversifié, qui lui permet de choisir des acteurs performants qui sauront bénéficier de la croissance de ce secteur d’activité. » AmaterrA investit dans des entreprises à fort potentiel en y incluant non seulement des entreprises agroalimentaires mais aussi des sociétés innovantes aux intersections entre agriculture, agro-industrie, santé et diététique, génomique et biotechnologies. Le portefeuille est composé de titres toutes capitalisations de la zone euro, avec un accent particulier sur les sociétés de petite et moyenne taille.
Weinberg Capital Partners a annoncé l’arrivée de Lionel Mestre au sein de l'équipe de LBO, en qualité d’associé et membre du comité d’investissement. Lionel Mestre, qui a débuté sa carrière en 1995 chez PwC, a ensuite rejoint en 1998 PAI Partners, où pendant 10 ans, il réalisera de nombreuses opérations de LBO en France et en Europe dans divers secteurs (Saur, Kwik-Fit, Antargaz etc.) En 2008 il intègre Butler Capital Partners, dont il deviendra Associé. Il y a joué un rôle d’investisseur actif et opérationnel sur les participations du portefeuille. Il est notamment intervenu sur Nextiraone, ADIT et Partouche.
L’accélérateur fintech L’Atelier BNP Paribas lance ses premiers projets, indique L’Agefi. Quatre mois après la sélection de huit start-up prometteuses, la banque de la rue d’Antin a présenté les premiers résultats de son programme d'«open innovation», dont l’objectif est d’améliorer les parcours clients et de développer de nouvelles offres. Un deuxième appel à candidatures sera organisé au quatrième trimestre. «Notre programme, qui s’est terminé hier, intégrait des structures de maturités très différentes, certaines n’ayant même pas de statuts», rappelle Yoann Jaffré, le directeur de l’Open Innovation L’Atelier BNP Paribas. «En moins de quatre mois, plus de 50% des start-up que nous avons accompagnées ont signé des contrats avec BNP Paribas. Certains développements pourraient faire l’objet dans les six prochains mois d’une mise en production pour enrichir l’offre de la banque», ajoute le dirigeant. C’est notamment le cas de KYC3, un spécialiste du Big Data. La start-up, qui a collaboré avec la gestion de fortune de BNP Paribas, devrait dans un premier temps lancer un projet pilote (MVP) d’application réalisant une «empreinte digitale» des clients de banque privée, afin d’améliorer la sécurité de leur «patrimoine numérique».
A la suite du départ d’Odile Renaud-Basso à la direction du Trésor, la Caisse des Dépôts (CDC) a annoncé que son poste de directeur général adjoint n’est pas remplacé en tant que tel. Le pilotage stratégique et la coordination des politiques financières et budgétaires seront rattachés au secrétariat général, que continuera à occuper Catherine Mayenobe, précise L’Agefi. Franck Silvent, directeur du pôle finances, stratégie et participations, exercera en outre la supervision des politiques d’investissement et présidera le comité d’engagement de la Caisse. La direction des fonds d'épargne est confiée à Olivier Mareuse. La CDC a par ailleurs annoncé d’autres nominations: Virginie Chapron (directrice des finances), Elisabeth Viola (directrice des services bancaires), Sophie Quatrehomme (direction de la communication), Nathalie Gilly (direction de l’audit), Régis Pelissier (secrétaire général adjoint) et François Bachy (directeur du pôle culturel).
Avec la baisse continue des taux d’intérêt et les contraintes d’investissement liées à Solvabilité II, les assureurs rêvent d’une « transmutation » massive de l’épargne investie en produits garantis - les fonds en euros - en supports « risqués » - les unités de compte. L’enjeu financier est de taille compte tenu de l’importance des placements en contrats d’assurance vie individuels (épargne et retraite). A eux seuls, ils représentent près de 1 500 milliards à mi-2016, soit un tiers de l’épargne financière des ménages français. Dans ce contexte, la société de conseil Indefi présidée par Richard Bruyère vient de publier une étude analysant les ressorts de cette « révolution industrielle ». Elle met notamment en lumière les opportunités de développement pour les sociétés de gestion, en tant que partenaires privilégiées des assureurs dans ce processus de migration.En pratique, l'étude repose sur un panel de quarante-cinq assureurs et les montants investis dans les contrats en unités de compte s’élèvent à 252 milliards d’euros, soit 17% des encours gérés au titre de l’assurance vie individuelle. «Ces encours s’inscrivent en progression régulière au cours des dernières années, portés tant par la revalorisation des actifs sous-jacents que par les politiques volontaristes de collecte mises en œuvre par les assureurs», précise l'étude. Or, ces évolutions apparaissent particulièrement favorables aux sociétés de gestion. «Le potentiel de développement pour les OPCVM est gigantesque et n’est pas sans rappeler les évolutions observées dans certains autres marchés européens marqués par la décrue des taux d’intérêt», indique Indefi. Que ce soit dans le cas de l’Italie entre 2013 et 2015 ou de l’Espagne actuellement...Si Indefi a relevé la présence dans le panel, de sept organismes à l’écart de la « vague UC », les raisons évoquées portent sur l’absence d’adéquation avec leur clientèle et leurs moyens de distribution. Pour tous les autres, la promotion de ces offres est une question de pérennité dans la mesure où elle concerne avant tout leurs réseaux propriétaires (près de 80% des encours en UC). A noter que dans ce cas, les offres de services (gestions sous mandat, pilotée, conseillée) font figure de fers de lance de la conquête des épargnants. Par ailleurs, ajoute Indefi dans sa publication, ces approches s’accompagnent d’une politique active de promotion de produits en complément – voire positionnés en substitution – du fonds en euros : structurés, immobilier, fonds patrimoniaux.Quelles structures les encours des contrats en UC investis en véhicules collectifs gérés affichent-ils ? Dans le détail, sur les 252 milliards d’euros, 206 milliards sont investis dans des OPCVM, le reste étant placé dans des fonds non cotés - soit près de 50% des encours détenus en fonds par les ménages français (hors épargne salariale). Par ailleurs les encours en architecture ouverte s’établissent à 77 milliards d’euros, soit un taux d’ouverture agrégé de 37%, en croissance de 10 milliards par rapport à mi-2014, tiré notamment par l’ouverture croissante des réseaux propriétaires aux offres de gestion externe, explique l'étude. A noter que l’opportunité de marché pour les sociétés de gestion externes ne se limite pas au référencement de fonds dans les contrats multi-supports mais intègre également les délégations sur mesure (prestations de services de gestion sous mandat, pilotée ou conseillée, UC dédiées, mandats de gestion pour les assureurs promouvant des fonds de mandats), ainsi que les fonds externes détenus dans les fonds de fonds maison distribués en UC dans les réseaux propriétaires (analysés par transparence). «Au total», recense Indéfi, «ce sont plus de 90 milliards d’euros qui sont ainsi accessibles aux prestataires de gestion tiers opérant avec l’écosystème de la distribution d’assurance vie en UC».Reste que dans ce marché, plusieurs évolutions structurantes sont en train de reconfigurer l’opportunité de développement pour les sociétés de gestion, conclut l'étude. Il faut compter tout d’abord sur l’essor du segment des «fund buyers», les menaces réglementaires (PRIIPS notamment) et la porosité croissante entre les préoccupations d’investissement pour compte propre des assureurs et les offres mise en avant dans les contrats en UC. C’est notamment le cas pour tout ce qui touche à la thématique des stratégies d’investissement liées au contrôle de risque et à la recherche d’asymétrie, aux actifs réels (non coté), aux ETF ou encore à l’ISR. Enfin, Indefi relève les attentes croissantes des distributeurs en matière de services, pour accompagner la conversion de leurs réseaux aux UC mais également pour faire face aux exigences réglementaires.
LaSalle Investment Management (LaSalle IM), la société de gestion immobilière, a annoncé le recrutement d’Alok Gaur au poste de co-responsable de son pôle « Client Capital Group ». L’intéressé, qui rejoindra le bureau de Chicago de la société de gestion, prendra officiellement ses fonctions le 18 juillet. Alok Gaur co-dirigera une équipe de 35 personnes en charge des relations avec le client à l’échelle mondiale et des levées de fonds. Il travaillera en étroite collaboration l’autre co-responsable de ce pôle, Jon Zehner, basé à Londres. En outre, Alok Gaur rejoindra le comité de direction mondial de LaSalle IM. Il sera directement rattaché à Jeff Jacobson, directeur général monde de la société de gestion. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, aux côtés de Jon Zehner, dirigera le développement de nouvelles activités, les relations avec les investisseurs et le développement de produits à l’échelle mondiale.Alok Gaur, qui compte plus de 22 ans d’expérience, occupait précédemment la fonction de « managing director » et d’associé chez Carlyle Group où il était chargé des levées de fonds pour l’activité immobilière à l’échelle mondiale. Avant cela, il a occupé plusieurs postes à responsabilité chez Greenhill & Co et au sein du pôle immobilier de Credit Suisse.
Les sociétés de gestion britanniques n’ont pas tardé pour tirer toutes les conséquences du « Brexit ». Sans attendre que les responsables politiques britanniques engagent la procédure de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, M&G a ainsi pris les devants pour pallier aux effets néfastes du « Brexit ». « Nous allons essayer de créer une sicav de droit irlandais ou de droit luxembourgeois pour répondre aux attentes des clients, a ainsi annoncé Brice Anger, directeur général de M&G France et Benelux, à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Nous avons un groupe de travail qui est déjà à l’œuvre depuis début 2016 pour prendre une décision sans tarder. » L’enjeu est loin d’être anodin. Depuis qu’elle a engagé son développement en Europe en 2001, la société de gestion a en effet pleinement profité du fameux passeport européen pour distribuer ses fonds de droit anglais partout sur le Vieux Continent. Mais avec le résultat du récent référendum britannique, ce passeport européen pourrait bien être remis en cause pour les gestionnaires d’actifs britanniques. « Nous prenons ce Brexit très au sérieux, n’a pas caché Brice Anger. Nos clients ne vont plus nécessairement se jeter sur des fonds de droit anglais. Nous ne voulons pas attendre d’y voir plus clair sur la situation car perdre ce passeport européen aurait une incidence immédiate sur la distribution de nos fonds. » De fait, la décision de créer cette nouvelle sicav devrait être prise rapidement, l’objectif étant « de l’avoir de manière opérationnelle d’ici fin 2016 ». A ce stade, M&G ne constate pourtant aucun impact négatif du fait du Brexit, les clients restant globalement fidèles à la société de gestion. « Ils n’ont pas remis en doute leurs investissements », a indiqué Brice Anger.Le dirigeant a également profité de cette rencontre pour faire un point sur l’activité de M&G. Depuis le début de l’année, « la collecte a été globalement négative mais elle tend à se stabiliser en ce moment », a noté Brice Anger sans dévoiler de chiffres. Cette dynamique après une année 2015 compliquée « du fait de sorties conséquences de nos clients qui ont réduit leurs expositions obligataires et ont pris leurs bénéfices », a précisé Brice Anger. « Cette tendance s’est poursuivie en début 2016 mais elle tend à se résorber actuellement, a-t-il ajouté. Aujourd’hui, nous enregistrons même des flux positifs. » Ainsi, aujourd’hui, « nos actifs sont stables au-delà des 4 milliards d’euros pour la clientèle française », a indiqué Brice Anger. Bien loin cependant des 7 milliards d’euros d’actifs gérés à fin mars 2015.Le dirigeant s’est également déclaré satisfait de son activité au Benelux où M&G gère désormais 1 milliard d’euros d’actifs, avec une équipe de 4 personnes dédiées à ces marchés. « La Belgique est un marché très ouvert, sur lequel nous avons beaucoup investi, a souligné Brice Anger. Nous sommes en train de grossir très vite même si les encours restent encore modestes. »Afin d’accélérer son développement, la société de gestion entend étoffer sa gamme avec le lancement de deux fonds « absolute return », l’un axé sur l’obligataire et l’autre sur le multi classes d’actifs. « Ces fonds devraient être lancés à la rentrée ou à l’automne, a avancé Brice Anger. Ces fonds seront distribués en France. »
L’achat par KKR d’Epicor Software auprès d’Apax Partners, annoncé mardi 5 juillet pour un montant qui n’a pas été précisé, valorise la cible 3,3 milliards de dollars (3 milliards d’euros), selon Bloomberg, cité par L’Agefi. Le prix payé représenterait la plus importante acquisition de KKR dans le secteur technologique en neuf ans.
Eraam, société de gestion indépendante spécaliste de la performance absolue, a gagné un mandat de 20 millions d’euros de la sicav Emergence, gérée par NewAlpha. Investi dans le fonds Eraam Premia, ce mandat permet à Eraam de dépasser en un semestre son premier objectif de collecte fixé à 100 millions d’euros, indique la société dans un communiqué.Lancé en décembre 2016, Eraam Premia un FCP Ucits dont l’objectif est d’offrir à tous les investisseurs, institutionnels et privés, une solution de performance absolue diversifiée, transparente, liquide et peu chère. « En moins de 7 mois, le fonds a déjà séduit de nombreuses banques privées, family offices et institutionnels en France, en Suisse et au Luxembourg », indique Eraam dans un communiqué.Par ailleurs, Eraam annonce étudier actuellement de nouveaux canaux de distribution, en particulier pour le marché des conseils en gestion de patrimoine indépendants.
Le spécialiste de la gestion indicielle Theam (BNP Paribas Investment Partners) a annoncé le 5 juillet le lancement de cinq nouveaux ETF smart beta. Cotée sur Euronext Paris, cette nouvelle gamme d’ETF Smart Beta vise à fournir aux investisseurs une exposition à des facteurs de performance identifiés au sein de chaque secteur du marché actions : la valeur, la qualité, le momentum en Europe, ou encore à offrir un autre profil de risque qu’un indice traditionnel avec la faible volatilité en Europe et aux Etats-Unis.Les cinq ETF smart beta de la gamme BNP Paribas Easy comprennent deux ETF faible volatilité, BNP Paribas Easy Equity Low Vol Europe UCITS ETF et BNP Paribas Easy Equity Low Vol US, un ETF value, BNP Paribas Easy Equity Value Europe, un ETF qualité, BNP Paribas Easy Equity Quality Europe, et un ETF momentum, BNP Paribas Easy Equity Momentum Europe. Les cinq nouveaux produits sont chargés à 0,30%
La taxe sur les transactions financières (TTF) en cours de négociation entre dix pays de l’Union européenne pourrait rapporter entre 20 milliards et 22 milliards d’euros par an, selon une nouvelle estimation de la Commission européenne. Ce chiffrage figure dans un document daté du 29 juin, révélé mardi par l’AFP, et signé de Manfred Bergmann, directeur en charge de la fiscalité à la Commission européenne. Il prend en compte la taxation des actions (4,6 milliards dans un premier temps puis 5,7 milliards), et surtout des produits dérivés (15 milliards puis 16,2 milliards), en se basant sur les volumes observés dans les 10 pays de la coopération renforcée.
Oddo Meriten Asset Management annonce mercredi l’intégration de critères extra-financiers dans le processus de sélection de valeurs de ses fonds actions Europe phares : Oddo Avenir, Oddo Avenir Euro et Oddo Avenir Europe. Avec la gamme Avenir, «ce sont près de 3 milliards d’euros qui deviennent ISR», précise le gérant dans un communiqué.
Air Liquide a présenté mercredi un nouveau plan stratégique à cinq ans, après l’acquisition de l’américain Airgas pour 13,4 milliards de dollars (12 milliards d’euros). Dans le cadre de ce plan 2016-2020, baptisé Neos, le spécialiste des gaz industriel vise une croissance annuelle moyenne de son chiffre d’affaires de 6 à 8% incluant un effet périmètre lié à la consolidation d’Airgas et correspondant à 2%. Cet objectif est moins ambitieux que celui de 8 à 10% par an que le groupe s'était fixé dans le cadre de son plan précédent, Alma, qui l’a vu boucler 2015 sur un chiffre d’affaires de 16,38 milliards d’euros.
La Sicav de place Emergence a annoncé hier l’extension de son premier compartiment dédié à la performance absolue. Lancé en 2012, le compartiment augmentera ses investissements de 100 millions d’euros, pour les porter à un total de 250 millions. Nouveau venu dans la galaxie Emergence, le spécialiste de la multigestion alternative Eraam a ainsi reçu 20 millions d’euros de capital d’amorçage, investis dans son nouveau fonds de gestion directe Eraam Premia. «Avec Eraam, Emergence et ses deux compartiments actions et performance absolue ont incubé en quatre ans douze sociétés», résume Alain Leclair, le président d’Emergence.
Dans le cadre de sa réflexion sur l’évolution de son allocation d’actifs et en perspective du renouvellement progressif des mandats de gestion de ses réserves, le conseil d’administration de l’Ircantec a décidé de créer un FCP dédié aux obligations vertes. Ce fonds green bonds «devrait être lancé fin 2016, en fonction des délais d’appel d’offre», précise un communiqué. Depuis 2013, le régime de retraite complémentaire obligatoire de la fonction publique a investi 300 millions d’euros en green bonds, soit 7% de ses placements obligataires.
Dans le cadre d’une affaire qui oppose ArcelorMittal au grand-duché du Luxembourg, l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne propose aux juges de répondre qu’un État membre peut exiger la restitution sans indemnité des quotas d’émission de gaz à effet de serre non utilisés par une entreprise, lorsque ces quotas ont été attribués de manière indue en raison d’une erreur de l’entreprise concernée.
La Banque centrale européenne (BCE) a dévoilé hier un nouveau billet de 50 euros pour remplacer la coupure privilégiée des faussaires et réaffirmer son attachement à l’usage des espèces. Le nouveau billet de banque entrera en circulation en avril 2017 et sera accepté dès le premier jour par les distributeurs automatiques de billets, de tickets et autres machines. Chacun des billets aura une durée de vie d’environ quatre ans et coûtera 6 à 10 centimes d’euro à fabriquer.
La suspension par Standard Life, Aviva et M&G de rachats de parts dans certains fonds ouverts illustre le risque de liquidité de ces produits en cas de stress.