Kees van Dijkhuizen, directeur général du groupe ABN Amro, appuie sur l’accélérateur dans l’investissement durable. A compter de 2018, l’investissement durable sera la norme pour tous les nouveaux clients privés et retail aux Pays-Bas, a indiqué le CEO le 8 novembre, à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. «Notre objectif est de doubler le volume des actifs durables de la clientèle au cours des trois prochaines années, de 8 milliards d’euros à 16 milliards d’euros », précise le responsable cité dans un communiqué.Il explique ainsi le groupe contactera également les clients existants pour discuter d’un passage - volontaire - de l’investissement traditionnel à l’investissement durable. «Nous avons développé une solide franchise d’obligations vertes en euro pour aider à financer les initiatives de développement durable de nos clients et avons été impliqués dans huit opérations d’obligations vertes dans différentes régions et secteurs cette année, levant plus de 4,5 milliards d’euros», ajoute le dirigeant.Sur le plan des résultats, les actifs de la clientèle dans les activités de banque privée du groupe ABN Amro ont augmenté de 2,6 milliards d’euros au troisième trimestre, dont 1,3 milliard de souscriptions nettes, pour s’établir à 197,1 milliards d’euros à fin septembre, a indiqué le groupe. Le bénéfice net de la division « Private Banking » ressort à 68 millions d’euros, en hausse de 14 millions d’euros ou 26% grâce notamment à une légère amélioration des revenus d’exploitation (+1% à 319 millions d’euros) et à une baisse de 3% des dépenses à 233 millions d’euros.Le bénéfice net du groupe s’est inscrit à 673 millions d’euros au troisième trimestre, en hausse de 11% d’une année sur l’autre. Sur neuf mois, le ratio d’exploitation s’est amélioré à 57,3% contre 61,8% sur les neuf premiers mois de 2016.
La banque espagnole BBVA s’apprête à lancer sa propre plateforme de distribution de fonds sur laquelle les investisseurs pourront souscrire à des produits d’autres sociétés de gestion, en particulier d’acteurs internationaux, rapporte le site Cinco Dias. Cette plateforme en architecture ouverte devrait être disponible à partir de janvier 2018 sur le site internet de BBVA. Selon des sources de marché citées par Cinco Dias, la banque a déjà signé des accords avec une vingtaine de sociétés de gestion étrangères qui ont accepté de très faibles commissions afin de pouvoir proposer leurs produits sur cette plateforme à des prix très compétitifs. L’objectif de BBVA est d’offrir aux clients un large univers de fonds d’investissement internationaux tout en fournissant des outils complémentaires comme des moteurs de recherche, des comparateurs, une bibliothèque de fonds d’investissement ainsi que de l’information sur les fonds. Selon Cinco Dias, cette nouvelle plateforme cible des clients disposant de plus de 100.000 euros d’avoirs financiers.
Investec Asset Management a officiellement transformé sa division italienne en succursale, confirmant ainsi son engagement à l’égard du marché italien, rapporte Funds People Italia. Dans le même temps, la société de gestion internationale déménage et se transfère Corso Venezia 44 à Milan. La succursale italienne est pour le moment coordonnée par Gianluca Maione, en tant que country head, auquel sont rattachés Sarah Pastore et Elena Baccani, sales manager. Mais la société prévoit de renforcer rapidement l’équipe. Investec AM est arrivé en Italie en 2004.
Le groupe Arc lance un fonds dédié aux mini-bond éligible au plan d’épargne individuel italien, rapporte Milano Finanza. PMI Credit Fund est le premier fonds alternatif de droit luxembourgeois, créé comme compartiment de Sicav Sif, qui est investi principalement dans des instruments de dette cotés et non cotés émis par des petites et moyennes entreprises italiennes avec une valeur liquidative hebdomadaire.
La société de gestion italienne a enregistré en octobre des souscriptions nettes de près de 1 milliard d’euros (959 millions), portant la collecte depuis le début de l’année à 5,5 milliards. Les chiffres de collecte ont bénéficié de la consolidation de FHM, la dernière société australienne de conseil financier entrée dans le giron d’AZ NGA et d’AFM, acquise par le biais de Wise Planners. Hors acquisitions, la collecte représente 300 millions d’euros.Le total des encours s’élève à fin octobre à 49,6 milliards d’euros, dont 39,8 milliards d’encours gérés.
Allianz France, qui a déjà financé de grands projets d’infrastructures en France ces dernières années, a annoncé ce 8 novembre vouloir renforcer son engagement en faveur du financement de l'économie réelle en diversifiant ses investissements en direction des sociétés françaises de taille intermédiaire (ETI). «Le programme d’investissement d’Allianz France dans ce domaine, qui s’appuiera sur l’expertise d’Allianz Global Investors (AllianzGI), s’inscrit dans une logique de partenariat qui permet d’accompagner dans la durée, sous forme de prêts de long terme, des entreprises porteuses de croissance future», explique le groupe. L’engagement d’Allianz France est de e 1 milliard d’euros. Il est destiné au financement d’entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à 100 millions d’euros. Les entreprises bénéficiant des financements sont sélectionnées sur la base de leur plan de croissance qui doit s’inscrire dans une démarche de développement durable et correspondre à une vision de long-terme «ambitieuse et maîtrisée».L’assureur précise que pour la mise en œuvre de ce programme, il va utiliser l’expertise d’Allianz Global Investors (AllianzGI), dans la continuité du partenariat initié depuis de nombreuses années sur le financement de l’ensemble de l’économie. «AllianzGI s’est significativement développé dans le secteur de la dette privée et des actifs réels et dispose aujourd’hui d’une plateforme complète dotée d’équipes spécialisées», juge le groupe. Composante de l’offre d’investissements alternatifs d’AllianzGI, le pôle dette privée rassemble environ 50 professionnels de l’investissement gérant près de 24 milliards d’euros d’actifs.
Navnoor Kang, l’ancien responsable des obligations du fonds de pension de New York accusé de corruption, a plaidé coupable mercredi de deux chefs d’accusation, rapporte le Wall Street Journal. L’année dernière, les procureurs américains ont affirmé que des commerciaux avaient couvert Navnoor Kang de cadeaux allant des prostitués et de la cocaïne aux weekends d’agrément, dont un séjour de ski dans l’Utah, en passant par une montre de luxe en échange de quoi le dirigeant du fonds procédait à des transactions allant dans leur sens. Au tribunal, l’accusé a admis avoir reçu une partie de ces cadeaux, dont le séjour de ski, la montre, des dîners et des tickets de concert. Mais il a laissé de côté les autres allégations. Avant de rejoindre le fonds de pension de New York, Navnoor Kang avait travaillé chez Pimco et Guggenheim Partners.
La caisse de pension suisse Tellco Vorsorge AG, basée à Schwyz, a annoncé ce 8 novembre qu’elle fusionnait avec la banque privée Privatbank Dominick Company AG. Cette fusion fait suite à l’acquisition, en juillet dernier, de la banque privée par Tellco Vorsorge AG. La nouvelle entité, dénommée Tellco AG, intègre l’ensemble des services proposées par les deux sociétés, à savoir des prestations de prévoyance, de gestion de patrimoine ainsi qu’une expertise dans l’immobilier. Tellco AG affiche un effectif de 140 collaborateurs et des actifs sous gestion d’environ 7 milliards de francs suisses. Sa clientèle comprend actuellement à la fois des investisseurs institutionnels et des particuliers.
A compter de ce 8 novembre , Jérémie Fastnacht sera le nouveau gestionnaire principal du fonds BL-Equities Dividend de la société luxembourgeoise d’investissement, BLI - Banque de Luxembourg Investments S.A. Le responsable du compartiment depuis son lancement il y a dix ans, Guy Wagner, restera co-gestionnaire.« Nous avons pris cette décision de manière consciencieuse : depuis un an et demi, Jérémie fait partie de notre équipe et durant cette période, il a pu aborder le portefeuille du fonds ainsi qu’assimiler notre philosophie d’investissement », dit Guy Wagner. « L’idée principale sera maintenue : sélectionner des valeurs de qualité à un prix raisonnable et offrant un rendement du dividende attrayant, supérieur à celui des marchés actions. Toutefois, Jérémie rajoutera sa touche personnelle au fonds. »Les actifs sous gestion de BLI s’inscrivaient à 11,26 milliards d’euros à fin septembre 2017.
Pour couvrir d’importantes dépenses causées par le coût des ouragans et des tremblements de terre qui ont touché l’Amérique du Nord, le réassureur allemand Hannover Re, a été contraint de vendre l’ensemble de son portefeuille actions cotées sur les marchés, soit 953,2 millions d’euros. Cette cession lui a permis de réaliser un gain exceptionnel de 223,3 millions d’euros. L’annonce a été faite à l’occasion de la publication des résultats du groupe allemand pour le troisième trimestre.
Professional Partners, l’activité de Consorsbank avec les gestionnaires d’actifs indépendants et d’autres intermédiaires financiers, a migré il y a quelques jours chez DAB BNP Paribas, selon un communiqué du 7 novembre émanant de BNP Paribas Deutschland. Désormais, Consorsbank en Allemagne (qui appartient aussi à BNP Paribas après le rapprochement de l’ex Cortal Consors et de Hello bank dans le pays) prend en charge uniquement les activités de banque directe avec la clientèle privée. Les clients privés de DAB Bank ont d’ailleurs été transférés chez Consorsbank dès novembre 2016.DAB BNP Paribas concentre ses activités sur les gestionnaires indépendants, et compte parmi ses clients des distributeurs de fonds et des investisseurs institutionnels. Après l’intégration de l’activité B2B de Consorsbank, DAB BNP Paribas compte 140.000 comptes totalisant quelque 31,5 milliards d’euros d’actifs.
Deutsche Asset Management (Deutsche AM) a dévoilé, ce 8 novembre, une nouvelle approche de la gestion du risque climatique, en intégrant le degré d’exposition des entreprises industrielles aux événements climatiques extrêmes. En partenariat avec Four Twenty Seven, un cabinet de conseil californien spécialisé sur le risque climatique, une cartographie de la localisation des entreprises et de leur exposition aux catastrophes naturelles a été réalisée afin de guider les investisseurs.Concrètement, Four Twenty Seven a cartographié les sites de plus d’un million d’entreprises à travers le monde et utilisé les modèles scientifiques de risque climatique pour évaluer les probabilités que ces sites soient touchés par des aléas climatiques comme les vagues de chaleur, les inondations et les cyclones. « Cela signifie que l’exposition de chaque entreprise aux événements climatiques peut être désormais calculée », souligne Deutsche AM dans un communiqué.Deutsche AM est désormais en mesure d’intégrer la note de « risque climatique » d’une entreprise au sein des nouveaux produits d’investissement et d’évaluer les incidences des événements climatiques pour chaque entreprise au sein des portefeuilles, poursuit la société de gestion. La méthodologie identifie et catégorise l’emplacement, l’activité et la sensibilité à l’activité des installations et des entreprises par rapport aux aléas climatiques. Les modèles scientifiques sur le climat sont ensuite appliqués afin d’évaluer l’exposition géographique aux risques climatiques. L’impact sur l’activité de ces derniers est évalué à partir de ces opérations, prenant notamment en compte la chaîne d’approvisionnement et le risque de marché.« La mise à disposition de ces nouvelles données sur le risque climatique physique constitue une étape majeure dans la prise en compte de ce risque sérieux et croissant auprès des investisseurs. Le facteur climatique est désormais une préoccupation centrale et nous pensons en effet qu’il est nécessaire que les professionnels de la gestion divulguent les risques climatiques permanents et exceptionnels des entreprises dans lesquelles ils investissent. Nous avons le devoir de comprendre ce que signifie la multiplication des ouragans ou des vagues de chaleur en terme de valorisation et de retours sur investissement », a déclaré Nicolas Moreau, responsable de Deutsche AM, cité dans un communiqué.
Faisant suite à de nombreux ateliers de travail entre les employés de Frankfurt-Trust et Oddo BHF AM , le groupe Oddo BHF a décider de fusionner ses deux entités de gestion d’actifs allemandes, la marque Frankfurt-Trust, disparaissant. L’entité élargie Oddo BHF AM comptera un encours cumulé de plus de 61 milliards dont plus de 16 milliards provient de Frankfurt-Trust Investment. Sous la responsabilité de Nicolas Chaput, cette nouvelle marque de gestion d’actifs proposera aux clients distributeurs et institutionnels un large éventail de solutions d’investissement basées sur des offres complémentaires, assure le communiqué. Les actifs sous gestion cumulés se répartissent de la manière suivante : 18 milliards d’euros investis en fonds actions (gestion fondamentale et quantitative), 21 milliards d’euros en fonds obligations, 12 milliards d’euros dans des fonds et solutions multi-actifs, 1 milliard d’euros dans des stratégies alternatives et 10 milliards d’euros dans des mandats d’administration pour compte de tiers et des solutions KVG (Kapitalverwaltungsgesellschaften) en AllemagneSes actifs sous gestion se composent à 70% d’institutionnels et à 30% de partenaires de distribution. 68% des clients de Oddo BHF AM sont basés en Allemagne, 26% en France et 5% dans d’autres pays (Italie, Suisse, Espagne, Moyen-Orient, marchés nordiques, Asie et Amérique latine). Les clients institutionnels et distributeurs en Allemagne continueront de bénéficier de la même couverture, avec des contacts locaux inchangés.Sous la marque unique Oddo BHF AM, la branche de gestion d’actifs du Groupe Oddo BHF regroupera des centres d’investissement à Düsseldorf, Francfort et Paris, ainsi que des bureaux au Luxembourg, à Milan, Genève, Stockholm, Madrid et Abu Dhabi.La fusion est conditionnée à l’approbation de la BaFin et à la consultation des comités d’entreprise, et devrait prendre effet au premier semestre 2018
Ivanhoé Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a annoncé la nomination avec effet au 8 janvier 2018 de Chanakya Chakravarti en qualité de « managing director », en charge à ce titre des activités en Inde et dans les marchés en croissance. Dans le cadre de ses fonctions, il est principalement responsable de la mise en œuvre des stratégies d’investissement et de gestion d’actifs en Inde. Il est directement rattaché à Rita-Rose Gagné, « president » en charge des marchés en croissance chez Ivanhoé Cambridge.Chanakya Chakravarti compte plus de 27 ans d’expérience professionnelle, dont 20 ans dans le conseil et l’investissement immobilier en Inde et en Afrique subsaharienne. Avant de rejoindre Ivanhoé Cambridge, il était « managing director » en charge des actifs alternatifs mondiaux et de l’immobilier en Asie chez JPMorgan Chase à Mumbai. De 2007 à 2011, il a travaillé chez Actis Capital, d’abord comme « managing director » puis comme directeur général de BlueLife, une société de gestion de portefeuille d’Actis Capital. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez Cushman & Wakefield en Inde.
Josh Ausden, jusque-là responsable de la stratégie d’investissement clients (« head of Client Investment Strategy ») chez Neptune Investment Management (Neptune IM), a quitté la société de gestion pour rejoindre Somerset Capital Management, une boutique spécialisée sur les marchés émergents, rapporte Investment Week. L’intéressé rejoindra Somerset Capital Management l’issue d’ici à trois mois et il occupera un poste dans le domaine de la distribution, en charge plus particulièrement des gestionnaires de fortune de petite taille. Josh Ausden travaillait chez Neptune IM depuis septembre 2015, après avoir été responsable du contenu chez FE Trustnet, un fournisseur de données britannique.
Alex Jeffrey, jusque-là directeur général de M&G Real Estate, va devenir responsable de l’activité de M&G Invesments en Asie à compter du deuxième trimestre 2018, rapporte IPE.com. L’intéressé avait rejoint M&G Real Estate en juillet 2012 à ce poste de directeur général. Avant cela, il a été fondateur et directeur des investissements de MGPA, une société de conseil en immobilier acquise par BlackRock en 2013.Simon Pilcher, directeur général de la division obligataire chez M&G Investments, aura désormais la responsabilité de M&G Real Estate au niveau du conseil d’administration. Simon Pilcher a intégré M&G en 1998, après avoir passé 9 ans chez Morgan Grenfell Asset Management.
BNY Mellon Investment Management a annoncé ce 8 novembre le lancement d’un nouveau fonds dédié aux actions américaines, le BNY Mellon Dynamic U.S. Equity Fund à destination des investisseurs institutionnels et des intermédiaires en France et en Europe. Géré par Mellon Capital Management, l’une des boutiques affiliées de BNY Mellon, le fonds s’appuie sur une approche de valeur relative et a pour objectif de battre son indice de référence, le S&P 500, de 2% à 4% brut de frais sur une base annuelle.Mellon Capital gère la stratégie Dynamic U.S. Equity (DUSE) depuis 1989. Au cours des 28 dernières années, la stratégie a surperformé le S&P500 de 3,3% (brut de frais) par an, générant une surperformance sur 21 des 27 dernières années calendaires. « Nous sommes très heureux de lancer la stratégie Dynamic U.S. Equity au travers d’un véhicule UCITS. Nous sommes convaincus que cette stratégie est actuellement sans égale sur la place, et son track-record de 28 ans constitue un atout indéniable. Au sein de l’univers eVestment U.S. Large Cap, qui regroupe plus de 200 stratégies, la stratégie Dynamic U.S. Equity se classe en première position sur 3, 5, 7 et 10 ans. Alors que seules 21 stratégies disposent d’un track-record de 28 ans, la stratégie Dynamic U.S. Equity surpasse toutes ses concurrentes», commente James Staven, gérant du BNY Mellon Dynamic U.S. Equity Fund.Le BNY Mellon Dynamic U.S. Equity Fund est distribué dans les pays suivants : France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, Autriche, Suisse, Belgique, Danemark, Finlande, Norvège et Suède.
La fintech JHC Systems, spécialisée dans la gestion de fortune, vient d’ouvrir un bureau à Dubaï, son premier à l’international. Cette implantation répond à la demande croissante des investisseurs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le nouveau bureau sera dirigé par Amer Attar qui rejoint JHC en qualité de responsable des alliances stratégiques. Amer Attar, qui connaît bien les fintech et les services au Moyen-Orient, a travaillé précédemment chez Openlink et Misys (devenu Finastra).
UBS Asset Management (UBS AM) a nommé Charlotte Baenninger en tant que nouvelle responsable de la gestion obligataire, a appris Citywire Selector. Basée à Zurich, l’intéressée assurait déjà la direction par intérim de l’équipe obligataire depuis le début de l’année. Charlotte Baenninger compte 30 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs et elle a joué un rôle déterminant dans la construction de la plateforme obligataire suisse. En 2001, elle avait été nommé responsable de la gestion obligataire pour la Suisse, fonction qu’elle a assumé pendant 16 ans.
La première fintech suisse à avoir obtenu une licence bancaire, Flynt Bank, cède son produit phare à un groupe d’entrepreneurs suisses qui sont déjà ses clients, a annoncé l’établissement suisse fondé en 2014 par le créateur de Leonteq, Jan Schoch, rapporte Le Temps. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, si ce n’est qu’il constituera «une injection financière considérable en fin d’année». Dénommé «Worth Ecosystem», le logiciel vendu par Flynt Bank permet de centraliser l’accès à tous les actifs d’un client fortuné, des plus liquides (comptes bancaires) aux plus illiquides (collections d’art), avec une valorisation en temps réel. Quatre membres du conseil d’administration, dont le président, Peter Forstmoser (ex-président de Swiss Re), ont démissionné. Le directeur général, Stijn Vander Straeten, quittera son poste fin janvier 2018, après 9 mois aux commandes. La nouvelle présidente est Jasmin Schmuki, qui dirige le family office de Jan Schoch. Ce dernier, qui reste le principal actionnaire de la banque, «a pu se concentrer totalement sur Flynt ces dernières semaines et mener un examen stratégique» de la société, explique le directeur, Stijn Vander Straeten. En octobre, Jan Schoch s’était retiré de Leonteq et avait vendu ses parts pour une soixantaine de millions de francs. Il avait créé il y a une dizaine d’années cette société spécialisée dans les produits dérivés, dont le principal actionnaire est désormais Raiffeisen.Flynt Bank elle-même n’est pas vendue et est suffisamment capitalisée jusqu’à la fin de 2017, précise encore Stijn Vander Straeten. L’établissement possède d’autres produits «basés sur d’autres solutions» et qui seront dévoilés «en temps utile».
BNP Paribas Securities Services (BP2S), la filiale de BNP Paribas dédiée aux métiers titres (conservation de titres, administration de fonds et services liés comme le prêt emprunt de titres ou la gestion de collatéral, le reporting sophistiqué), a annoncé aujourd’hui l’acquisition, pour 36 millions de dollars, de la majeure partie des activités de back office (incluant la gestion des fonds et la comptabilité des fonds), de middle office, ainsi que les fonctions de conservation d’actifs aux Etats-Unis de Janus Henderson. La structure sert 130 milliards de dollars d’actifs, contre 10.000 milliards chez BP2S.
Cette année, trêve des confiseurs nouvelle mouture. Sous le sapin, les créateurs de la société IfeelGoods, propriétaire du site macartecadeau.com, ont imaginé y glisser une carte cadeau « bitcoin ». L’heureux récipiendaire pourra non pas régler ses achats auprès des 80 enseignes que le site référencie, mais détiendra en propre cette cybermonnaie. Achetée (hors frais) 50 euros, cette carte cadeau offerte en format physique ou digital devra être convertie sur le site bitit. Cette plate-forme française se chargera, trois jours après la demande, de procéder à la conversion. Conservées dans un wallet, les sous-unités de bitcoin continueront à vivre leur vie au rythme d’une volatilité insolente ou permettront de régler ses achats sur certains sites marchands (Expédia, Showroomprive.com...), voire d’être purement et simplement converties. Le 6 novembre, 1 bitcoin s’échangeait 6.265, euros contre 5.255 euros le 31 octobre. Merci Père Noël.
Les ministres des Finances de la zone euro vont choisir un remplaçant à Jeroen Dijsselbloem. Des noms circulent. Le choix final dépend de multiples facteurs.
Au boulot ! Un peu partout en Europe, l’embellie de la conjoncture économique parvient à créer des emplois et, au bout du compte, à réduire le taux de chômage. Certes, dans les pays les plus touchés, la situation demeure critique. L’amélioration constatée en Espagne – quelque 2 millions d’emplois créés depuis le paroxysme de la crise en 2013 – ne fait que ramener le taux de chômage de 27 % il y a quatre ans à 16,5 % aujourd’hui. En Grèce, le taux de chômage se situe bien au-delà de 20 % et continue de toucher plus de 40 % des jeunes. En matière d’emploi, le record vient d’Allemagne. Le chômage (version mesure nationale) représente 5,6 % de la population active (octobre 2017) et touche désormais son point le plus bas depuis le début des années 1990 et la réunification du pays. Dans son acception BIT (Organisation internationale du travail), le taux de chômage outre-Rhin est même de 3,6 % (septembre 2017). Le taux d’emploi continue d’augmenter à 67,1 %, précise Rainer Sartoris, économiste à HSBC. Selon l’Office fédéral du travail, le nombre de postes vacants est au plus haut, à 780.000 (+88.000 en un an). En glissement sur un an, le chômage a diminué de 161.000 demandeurs d’emploi et concerne 2,48 millions de travailleurs allemands. « Les indicateurs avancés continuent de souligner une forte création d’emplois à venir, ajoute l’économiste de HSBC, ce qui devrait soutenir la consommation domestique… Des hausses de salaires combinées à des baisses d’impôts substantielles au début de 2018 devraient assurer une croissance économique solide en Allemagne l’année prochaine » et au-delà en Europe.
C’est le taux de base de la Banque d’Angleterre (BoE) relevé le 2 novembre en raison d’une inflation importée trop élevée. Auparavant, il était de 0,25 %. C’est la première hausse du taux directeur depuis dix ans. Les incertitudes pesant sur la conjoncture économique et la mauvaise tournure que prennent les négociations du Brexit pourraient empêcher d’autres hausses dans les mois à venir.
L’Etat veut développer les infrastructures en énergies renouvelables, fort bien. Les investisseurs attirés auront toutefois intérêt y regarder de près s’ils veulent rester en accord avec leurs bonnes intentions environnementales. Contrairement aux apparences, l’électricité produite avec le vent ou le soleil n’est ni infinie ni gratuite, elle fait appel à des technologies complexes qui ont massivement besoin de métaux, de béton et d’énergies fossiles pour être fabriquées. Déployées à grande échelle, elles nécessitent 10 fois plus de matériaux que pour une centrale nucléaire ou thermique. De plus, « l’empreinte carbone est équivalente pour produire 1 kWh éolien et 1 kWh nucléaire, le solaire est 10 à 20 fois pire pour l’environnement… », rappelle le chercheur Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project. Pas plus de « free lunch » en production d’énergie que sur les marchés financiers…
Gonflement. Céder 10 milliards d’euros d’actifs non stratégiques à horizon 2020... EDF continue de dérouler sa feuille de route. Le groupe public vient d’annoncer la cession à Tikehau Investment Management d’un portefeuille d’environ 200 actifs de bureaux et d’activités répartis dans toute la France. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Le gestionnaire logera ses actifs au sein d’un de ses OPCI dédiés : Tikehau Real Estate III. Autre cession d’envergure, celle de Cœur Défense. L’immeuble de bureau du quartier de la Défense passe des mains de Lone Star à celles d’Amundi Immobilier, Crédit Agricole Assurances et Primonial Reim. Cet actif aurait été vendu 1,8 milliard d’euros par le fonds nord-américain, qui lui-même l’avait acquis 1,3 milliard, trois ans plus tôt. Cette ancienne propriété de la banque Lehman Brothers ainsi que le portefeuille d’EDF vont venir gonfler le marché de l’investissement qui, à fin septembre, accusait un retard par rapport à la même période 2016 (14 milliards contre 20 milliards).